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Mis à jour : il y a 5 heures 23 min

Mettons-le dans les cordes !

lun, 27/08/2018 - 19:11
LE GOUVERNEMENT COGNE...

Fidèle à ses méthodes, Macron, par la voix de son premier ministre, a annoncé par voie de presse, un ensemble de mesures violentes contre les plus modestes, les familles, les retraités, les agents de la fonction publique et au final contre l'ensemble du monde du travail.
Contrairement aux prévisions vendues, la croissance ne sera pas au rendez-vous, ce qui prouve bien l'inefficacité des mesures prises. Pire, les orientations assumées de ce gouvernement vont aggraver la situation du pays.
Dans son obsession à toujours être au service des premiers de cordées et malgré un habillage marketing peu convaincant, tout le monde aura noté que les propositions libérales du premier ministre ont toutes déjà été testées… sans succès.
Les richesses créées par le travail servent essentiellement à alimenter les principales places boursières mondiales qui affichent des performances records ainsi que les dividendes versés dans le monde qui atteignent des sommets.
S'agissant des heures supplémentaires « désocialisées », Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), indique que la mesure de défiscalisation des heures supplémentaires mise en place par N. Sarkozy fut à l'origine de pertes d'emplois « comprises entre 52 000 et 95 000 postes en 2011 » sans que sur la même période le pouvoir d'achat des ménages s'en ressente. Bref, cette mesure est un « tue l'emploi » !
Tout comme le CICE et sa pérennisation qui devrait représenter un budget de 20 milliards d'euros pour une efficacité quasi nulle.
Concernant la fin de l'indexation de la hausse des pensions de retraite sur l'inflation, les retraités sont une des cibles privilégiées des gouvernements successifs. Leur pouvoir d'achat, déjà largement entamé, sera encore réduit. Cette succession de mesures anti retraités vise à diviser encore un peu plus les générations de travailleurs.
Pour ce qui est de la suppression des postes de fonctionnaires et de la réduction des emplois aidés, rien de nouveau là non plus. Les libéraux ont très scrupuleusement cassé le service public qui constitue notre bien commun et le dernier rempart contre la division extrême de la société.
Jour après jour, les masques tombent, ce président ne fait plus illusion… Pourtant, des solutions existent pour redresser l'économie, redistribuer les richesses et améliorer les conditions de vie et de travail pour toutes et tous. La CGT est porteuse de propositions qui appellent à de nouvelles luttes !

Montreuil, le 27 août 2018

Université d'été solidaire et rebelle des mouvement sociaux et citoyens

jeu, 23/08/2018 - 11:05

La CGT et ses organisations seront présentes pour vous rencontrer à l'université d'été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens.

Solidarité

Premier évènement public de la rentrée sociale, la CGT sera à votre rencontre et écoute lors de son université d'été.

À travers les allées, les modules et les ateliers, venez à notre rencontre pour vous informer, échanger, rencontrer des militants et responsables de la CGT.

Seront présents : la Confédération, l'Ugict-CGT, la fédération CGT des finances, la fédération CGT des services publics, la fédération CGT des banques, l'union départementale de l'Isère, la fédération CGT des activités postales et des télécommunications… et bien d'autres !

Venez nous retrouver, nous soutenir et participer à Grenoble, du 22 au 26 août.

Le programme complet : https://ue2018.org/IMG/pdf/programme-ue.pdf

Site de l'université d'été : https://ue2018.org/

Adresse :

Université d'été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens
Université Grenoble-Alpes, bâtiment Stendhal
621, avenue Centrale, 38400 Saint-Martin-d'Hères.

Pour s'y rendre :

En bus et tramway :

  • Tram B — Presqu'île-Gières / Plaine des sports ;
  • Tram C — Seyssins-Le-Prisme / Saint-Martin-d'Hères Condillac Universités
  • Tram D — Saint-Martin-d'Hères Étienne Grappe / Les Taillées Universités
  • Bus lignes C5, 11, 69 : arrêt Bibliothèques universitaires

En train :
Arrêtez-vous à la gare de Grenoble ou celle de Gières gare-universités.

