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Mis à jour : il y a 3 heures 40 min

Programmation pluri-annuelle de l'énergie : nos propositions

lun, 04/06/2018 - 16:35
SommairePPE : l'avis de la CGT, cahier d'acteur n° 61, mai 2018 :
PPE : 9 fiches argumentaires sur l'avis de la CGT

Centres de santé et télémédecine

lun, 04/06/2018 - 16:23

Maison de santé et centre de santé : ce n'est pas la même chose
Face à la crise de la médecine libérale, les pouvoirs publics et une partie des médecins libéraux auraient trouvé la solution ; les maisons de santé pluriprofessionnelles.

La télémédecine ? Docteur Jekyll et Mister Hyde
Un progrès technique n'est ni bon ni mauvais en soi : c'est son utilisation qui en fera un atout ou qui le détournera à d'autres fins. La télémédecine est typiquement à cette croisée des chemins.

De l'usine Bosch de Rodez à la loi Pacte : la CGT dévoile son projet de développement humain durable

lun, 04/06/2018 - 15:54

Alors que le gouvernement devrait, courant juin, présenter son projet de loi Pacte, la CGT a d'ores et déjà présenté son projet à travers 37 propositions qui permettent d'assoir la croissance et le financement des entreprises tout en revoyant sa définition et sa place dans la société. Après une réunion débat à l'UD, la CGT a tenu une conférence de presse, suivie d'une visite du site Bosh, afin d'exposer son projet en partant de ce cas local et concret qui illustre le mouvement de financiarisation de l'économie qui tue aussi bien nos industries que nos territoires.

Loi Pacte

L'usine Bosch de Rodez, spécialisée dans la production de bougies et de systèmes d'injections pour les moteurs diesel, emploie 1 600 personnes. À travers les emplois induits, ce sont 10 000 emplois et l'ensemble du territoire qui est suspendu à l'avenir du site.

Pour la CGT, il n'est pas concevable que Bosch n'ait pas anticipé la dégradation du marché du diesel, demandant aux salariés de faire des concessions, avec la mise en activité partielle d'une partie de l'usine pour trois ans, sans visibilité sur l'avenir, et un gel global des salaires pour les deux prochaines années, revenant sur les augmentations de salaire pourtant négociées dans le cadre des NAO.

La CGT craint, par la voix du secrétaire de Bosh Rodez, Yannick Anglarès, que « cet accord vise à terme à faire un PSE à moindre coût dans trois ans ». En l'espèce, l'ensemble des éléments que sont la pyramide des âges et la durée de l'accord font craindre le pire pour l'avenir du site.

Jeudi matin, réunion à l'UD en compagnie de David Gistau, secrétaire général de l'UD de l'Aveyron, Fabrice Angéi, membre du bureau confédéral, Marie Claire Cailletaud, membre de la commission exécutive et Stéphane Frégeau, secrétaire général adjoint de la fédération CGT Métallurgie

L'effondrement actuel du marché des véhicules diesel en Europe ne doit pas servir de prétexte à Bosch et autres équipementiers et constructeurs, pour délocaliser leurs fabrications dans les pays low-cost, d'autant que les évolutions technologiques permettent aux motorisations diesel — question environnementale — de rivaliser avec les voitures électriques lorsque l'on considère l'intégralité du cycle de vie d'une auto, de sa fabrication à sa destruction.

Pourtant, la France représente le deuxième marché mondial pour le groupe, qui n'y effectue que 1 % de ses investissements. La financiarisation de l'économie, c'est-à-dire le fait que la finance n'est plus un moyen mais une fin en soi, tue nos industries. En l'espèce, le récent rapport d'Oxfam souligne le fait que l'on est passé de 30 % des dividendes redistribué aux actionnaires en 2000, à 67,5 % en 2017, ce qui illustre parfaitement cette financiarisation.

Malheureusement, la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transmission des entreprises), qui sera présentée courant juin en Conseil des ministres, ne va qu'empirer cette financiarisation. Sous couvert de vouloir donner plus de place aux salariés dans la répartition des richesses, le gouvernement, dans la lancée des ordonnances sur le Code du travail, compte opérer une individualisation du salarié, au détriment de la solidarité.

Aujourd'hui, seule une minorité d'articles que devrait comporter la loi sont connus. Ce nouveau projet de société fondé sur l'individualisation est abordé à travers la question des retraites et des rémunérations. La loi Pacte annonce la fin du système de protection sociale solidaire et son remplacement par un système individualisé qui ramène tout à l'entreprise.

