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Mis à jour : il y a 3 heures 41 min

La cgt du Nord organise la caravane de l'industrie tout le mois de juin

jeu, 07/06/2018 - 15:49
En direct de la CGT en territoires

Lors du dernier comité général de l'union départementale des syndicats CGT du Nord qui s'est déroulé à Waziers, le 23 février 2018, nous avons rappelé les intentions des multinationales qui avaient engagées un processus de démantèlement de la sidérurgie, pilier de notre industrie dans le Nord.
On a beaucoup parlé de Florange et des attaques subies voici quelques années par la sidérurgie en Moselle. Mais depuis quelques années, ce sont également les usines sidérurgiques du département du Nord qui sont exposées aux restructurations des multinationales.

La sidérurgie représente au total autour de 8 000 emplois directs dans le Nord (plus de 24 000 emplois induits). Elle est non seulement un pilier de notre industrie et de l'équilibre économique et social de bassins tels Dunkerque, Maubeuge ou Valenciennes, avec un tissu très important de fournisseurs et sous-traitants, mais aussi au cœur de l'industrie ferroviaire, automobile et répond à des besoins aussi essentiels que les transports, l'énergie, le BTP, l'agroalimentaire, la chimie, le médical, etc. Tous les bassins d'emplois du département du Nord sont concernés en sachant que l'ensemble des services publics seront impactés car l'évolution de l'industrie avec celle des services publics est indissociable.

Afin d'informer l'ensemble des salariés du Nord pour qu''ils se mobilisent à la hauteur des enjeux, pour défendre et consolider leur emploi face à ce jeu de massacre capitaliste, sans faire abstractions des revendications existantes, le secteur « Politique Industrielle » de l'union départementale CGT du Nord propose l'organisation d'une caravane de l'industrie qui traversera le département, elle est partie de Dunkerque le 23 mai 2018 et arrivera à Cambrai le 4 juillet.

Pour en savoir plus

Ensemble contre les idées d'extrême droite : rencontre européenne Strasbourg 5 juin 2018

jeu, 07/06/2018 - 15:49
En direct de la CGT en territoires

La CGT Grand-Est et VER.DI ArbeiterrInnen du Bade-Wurtemberg, Sarre et Rhénanie-Palatinat se battent au quotidien pour la défense des droits des salariés et la conquête de nouvelles avancées sociales en France, en Allemagne mais aussi dans toute l'Union européenne.

La montée du populisme, le vote en faveur de partis d'extrême droite y compris de la part de salariés, voire de nos syndiqués, ne saurait être acceptée par nos organisations progressistes qui refusent le racisme, la xénophobie, le repli sur soi.

Par conséquent, dans le cadre du travail de coopération mené depuis plusieurs années, nous avons décidé de tenir une rencontre européenne à Strasbourg le 5 juin avec la présence de 100 délégués de nos régions respectives.

Nous analyserons la situation des deux côtés du Rhin sur le développement des idées d'extrême droite, la question des migrants, les questions sociales et travaillerons notre démarche revendicative.

Notre lutte syndicale contre les idées d'extrême droite est primordiale, les travailleurs ont besoin de solidarité, de nouveaux droits dans le cadre d'une Europe sociale et non d'un retour de mouvements divisant la population, les travailleurs et menant à des catastrophes économiques, sociales et politiques.

La rencontre aura lieu au Centre européen de la jeunesse et se terminera vers 16 heures par une manifestation devant le parlement européen.

Le plan à 100 millions d'euros de Nicolas Hulot pour faire de la France le « leader mondial » de l'hydrogène

jeu, 07/06/2018 - 15:49
En direct de l'institutionnel

L'objectif est de faire de la France le « leader mondial de cette technologie » et de parvenir à ce que 10 % de la production d'hydrogène soit décarbonée d'ici à 2023, puis que cette part augmente pour représenter 20 à 48 % d'ici à 2028.

« Avec nos industries, toute la filière hydrogène existe en France, assure Nicolas Hulot. Ne loupons pas cette transition énergétique, soyons les premiers sur cette filière ! »
Face au « défi pour le futur » que représente le stockage de l'énergie renouvelable intermittente, la France a lancé vendredi 1er juin un plan, préparé depuis six mois par la DGEC et le CEA, de déploiement de l'hydrogène dans la transition énergétique.

Le ministre estime qu'il représente « une révolution potentielle pour les systèmes énergétiques » car l'hydrogène, un gaz que l'on peut stocker et qui s'avère très dense en énergie (et hautement inflammable), permet de « libérer tout un tas d'usages » :

  • s'il apporte une solution au stockage d'énergie, il peut également être brûlé et apporter de la chaleur ;
  • il peut être transformé en électricité grâce à une pile à combustible ;
  • il peut enfin décarboner les réseaux de gaz et être utilisé dans le secteur de la mobilité. Avec, par exemple, la création de véhicules à moteur électrique et réservoir à hydrogène, permettant de créer une alternative au véhicule à batterie.

L'hydrogène est actuellement loin d'être vertueux sur le plan climatique puisque le méthane est nécessaire à sa production. Ainsi, fabriquer 1 kg d'hydrogène revient à relâcher 13 kg de CO2 dans l'atmosphère. Son usage est donc pour le moment restreint au secteur industriel (raffinage, engrais, chimie du chlore).

Une situation que le ministère souhaite voir évoluer en décarbonant la production d'hydrogène grâce à la technique de l'électrolyse. Cette dernière permet de produire l'hydrogène, non plus à partir d'énergies fossiles, mais à partir d'eau et d'électricité. Son coût a été divisé par quatre durant ces cinq dernières années.

L'objet du plan est donc d'accompagner le développement de ces « usages vertueux » et de consolider une filière dans laquelle plusieurs entreprises françaises se sont déjà lancées, à l'image d'EDF, Engie, Air Liquide, PSA ou Alstom.

Certaines villes souhaitent également favoriser cette énergie, à l'instar de Cherbourg et de Pau, qui ont (en 2017) ou vont lancer (en 2019) des lignes de bus à hydrogène.

À l'international, plusieurs pays se positionnent sur le secteur, notamment le Japon, l'Allemagne ou les Pays-Bas. Ces deux derniers pays expérimentent actuellement des trains à hydrogène fabriqués en France. L'Allemagne a lancé un projet de déploiement de 400 stations-service hydrogène à horizon 2023. Le Japon se montre « ambitieux » en envisageant 40 000 véhicules à hydrogène d'ici à 2020, 200 000 d'ici à 2025 et 800 000 d'ici à 2030 et 160 stations à hydrogène en 2020 et 320 en 2025.