Stop à la répression syndicale au CHRU de Lille

mer, 22/08/2018 - 17:25
CHRU DE LILLE

La CGT condamne avec la plus grande fermeté les procédures disciplinaires engagées dans le cadre de l'action syndicale par la Direction générale du CHRU de Lille, à l'encontre de nos camarades Frédéric Herrewyn et Isabelle Bosseman (Secrétaires généraux des syndicats CGT et MICT CGT).
La CGT appelle l'ensemble des syndicats de l'interpro à renvoyer la motion de soutien et à venir au rassemblement au CHRU de Lille, le 29 août 2018.
Au-delà de l'attaque particulièrement violente et absurde dont sont l'objet nos deux camarades, c'est toute la CGT qui est attaquée dans sa mission de défense des salariés et du service public. Attaquer la CGT de cette façon, c'est attaquer tout notre système démocratique inscrit dans la Constitution et garant du bon fonctionnement de nos instances

Montreuil, le 22 août 2018

Les militants de Shenzhen déterminés à se syndiquer malgré leur licenciement

mer, 22/08/2018 - 14:47

Un petit groupe de travailleur·se·s de l'usine chinoise de Jasics à Shenzen réclament leur réintégration après avoir été licenciés et battus par des nervis pour avoir essayé de créer un syndicat. Leur mot d'ordre : « Nous voulons être réintégrés ! Nous voulons nous syndiquer ! »

Chine

Depuis le mois de mai, les travailleurs de l'usine de Jasics [1] à Schenzen [2] se plaignent de la dégradation des conditions de travail (passages à tabac, insultes, dénigrements…). Ils considèrent qu'ils sont traités comme des esclaves : leur salaire est versé tardivement, et la direction retire des centaines de yuans chaque mois en modifiant arbitrairement leurs horaires et en minorant leurs cotisations à l'assurance sociale et au fonds de logement.

Les travailleurs ont rencontré la représentation locale du syndicat ACFTU qui leur a conseillé de se syndiquer. Mais la Chine est sous la formule du syndicat unique, et la direction de Jasics a elle-même créé un syndicat ACFTU et désigné ses représentants syndicaux. Ainsi, les travailleurs en grève n'ont aucune possibilité de se syndiquer, à part de rentrer dans le syndicat de la direction.

Le 20 juillet, deux des manifestants ont été malmenés par des nervis et formellement licenciés alors qu'ils cherchaient à rentrer sur leur site de travail. Ils ont été arrêtés aux portes par des gardes de sécurité et, après une altercation, la police est intervenue et plusieurs des manifestants ont été arrêtés. Des collègues se sont rassemblés devant le poste de police et ont organisé une manifestation marathon. Tous les travailleurs ont été libérés par la suite.

Dans une lettre ouverte le responsable de la lutte, Mi Jiuping a remercié les soutiens et a souligné que « le droit syndical est protégé par la loi chinoise et que les travailleurs n'exercent que leur droit légal ». « La syndicalisation est-elle illégale, malfaisante ou effrayante ? » a interrogé Mi, qui a ensuite souligné que « personne ne peut nous empêcher de construire notre propre syndicat, personne ne peut détruire notre solidarité ».

Entre-temps, le syndicat ACFTU du district a annoncé le lundi 23 juillet qu'« un grand pas a été fait dans les efforts pour établir un syndicat d'entreprise chez Jasics Technology ». C'est ainsi que l'ACFTU du district a validé la création d'un syndicat nommé et organisé par la direction de l'entreprise.

Au cours de la lutte, des étudiants logeant près des locaux de l'entreprise et se revendiquant de maoïstes se sont joints, par solidarité, à la lutte des travailleurs. Aujourd'hui, plus de 20 personnes parmi les travailleurs et les étudiants sont encore emprisonnés sans raison. Les travailleurs et étudiants libérés font quant à eux état de menaces physiques et mentales ainsi que d'agressions sexuelles pendant leurs détentions.

