Agrégateur de flux

La FNME CGT ne s’associera pas aux travaux du contrat EDEC

FNME CGT - mar, 16/04/2019 - 00:00

 

Sous couvert d’une grande messe avec l’Etat le 9 avril 2019, les employeurs de la filière électrique et les autres fédérations syndicales viennent de signer un accord prospectif sur les métiers et les emplois à venir dans la filière électrique.

Au vu des enjeux de l’évolution des métiers et des emplois dans un secteur industriel en pleine mutation, poussée par la lutte contre le réchauffement climatique ou la digitalisation d’un grand nombre d’activités, la FNME CGT refuse que sa signature sur un accord ne serve que de faire valoir aux employeurs, qui eux seuls seraient les décideurs des différentes études prospectives.

Les fédérations syndicales se retrouvent confinées dans un comité qui n’aura comme prérogative que l’analyse des études décidées dans les deux autres comités où elles sont exclues. Cet accord est loin d’être équilibré, l’Etat donne aux employeurs des moyens pour lancer des études sur les domaines qui les intéressent, sans que les fédérations syndicales ne puissent influer sur le périmètre et la volumétrie de celles-ci. Un bel exemple, une nouvelle fois, d’utilisation des deniers publics pour financer des travaux qui incombent aux industriels du secteur.

La FNME CGT refuse de participer à une mascarade de travail collectif, où les fédérations syndicales ne serviront que de blanc-seing aux analyses de l’Etat et des employeurs.

La FNME CGT invite les autres fédérations syndicales à regarder véritablement cet accord et à véritablement s’interroger sur leur rôle et leur place. A l’heure où l’institutionnalisation du syndicalisme est un fléau pour la crédibilité et la mobilisation du salariat, apposer sa signature sur un tel accord relève d’un véritable pied de nez effectué aux travailleurs.

Quelle négociation a eu lieu sur le contenu ? …Aucune…

Quelle prise en compte des besoins des travailleurs de la filière électrique sur les questions sociales et sur leurs garanties collectives ? …Aucune…

Dans une période où les employeurs n’ont de cesse de réduire drastiquement les moyens syndicaux ou de criminaliser l’activité syndicale, la FNME CGT estime que sa place n’est pas dans les salons Parisiens mais au côté des travailleurs en lutte. Notamment quand les luttes sont les conséquences des décisions de l’Etat ou des évolutions d’entreprises et d’organisations décidées par les employeurs.

Comment siéger dans ce simulacre d’organisme, quand dans le même temps des sites de travail sont fermés ou en passe de l’être, les effectifs sont réduits sans que cela ne fassent l’objet de discussions sérieuses entre les représentants des travailleurs, l’Etat et les employeurs ?

Si l’accord avait repris la revendication de garanties sociales de haut niveau et avait permis que les fédérations syndicales soient véritablement des actrices dans la construction des études prospectives, alors cela aurait potentiellement modifié la position de la FNME CGT.

 

Interlocuteur :

L. HEREDIA : 06 50 39 59 85

Pour la FNME-CGT, le Statut National du Personnel des IEG et le cadre intégré de l’entreprise EDF ne sont pas négociables !

FNME CGT - lun, 15/04/2019 - 00:00

 

La presse nationale s’est fait écho de nouvelles rumeurs concernant la réorganisation d’EDF. Pour la FNME-CGT, cette « réorganisation » consiste avant tout à « démanteler » l’entreprise intégrée EDF. A aucun moment, ce scénario ne tient compte de l’intérêt des usagers, des salariés, de l’avenir industriel.
Notre organisation syndicale s’associe également à l’agacement ressenti par les agents EDF qui découvrent dans la presse que leur destin est en négociation à l’Elysée.
 
L’opération envisagée de concert entre le Président d’EDF et l’Elysée vise tout simplement à privatiser et libéraliser toutes les activités « aval » (Enedis, Dalkia, activités commerciales d’EDF) sous le prétexte de corriger les errements stratégiques des activités « amont » (production nucléaire, thermique et hydraulique) mais aussi traduisant la difficulté à maîtriser un mix énergétique nécessaire à l’équilibre offre/demande avec l’arrivée massive des énergies renouvelables privées et subventionnées (dont la filiale EDF EN).
 
Les analyses que la FNME-CGT a portées lors de sa conférence de presse le 12 novembre 2018 sont intactes. Cette vraie-fausse nationalisation d’EDF cache une réalité cruelle : Les dégâts successifs de la libéralisation engagée à la fin des années 1990 auront fait perdre à la France ses atouts : d’un côté les producteurs d’électricité ne sont plus en capacité d’investir sur le long terme, et à l’autre bout de la chaîne, les particuliers et les entreprises déplorent une hausse du prix de l’électricité.
 