Aux garanties collectives actuelles du système de retraite universel par répartition se substitueraient des garanties individuelles directement liées à l'entreprise via des plans d'épargne retraite, avec tous les risques que cela suppose quant au montant des pensions que le salarié percevra au moment de sa cessation d'activité professionnelle, l'objectif étant de constituer des fonds de pension, achevant la démolition de nos régimes de retraite.

Par ailleurs, le financement de la Sécurité sociale est attaqué de nouveau, avec la remise en cause du forfait social (contribution patronale) sur l'épargne salariale. Enfin, sur l'aspect rémunération, l'intéressement et la participation viendront prendre le pas sur le salaire. Parmi les conséquences d'une telle individualisation, le risque pour les salariés est d'avoir des rémunérations aléatoires et à plusieurs vitesses, avec pour rêve ultime de transformer le salarié en actionnaire afin de mieux l'asservir, tout en renforçant la logique actionnariale dans la gestion de l'entreprise.

D'autres mesures tout aussi dangereuses sont à craindre, comme la fin progressive des tarifs réglementés du gaz d'ici au 1er juillet 2023 ou encore les cessions de participations de l'État et des privatisations (Aéroports de Paris, Française des jeux…).

La CGT n'a pas attendu que le gouvernement expose l'ensemble de son projet de loi pour proposer le sien, intitulé « l'entreprise autrement », avec les 37 principales mesures que la CGT propose pour assoir la croissance et le financement des entreprises tout en renvoyant sa définition et sa place dans la société.

Vous pouvez consulter l'intégralité du projet de la CGT ci-dessous :

pour la convergence entre privés d'emploi et actifs

lun, 04/06/2018 - 10:55
Tenessee Garcia,

Livrets CGT

ven, 01/06/2018 - 17:44

Retrouvez l'ensemble des livrets de la CGT dans cette rubrique, sur de nombreuses thématiques liées au monde du travail et à la société.

Assises de la mobilité : le cahier et les fiches

ven, 01/06/2018 - 17:32

Suite à l'organisation des Assises de la mobilité par la gouvernement, la CGT a produit un livret pour rappeler les problématiques inhérentes aux transports, que ce soit pour les marchandises, les voyageurs ou encore les infrastructures routières. Resituant le contexte actuel, les impacts des récentes politiques de transport sur l'environnement, les salariés et les citoyen, le livret rappelle les propositions de la CGT pour des transports plus durables.
Un document de 12 fiches d'analyses et de propositions CGT est également disponible.

12 fiches Mobilité

Tenessee Garcia, pour la convergence entre privés d'emploi et actifs

ven, 01/06/2018 - 15:52
Comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires

A l'issue du 10e congrès du Comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires, ce 1er juin, Tenessee Garcia, 31 ans, a été élu secrétaire général. Dans l'entretien ci-dessous, il revient sur son parcours, les raisons qui l'ont poussé à adhérer à la CGT, ainsi que sur les combats à venir. Surtout, il appelle à la solidarité entre tous les travailleurs, privés d'emploi ou non, pour défendre une société plus juste, et des services publics accessibles à tou.t.e.s.

Note économique n° 151 (mai 2018) : La dette : les vrais et les faux enjeux

ven, 01/06/2018 - 15:08

La dette publique est un sujet récurrent de l'actualité. Elle a encore occupé une large place dans les médias, du fait du lien avec le mouvement contre la réforme de la SNCF. Pourtant, la dette n'est pas propre au secteur public…

Lettre économique n° 27 (mai 2018) : Inégalités salariales : sortez vos calculettes !

ven, 01/06/2018 - 15:05

Grâce au rapport de force impulsé par la CGT, avec la mobilisation #8mars15h40 et l'unité syndicale, le gouvernement a dû annoncer la mise en place de sanctions pour toutes les entreprises qui n'auront pas supprimé l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes d'ici trois ans…