Le 11 août, une des étudiantes, Shen Mengyu, animatrice du groupe d'étudiants, a été enlevée devant ses parents et ses camarades. Nul ne sait qui a ordonné son enlèvement ni où elle est détenue. La police locale se contentant de constater, sans effectuer d'enquête que son enlèvement serait dû à un conflit familial.

La CGT exige :

  • que Shen Mengyu soit retrouvée et libérée immédiatement ;
  • que l'ensemble des travailleurs et étudiants emprisonnés soient libérés immédiatement ;
  • que le droit de se syndiquer à un syndicat ouvrier soit garanti et que cette garantie s'applique partout en Chine.

[1] La société Jasics est cotée sur le marché chinois et est le numéro un dans le domaine industriel du poste à souder de type onduleur en Chine. Jasics a été la première société Chinoise à exporter ce type d'équipement. Jasics possède près d'une centaine de brevets et fabrique ses machines à souder en propriété exclusive. Son fondateur, Monsieur Pan Lei, en est toujours le président-directeur général. Il est également le vice-président de l'association de soudage de Chine, et est membre du Comité national de normalisation chinoise ainsi que représentant à l'assemblée populaire municipale de Shenzhen.

[2] Shenzen est une ville de la province du Guangdong en Chine, située en bordure de Hong-Kong. En 1980, une partie de son territoire acquiert le statut de zone économique spéciale et devient l'un des principaux lieux d'expérimentation de la politique d'ouverture aux investissements étrangers. Bénéficiant de sa position géographique privilégiée, elle connaît un essor économique et démographique spectaculaire. En 2010, elle compte environ 10 millions d'habitants et constitue une des Municipalités les plus riches de Chine. Elle fait partie de la mégalopole chinoise du delta de la Rivière des Perles.

52e Congrès de la CGT

mar, 14/08/2018 - 15:25
Évènement

Le 52e congrès confédéral de la CGT a pour titre : « Au cœur du travail pour bâtir l'avenir. »

Il se déroulera du 13 au 17 mai 2019 à Dijon.

Forum social de la Fête de l'Humanité

mar, 14/08/2018 - 15:22
La Courneuve

Durant trois jours, du 14 au 16 septembre 2018, le Forum social accueillera des débats organisés par différentes fédérations professionnelles ou grands comités d'entreprise sur des thèmes aussi divers que l'énergie, le dumping social en Europe, les travailleurs précaires, la transition énergétique, la culture, les services publics, l'information et la communication, le droit aux vacances ou encore les libertés syndicales (le programme est en cours d'élaboration).

La France doit prendre ses responsabilités dans la crise migratoire

mar, 14/08/2018 - 14:44

La CGT appelle le gouvernement français à prendre sa responsabilité en autorisant sans délai l'entrée de l'Aquarius dans ses ports.

Aquarius

Ce navire, appartenant à une ONG européenne, cherche un port pour permettre l'accueil d'urgence des 141 survivants qu'elle a secourus dans la Méditerranée. L'Italie et Malte — qui n'est pourtant qu'à une distance de seulement 32 nm (60 km) de la position actuelle du navire — lui refusent l'entrée dans ses ports.

En France, le port de Sète ainsi que la collectivité territoriale de Corse se disent prêts à accueillir les personnes secourues. Or, l'Élysée tergiverse, et ne donne toujours pas l'autorisation à l'Aquarius de se diriger vers les ports français.

Pour la CGT, le comportement du gouvernement français dans ce contexte est inhumain, cynique et inacceptable. Dans un pays qui se targue d'être la patrie des droits de l'homme, il n'est pas concevable de refuser à des personnes en détresse, qui ont été secourues en haute mer, l'accès à la terre ferme, à des soins médicaux et à une prise en charge administrative respectueuse de leurs droits.