C'est à cet horizon 2023 que se déploiera le plan français, doté de 100 millions d'euros, en partie consacrés au déploiement d'électrolyseurs en France, dès le deuxième semestre 2018. Ils seront financés via un système d'appel à projet et d'aide à l'investissement, piloté par l'Ademe.
Pour suivre la décarbonation de la production, le ministère souhaite par ailleurs que d'ici à 2020 un système de traçabilité soit mis en place.

Selon France Stratégie, 3 000 exemplaires de véhicules à hydrogène ont été vendus dans le monde en 2017. Principal obstacle à son déploiement : son coût (plus de 60 000 euros pour le modèle Toyota Mirai), qui le limite à des opérations de démonstration fortement subventionnées à l'intention de « flottes captives » et de poids lourds. « La multiplication des véhicules grand public paraît difficilement envisageable avant 2030. »

Pour créer une demande, le ministère souhaite également que des flottes de véhicules soient constituées, et davantage de stations à hydrogène créées. C'est le deuxième axe du plan, qui vise une centaine de stations installées en 2023, 200 véhicules lourds et 5 000 utilitaires plus légers en circulation, sachant que l'Hexagone compte actuellement 263 véhicules en circulation (majoritairement des taxis) et 20 stations. La constitution de ces flottes sera encouragée via une aide à l'investissement sous forme d'avance remboursable. Ces flottes permettraient de répondre aux problèmes de pollution de l'air, alors que la Commission européenne vient de décider mi-mai de renvoyer la France devant la Cour de Justice de l'UE.

Toujours en matière de mobilité, la DGPR devra travailler à la rédaction d'un référentiel afin de définir des règles de sécurité et de prévention des risques aux abords des stations d'hydrogène.Une mission parlementaire sera également lancée dans les prochaines semaines sur la trajectoire de verdissement du parc ferroviaire.

Troisième volet de ce plan : pousser la réflexion sur l'injection d'hydrogène dans le réseau de gaz, ou le « power to gas ». La France compte actuellement deux démonstrateurs, l'un à Fos-sur-Mer et l'autre près de Dunkerque, mené par Engie, et qui sera inauguré à Cappelle-la-Grande le 11 juin. Mais les incertitudes restent élevées, notamment sur le taux d'injection.
Aussi, il sera demandé au gestionnaire de réseau de rédiger un rapport sur les capacités d'hydrogène à injecter, dans quelles proportions et pour quelles conséquences économiques.

(Source AEF)

« Opérationnelle dès aujourd'hui », la Banque des territoires mobilisera en moyenne 20 milliards d'euros par an

jeu, 07/06/2018 - 15:49
En direct de l'institutionnel

Au cœur du projet d'Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts, la banque des territoires a été officiellement lancée ce mercredi 30 mai. Il s'agit d'une « construction managériale » et d'« une marque » pour offrir un « meilleur service », davantage « personnalisé », et non d'une nouvelle structure.

« La banque des territoires doit être le bras armé d'une volonté politique de solidarité et d'égalité entre les territoires français », estime le ministre de l'Économie et des finances, Bruno Le Maire.

Elle regroupera quatre directions existantes de la Caisse (fonds d'épargne, investissements et développement local, clientèles bancaires, réseau et territoires) auxquelles sont associées deux de ses filiales à 100 %, la SCET (conseil et ingénierie) et CDC Habitat (opérateur de logement social et intermédiaire).

Cette structure doit permettre d'offrir un point d'entrée unique aux clients de la Caisse et une palette de solutions à toutes les étapes de leur projet, « en amont comme en aval ».

En moyenne, cette « banque », qui n'en est pas une au sens juridique du terme, devrait proposer 20 milliards d'euros de financement par an à ses clients (collectivités locales, organismes de logement social, EPL, professions juridiques) sur « tous les territoires » : « 15 milliards d'euros de prêts au logement social » et à la politique de la ville via le fonds d'épargne, « 2 milliards d'euros en complément issus du Plan logement » présenté le 5 avril dernier, « 1,5 milliard d'euros de prêts aux collectivités locales et 1,5 milliard d'euros d'investissement sur fonds propres ».
La Banque des territoires « est déployée dans les 16 directions régionales et 35 implantations territoriales » de la CDC.

Une plateforme digitale – prévue pour l'automne au plus tard – doit faciliter les échanges. C'est par ce biais que les organismes de logement social pourront avoir recours aux PHBB. La seconde vague de ces prêts, d'un montant de 2 milliards d'euros pour « accompagner les rénovations et exercer un effet de levier sur la construction neuve de logements sociaux » à partir du 5 juin.

Du côté des syndicats, qui assurent comprendre la nécessité d'une plus grande visibilité auprès des clients, et notamment des élus, l'appellation « Banque des territoires » ne passe pas.

« La CDC n'est pas une banque juridiquement et il ne faut pas qu'elle le soit », commente Jean-Philippe Gasparetto, délégué syndical CGT. Concernant le logement social, il pointe le « gros danger du découpage entre le service de production des prêts et la direction des fonds d'épargne », seul le premier passant à la Banque des territoires. Ce qui pourrait ouvrir la voie, à terme, à une modification des règles de fonctionnement du financement du logement social, si les prêts à l'habitat ne sont plus structurellement appuyés sur le livret A.

(source AEF)

Emmanuel Macron annonce une mobilisation en faveur des quartiers prioritaires de la ville, les élus globalement déçus et frustrés

jeu, 07/06/2018 - 15:48
En direct de l'institutionnel


Suite à la remise du rapport Borloo au Premier ministre fin avril, le président de la république a présenté, le 22 mai, un certain nombre d'engagements sur les quartiers prioritaires de la ville, dans un discours intitulé "La France, une chance pour chacun" et reprenant la philosophie énoncée lors de son déplacement à Roubaix et Tourcoing en novembre 2017. Ils répondent à trois grands objectifs : garantir "les mêmes droits, mais des droits réels", "que chacun puisse réussir sa vie par l'école et la réussite économique", "savoir refaire République".
Ils pourront se traduire en pactes, chartes, protocoles, accords …. Mais "Je ne vais pas vous annoncer un plan Ville ou un plan Banlieue, cette stratégie est aussi âgée que moi … La quatrième génération ne croit plus dans les discours politiques ... Nous nous devons d'inventer ensemble une méthode, un rythme sans doute différent."
"Il y a des territoires en grande difficulté, et ils peuvent être très urbains, très ruraux, les raisons sont profondément différentes ... il faut une politique de droit réel, d'effectivité des droits dans ces endroits de la République".