Un effet de communication gouvernementale au service de la régression sociale

jeu, 31/05/2018 - 17:15
CONSULTATION SUR LA RÉFORME DES RETRAITES

Si certains se gargarisent de la consultation lancée par le gouvernement aujourd'hui sur la réforme des retraites, celle-ci est bien un semblant de démocratie.
Pas d'illusion, les problématiques et les questions posées sont orientées et les réponses attendues téléphonées. Orientations, bien évidemment dans le sens de ce dont rêvent le gouvernement et le patronat : casser notre système des retraites par répartition et solidaire, poursuivre la baisse des pensions encore plus rapidement que celle déjà programmée par les gouvernements précédents, remettre en cause les régimes spéciaux conquis sociaux arrachés par de hautes luttes.
Le gouvernement prépare ses mauvais coups avec des techniques qui ressemblent de près à celles des DRH dans les entreprises – avis faussement pris, mise en place de groupes de travail pré verrouillés, etc. – pour déboucher sur des mesures de régression sociale que le gouvernement n'assume pas et tout en se cachant derrière des « ce n'est pas de nous… c'est la consultation. »
À l'instar de cette consultation qui se voudrait « moderne », ce que propose le gouvernement pour les retraites c'est l'individualisation, le chacun pour soi, etc., bref, un retour en arrière de plusieurs décennies ! Cette question mérite, au contraire, un vrai débat public et contradictoire. La vraie modernité, la démocratie, c'est ça.
La CGT fait des propositions et construit le rapport de force à tous les niveaux pour défendre notre système de retraites fondé sur la répartition et la solidarité, avec des pensions égales au minimum au Smic, un taux de remplacement de 75% par rapport au salaire de référence, un départ dès 60 ans et anticipé pour ceux qui ont subi la pénibilité au travail (1 trimestre de moins par année d'exposition).
Ces propositions de progrès peuvent parfaitement être financées en mettant fin aux exonérations et aux évasions fiscales, en taxant les dividendes et en augmentant les cotisations des grosses entreprises du CAC 40 qui ne cessent de servir leur actionnaires sans contrepartie à ceux qui créent les richesses.

Montreuil, le 31 mai 2018

Agnès Buzyn présente des mesures pour les personnes âgées insuffisantes !

jeu, 31/05/2018 - 17:08
Santé

La ministre des solidarités et de la santé a présenté son plan de mesures pour mieux prendre en charge la dépendance. Elles ne répondent pas aux attentes et aux revendications des salarié·e·s · pour l'amélioration de la prise en charge des personnes âgées.
Ces annonces étaient pourtant très attendues par les salarié.e.s, les personnes âgées et leurs familles.
Pour éviter l'engorgement des urgences, elle préconise la présence d'infirmièr.e.s mutualisé.e.s d'astreinte de nuit sur plusieurs établissements alors que nous réclamons une présence d'infirmièr.e.s 24H/24H dans tous les établissements.
Par ailleurs, rien n'est prévu pour assurer une présence de médecins permettant d'assurer un suivi quotidien des résident.e.s. Le montant des dotations supplémentaires est très insuffisant et ne correspond en rien aux besoins validés par l'intersyndicale et l'association des directeurs d'établissement.
Notre revendication est simple, il s'agit d'obtenir un encadrement correspondant à 1 soignant.e par résident.e. Ce chiffrage ne correspond qu'à un simple rattrapage de ce qui existe dans d'autres pays européens. Le retard pris par la France nécessite aujourd'hui un plan de création de 200 000 emplois dans les établissements.
Enfin, aucune mesure n'a été annoncée en faveur du secteur de l'aide et de l'accompagnement à domicile. Cette situation est inadmissible tant pour nos aînés que les professionnel.le.s.
À la suite des deux journées d'action du 31 janvier et du 15 mars 2018 qui ont mobilisé très massivement les personnels des EHPAD et services de soins, d'aide et d'accompagnement à domicile, avec un soutien massif de la population, nous ne pouvons que constater que la Ministre et le gouvernement ne répondent pas à une véritable urgence sanitaire. C'est la preuve d'un véritable mépris envers les personnes âgées, leurs familles et les salarié.e.s qui les prennent en charge au quotidien.
Les fédérations CGT Santé/Action sociale, Services publics et Organismes Sociaux appellent les personnels à se mobiliser de nouveau pour obtenir les moyens pour une prise en charge digne et sécurisée des personnes âgées.

Les cheminots repoussent l'ouverture à la concurrence et la suppression des guichets

jeu, 31/05/2018 - 14:04
Bourgogne-Franche-Comté

La convention TER Bourgogne-Franche-Comté vient d'être adoptée par le Conseil Régional. Elle exige une productivité importante et confirme la politique de la Région et de la SNCF en matière de suppression des contrôleurs dans les trains.