Les odyssées des différents groupes de migrants sauvés sur des embarcations de fortune ces dernières semaines sont indignes d'une Union européenne et de ses États membres. Les actuels agissements des gouvernements européens font des migrants des objets d'une stratégie politicienne. Cela est cynique et inhumain. Le repli sur soi nous détourne des questions importantes, qui émergent au-delà des frontières européennes.

Pour la CGT, il n'est pas concevable que, sous prétexte d'une règle européenne (Dublin) dont tout le monde convient qu'elle est inapplicable et injuste, on accepte de mettre en péril des vies humaines, tout en regardant — et comptabilisant — les victimes se noyer.

Il est urgent d'agir en respect de nos valeurs : solidarité, humanité et droits de l'homme. La CGT mènera ce combat, préparant des initiatives.

Montreuil, le 14 août 2018

Les travailleurs du thé Darjeeling en lutte pour un salaire minimum décent

ven, 10/08/2018 - 16:18

La CGT et la NTUI apportent leur soutien aux salariés des plantations de thé au Bengale occidental pour l'obtention d'un meilleur salaire minimum.

Asie

Avec la confédération syndicale NTUI (New Trade Union Initiative, confédération indienne la plus proche de la CGT), la CGT soutient les grévistes des plantations de thé au Bengale occidental qui fait suite à l'appel lancé par le Forum conjoint des syndicats (plateforme de tous les syndicats des régions des collines ainsi que des régions du Terai et de Douars) pour une grève de trois jours et des sit-in, à partir du 7 août 2018 à Siliguri, dans l'État du Bengale occidentale.

Les salariés rejettent l'offre arbitraire du gouvernement de cet État de 172 roupies (2,16 €) comme salaire journalier pour les plantations de thé. Le Forum a exigé un salaire minimum quotidien de 240 roupies (3,01 €), en plus de la fourniture des repas, du logement, des soins de santé et d'éducation, conformément aux dispositions de la loi de 1951 sur le travail dans les plantations.

Le comité consultatif sur le salaire minimum mis en place dans le cadre de la dernière ronde de négociations collectives dans l'industrie devait recommander un salaire minimum dans les deux ans suivant la dernière convention collective du 21 février 2015. Le comité, même après trois ans et demi et l'expiration dudit accord le 31 mars 2017, n'a pas encore soumis de proposition.

Le 1er janvier 2018, le gouvernement du Bengale occidental a annoncé arbitrairement, sans consultation avec les syndicats, une augmentation intérimaire des salaires de 17,50 roupies (0,22 €), augmentant les salaires de 132,50 roupies (1,66 €) à 150 roupies (1,88 €), que les employeurs ont rapidement appliquée. Il s'agissait d'un effort pour rompre la lutte menée par les syndicats constitutifs du Forum pour exiger un salaire minimum acceptable et décent.

Aujourd'hui, dans l'industrie, le prix moyen au kilo du thé Darjeeling, 200 roupies (2,51 €) en juin 2018, est nettement plus élevé que celui du thé des États du sud de l'Inde, qui se situe entre 130 et 150 roupies (entre 1,63 et 1,88 €), tandis que le salaire journalier des travailleurs des plantations de thé au Kerala est de 310 roupies (3,89 €), au Karnataka, de 263 roupies (3,30 €) et au Tamil Nadu, de 241 roupies (3,03 €). En outre, au Bengale occidental, le salaire minimum des travailleurs agricoles non qualifiés est de 295 roupies (3,70 €) et le salaire de la NREGA (National Rural Employment Guarantee Act, voir plus bas) est de 191 roupies (2,40 €) par jour, de sorte que la justification du salaire proposé n'est pas tout à fait arbitraire et dans l'intérêt exclusif des propriétaires de plantations de thé.

La CGT et NTUI soutiennent la demande du Forum pour un salaire minimum d'au moins 239 roupies (3,01 €), en plus de la fourniture des repas, du logement, des soins de santé et d'éducation, et appelle le gouvernement du Bengale occidental à notifier immédiatement cette demande et à la mettre en œuvre.