S'inspirant du rapport Borloo et de l'idée d'une Cour d'équité des territoires, le président de la république a indiqué que des annonces seraient faites "en juillet". "Je ne suis pas sûr de vouloir recréer une Cour, mais je trouve que l'idée d'une équité territoriale, d'avoir une instance de recours et de la transparence sur ce sujet, est une bonne idée".
Il s'est dit favorable à "un débat d'évaluation de l'équité territoriale au Parlement" pour que les parlementaires "puissent étudier chaque année ces recours et débattre démocratiquement en disant 'vous voyez bien que, sur tel ou tel quartier, on n'est pas au rendez-vous !'". Il s'agirait de disposer ainsi d'un "aiguillon salutaire de l'action du Parlement et de l'action collective".
Pas question de tout mettre sur le dos de l'État : "Quand ça ne marche pas, c'est aussi parfois la faute des maires ou du manque de mobilisation des habitants."
Un site internet, "La France, une chance", devrait ouvrir prochainement pour recueillir auprès des citoyens "ce qui ne marche pas", le traitement des problèmes pourrait se faire en ligne, certaines interventions pourraient être anonymes.
Dans le cadre de la création de l'Agence nationale de cohésion des territoires, le président entend mobiliser les financements publics ainsi que les acteurs privés et publics autour du "rattrapage des territoires". Il envisage la création d'un "opérateur de rééquilibrage", "instrument de la politique de cohésion" et financé par un budget pluriannuel.

Il s'adresse aussi aux présidents de métropoles et d'agglomérations : "Banco pour le pacte de Dijon, on le fait !", a-t-il répondu aux présidents de l'ADCF et de France urbaine venus présenter le pacte élaboré par les deux associations avec Jean-Louis Borloo et signé par 78 présidents d'agglomérations.

Pour garantir "les mêmes droits, mais des droits réels", "la base sera la sécurité et la justice" : déploiement de la police de sécurité du quotidien, évolution des polices municipales, protocoles maires - préfets pour les groupes d'évaluation départementaux antiterroristes et la communication du fichier FSPRT (recense 20.000 personnes identifiées comme les "plus à risque") d'ici juillet, plan de lutte contre le trafic de drogue d'ici juillet, organisation dans les quartiers d'"une société de la vigilance" qui "ne soit pas une société de la délation" ...
L'habitat et le logement sont aussi concernés, sans aucune référence au contrat de ville : lancement de l'opération "Cœur de quartier" à l'échelle de la métropole ou de l'agglomération sur le modèle de "Cœur de ville". Les acteurs devront, d'ici juillet, "définir clairement les priorités actuelles de la rénovation urbaine, le budget nécessaire" ainsi qu'un certain nombre de quartiers prioritaires dont la réhabilitation devra être lancée "en six mois". Le président de la République a fait le lien avec le projet de loi Elan en cours de discussion au parlement (logement social, copropriétés dégradées, habitat indigne, "simplification des procédures" à l'encontre des marchands de sommeil …).
"Depuis des décennies, l'État reloge les plus fragiles" dans les quartiers prioritaires. "Nous devons changer de stratégie d'affectation et d'organisation de l'hébergement d'urgence", a par ailleurs estimé le président de la République. Une réflexion qu'il entend mener "d'ici septembre" avec les services de l'État, les métropoles et "avec les zones rurales où une des fragilités est la perte d'habitants". Cette politique sera "volontaire en bousculant les idées reçues" car "c'est indispensable et bon pour le pays".
"On garde l'Anru" qui a été "abimé ces dernières années car, faute de crédits, on lui a demandé de servir moins de projets et on a rallongé les délais". Rappelant que "nombre de nos territoires" ont un problème d'équipements, Emmanuel Macron envisage la création d'un "opérateur de rattrapage d'équipements", dans le cadre de l'Agence nationale des territoires, qui mobiliserait, dans le cadre d'une programmation pluriannuelle, les financements publics de l'État, des collectivités, de la Caisse des Dépôts et d'acteurs privés.

Concernant "l'école, la réussite économique et l'emploi", Emmanuel Macron a rappelé la mise en place progressive des CP et CE1 dédoublés dans les REP et REP +, la scolarisation des enfants de moins de 3 ans des quartiers et le continuum crèche-maternelle. Il s'est longuement attardé sur le stage en entreprise effectué par les élèves de 3e et a annoncé 15.000 stages proposés par les entreprises et 15.000 autres par l'État dans le cadre d'une "bourse des stages" mise en place pour la prochaine rentrée scolaire, les collectivités locales sont invitées à participer.
Des accords seront signés avec des fédérations sportives (football, boxe …) dès juillet. Le chef de l'État a, plus globalement, fait part de sa volonté de "donner une visibilité au financement des associations sur la base d'engagements clairs". Ainsi, "d'ici septembre", une "méthode" sera proposée afin d'éviter aux petites associations d'"aller mendier" des subventions dans le cadre contraint des appels à projets : "On a systématisé les appels à projets, y compris lorsqu'il s'agit d'obtenir 3.000 euros, c'est ridicule".
Il a souhaité encourager l'accès des jeunes de banlieue à l'enseignement supérieur et à l'apprentissage. Il entend développer les CFA "dans ou à proximité" des quartiers prioritaires de la politique de la ville, alors que les jeunes de ces territoires y ont peu accès, dans le cadre d'un "travail territorialisé avec Pôle emploi". Il annonce "l'ouverture, sans limite, de prépas-apprentissage aux CFA et lycées professionnels qui seront volontaires dans les quartiers". Pour cela, il demande "la mobilisation de toutes les branches professionnelles". Il a dit "Chiche !" à la Fédération française du bâtiment (FFB) qui a proposé de recruter 25.000 "bâtisseurs d'avenir" dans les quartiers.
Aux 120 plus grandes entreprises françaises de l'indice boursier SBF120, il a demandé de "prendre leur part". Il les réunira "en juillet" sur un sujet plus large que les banlieues. "Vous allez m'aider et montrer à tous les esprits chagrins que quand on aide les entrepreneurs à réussir, ça peut être efficace et juste" en les appelant à une "mobilisation citoyenne". Il leur demande de prendre des stagiaires de 3e, des apprentis. Il a aussi annoncé qu'un "pacte de croissance" serait signé avec les entreprises de l'économie sociale et solidaire (ESS).