La FNME-CGT considère que l’Etat n’en tire pas toutes les conséquences qui s’imposent et apporte ici une mauvaise solution à un vrai problème. Ce mécanisme, fait pour contenter les appétits des investisseurs privés et les tenants du dogme de la concurrence libre et non faussée de Bruxelles, n’apportera rien aux usagers de l’électricité.
 
Cette opération ne permettra pas de baisser le prix de l’électricité pour les usagers et ne mettra en aucun cas fin à la situation absurde où EDF est sommée de subventionner ses concurrents dans le domaine de la commercialisation (loi NOME). Pire encore, elle engendrerait une désoptimisation des activités d’EDF et une casse sociale importante pour le personnel.
 
Par ailleurs, la FNME-CGT tient à indiquer qu’elle ne participe à aucune négociation sur la question de la réorganisation d’EDF ni sur le Statut National des IEG !
 
La FNME-CGT revendique l’entreprise intégrée (production – transport – distribution et commercialisation) au service - avant tout - des usagers ! Une production sûre, réalisée par du personnel en nombre suffisant, correctement formé, et d’expertise nécessaire à la sécurité et la sûreté des installations sur le long terme. Un tarif régulé, et une péréquation nationale,  à partir des coûts et non des indices boursiers. Un service de proximité avec la population. C’est le service public que nous défendons.
 
Interlocuteurs :
François DOS SANTOS : 07 60 73 60 03
Philippe PAGE LE MEROUR : 06 47 76 16 81

EPR Flamanville 3 : nouvelles difficultés démontrant les conséquences d’une industrie française à l’asphyxie !

FNME CGT - ven, 12/04/2019 - 00:00

L’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) au travers de son groupe d’experts préconise qu’EDF procède à la réparation de huit soudures concernées par des écarts de conception et de fabrication  pour les mettre en conformité.

La FNME CGT apporte, en premier lieu, son soutien aux équipes de l’ingénierie EDF et Framatome , de l’exploitant, des entreprises prestataires du site, mises sous tension depuis des mois pour la fin de ce chantier alors que les questions sur ces soudures se posent depuis plus d’un an, que l’ASN pointait cette éventualité de réparation depuis le mois d’octobre 2018 et qu’EDF n’a visiblement pas pris la mesure (en terme de préparation et anticipation) de cette éventualité de devoir procéder à leur réparation.

La FNME CGT rappelle son attachement à l’indépendance de l’autorité de sureté, élément important de la sureté des installations.

Pour la FNME-CGT, EDF doit enfin assumer ses responsabilités dans les déboires de ce chantier et assumer le manque d’écoute des revendications portées par les représentants du personnel depuis la maîtrise de la conception et des contrôles, lors de la mise en place des partenariats techniques. EDF a aussi usé et abusé d’une communication au service d’indicateurs financiers au détriment de réalités industrielles. La CGT considère que les filières industrielles doivent repenser la formation de nombreux métiers de réalisations  techniques et valoriser ces compétences expérimentées, et bien au-delà du champ des emplois en tension (soudeurs, tuyauteurs…).

Par ailleurs, ce type de projets pour être menés à bien dans le respect des engagements, a besoin de s’appuyer sur la coopération de tous les acteurs engagés, coopération qui ne se construit pas sur la base de simples relations contractuelles au cas par cas, mais  relève d’une logique de coordination d’ensemble, sur des  partenariats industriels forts et de long terme, et sur un dialogue technique permanent entre les fournisseurs et les sous-traitants, ETI et PME, et ceci à tous les niveaux.
La FNME CGT considère que le véritable sujet est bien la capacité industrielle lié à la maîtrise de ses procédés qui doit être mise en cause et repensée dans notre pays en urgence !

Le sujet n’est pas une spécificité nucléaire comme essayent de le faire penser certains. Ce serait trop simple ! Les enjeux sont bien plus graves que cela !

Au-delà des conséquences  industrielles, la FNME-CGT est tout aussi préoccupée  par les conséquences sociales qui seront explicitement ou implicitement associées aux décisions à venir, à la situation des salariés qui sont partie prenante de la marche de ce projet et qui seront encore un facteur indéniable de succès dans la perspective du renouvellement du parc de production, à condition, qu’avec l’appui de leurs représentants, ils soient enfin entendus.
 
 
Contacts :

Jean-Luc Magnaval 06 08 86 33 75
Virginie Neumayer 06 22 46 28 94

La FNME-CGT et plus de 100 députés contre la mise en concurrence des barrages

FNME CGT - lun, 08/04/2019 - 00:00

 

Au lendemain de la séance publique de l’assemblée nationale du 6 mars 2019 et de la nouvelle mise en demeure de la Commission Européenne pour le non-respect de la mise en concurrence des concessions, force est de constater que la production hydroélectrique commence à faire du bruit dans les rangs politiques.