La CGT salue le courage et la détermination avec lesquels les travailleurs de Darjeeling et des Terai et Dooars ont manifesté par dizaines de milliers jusqu'à Siliguri pour exprimer leur protestation.

Qu'est-ce que la NREGA ?

La National Rural Employment Guarantee Act est une loi votée le 25 août 2005 en Inde et entrée en vigueur le 2 février 2006. Elle vise à offrir 100 jours de travail par an aux populations pauvres et rurales du pays. Cette loi et le programme associé induisent un budget de 7 milliards d'euros et touchent 140 millions de personnes. La loi a pour objectif de transférer des revenus aux populations les plus pauvres, mais également d'améliorer les infrastructures rurales déficientes, les travaux proposés étant essentiellement des travaux de construction. Le programme est cependant critiqué, notamment pour sa mauvaise gestion et la corruption importante qui détournent ces subsides.

Campanile Bussy-St-Georges et Arcueil : victoire pour les sans-papiers des sous-traitants

ven, 10/08/2018 - 15:21

13 salarié.e.s sans papiers des sociétés sous-traitantes pour les hôtels Campanile de Bussy-St-Georges et Arcueil vont obtenir leurs documents de demandes de régularisation.

Commerce


En grève le 2 août pour obtenir leur régularisation, 12 femmes de chambres et équipiers salariés du sous-traitant EGNH pour l'hôtel Campanile de Bussy-St-Georges, ont obtenu moins de 24h plus tard les papiers nécessaire au dépôt de leur dossier de régularisation en préfecture.

Certains d'entre eux travaillaient depuis plusieurs années pour des entreprises de sous-traitances du groupe Louvre- Hôtels, propriétaire de Campanile, et celles-ci n'avaient pas pris la peine de régulariser leur situation.

Un salarié de l'hôtel Campanile d'Arcueil a, dans la foulée et sous la pression d'une nouvelle grève, obtenu également les précieux documents.

Le syndicat CGT Hôtel de prestique et économiques se félicite de ces belles victoires, qui ont su mobiliser des salarié.e.s en situation de grande précarité sociale, victimes d'entreprises sous-traitantes sans scrupules.

Notre camarade Pascal Mauriéras enfin libre

mer, 08/08/2018 - 17:52
Palestine

Ce matin à l'aéroport de Roissy se sont retrouvé-e-s des nombreux militant-e-s de la CGT et de l'AFPS pour chaleureusement accueillir Pascal Maurieras, marin CGT et John Turnbull capitaine canadien du navire Freedom, partie intégrante de la « flottille de la liberté contre le blocus imposé depuis plus de dix ans à toute la population palestinienne de Gaza ».

Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 août 2018 en pleine eau internationale le bateau a été violemment attaqué par des pirates (car au sens des Conventions des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982, il s'agit sans aucune contestation d'un acte de piraterie) qui n'était autres que des forces spéciales israéliennes envoyées par leur gouvernement.

Dès que la CGT a été informée de cette prise d'otage, comme elle l'avait fait lors de l'arraisonnement la semaine précédente du bateau « Al-Awda », la CGT a exigée auprès des autorités françaises que la France demande la libération de toutes les victimes en citant particulièrement notre camarade.
Après des tractations et des lenteurs « politiques » notre camarade accompagné du capitaine du navire est enfin arrivé en France.

Un accueil fraternel et chaleureux les attendait à leur descente d'avion malgré des tracasseries de dernière minute faites par la PAF manifestement conseillé par un émissaire israélien.

La CGT réaffirme :

Que le gouvernement français doit faire cesser au plus vite, au besoin en mobilisant les instances internationales compétentes, ces actes de pirateries répétitifs en prenant toutes les mesures protectrices nécessaires pour assurer la sécurité des missions humanitaires et pacifiques. Pour rappel Madame Sarah KATZ, ressortissante française a déjà été victime d'un acte de piraterie, à bord du navire « Al-Awda », le 29 juillet, acte revendiqué par le gouvernement Israélien et son armée ;
Que le ministre des Affaires étrangères et de l'Europe ainsi que le gouvernement s'engagent à saisir les organisations internationales afin que le gouvernement Israélien soit condamné lourdement et qu'il cesse ses actions intempestives et illégales en mer comme en Palestine ;
Que la France et les organisations internationales exercent des vraies actions pour faire respecter les droits de palestiniens, victime depuis à minima 1948.