Le troisième axe, "Faire République" comprend les mesures liées à la sécurité, mais aussi tout le travail de lutte contre les discours racistes et antisémites.
Il s'est engagé à "réinvestir dans l'école" avec le développement des "référents laïcité" pour former les maîtres. Pour cela, "on va accompagner les maires".
Pour lutter contre la radicalisation, le président croit aussi à l'idée de "construire des héros de la République" qui seraient des "figures (de réussite) auxquelles les jeunes pourraient s'associer".
Il appelle les organisations syndicales et patronales à une "mobilisation générale" sur la lutte contre la discrimination. Les entreprises du SBF120 seraient soumises à des opérations de tests anonymes visant à détecter les cas de discrimination à l'embauche, au rythme de 40 par an pendant trois ans.
La pénalisation des outrages sexistes serait l'une des priorités de la police de sécurité du quotidien.

Beaucoup de rendez-vous en juillet, d'autres à la rentrée. Le président de la république a annoncé un rendez-vous "tous les deux mois" à partir de juillet autour de son "conseil présidentiel des villes" qu'il entend utiliser comme une "vigie" pour définir les actions à mener et la feuille de route tout d'abord, puis pour "regarder les cas précis et voir ce qui marche et ce qui ne marche pas".

Le discours du chef de l'État n'a pas manqué de faire réagir les élus et leurs associations.
"Les moyens budgétaires, nerf de la guerre, ne sont pas au rendez-vous" ; politique publique d'État qui s'en remettrait "principalement au bon vouloir des seuls acteurs économiques pour lutter pour l'emploi et la formation" ; "sans évoquer le rôle majeur des services publics comme outils républicains égalitaires, ni annoncer aucun calendrier de généralisation des expérimentations ciblées sur quelques quartiers" ; traitement "dédaigneux" ; élus locaux "tout juste jugés bons à exécuter, au mépris de la libre administration de leurs communes, des décisions prises par l'État", "abandonnés à leurs difficultés que l'État a lui-même générées avec les baisses des dotations" ; "assez d'être des spécialistes de la gestion de la misère" ; absence de vision d'ensemble…
Globalement, ils se disent dans l'attente de précisions et se montrent déçus de voir que seule une poignée de propositions du rapport Borloo aient été retenues.

Pour aller plus loin :
Le discours du président de la République "La France une chance pour chacun", le 22 mai 2018 à l'Elysée

(Sources AEF et Caisse des dépôts)

La pollution de l'air réduit l'espérance de vie dans les villes les plus riches de l'Europe, la Commission européenne renvoie la France et 5 autres États membres devant la Cour de justice de l'UE

jeu, 07/06/2018 - 15:48
En direct de l'institutionnel


Dans les villes des pays européens à revenu élevé, la pollution de l'air « diminue l'espérance de vie moyenne de deux à vingt-quatre mois, en fonction des niveaux de pollution », selon les résultats de la base de données sur la qualité de l'air ambiant de l'Organisation mondiale de la santé, publiés le 2 mai. 4 300 villes issues de 108 pays contribuent à cette base de données selon laquelle près de 90 % des habitants de la planète respirent un air pollué.

L'OMS appelle ces pays à coopérer dans les secteurs des transports durables, de production et d'utilisation d'énergies plus efficaces et renouvelables, ainsi que de gestion des déchets.

Le commissaire européen à l'environnement a annoncé, le 17 mai, qu'il saisit la Cour de justice européenne pour les infractions en matière de pollution de l'air commises par la France et cinq autres États membres : Allemagne ((26 zones concernées dont Berlin, Munich, Hambourg et Cologne), Hongrie (3 zones), Italie (28 zones), Royaume-Uni (16 zones concernées dont Londres), Roumanie (1 zone). « Nous avons déjà été patients, nous ne pouvons pas repousser sans fin notre décision ». Trois États (République tchèque, Slovaquie, Espagne) échappent à une saisine. Les pays concernés n'ont pas respecté les valeurs limites de particules fines et dioxyde d'azote.

La décision de l'exécutif européen s'inscrit dans un contentieux vieux de plus de dix ans pour non-respect des valeurs limites de particules fines et des seuils relatifs à la pollution au dioxyde d'azote fixés par la directive 2008/50/CE respectivement pour 2005 et 2010. Ces deux polluants proviennent essentiellement de l'activité industrielle et de la circulation routière alors que les problèmes de qualité de l'air sont jugés responsables de près de 400 000 morts prématurées en Europe chaque année.

Sommés de présenter des « mesures crédibles, efficaces et en temps utile », six États membres n'ont donc pas convaincu le commissaire européen qui juge ces actions « insuffisantes » : « Les plans d'actions proposés ne sont pas complets et ne permettent pas de parvenir aux objectifs dans les temps impartis », explique le commissaire qui propose aux pays concernés « une coopération étroite » avant d'éventuelles sanctions financières de la part de la Cour de justice. Les trois autres pays ont présenté des mesures « qui semblent être suffisantes si elles sont mises en place rapidement ». Le commissaire européen prévient toutefois qu'il « suivra de près la qualité de l'air » dans ces pays et dans tous les États membres de l'UE.

La France, qui était concernée à double titre, est poursuivie pour non-respect des valeurs limites de dioxyde d'azote dans 12 zones : Paris, Lyon, Marseille, Toulon, Clermont-Ferrand, Montpellier, Toulouse, zone urbaine régionale de Champagne-Ardenne, Grenoble, Strasbourg, vallée de l'Arve, Nice. En juin 2015, elle avait reçu une mise en demeure pour dépassement dans 19 zones. Elle n'est pas poursuivie pour le non-respect des valeurs de particules fines dans 10 zones (Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Martinique, vallée de l'Arve, zone urbaine régionale de Paca, Nice, Toulon et Douai-Béthune-Valenciennes) pour lesquelles elle avait reçu un avis motivé en avril 2015. Le plan français consiste en un plan de réduction des pollutions atmosphériques (Prepa) adopté en mai 2017, la hausse de la fiscalité sur le diesel, la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes à partir du 1er juillet, 14 feuilles de route préparées en mars par des collectivités concernées par des dépassements d'émissions de PM-10 et de NOx pour répondre à une injonction du Conseil d'État de juillet 2017.