Pour autant, les multiples actions menées localement sur le terrain depuis décembre 2016 ont fait bouger les lignes et les cheminots ont obtenu que la la suppression des guichets dans les gares soit validée par les mairies concernées, ainsi que le retrait de l'article 19 de la convention qui prévoyait l'ouverture à la concurrence de la ligne Dijon/Besançon ou Dijon/Belfort et le transfert possible des agents, du matériel roulant et des centres de maintenance.

Dans un communiqué, les cheminots CGT de Dijon se félicitent de cette victoire et appellent à continuer la mobilisation nationale pour les séquences de grève des 2 et 3 juin, puis des 7 et 8 juin.

L'évolution de rémunération doit se poursuivre pendant les congés maternité

jeu, 31/05/2018 - 11:54
Juridique


Selon la Fédération santé action sociale, la Cour de cassation vient de rappeler l'obligation pour un employeur du secteur privé de respecter les garanties d'évolution de la rémunération des salariées pendant leur congé de maternité. Ce principe, rappelle la Fédération santé dans un communiqué, est prévu par l'article 15 de la directive 2006/54/CE du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2006, relative à la mise en œuvre du principe d'égalité des chances, et de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d'emploi et de travail.
"L'article L. 1225-26 du Code du travail prévoit clairement qu'en l'absence d'accord collectif de branche ou d'entreprise déterminant des garanties d'évolution de la rémunération des salariées pendant le congé de maternité, la rémunération de la salariée doit être majorée, à la suite de ce congé, des augmentations générales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durée de ce congé par les salariées relevant de la même catégorie professionnelle ou, à défaut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l'entreprise", écrit la Fédération.
Par ailleurs, il n'est pas possible de remplacer le rattrapage salarial par une prime exceptionnelle.
Pour en savoir plus, n'oubliez pas de consulter le site de la CGT sur l'égalité professionnelle.

De réelles avancées sociales en Europe attendront !

jeu, 31/05/2018 - 10:13
Révision directive détachement

Le Parlement européen a adopté hier la révision de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés.

Dans les nouvelles dispositions adoptées, les travailleurs détachés en Europe ne sont plus assujettis seulement au salaire minimum mais maintenant au salaire conventionnel en lien avec leur secteur d'activité et leurs qualifications, ce qui permet une avancée.
Néanmoins, la nouvelle directive ne reconnaît toujours pas la protection des travailleurs comme élément essentiel de la relation de travail et reste dans sa logique de protection du marché unique, vision mercantile et capitaliste de la construction européenne.

Cette nouvelle directive légalise les pratiques de dumping social mettant même à mal le sacro-saint concept de la « concurrence loyale au sein de l'Union ». Ainsi, si l'application en France de la directive de 1996 permettait théoriquement de calculer les indemnités transport, logement et repas des travailleurs détachés en fonction de la législation française, avec la nouvelle directive ces indemnités relèveront désormais de la législation du pays d'origine ce qui, de toute évidence, ne sera pas à l'avantage des travailleurs puisque plusieurs États membres n'ont aucune obligation liées à ces indemnités.

De plus, aucune disposition pour responsabiliser la chaîne de sous-traitance, aucune disposition pour lutter efficacement contre la fraude au détachement, aucune disposition renforçant le contrôle national et transnational des situations de détachement, aucune disposition réelle renforçant la liberté d'organisation et de syndicalisation des travailleurs détachés…. Et comment interpréter l'exclusion de la nouvelle directive du secteur transport ?

La CGT continue à se battre à tous les niveaux pour que la transposition de la directive dans notre droit national limite les impacts négatifs que nous avons relevés. Et pour que soit mis en place des dispositifs et outils luttant contre la fraude au détachement notamment en renforçant la responsabilité des donneurs d'ordre, en limitant la sous-traitance en cascade et en donnant les moyens humains et financiers aux organismes de contrôle.
Elle continue à combattre toutes les dispositions qui permettent la mise en concurrence des travailleurs et des travailleuses en exigeant les conditions d'emplois les plus favorables y compris pour les salarié-e-s du secteur du transport. La CGT œuvrera à tous les niveaux pour la coordination des systèmes de sécurité sociale européens, pour le paiement du différentiel de cotisations à travers la proposition du forfait social afin d'éviter le dumping social. Et pour gagner de nouveaux droits pour les travailleurs et travailleuses détachés en cohérence avec les conventions internationale de l'OIT.

Montreuil, le 31 mai 2018

Confirmation des 4 000 suppressions de postes !

mer, 30/05/2018 - 15:11
Pôle emploi

La Loi de programmation budgétaire des finances publiques 2018-2022 et CAP 2022 n'en finissent pas de faire des victimes...