Montreuil, le 8 août 2018.

La CGT proteste contre les actes de piraterie pratiqués par les forces israéliennes, ainsi que les arrestations de syndicalistes à cette occasion

lun, 06/08/2018 - 17:19

Suite à un nouvel arraisonnement d'un navire par les autorités israéliennes, la CGT exige que le gouvernement français s'engage — entre autres — à saisir les organisations internationales afin que le gouvernement israélien soit condamné lourdement et qu'il cesse ses actions intempestives et illégales.

Proche-Orient

Dans la nuit du vendredi au samedi 4 août, le Freedom, deuxième bateau de la « Flottille de la Liberté » a été arraisonné dans les eaux internationales. Les assaillants qui ont pratiqué un acte de piraterie étaient les forces spéciales israéliennes, sous commandement du gouvernement d'Israël. À l'occasion de cet arraisonnement, Pascal Maurieras, marin CGT qui participait à cette mission humanitaire pacifique, a été violemment interpellé, frappé et jeté dans une prison israélienne.

Lors de l'arraisonnement du premier bateau — Al Awda — c'est Mike Treen, syndicaliste néo-zélandais de Unite, adhérant à NZCTU — New Zealand Council of Trade Unions — et à la CSI —Confédération syndicale internationale — qui a été interpellé et très violemment frappé par les agresseurs, entraînant des blessures importantes. Ces agressions, violences à l'encontre de syndicalistes et enfermements doivent cesser immédiatement. Il semble que Pascal Maurieras sera expulsé aujourd'hui vers la France même si aucune confirmation ne nous a été donnée.

La CGT s'étonne du peu de réactivité du gouvernement français pour faire respecter les règles de droit international, du peu d'empressement que le ministère des Affaires étrangères a montré pour demander des nouvelles et la libération de notre compatriote. La CGT pense qu'une fois de plus, les gouvernements français et israélien font preuve d'une volonté de criminaliser l'action syndicale, et que cela relève des discriminations syndicales.

La CGT exige que le gouvernement s'engage :

  • à faire libérer sans délais Monsieur Maurieras, ainsi que toutes les autres victimes, qui étaient toutes et tous sur ce navire pour une mission humanitaire et pacifique ;
  • à faire cesser au plus vite ces actes de pirateries répétitifs en prenant toutes les mesures protectrices nécessaires pour assurer la sécurité des missions humanitaires et pacifiques. Pour rappel, Madame Sarah Katz, ressortissante française, a déjà été victime d'un acte de piraterie à bord du navire Al Awda, le 29 juillet, acte de piraterie revendiqué par le gouvernement Israélien et son armée ;
  • à saisir les organisations internationales afin que le gouvernement israélien soit condamné lourdement et qu'il cesse ses actions intempestives et illégales ;
  • à ce que la France et les organisations internationales exercent de vraies actions pour faire respecter les droits des Palestiniens, victimes depuis a minima 1948.

Montreuil, le 6 août 2018

La direction de la tour Eiffel rompt les négociations

jeu, 02/08/2018 - 16:55

Alors que la direction de la société d'exploitation de la tour Eiffel (Sete) a suspendu les négociations avec les syndicats relatives à la réorganisation de la vente des billets pour ce monument. La CGT fustige ce projet qui met "les agents d'accueil à bout".

Île-de-france

Mercredi après-midi, la direction de la tour Eiffel a fermé le monument emblématique de Paris, visité par plus de 6 millions de personnes par an.