Depuis le début de cette bataille de service public, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller l’ensemble des représentants élus du peuple, du conseiller municipal aux élus parlementaires en France ou en Europe. Les mobilisations, tant des salariés que de la population, ont mis en lumière ce sujet de tentative de privatisation de l’exploitation du patrimoine public que sont les barrages.

La FNME-CGT se réjouit que les fruits de son travail et les intérêts/enjeux de l’hydroélectricité, repris sous l’impulsion du groupe Gauche Démocratique et Républicaine mené par M.Wulfranc, fassent maintenant consensus auprès des députés de tous bords.

En effet, cette semaine, de nouveau à la suite d’un travail CGT d’expertise juridique et technique, ce sont plus de 100 députés qui se sont déjà ralliés à une proposition de résolution qui demandent au gouvernement de stopper l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques voulue par Bruxelles.

Parmi les signataires de cette résolution, d’opposition ferme à la mise en concurrence du secteur, figurent des élus de gauche et de droite, dont M. Wulfranc initiateur (GDR), M. Aubert (LR), Mme Dubié (Libertés et territoires), Mme Battistel (PS), Mr Prud’homme (LFI) ou encore, l’ex-ministre de l’Ecologie Mme Batho (non-inscrite) mais également des députés de la majorité !

Rien n’est encore acquis ou gagné, mais une fois de plus seule la lutte permet de faire bouger les choses et rien n’est impossible. En plein débat sur les privatisations des Aéroports de Paris, de la Française des jeux et du désengagement de l’État du groupe Engie ; l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectrique est un dossier de plus qui confronte majorité et opposition sur le rôle de l’État. La finalité est bien la seule volonté politique de répondre, ou pas, aux intérêts de la population.

La FNME-CGT appelle l’ensemble des parlementaires, proches de nos valeurs, à rejoindre cette résolution qui marque une étape majeure à la veille de la future loi sur la transition énergétique.

La solution euro-compatible de la FNME CGT des Services d’Intérêt Economique Général (SIEG) partagée par le groupe GDR doit être reprise et les droits spéciaux de mission de service public doivent être confiés aux 3 opérateurs historiques (CNR, EDF et SHEM sous réserve que leurs statuts juridiques soient en cohérence avec une gestion publique).

En ce jour anniversaire de la nationalisation d’EDF et de GDF, l’hydroélectricité doit prendre toute sa place et être au centre des préoccupations de l’Etat pour une maitrise publique de l’énergie dans l’intérêt général. Une conférence de presse des députés est prévue le 10 avril à 10h30 à l’assemblée nationale pour présenter la résolution.

 

Contacts :

  • Etchelamendy Claude : 0677191196
  • Coudour Fabrice : 0622561035
  • Bachelard Yoann : 0664693377

Dans la democratie, un élu de la nation doit accepter la contestation !

FNME CGT - ven, 29/03/2019 - 00:00

 

En grève depuis le mois de décembre 2018, les travailleurs de la centrale UNIPER de Gardanne mènent un combat important pour l’avenir du site de production d’électricité et les emplois.

Ce combat s’inscrit dans une logique de refuser ce que prévoit la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) à savoir, la fermeture des sites au charbon d’ici 2022.

Ce combat s’inscrit aussi contre la politique d’austérité menée par un gouvernement ultra libéral de la LREM, aidé par le MEDEF, contre les travailleurs de ce pays.

Ce combat a pour objectif d’obtenir le temps nécessaire, au-delà de 2022, pour investir dans la recherche et le développement. Le but étant de faire évoluer une production à base de charbon vers une production qui s’inscrira dans la réduction des gaz à effet de serre. Elle répondra au besoin de l’intérêt général et à l’équilibre production/consommation.

Ce combat mène les travailleurs en lutte à participer à de nombreuses initiatives organisées par la CGT de la centrale ou la CGT de l’Union Départementale des Bouches du Rhône afin de sensibiliser les élus de la nation et les citoyens des conséquences de la fermeture de la centrale pour le territoire et les travailleurs.

N’en déplaise au député des Bouches du Rhône, Mohamed LAQHILA, la CGT continuera à mener tous les combats de classe pour contrer les projets des ultras libéraux de la LREM qui visent directement à supprimer les emplois des travailleurs.

La FNME CGT n’acceptera aucune forme de morale d’un élu politique de la LREM qui tentera de dénigrer la lutte des classes des travailleurs pour s’assurer un avenir dans le monde du travail.

La FNME CGT soutient toutes les formes d’actions menées par les travailleurs en lutte de la centrale de Gardanne avec leur syndicat CGT et l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, pour l’avenir de leurs emplois et du site en exploitation.