Nicolas Hulot et Élisabeth Borne affirment leur « détermination » à accélérer la lutte contre la pollution de l'air afin d'améliorer la qualité de vie des Français et à mettre fin au contentieux européen. Ils annoncent de nouvelles mesures en juin dans le cadre du projet de loi d'orientation des mobilités.

La Commission européenne publie une communication intitulée « Pour une Europe qui protège : un air propre pour tous » où elle recense une série de mesures destinées à lutter contre la pollution de l'air à destination des États membres.

Pour en savoir plus

(Sources OMS et AEF)

Hôpital du Rouvray : ouverture de négociations jeudi 7 juin en Préfecture

jeu, 07/06/2018 - 15:04

Alors que les salariés de l'hôpital psychiatrique du Rouvray sont en grève de la faim depuis plus de 15 jours afin d'exiger de meilleurs conditions de travail et un accueil digne pour leurs patients, ces derniers ont enfin obtenu l'ouverture de négociations, jeudi 7 juin en préfecture.

Santé

En grève de la faim depuis plus de 15 jours, les salariés de l'hôpital psychiatrique du Rouvray ont enfin obtenu l'ouverture de négociations, jeudi 7 juin en préfecture, les pouvoirs publics s'étant engagé verbalement sur des avancées possibles.

En l'espèce, les hospitaliers du Rouvray dénoncent tant leurs conditions de travail, que la prise en charge de la population. Ils exigent l'ouverture des lits nécessaires pour mettre fin à la sur-occupation des unités, afin de créer les conditions optimales de prise en charge.
Par ailleurs, ils réclament également l'embauche de 52 emplois immédiats afin de faire face à la demande toujours plus grande, dans « un établissement qui est 115% de sa capacité d'accueil », souligne Agathe Chopart, infirmière et représentante CGT du personnel.

Alors que la Préfecture et le ministère ont pris des engagements verbaux sur des avancées possibles, la CGT attend la confirmation jeudi 7 juin, dans le cadre de l'ouverture des négociations en Préfecture.
La CGT du Rouvray, l'intersyndicale, ainsi que l'assemblée des grévistes piloteront la suite à donner. Le 1er Juin, 480 congressistes avaient adopté une motion en ce sens.

Toutes et tous devant le TGI de Paris aux côtés des lycéens et militants !

jeu, 07/06/2018 - 11:51
NON À LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL

Le 22 mai, à Paris, jour de mobilisation unitaire de la Fonction Publique, des manifestants ont fait l'objet d'interpellations par les forces de l'ordre, tout comme les lycéens pour l'occupation du lycée Arago.
Garde à vue prolongée, passage en comparution immédiate, rien ne leur a été épargné !

Le 15 juin aura lieu le procès d'un certain nombre d'entre eux dont un camarade, manifestant et militant, qui a eu pour seul tort de porter un « sweat à capuche noire ».
Agent public, il manifestait dans le cadre de l'appel unitaire Fonction publique contre la « casse du service public ». Quelle absurdité de se retrouver aujourd'hui sur le banc des accusés alors qu'il manifestait pour un service public de qualité !

Les jeunes arrêtés au lycée Arago étaient réunis pour discuter des réformes en cours, aucune dégradation n'a été constatée. Les conditions de leur arrestation et de leur mise en garde à vue ont soulevé l'indignation de leur famille et de leurs enseignant-e-s, le traitement qui leur a été infligé, y compris aux mineurs, est totalement disproportionné.
Les délits sur lesquels reposent ces procédures sont issus d'une loi de 2010 qui punit la « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « l'intrusion dans un établissement scolaire ».
Gérard Collomb fustigeait à l'époque cette atteinte à la liberté fondamentale de manifester lorsque Christian Estrosi avait déposé cette proposition de loi. Aujourd'hui, ministre de l'Intérieur, il se sert entre autres de ces dispositions pour réprimer le mouvement social.
À cet usage de lois répressives s'ajoutent ses récentes déclarations polémiques prônant l'auto-défense pour assurer la sécurité publique. Cela ne fait que confirmer la stratégie du gouvernement : intimider les manifestants et discréditer les luttes légitimes pour le progrès social.
Pour la CGT, la priorité est de développer les services publics, bien commun de toutes et tous et de de leur donner les moyens de répondre aux besoins de la population. Il est urgent que le gouvernement entende les revendications exprimées et respecte pleinement les libertés fondamentales, comme celle de manifester, qui permettent la pleine expression du mouvement social.

La CGT et ses organisations – qui ne cautionnent pas les actes injustifiables de personnes extérieures au mouvement social – dénoncent cette répression et cette instrumentalisation de la justice.

La CGT est solidaire des manifestants et des jeunes poursuivis.

Elle appelle à un rassemblement le vendredi 15 juin 2018 de 12h à 15h devant le Tribunal de Grande Instance, 2945 avenue de la Porte de Clichy, Paris 17ème, métro Porte de Clichy.

Montreuil, le 7 juin 2018

Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie veut multiplier les hôpitaux de proximité !

mer, 06/06/2018 - 17:25
Santé

Big bang dans le monde de la santé ! Alors que le gouvernement actuel poursuit les politiques sanitaires qui visaient au regroupement des hôpitaux dans des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM), où siègent partenaires sociaux et personnalités, devrait rendre à l'exécutif un rapport détonnant sur l'aménagement sanitaire. Il préconise, a contrario de la tendance actuelle, de créer des établissements de santé de proximité, au nombre de 600. Le HCAAM les surnomme « établissements communautaires ». Le rapport du HCAAM formule également moult propositions, qui ont trait aussi bien à la formation des médecins qu'à la coopération des professionnels de santé dans les territoires de santé. Le point avec le Dr Christophe Prudhomme, de la fédération santé action sociale de la CGT.