La raison ? La suspension des négociations avec les syndicats, qui dénonçaient le projet de réorganisation de la vente des billets. En l'espèce, les syndicats ne contestent pas la décision de monter à 50% la proportion de tickets ouverts à la réservation par créneau horaire, mais le choix de la direction de réserver l'un des deux piliers d'entrée à l'accueil de ces visiteurs.
La conséquence ? L'accueil de ces visiteurs engendre des files d'attente « souvent totalement déséquilibrées », jusqu'à trois heures pour des billets classiques et une heure pour les billets horodatés. « Les files d'attente sont parfois monstrueuses » souligne le délégué syndical CGT de la société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE).
La conséquence de cette réorganisation de la vente des billets ? Une insatisfaction tant des clients que des employés : « au delà du gâchis généré en termes d'efficacité, insatisfaction des visiteurs (…) les agents d'accueil sont à bout » fustige un salarié.

Contre la malhonnêteté d'une direction qui essaye de faire porter la responsabilité de la fermeture de ce monument emblématique de la ville de Paris sur le dos des salariés, la CGT exige l'emploi davantage de personnel pour faire face à l‘afflux toujours plus important de visiteurs, ainsi que la réorganisation de la vente des billets, afin que les visiteurs ayant des billets classiques ne soient pas obligés d'attendre 3 heures dans une file d'attente.

Une loi qui fait fausse route !

jeu, 02/08/2018 - 15:36

Élisabeth Borne, ministre des Transports, a présenté, lors du Conseil national de la transition écologique du 12 juillet, les grandes lignes de ce qui pourrait être la future loi des mobilités.

Tract

Si le constat est partagé sur l'urgence de remédier à la qualité de l'offre et à l'état des infrastructures — tant voyageurs que marchandises — les solutions proposées par le gouvernement sont en décalage avec les réalités et les attentes sociales et environnementales.

Pour ce gouvernement, les solutions seraient que le train et le réseau routier national non concédé (10 000 km) desservent les grandes métropoles entre elles. Puis les régions proposeront des solutions par l'intermédiaire des autorités organisatrices des mobilités. Dans le contenu du projet de loi, il ressort que les solutions sont à trouver sur les modes de transport utilisant principalement la route (autocar, autopartage, covoiturage, financement permis, véhicules, vélo, etc.), en cohérence avec le pacte ferroviaire qui pourrait conduire à la suppression de 9 000 km de lignes ferrées hors zone des métropoles (TER). Ce sont les régions qui décideront où elles déploieront les moyens financiers en partant du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet).

Pour la CGT, l'État ne peut pas être un simple spectateur. S'il doit donner du pouvoir aux régions pour organiser au mieux les transports en proximité, il ne saurait pour autant s'exonérer de s'assurer de l'effectivité du droit aux transports pour tous et de l'égalité des populations entre les territoires…

Cliquez sur l'image pour télécharger le tract entier.

Le logo en format AI

mer, 01/08/2018 - 17:14

Le dépliant

mer, 01/08/2018 - 17:11

Les affiches

mer, 01/08/2018 - 17:09

Fnac-Darty : des engagements non respectés et 20 millions d'euros d'amende à la clé !

mer, 01/08/2018 - 16:47

L'autorité de la concurrence vient de sanctionner le groupe Fnac-Darty par une amende de 20 millions d'euros pour le non-respect des engagements pris, suite au rachat par la Fnac de Darty. Cette sanction est la première infligée à une entreprise conditionnant une opération de concentration.

Commerce


En l'espèce, en 2016, lors de l'autorisation du rachat par la Fnac de Darty, le groupe était tenu de céder 6 de ses magasins afin de pouvoir valider le rapprochement des deux enseignes. Or, 3 des 6 magasins n'ont pas été cédés dans le temps imparti à des repreneurs agréés, alors que la Fnac avait une obligation de résultat et non de moyen.