 

Contact FNME :

01 55 82 78 80

Reconnaître un véritable droit à l’énergie !

FNME CGT - jeu, 28/03/2019 - 00:00

La CGT et Indecosa-CGT représentant les usagers, réaffirment qu’il y a nécessité de maintenir (comme l’eau) l’énergie, bien au-delà de la trêve hivernale. Oui, l’énergie est un produit de première nécessité et personne ne doit en être privé pour cause de pauvreté, quelle que soit la période de l’année.
 
La loi de transition énergétique avait fixé un objectif de –15% de la précarité énergétique d’ici 2020 et une rénovation de 500 000 logements/an à partir de 2017 (dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes). Objectif qui ne sera pas atteint au rythme actuel des rénovations (environ 300 000 /an) !
 
Le service public de la performance énergétique de l’habitat, autre objectif de la loi, n’est toujours pas mis en place. Ce guichet unique contribuerait à mieux informer les ménages sur les aides existantes et coordonner l’action de tous les acteurs en matière de rénovation de l’habitat.
 
La disparition des tarifs réglementés du gaz qui vient d’être actée à travers le vote de la loi PACTE et la hausse de ceux de l’électricité prévue de 5.9 % va contribuer à plonger de nouveaux ménages dans la précarité énergétique. 10 % d’augmentation du prix de l’énergie ferait basculer 423 235 ménages supplémentaires dans la précarité énergétique (cf. ONPE).
 
La libéralisation du secteur de l’énergie n’a pas fait baisser les prix bien au contraire. La logique libérale et la recherche du profit empêchent le développement d’un véritable service public de l’énergie. Son accès répond à un besoin vital, sa tarification ne peut dépendre ni du marché, ni des objectifs de dividende des actionnaires.
 
Pour la FNME-CGT et l'association de défense des consommateurs, INDECOSA-CGT le droit à l’énergie est un droit fondamental. Nous exigeons :
 

  • l’augmentation significative du montant des aides pour paiement des factures d’énergie et l’amélioration du dispositif du chèque énergie.
  • de rendre obligatoire la participation des fournisseurs alternatifs au financement du FSL.
  • une énergie reconnue comme produit de première nécessité, bénéficiant d’une TVA à 5.5 % et non pas à 20 % comme un produit de luxe.
  • l’exonération de la CSPE pour les précaires énergétiques.
  • le maintien des tarifs régulés (fixés par l’Etat) pour l’électricité et le gaz pour les usagers.
  • une interdiction des expulsions et des coupures tout au long de l’année pour les familles en situation de précarité.
  • un plan gouvernemental à la hauteur des enjeux concernant la réhabilitation des logements privés et publics, collectifs et individuels.
  • une transparence absolue sur les demandes des fournisseurs quant aux interruptions, réductions de puissance et résiliations pour non paiement.

 
Interlocutrices dossier
FNME-CGT                                                                 INDECOSA CGT
Valérie GONÇALVÈS (06 64 67 77 15)                      Martine SELLIER (06 83 30 47 98)

CONCESSIONS HYDRAULIQUES : Des députés à l’Assemblée Nationale qui ouvrent des portes et une ministre en dessous des enjeux !

FNME CGT - jeu, 07/03/2019 - 00:00

La FNME-CGT, présente à la séance publique du 6 mars 2019, a pu constater que les fruits de son travail sont repris dans l’engagement des députés de tout bord sur ce dossier.
 
En effet, sous l’impulsion du groupe Gauche Démocratique et Républicaine mené par M. Wulfranc et d’un travail commun avec notre organisation syndicale, le sujet de l’avenir des concessions hydrauliques a de nouveau été débattu en séance publique.
 
De nombreux députés, de droite comme de gauche, ont su porter au cours des échanges, le rôle et les enjeux majeurs des opérateurs historiques (EDF, CNR et SHEM) actuels gestionnaires de l’eau pour la production d’hydroélectricité en France. La place et les intérêts dans le mix énergétique et la transition écologique, dans la sûreté y compris du process nucléaire, dans l’irrigation, dans la fourniture en eau potable, dans le secteur du tourisme etc. sont revenus à plusieurs reprises dans les interventions démontrant le caractère citoyen des enjeux.
 
Les débats n’en sont pas restés à la défense factuelle des barrages comme « biens publics » mais ont proposé une alternative juridique réalisable. Cette proposition, la Fédération Nationale des Mines et de l’Energie-CGT la porte déjà depuis plusieurs mois, en qualifiant les services générés par les aménagements hydrauliques de « Service d’Intérêt Economique Général (SIEG) », alternative conforme à la directive européenne 2014/25/UE déjà utilisée par nos voisins européens. Cette solution permettrait de conserver les 3 opérateurs historiques (EDF, CNR, et SHEM) et sortirait les concessions hydrauliques du régime de concurrence !
 