Vers l'équilibre des comptes de la sécurité sociale mais à quel prix ?

mer, 06/06/2018 - 16:00
SÉCURITÉ SOCIALE

Qui peut se réjouir de la résorption du déficit de la sécurité sociale et de l'assurance maladie qui devrait être ramené à 300 millions d'euros en 2018 ? Sûrement pas les patients, ni les professionnels de santé.
Nous tenons à insister sur le fait que l'augmentation globale de la masse salariale (qui accroît automatiquement les rentrées de cotisations sociales) a permis en grande partie ce résultat, en plus d'économies drastiques au détriment de l'accès aux soins et de leur qualité. Peut-on se satisfaire d'un résultat comptable alors que l'actualité fait état de dysfonctionnements majeurs liés au manque de moyens ?
Tout le monde a bien à l'esprit les scandales qui se sont multipliés ces derniers mois : les conditions d'accueil dans les services d'urgence, dans les EHPAD, l'incapacité à répondre de manière satisfaisante lors des multiples appels au SAMU par manque de médecins et par manque de moyens.
Les économies impactent directement le fonctionnement des organismes de sécurité sociale et se traduisent par des milliers de suppressions de poste.
En découle la dégradation des conditions de travail des personnels, en nombre insuffisant, se traduisant par la multiplication des cas de souffrance, de burn-out et de suicides.
Quelle indécence de se réjouir de ces éléments financiers alors que des personnels sont contraints à utiliser des moyens de lutte désespérés, comme la grève de la faim actuellement en cours à l'hôpital psychiatrique du Rouvray !
Depuis des mois, les luttes se multiplient dans tous ces secteurs, dans les hôpitaux et les EHPAD, pour dénoncer les plans d'austérité.
Cette politique « d'équilibre » budgétaire s'opère au détriment de la santé, de la vie de la population, au prix du renoncement aux soins pour près d'un tiers de la population et de la progression des inégalités.
Une situation inadmissible que la CGT dénonce fermement !
Nous avons besoin au contraire de donner des moyens supplémentaires à la santé, à la sécurité sociale. Cela passe par des mesures concrètes :
cesser les exonérations des cotisations sociales et remettre en cause le CICE ;
augmenter les salaires ;
réaliser l'égalité salariale femme/homme, ce qui rapporterait 5 milliards euros de recettes nouvelles ;
transformer la CSG en cotisations sociales ;
mettre à contribution les revenus financiers des entreprises ; rappelons que les dividendes versés aux actionnaires correspondent à 55 milliards d'euros : sur 100 euros de richesses créées, 67 euros vont dans les poches des actionnaires et 5 euros seulement pour les salaires.
La recherche permanente d'économies n'est pas la bonne solution. Il y a urgence à instaurer une nouvelle répartition des richesses pour assurer un haut niveau de protection sociale dans notre pays.

Montreuil, le 6 juin 2018

Questionnement sur le Numérique : pistes de réflexion pour une appropriation syndicale des enjeux

mer, 06/06/2018 - 15:40

Le collectif politique industrielle, numérique et développement humain durable a mis en place un groupe de travail pour traiter plus précisément les questions et enjeux liés aux technologies dites du numérique. À partir des éléments existants, des réflexions et débats en cours, le groupe a d'abord proposé dans une première étape un débat à la Commission exécutive confédérale. La CEC a décidé de compléter la présentation afin de fournir un document large qui pose la réflexion de la CGT dans ce vaste domaine. Celui-ci constitue en effet le premier écrit complet de la CGT sur le sujet. Il a vocation à engager la réflexion et permettre de dégager des pistes de travail pour notre organisation, sachant que ce domaine est en évolution constante.

Cliquez sur l'image pour télécharger le livret

L'OIT appelle à déployer des efforts d'urgence dans la lutte contre le SIDA

mer, 06/06/2018 - 09:51

Selon un rapport de l'OIT, le VIH et le Sida continuent d'impacter fortement la population active, avec de graves conséquences économiques et sociales. Ainsi, l'OIT appelle à déployer des efforts d'urgence afin de combler les lacunes en matière de traitement et mettre en place des mesures de dépistage et de prévention afin de garantir aux travailleurs qu'ils pourront mener une vie digne.

International

Comme le démontre l'OIT dans son dernier rapport, « le VIH et le Sida provoquent des centaines de milliers de décès de travailleurs qui auraient pu être évités grâce aux traitements ».

Par ailleurs, le nombre de travailleurs vivant avec le VIH est passé de 22,5 millions en 2005 à 26,6 millions en 2015 et devrait approcher les 30 millions en 2020, « même si les traitements ARV sont étendus comme prévu » souligne le rapport.

Guy Ryder, Directeur général de l'OIT conclue : « Le simple élargissement de l'accès aux traitements ne suffit pas. Les mesures de dépistage et de prévention du VIH doivent aussi être intensifiées si nous voulons mettre fin au Sida. C'est l'évidence même sur le plan humain. Et c'est judicieux sur le plan économique ».

En 2020, le rapport évalue à 420 000 le nombre de décès attribués au VIH et au Sida dans la population active.

#j'optimisme : Carrefour s'apprête à licencier 2100 salariés

mer, 06/06/2018 - 09:50

Alors que le groupe Carrefour s'apprête à fermer 243 magasins Carrefour de proximité (ex dia), un document notarial dévoilé en conférence de presse à la CGT mardi 5 juin 2018 démontre que Carrefour ne veut pas trouver de repreneurs à ces magasins, préférant la politique de la terre brûlée. 2100 salariés sont concernés.

Commmerce

Comment être optimiste, quand Carrefour s'apprête à fermer 243 magasins Carrefour Proximité, qu'elle venait de racheter à DIA, afin que ces derniers ne se retrouvent pas dans les mains de la concurrence ?

Aujourd'hui, la direction de Carrefour, par la voix de son PDG Alexandre Bompard, compte fermer ces magasins afin de « maintenir la compétitivité ». Pourquoi ce dernier accepterait de laisser partir ces magasins à la concurrence quand leur fermeture est justement motivée par le maintien de la compétitivité ?

Comme le souligne le document notarial ci-dessous, aujourd'hui la CGT a la preuve que la Direction de Carrefour ne veut pas de repreneurs. En l'espèce, une solution de reprise de 152 magasins a été adressée à la direction, sans aucune réponse de sa part, ni communication auprès des organisations syndicales.

Ainsi, si la direction de Carrefour n'a trouvé de repreneurs que pour 29 des 272 magasins, ce n'est pas par manque d'opportunités, mais par manque de volonté. Cette dernière ne veut pas que ces magasins qu'elle a pourtant décidé de fermer, partent à la concurrence, et tant pis pour les 2100 salariés et leurs familles.