Ainsi, cette sanction illustre et justifie tout le scepticisme et les réserves que la CGT avait témoigné lors du rapprochement de ces deux géants, avec une direction de la Fnac dans l'incapacité de respecter ses propres engagements.
Une fois encore, la Fédération CGT Commerce et Services réaffirme son soutien aux salariés impactés par la cession de leur magasin, qui, contrairement à ce que sous-entend leur direction, ne sont pas des marchandises.

L'autorité de la concurrence est une autorité administrative indépendante (AAI) crée par la loi de modernisation de l'économie d'août 2008. Elle est spécialisée dans l'analyse et la régulation du fonctionnement de la concurrence sur les marchés, pour la sauvegarde de l´ordre public économique.

Danger sur le logement !

mer, 01/08/2018 - 16:05
Action publique 2022

Action publique 2022
Danger sur le logement !

En octobre 2017, le 1er ministre créait un « comité action publique 2022 », présidé par la secrétaire générale de NEXITY, le président du conseil d'administration de SAFRAN et le directeur de l'institut des études politiques de Paris. Ce comité était chargé de faire un état des lieux de « l'efficacité » des politiques publiques menées dans le pays et de faire des propositions pour soi-disant les améliorer.
Le rapport « service public se réinventer pour mieux servir » balaye l'ensemble des politiques publiques dont celles concernant le logement et plus particulièrement le logement social.
A la lecture trois des propositions concernant le secteur du logement, le constat est accablant et inquiétant pour l'avenir des populations.
Le fil conducteur des propositions est désengagement de l'état par transfert aux régions voir aux collectivités territoriales tant du point de vue financier que responsabilité. Elles aggravent les dispositions prévues dans le projet de loi ELAN en voulant transformer le statut des bailleurs sociaux en statut commercial et ainsi les soumettre au paiement de l'impôt sur les sociétés.
Si la volonté de « fluidifier » le parcours résidentiel peut être compréhensible, mais cela ne peut se faire que dans le cadre d'une politique de développement de l'offre de logement par la hausse des constructions à loyers abordables y compris dans les zones dites tendues. En revanche, augmenter le loyer des uns en appliquant le surloyer de solidarité uniquement dans les zones tendues pour les inciter à se tourner vers le parc privé et ainsi libérer les logements n'est pas acceptable pour la CGT. Cela reviendrait à remettre en cause le principe de mixité sociale.
Tout comme la volonté de transférer aux régions voir aux métropoles les compétences en matière d'aide à la pierre et de droit opposable au logement reviendrait à remettre en cause le rôle de l'Etat en matière d'aménagement du territoire et du droit au logement. De plus en fonction des ressources des régions et des métropoles, le traitement pourrait être différent d'un territoire à un autre.
La CGT revendique la création d'un pôle financier public, à travers le livret A et la Caisse des Dépôts et Consignations, qui permettrait de financer la construction de logements sociaux sur l'ensemble du territoire et ainsi permettre de répondre aux besoins de la population.
Alors qu'à partir d'aujourd'hui la planète vit à crédit en matière environnementale, que les cas de précarité énergétique sont en progression constante, une des propositions vise à supprimer le taux réduit pour les rénovations thermiques des bâtiments.
L'encre de la convention quinquennale signée entre Action Logement (collecteur de la Participation des Employeurs à l'Effort de Construction) et l'Etat est à peine sèche que les membres du comité proposent de baisser le taux de 0,45% prélevé sur les entreprises de plus de 20 salariés actuellement. Seuil que le projet de loi PACTE prévoit de relever à 50 salariés.
Au-delà de la baisse de ressources que cela génèrerait pour Action Logement avec toutes les conséquences sur le niveau des aides et services offerts aux salariés en matière de logement, la volonté de fiscaliser cette participation des entreprises interroge sur le devenir même de la structure et des salariés qui la compose.
Ce rapport est dans la droite ligne des politiques rétrogrades menées par ce gouvernement.
Les propositions vont à l'encontre du droit au logement pour tous qui est élément essentiel du bien vivre ensemble, de l'intégration des populations et de la cohésion sociale. Elles ne doivent pas être suivies d'effet.

Montreuil, le 1er août 2018.

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