Malheureusement, face à cette proposition et aux différentes questions, Madame la Ministre Brune Poirson est restée dans une rhétorique inacceptable compte tenu des enjeux territoriaux et nationaux sur ce dossier, confirmant la volonté du gouvernement de trouver un compromis avec Bruxelles qui ouvre toujours à la concurrence l’exploitation des barrages. Ce n’est pas en se cachant derrière la sémantique concernant la « privatisation des barrages » qui serait en réalité « la privatisation de la gestion de concessions » que l’on progresse. Pour le Gouvernement, la solution à toutes les questions se trouve dans une rédaction « non discriminatoire » des futurs cahiers des charges de concessions qui devrait « tout cadrer » afin que des opérateurs privés ne puissent s’empresser de contourner les règles fixées. Comment peut-on croire avec des services de l’état de moins en moins dotés que ces dossiers à très forts enjeux seront suivis y compris en inspection ? Comment peut-on croire que dans un marché de l’énergie spécifique et rendu désormais complexe, les services seront rendus en priorité vers l’intérêt général ? Tout nous laisse penser que ce nouveau schéma immature à ce jour sera source permanente de conflits d’intérêt avec un Etat à la fois propriétaire et actionnaire et de batailles contractuelles et juridiques entre futurs opérateurs !
 
Cette séance reste donc une nouvelle étape qui démontre que le dossier de l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques n’est pas clos, que des solutions citoyennes sont possibles et que le problème majeur est bien franco-français. Seuls le gouvernement et LREM (même si certaines voix dissidentes se sont faites entendre) poursuivent dans la course en avant d’une libéralisation de l’exploitation des barrages, comme des aéroports d’ailleurs…
 
La Fédération Nationale des Mines et de l’Energie-CGT continue son travail de défense de l’intérêt de la population et des salariés de l’hydro-électricité ; elle en appelle à un rassemblement des groupes politiques sur les suites de cette séance publique et sur les propositions qui pourraient être faites par le groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine.
 
La Fédération Nationale des Mines et de l’Energie-CGT sera également force de propositions et d’actions dans les semaines à venir pour mettre en lumière ce sujet d’importance afin de convaincre que seule une réflexion autour d’un service public de l’énergie doit primer pour l’intérêt général.
 
Contacts :
Fabrice COUDOUR : 06 22 56 10 35
Yoann BACHELARD : 06 64 69 33 77

Energie, la Cour des comptes tente d’opposer les salariés et les usagers !

FNME CGT - jeu, 07/02/2019 - 00:00

 

En ce début d’année 2019, la situation sociale est toujours très tendue et aucune proposition n’a été apportée pour répondre aux revendications autour du pouvoir d’achat et du coût de la transition énergétique. Pire, le gouvernement annonce une transformation du régime des retraites et la CRE propose une augmentation des tarifs de l’électricité de 6%.

Étrangement dans la même période, la Cour des comptes publie un rapport stigmatisant la rémunération des salariés d’EDF SA, leurs garanties collectives et leur régime de retraite.

La FNME CGT s’interroge sur la démarche d’une institution qui apparaît comme le bras armé des réformistes néolibéraux.

Ce rapport servirait-il à mettre en opposition les usagers et les salariés pour masquer le manque de propositions du gouvernement ?

Cette institution se permet des comparaisons entre la rémunération moyenne à EDF SA et celle médiane dans d’autres entreprises de l’énergie… Autant comparer les choux et les carottes…

Elle met aussi en évidence la question des « avantages » en nature, qui sont en réalité des éléments à part entière du contrat de travail.

Ces « avantages » font l’objet d’une nouvelle stigmatisation en faisant cette fois-ci des erreurs grossières.

C’est notamment le cas concernant le montant acquitté par les salariés sur leur facture d’électricité qui n’est pas de 4% mais de 10% et soumis à TVA.

La FNME CGT n’est pas dupe de la démarche dans une période où les méfaits de la libéralisation de l’énergie se font sentir chaque jour pour les salariés et les usagers.

La Cour des comptes tente de criminaliser les garanties collectives des travailleurs de l’énergie pour en faire les seuls responsables de l’augmentation de la facture d’énergie.

Par contre, les donneurs de leçons de la Cour des comptes oublient de critiquer les 24,5 milliards d’euros de dividendes versés par EDF aux actionnaires sur la dernière décennie.

La rémunération des salariés d’EDF SA ne pèse que pour 4% de la facture des usagers, les économies ne sont certainement pas à effectuer sur ce domaine mais plus sur les dividendes qui s’élèvent en moyenne à 2 milliards par an !

