8 mars 2018 Journée internationale des droits des femmes

C’est le moment de faire quelques rappels historiques :
 
1944 : droit de vote et éligibilité des femmes
1945 : notion de salaire féminin supprimé “ à travail égal, salaire égal” (loin du compte à ce jour…)
1946 : le préambule de la constitution pose le principe d’égalité homme/femme dans tous les domaines
1965 : droit de travailler sans l’accord du mari et d’ouvrir un compte bancaire
1970 : suppression du statut de “Chef de famille” pour l’homme (des hommes publics dénoncent encore ce changement…)
1975 : droit à l’interruption volontaire de grossesse (remboursée en 1982)
1980 : loi sur le viol (devenu crime puni de 15 ans de réclusion criminelle)
1983 :loi Roudy “égalité professionnelle entre les hommes et les femmes qui travaillent en entreprise. Cette loi lutte contre la discrimination envers les femmes sur l’accès à l’emploi et le salaire d’un travail identique
1989 : 1ère campagne nationale contre les violences conjugales
1990 : reconnaissance par la cour de cassation du viol entre époux
1999 : révision de la constitution pour favoriser l’égalité des femmes et des hommes
2013 : abrogation de l’interdiction du port du pantalon...

Où en sommes-nous en 2018 en France ?
  • Une femme meurt tous les 2,7 jours sous les coups de son conjoint.
  • Les femmes subissent encore l’inégalité salariale, des droits et des chances.
  • Les hommes touchent 26% de plus que les femmes. 

Où en sommes-nous en 2018 dans nos entreprises ?
Quelque chiffre du Comité d’Etablissement de la DR IDF EST, bilan social de mars 2015 :
  • En 2014 les hommes gagnaient 16% de plus que les femmes dans le collège exécution, 5% dans le collège maîtrise et 17% dans le collège cadre.
  • Entre 2012 et 2014 l'écart se creuse pour les collèges exécution et cadre.
  • En 2014 les hommes, tous collèges confondus, ont bénéficié de 49 980 heures de formation contre 5 165 heures pour les femmes. 

Que faire du 8 mars ?

 
La CGT Energies 77 appelle l’ensemble des femmes des entreprises des IEG du territoire à se mettre en code 028 ou 052, ainsi que les hommes par solidarité, et venir se rassembler à 15 h 40 (heure à laquelle les femmes ne sont plus rémunérées) dans le hall d’entrée du bâtiment B sur le site de Melun, pour porter les revendications des femmes auprès de la Direction (demande de rencontre faite auprès des Directions).
 
Beaucoup de chemins encore à parcourir ensemble…