La CGT alerte les pouvoirs publics sur les 2100 salariés qui vont se retrouver sans emplois, dans l'indifférence complète. Pourtant, le gouvernement devrait être courant. Comme le montre l'image ci-dessous, la conseillère justice d'Edouard Philippe, notre premier Ministre, n'est d'autre que la femme du PDG de Carrefour, Alexandre Bompard. Alors l'inaction des pouvoirs publics et du gouvernement, tant sur les 2100 suppressions d'emplois que sur l'absence de volonté de trouver des repreneurs est-il un hasard ou une coïncidence ?

Espérons que Madame Caubel, ancienne magistrate, pourra briefer Alexandre Bompard ce soir au dîner sur les obligations légales de reclassement des salariés dans le cadre d'un PSE.

L'acier : un enjeu pour l'avenir industriel

mar, 05/06/2018 - 18:12

La CGT a engagé une campagne de reconquête de l'industrie. En effet, il est illusoire de penser résoudre la dramatique question du chômage sans redresser l'économie et par conséquent sans redresser l'industrie. La légère embellie actuelle le met en évidence qui contribue de fait à accentuer le déséquilibre commercial. Dans notre démarche, nous affirmons qu'il n'y a pas une industrie du passé, sur laquelle il faudrait tirer un trait, et une industrie d'avenir hautement technologisée qui serait le produit de la génération spontanée.
La vision étroite du gouvernement, en particulier du ministre de l'Économie, ânonnant « compétitivité-productivité-numérique » est affligeante. L'avenir de l'industrie n'est pas soluble dans le 4.0 ou la France startup Nation. La sidérurgie en est un exemple frappant. L'acier est un produit de base pour l'industrie et le bâtiment. La conséquence sur l'outil industriel, dans ce domaine, conduit à ce que les importations d'acier ont augmenté, la seule année dernière, de 52,8% d'après les données Eurostat. Aujourd'hui la France produit trois fois moins d'acier que l'Allemagne, alors que les aciéries électriques permettent une production qui minimise les émissions de Co2 et recycle la ferraille.
Les exportations des déchets en France croissent régulièrement et fortement et contribuent, artificiellement, à diminuer le déficit de la balance commerciale. Quand on sait la place de plus en plus importante que prennent la matière et sa valorisation, n'est-ce pas une hérésie économique, sociale, environnementale de ne pas se donner les moyens de recycler, transformer la matière première ? Devons-nous continuer à démanteler des bateaux dans le sud de la France, transporter la ferraille sur des camions pour les emmener au port du Havre et la charger, ensuite, dans des navires pour aller se faire recycler en Chine ou en Allemagne ?
Les marchés de l'acier repartent à la hausse : la CGT réclame la relance des capacités de production en Moselle.
Ce lundi 4 juin se déroulait sur Florange une nouvelle commission de suivi de l'accord Mittal-État français, accord signé en novembre 2012, d'une durée de 6 ans, et arrivant donc à échéance.
Un accord qui avait entériné la mise « sous cocon » des hauts fourneaux et de l'aciérie de Florange et qui concluait en ces termes : « À l'issue de ces 6 ans, ArcelorMittal doit étudier la possibilité de redémarrer une activité au niveau haut fourneau sur le site de Florange, soit en cas de retournement du marché, soit en cas d'évolution technologique. »
Tous les marchés de l'acier sont sérieusement orientés à la hausse, notamment depuis 2017 (autour de 4% sur les marchés construction ou automobile), avec d'excellentes perspectives au moins jusqu'en 2020. La stratégie du groupe ArcelorMittal repose sur la seule politique de l'offre, répondant aux marchés les plus juteux tel l'automobile mais ne répondant pas à la globalité de la demande d'acier. Les outils de production sont saturés. Ceci a généré un appel d'air sur les importations en France et en Europe, toutes deux devenues déficitaires dans leur balance commerciale acier.
Il est possible de relancer la production d'acier à Florange de manière respectueuse de l'environnement, dans une logique de coopération industrielle.
La CGT rappelle également les enjeux de consolidation des aciéries électriques en Lorraine : Ascométal Hagondange est confronté aux ambitions du repreneur Schmolz & Bickenbach de fermer son aciérie à fin 2019 ; Gandrange est confronté à des difficultés d'approvisionnement, ce qui relance la question de réimplanter une aciérie électrique sur le site. Sur le plan environnemental, les aciéries électriques s'inscrivent totalement dans le concept d'économie circulaire, valorisant la filière ferraille. L'implantation d'une nouvelle aciérie électrique en Moselle faisait d'ailleurs partie des propositions de la commission d'enquête parlementaire de 2013 sur l'acier.
Il est significatif que, dans les 16 comités de filière mis en place par le conseil national de l'industrie, sous l'égide du Premier Ministre, aucun ne soit dédié à la sidérurgie alors qu'elle est indispensable pour relancer l'industrie. La CGT demande d'organiser des assises nationales de la sidérurgie. Les discours ne suffisent plus, il est grand temps de passer aux actes.

Montreuil, le 5 juin 2018

Mobilisation pour un plan d'urgence pour les services publics du 93 !

mar, 05/06/2018 - 16:42
Seine-Saint-Denis

Dans une tribune publiée le 28 mai, un collectif de syndicats d'agents et d'usagers des services publics de Seine-Saint-Denis appelle à un rassemblement le 19 juin à 18 heures sur le parvis de la préfecture de Bobigny.

Ils dénoncent la situation dramatique des services publics de Seine-Saint-Denis (93), et l'abandon dans lequel sont laissés les habitants d'un département dont certaines collectivités sont parmi les plus pauvres de France. La baisse des dotations de l'État impactent gravement les services publics. La fermeture des points d'accueils de la sécurité sociale, celle des bureaux de poste, les hôpitaux saturés et délabrés, la dématérialisation qui rend impossible l'échange de la population avec les administrations, etc., sont autant de facteurs qui creusent les inégalités dans un département qui ne mérite pas d'être laissé pour compte.