Ils oublient aussi de faire le bilan de la dérèglementation du secteur énergétique pour avoir un véritable regard sur l’impact du coût de la désintégration du système.

Pour la FNME CGT, c’est cette casse des monopoles publics qui fait s’envoler les prix.

C’est pour cela que la FNME CGT propose le passage de la TVA de 20% à 5,5%, considérant l’énergie comme produit de première nécessité, qui aurait lui un impact plus que significatif sur le pouvoir d’achat des Français.

Communiqué de presse commun des Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie du 28 janvier 2019

FNME CGT - lun, 28/01/2019 - 00:00

Contrat de Filière Nucléaire : L’exigence industrielle en défaut de garanties sociales

 

Au lendemain de la publication du projet de décret sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, pesant sur le présent et l’avenir de la filière d’excellence française du nucléaire civil, la signature du contrat de filière a réuni l’ensemble des acteurs politiques, industriels et syndicaux du secteur au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.

Par la production d’une électricité sûre, disponible et à coûts maîtrisés, le recours aux moyens pilotables nucléaires reste indispensable compte tenu des contraintes majeures liées au "changement climatique", de la potentialité réelle des ENR, du maintien et du développement de notre industrie nationale.

A tous les niveaux, la CGT, ses militants, avec l’appui des salariés se sont investis pour dépasser les constats et établir les bases d’un diagnostic préalable permettant d’ouvrir des perspectives pour l’avenir de la filière nucléaire et du pays.

La CGT mesure la charge symbolique d’un engagement réciproque entre les ministres de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Economie et des Finances et les représentants industriels.

Si le panel des études proposé dans le contrat de filière a le mérite d’être assez pertinent et couvre en grande partie les problématiques posées, certains thèmes primordiaux pour nous manquent de relief, voire sont inexistants.

Comme «  l’attractivité » auprès des jeunes générations qui reste indissociable de la valorisation des parcours professionnels des salariés en poste actuellement.

Au-delà de la lisibilité vers l’externe, la « perte d’expérience » a fait l’objet « d’un point d’extrême vigilance » par le Président sortant de l’ASN dans son bilan.

Pour la CGT, l’énergie nucléaire nécessite une maîtrise technologique de haut niveau avec des compétences construites sur le long terme. Elle implique d’avoir des mécanismes de sûreté et de contrôle pertinents, avec des situations de travail pour tous les acteurs du secteur leur permettant d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions et d’exprimer librement leurs opinions en toutes circonstances.

Les succès dans la construction et l’exploitation du parc nucléaire actuel ont été possibles car réalisés par des collectifs de travail bénéficiant de garanties statutaires de haut niveau, et pénétrés des valeurs de service public.

D’autre part, il n’a pas échappé à la CGT qu’il est indiqué dans la feuille de route PPE que « la France doit conserver une capacité industrielle de construction de nouveaux réacteurs nucléaires pour des enjeux de souveraineté ».

Comment la concrétiser sans lancer rapidement un projet de construction d’une centrale neuve ? Une grande partie des difficultés rencontrées actuellement pour la construction des EPR provient du moratoire qu’a vécu notre pays en matière nucléaire et des compétences et savoir-faire perdus qu’il faut aujourd’hui réacquérir.

Les 220 000 emplois industriels directs générés par la 3ème filière industrielle française auxquels s’ajoutent 3 fois plus d’emplois induits, doivent faire l’objet de toutes les attentions pour préserver nos capacités à répondre à l’enjeu du renouvèlement du parc de production.

Au-delà des règles libérales d’attribution des marchés, pour la CGT, il est tout aussi indispensable de repenser les modes de coopération entre les entreprises de la filière, en particulier entre donneurs d’ordre et exécutants à tous niveaux.

Les procédures contractuelles sans écoute et sans prise en compte de considérations techniques, sociales et environnementales ont démontré leurs limites. La CGT a dénoncé cette situation sur le chantier de Fla 3.

Enfin, pour être fertile, la R&D a besoin d'être alimentée en permanence par une recherche amont à large spectre et intégrée comme axe stratégique à part entière.

Ce contrat ne porte pas de détermination réelle pour engager sans tarder la filière dans la voie d'un développement durable (Réacteur Neutron Rapide, séparation-transmutation pour les déchets haute activité). Pourtant, cette voie renforcerait l’indépendance du pays quant à la production d’énergie bas carbone par utilisation des stocks considérables d’uranium actuellement présents sur le sol national et participerait à son acceptabilité sociale.

La CGT regrette aussi le peu d’engagement de l’Etat quant à l’accroissement des financements pérennes du CEA qui est un organisme parmi les plus compétents du monde dans le domaine de la R&D nucléaire.