Lors du CCE extraordinaire de Pôle emploi, le 24 mai, c'est le directeur général adjoint qui s'est chargé d'annoncer aux instances représentatives du personnel que le chiffre, qui circulait depuis début mai, de 4000 suppressions de postes ne pourrait être atteint par les seuls départs en retraite. Tout en réaffirmant que tout ceci restait une hypothèse liée à un recul du chômage... qui n'a pas baissé en avril, pour ne prendre que l'analyse des derniers chiffres !

Les élus et représentants syndicaux ont donc voté à l'unanimité la demande d'un nouveau CCE extraordinaire sur « l'état des lieux des charges et ressources des services et missions de Pôle Emploi et des charges de travail des agents », et qu'il se tienne en présence, cette fois, de leur directeur général lui-même, Jean Bassères.

De belles initiatives citoyennes !

mer, 30/05/2018 - 12:02
Marées populaires

Les mouvements citoyens, associatifs, syndicaux et politiques se félicitent des marées populaires du samedi 26 mai.
Ce sont près de 80 organisations qui, en unissant leurs forces, ont rassemblé des centaines de milliers de manifestantes et manifestants partout sur le territoire. Dans leur diversité, ils et elles ont défilé pour exiger plus d'égalité, de justice sociale, d'écologie et de solidarité et donc une tout autre politique que celle du gouvernement.
Ce déferlement populaire porte l'espoir d'alternatives sociales. Il témoigne de la détermination des citoyens à rompre avec les choix d'Emmanuel Macron, une politique au service du patronat qui vise à imposer toujours plus d'austérité en matière de service public, de protection sociale et de garanties collectives et des reculs sur la santé et la protection de l'environnement, etc.
Fortes de ces initiatives, les organisations appellent à une amplification du mouvement social et s'engagent, chacune dans leurs champs respectifs, à soutenir et à développer toutes les luttes en cours, dans les entreprises, les services, les lieux d'études et aux côtés des précaires, privés d'emploi et retraités.
Nos forces sont engagées pour la défense du service public ferroviaire, pour un enseignement supérieur accessible à toutes et tous, pour les services publics et la défense des droits des salariés du public comme du privé, pour les droits des migrant.e.s, pour l'avenir des générations futures.
Les organisations, partageant le constat d'une réelle urgence sociale, décident de poursuivre le travail engagé afin de faire grandir le mouvement social contre les politiques de casses sociales et environnementales et pour le progrès social. Elles discuteront rapidement des formes précises que ce travail en commun peut prendre.

Montreuil, le 30 mai 2018

Le OUI irlandais : une avancée pour les droits des femmes

mer, 30/05/2018 - 10:20
Référendum en Irlande

La suppression du 8ème amendement anti-femmes de la Constitution, suite au vote des Irlandais.es, est une avancée incontestable pour les droits des femmes. Le résultat de 66% pour le oui, contre 34% pour le non, avec une forte participation, fait suite à la campagne et aux nombreux combats des militant.es pour le droit à l'IVG.
C'est aussi une victoire pour les syndicats irlandais qui ont milité pour le oui avec les nombreuses organisations féministes, associatives et politiques. De la même manière, c'est une défaite significative pour les forces réactionnaires des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et d'autres pays européens qui ont mené campagne pour maintenir cet amendement d'un autre siècle.
La CGT se félicite de cette victoire qui, pour être entière, doit être concrétisée par une loi relative à l'avortement.
Le combat pour ce droit fondamental est le nôtre et nous le soutiendrons ici et ailleurs car il est le combat de celles et ceux qui veulent l'égalité entre les femmes et les hommes.
Il rejoint les luttes que nous avons menées et que nous continuons à mener dans notre pays. Car, si le droit à l'avortement est bien inscrit dans la loi française, la concrétisation du droit, à travers des centres d'avortement nombreux, permettant un accueil et des soins de qualité, n'est toujours pas assurée de manière satisfaisante dans toutes les régions.
C'est aussi un soutien à toutes les femmes obligées de se rendre dans une autre région ou un autre pays parce que là où elles vivent l'accès à l'avortement est difficile, voire interdit.

La CGT continuera à prendre sa part dans la lutte pour que toutes les femmes puissent disposer librement de leur corps sans contrainte étatique et religieuse.

Montreuil, le 30 mai 2018

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