« Nous, personnels des services publics, ne pouvont plus porter à bout de bras des missions que nous avons de moins en moins les moyens de réaliser dans le respect des usagers. Nous, habitants du 93, avons droit à autre chose pour notre jeunesse que l'exclusion, le chômage, la précarité, les discriminations et les violences du quotidien. Notre dénominateur commun, ce sont les services publics, sur l'ensemble du département. Et nous entendons bien les défendre » écrivent-ils.

Premiers signataires : UD CGT 93, UD FSU 93, UD Solidaires 93, UL CGT Bobigny, UL SUD-Solidaires Saint-Denis, UL SUD-Solidaires Aubervilliers, CGT territoriaux Bobigny, CGT educ'action 93, SUD éducation 93, SNUIPP Bobigny, CGT TEFP 93, SUD TAS 93, SUD Santé-Sociaux, SUD Protection Sociale, SUD CD 93, Solidaires ASSO IDF, LDH 93, RESF 93, FCPE 93, Collectif Auber en colère, La révolution est en marche (Aulnay-sous-Bois), Ministère des Bonnets d'Âne (Saint-Denis), Alliance citoyenne (Aubervilliers), Association des Parents d'Élèves de Bobigny pour l'Égalité et la Réussite (APEBER, Bobigny), CIMADE IDF, CEMEA IDF, Observatoire 93 de la Fraternité, Collectif du Livre Noir 93...

Pour signer l'appel

La CGT condamne l'invitation de Macron à Netanyahu

mar, 05/06/2018 - 14:44

Le 15 mai dernier, la CGT condamnait avec force le massacre de la population palestinienne à la frontière de Gaza, perpétré par l'armée de l'État israélien, suite à la provocation de l'administration Trump que constitue le transfert de l'ambassade américaine vers Jérusalem.
Rappelons qu'avec le soutien de l'Autorité palestinienne des habitants de Gaza ont déposé des dossiers devant la Cour pénale internationale dénonçant un crime de guerre.
Le président de la République avait alors « condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants à Gaza » et la France a appuyé la résolution du Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour « qu'une enquête indépendante et transparente soit conduite. »
Force est de constater que son indignation a été de bien courte durée puisqu'il décide maintenant de dérouler le tapis rouge au Premier Ministre de l'État israélien, le 5 juin.
Est-ce une provocation supplémentaire ? Cette date du 5 juin est l'anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours » qui a conduit à l'occupation de nouveaux territoires par la force.
La CGT condamne l'opération que constitue la venue du Premier Ministre israélien qui participe à la légitimation de la politique de violence du gouvernement israélien à l'encontre du peuple palestinien.
Il est temps que les dirigeants de la France conjuguent leurs actes avec leurs paroles et adoptent une position digne en faveur du peuple palestinien.
Il est temps qu'ils écoutent le Parlement qui demande la reconnaissance de l'État de Palestine, clef de l'inauguration d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens et dans toute la région.

Montreuil, le 5 juin 2018

Rencontre avec les agents des services municipaux des Yvelines

mar, 05/06/2018 - 14:32
31 mai

Le jeudi 31 mai, la CGT a marqué de son empreinte le territoire de Saint Quentin en Yvelines avec un déploiement important de militants au sein de plusieurs collectivités territoriales afin d'aller à la rencontre des agents des services municipaux de Montigny-le-Bretonneux (1000 agents), d'Elancourt (630 agents) et ceux des bâtiments Alpha Guyancourt, Archives départementales et Archéologie du Conseil départemental ( 720 agents).

La présence de Baptiste Talbot, secrétaire fédéral a été très appréciée.

Le gouvernement ouvre un nouveau front !

mar, 05/06/2018 - 11:29
AUDIOVISUEL PUBLIC

Après des propos indignes de Macron, stigmatisant l'audiovisuel public, la ministre de la Culture vient d'annoncer ses « ambitions » pour le développement des entreprises que sont France Télévisions, Radio France, l'Institut National de l'Audiovisuel, France Média Monde et Arte.
Le gouvernement prétend, une fois de plus, agir pour le bien du service public mais il commence par en réduire les moyens. Il veut baisser le nombre de chaînes en supprimant la diffusion sur la TNT de France 4, seule chaîne publique à destination des enfants, mettant au passage en danger la filière française du film d'animation.
Il annonce pourtant une volonté de rajeunir le public et de développer l'offre !
Dans la même confusion entretenue, il est annoncé un accroissement du nombre d'heures de programme sur France 3 mais en s'appuyant sur des fusions entre France 3 et les radios France Bleu. Une nouvelle mission impossible : faire trois fois plus avec deux fois moins.
France Ô pour les outremers est également dans le collimateur, au mépris de son public.
L'audiovisuel public a, par ailleurs, une fonction majeure dans la diversité du cinéma et des programmes audiovisuels en face des grands groupes privés de plus en plus concentrés.
Bref, le gouvernement affiche de grandes intentions qui sont aussitôt contredites. Confirmant les fuites dans la presse d'un plan de destruction du ministère de la culture via Action publique 2022, il prépare en réalité une saignée sans précédent dans le budget : certains chiffres évoquent 15% de coupes ! Elles se traduiraient par un plan social avec des milliers de suppressions de postes et l'abandon de missions essentielles.
Des batailles ont déjà porté sur les missions et moyens du service public. Elles vont continuer. On se rappelle les mouvements à France TV et la grève historique de près d'un mois à Radio France en 2015 contre un plan de rigueur porté par un fringant PDG désormais condamné pour abus de bien social.
50 ans après mai 68, la revendication d'une totale indépendance par rapport au pouvoir est toujours actuelle face à la centralisation en cours à l'Élysée.
La CGT revendique, avec les syndicats de salariés des entreprises de l'audiovisuel public et avec le public de ces médias, un plan clair : l'audiovisuel doit être renforcé, ses ressources doivent être pérennes, la qualité du travail et l'emploi doivent être réaffirmés comme des priorités, l'indépendance de l'information doit être encouragée et garantie, la diversité des programmes doit être au rendez-vous en direction de tous les publics !

Montreuil, le 5 juin 2018

Affiches « reconquête de la Sécurité sociale »

lun, 04/06/2018 - 17:35

Dans le cadre de sa campagne « reconquête de la Sécurité sociale », la CGT a produit une série d'affiches que vous pouvez retrouver et télécharger ci-dessous.

Affiche générique
Affiche santé
Affiche accident du travail - maladie professionnelle
Affiche Sécurité sociale professionnelle
Affiche famille
Affiche retraite

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