Dès le 5 février pour sortir enfin de l’urgence sociale, la CGT sera à l’initiative de mobilisations avec arrêts de travail. Elle entend ainsi porter ses propositions pour structurer durablement la filière nucléaire française mais aussi pour reconquérir des capacités industrielles répondant aux besoins.

Pour la CGT, la construction de la future loi sur la PPE devra les intégrer en répondant ainsi aux aspirations de nos concitoyens à accéder à une énergie à un coût maîtrisé tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement énergétique de la France.

 

Contacts :

FNME : Virginie NEUMAYER - 06 22 46 28 94

FTM : Laurent ROUSSEL - 06 03 03 57 74

Dix ans après la privatisation d’ENGIE, la filière gaz naturel est asphyxiée !

FNME CGT - jeu, 17/01/2019 - 00:00

 

Les évènements dramatiques rue de Trévise à Paris nous renvoient inéluctablement à la maîtrise des filières industrielles énergétiques. Depuis de nombreuses années, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller le gouvernement, la DGEC et les employeurs du secteur industriel gazier sur les besoins d’investissements et sur les conséquences des réorganisations permanentes.

Jusqu’à l’explosion rue de Trévise point de réponses…

Quelles que soient les circonstances de ce drame, il est du devoir de la FNME CGT d’alerter une nouvelle fois sur les conséquences désastreuses pour le secteur gazier de la financiarisation du groupe ENGIE depuis sa privatisation et de ses conséquences sur la maintenance et l’organisation du travail.

L’année dernière nous annoncions que le niveau historiquement faible des stockages gaz au début de l’hiver allait avoir des conséquences sur l’alimentation en gaz et sur la détérioration des matériels. Un an après nous le mesurons directement…

4 stockages gaz de Storengy sont en exploitation réduite dont un à l’arrêt, vraisemblablement des suites de la situation de 2018 et de la baisse des investissements. Cette situation, dès ce début d’année 2019, interroge fortement sur les capacités des infrastructures gazières à passer l’hiver. Les moyens nécessaires pour la remise en état sont considérables et ne pourront pas être mis en œuvre durant l’hiver 2019.

En parallèle le réseau électrique est plus que tendu, comme l’ont démontré les délestages effectués par RTE du jeudi 10 janvier 2019 et ceci dans un hiver où les centrales thermiques au gaz tournent à plein régime…

Contrairement à ce que pourraient dire les employeurs du secteur, il ne s’agit pas d’une situation exceptionnelle, mais des conséquences directes de la privatisation et de la dérèglementation du secteur de l’énergie.

La filière gaz est constituée en France par des segments industriels cloisonnés (autrefois contenus dans une seule entreprise GDF) : Elengy (Points de livraison du gaz naturel par bateaux), Storengy (Stockage gaz souterrain), GRT Gaz (Transport Gaz par Gazoduc), GRDF (Gaz Réseau Distribution France) et ENGIE (Contrats d’approvisionnement de gaz naturel).

La stratégie du groupe ENGIE est de ponctionner à tous les échelons des dividendes ou d’autres stratagèmes financiers pour faire remonter un maximum d’argent à la maison mère. Les cas de Storengy ou de GRDF sont éloquents. Pour Storengy les dividendes sont trois fois supérieurs aux investissements et pour GRDF quasi équivalents. Si l’on rajoute les emprunts à taux toxiques internes au Groupe alors les remontées annuelles deviennent indécentes !

Pour la FNME CGT, il est grand temps qu’un véritable débat sur le bilan de vingt années de la dérèglementation du gaz et de l’électricité en France soit mené.

Les conséquences de la privatisation se font de plus en plus sentir, elles peuvent peser sur des vies humaines, l’économie et accroissent inexorablement les inégalités face à l’accès à l’énergie. Ce ne sont pas les dernières manipulations des chiffres sur la précarité énergétique qui vont résoudre la réponse aux besoins de la population.

Dans ce contexte, la FNME CGT revendique le retour à un véritable service public de l’énergie, permettant la maîtrise publique sur les investissements et l’organisation du travail, ainsi que l’arrêt de la financiarisation d’un secteur stratégique pour l’économie et la vie de la population.

Il est aussi urgent de baisser la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%, l’énergie étant une ressource de première nécessité !

La FNME CGT invitera les médias le 31 janvier 2019 à une conférence de presse spécifique sur les conséquences de la privatisation du gaz en France. Les modalités vous parviendront rapidement.

 

Interlocuteurs :

Frédéric BEN : 06 69 45 39 24

Jean-Pierre SARAILLON : 06 65 29 77 62

Filière Nucléaire : Préservons enfin notre patrimoine industriel

FNME CGT - mer, 16/01/2019 - 00:00

Communiqué de presse commun des Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie du 15 janvier 2019
 
 
Le Président de la République a rendu public fin 2018, par voie de presse, ses orientations pour l’énergie et le climat envisagées dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).


Pour les Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie celles-ci doivent répondre de façon réaliste, à la fois aux enjeux environnementaux et à la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi à l’urgence sociale exprimée par une grande majorité de nos concitoyens et au maintien et développement de notre industrie nationale. Malheureusement force est de constater que les annonces faites par M. Macron ne répondent en rien sur le fond à ces problématiques.


Sur le développement de l’éolien, l’Etat a laissé Areva abandonner l’activité de Jeumont, mener une politique de rachats de sociétés sans réelle stratégie industrielle, puis vendre ses activités dans l’éolien en mer au tandem germano-espagnol Siemens-Gamesa. Il n’a pas empêché la restructuration de Francéole, seul fabricant français de mâts acier d’éolienne, qui a perdu 50% de ses effectifs et construit aujourd’hui des… ponts ! On a vu mieux comme stratégie de développement industriel et d’indépendance nationale.

Surtout si on y ajoute la cession du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric en 2015 et la situation particulièrement inquiétante pour l’avenir de cette activité qui en résulte.


Même absence sur la question du photovoltaïque. Il s’agit d’importer en masse des panneaux fabriqués et provenant de Chine, loin de faire baisser l’empreinte carbone de produits déjà très polluants à leur construction et à leur recyclage, on continue d’amplifier le solde négatif de la balance commerciale française.


Concernant la fermeture programmée des centrales charbon, stigmatisées alors qu’elles n’émettent que 0 ,8% de particules fines et assurent la stabilité du réseau électrique, la CGT exige un moratoire sur le charbon pour que l’ensemble des éléments soit porté à la connaissance de nos concitoyens.


Dans ces conditions, annoncer la fermeture de 6 réacteurs nucléaires à court terme (moins de 10 ans), avec la perspective de 8 supplémentaires d’ici 2035, relève du dogmatisme. L’impact sera mauvais pour le climat, mais notable par la dégradation de la fourniture d’électricité, et aura une incidence négative pour le pouvoir d’achat des usagers.


La CGT, qui s’est félicitée dernièrement de l’avis positif de l’Autorité de Sûreté Nucléaire sur la prolongation de la durée de vie des réacteurs au-delà des 40 ans, considère donc que les annonces envisagées ne reposent sur aucun fondement technique et ne sont nullement justifiées par des critères économiques, sociaux ou environnementaux.


D’autre part, nous relevons aussi dans la feuille de route PPE que « la France doit conserver une capacité industrielle de construction de nouveaux réacteurs nucléaires pour des enjeux de souveraineté ».


Comment la concrétiser sans lancer rapidement un projet de construction d’une centrale neuve ? Une grande partie des difficultés rencontrées actuellement pour la construction des EPR provient du moratoire qu’a vécu notre pays en matière nucléaire et des compétences et savoir-faire perdus qu’il a fallu réacquérir.


Dans ce contexte, la CGT est sidérée que le marché de renouvellement des 12 générateurs de vapeur des centrales nucléaires EDF ait été confié à un fournisseur japonais (Mitsubishi), générant à compter de 2022 une rupture du plan de charge des usines FRAMATOME (Groupe EDF) du Creusot, Saint Marcel et Châlon Service.


Les 220 000 emplois industriels directs générés par la 3ème filière industrielle française, auxquels s’ajoutent 3 fois plus d’emplois induits, doivent faire l’objet de toutes les attentions pour préserver nos capacités à répondre à l’enjeu du renouvellement du parc de production.


Au-delà des règles libérales d’attribution des marchés, pour la CGT, il est tout aussi indispensable de repenser les modes de coopération entre les entreprises de la filière.


Les procédures contractuelles sans écoute et prise en compte de considérations techniques, sociales et environnementales ont démontrées leurs limites. La CGT les a ainsi dénoncées sur le chantier de Fla 3.


Les fédérations CGT FNME et FTM, avec l’appui des salariés du secteur, et des populations, entendent ainsi porter ces propositions pour structurer durablement la filière nucléaire française mais aussi pour reconquérir des capacités industrielles répondant aux besoins.


Cette ambition va se traduire, dès le 21 février prochain, par le lancement sur la durée d’une campagne nationale de sensibilisation, de défense et de développement de nos industries.

Pour la CGT, la construction de la future loi sur la PPE devra les intégrer en répondant ainsi aux besoins et aspirations de nos concitoyens, en garantissant la sécurité d’approvisionnement énergétique de la France et en préservant les générations futures des effets du réchauffement climatique.
 
Contacts :
FNME : Virginie NEUMAYER - 06 22 46 28 94
FTM : Laurent ROUSSEL - 06 03 03 57 74