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Mis à jour : il y a 3 heures 40 min

Les fédérations mobilisées à l'unisson le 28 juin

lun, 25/06/2018 - 10:59
Interprofessionnel

Justice pour Jean-Jacques et Christian, menacés de révocation !

lun, 25/06/2018 - 10:57
Fonction publique

Le 25 mai dernier, Christian et Jean-Jacques, chauffeurs de benne à ordures à la ville de Paris, ont été arrêtés dans le cadre d'une action syndicale visant le siège du parti macroniste.


Face à un pouvoir qui refuse tout réel dialogue avec les organisations syndicales, qui entend saccager des décennies de conquêtes sociales, Christian et Jean-Jacques ont participé à une action menée et assumée collectivement.

Arrêtés au cours de cette action, accusés d'avoir voulu utiliser leur outil de travail pour déverser des ordures devant le siège du parti présidentiel, Christian et Jean-Jacques font l'objet de procédures judiciaire et disciplinaire aux conséquences potentiellement lourdes.

Ainsi, au plan disciplinaire, leur révocation est envisagée. Dans la Fonction publique territoriale, une révocation suite à une action syndicale serait une situation inédite depuis plusieurs décennies.

Nous affirmons notre solidarité avec ces deux travailleurs en lutte.

Nous affirmons qu'il serait d'une injustice totale qu'ils paient les frais d'une situation de tension sociale qui trouve sa source dans l'autoritarisme du pouvoir politique en place.

Signez la pétition !

- Revers cuisant pour la direction de la SNCF

lun, 25/06/2018 - 10:55
Entrave au droit de grève

Revers cuisant pour la direction de la SNCF

ven, 22/06/2018 - 16:17

Le tribunal de grande instance de Bobigny a condamné la direction de la SNCF pour entrave au droit syndicaux et de grève, en raison des cumuls qu'elle a pratiqué pour le décompte des retenues sur salaire.

Entrave au droit de grève

« Le tribunal de grande instance de Bobigny vient de rendre sa décision : la victoire est sans appel. » C'est en ces termes que la fédération CGT cheminots a annoncé sa victoire dans son communiqué du 21 juin 2018.

Depuis le début du conflit unitaire contre le pacte ferroviaire du gouvernement, la direction de la SNCF considérait que l'action entamée fin mars et toujours en cours devait s'interpréter comme un seul et unique mouvement de grève, malgré le dépôt de préavis des différentes séquences de grève. Elle a donc pratiqué des cumuls pour le décompte des retenues sur salaires.

Déclarée coupable d'entrave aux droits syndicaux et de grève par le tribunal de grande instance de Bobigny, la direction de la SNCF est condamnée à ne plus décompter les repos compris entre les séquences de grève couvertes par des préavis distincts, rembourser aux cheminots les sommes indûment retenues et verser aux fédérations CGT, Unsa et CFDT des dommages et intérêts pour atteinte au droit syndical. Cette décision est immédiatement applicable, quand bien même la direction envisagerait de faire appel.

À la fin de son communiqué, la fédération appelle les cheminots « à poursuivre l'action pour l'ouverture de véritables négociations afin de préserver et développer le service publique ferroviaire ». Elle conseille également au gouvernement et à la direction SNCF de revenir à la raison…

Instance à destination des usagers de Pôle Emploi

ven, 22/06/2018 - 15:49
Savoir-faire militant

Ce livret a pour objet de permettre à chacun de distinguer les différentes instances qui traitent des usagers de Pôle emploi. Cette nouvelle édition est une mise à jour de l'édition 2017.

La CGT force de propositions pour nos services publics

ven, 22/06/2018 - 14:16
Fonction publique

La CGT se contente-t-elle de dénoncer ? Non, elle propose et le fait savoir. Comme lors d'une conférence de presse sur la fonction publique, qui a réuni outre Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT services publics, Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé action sociale, et Christophe Delecourt, membre du bureau de la CGT fonction publique d'État. Pourtant, les motifs d'insatisfaction sont légion. « Le ministère nous a confirmé que nous nous dirigions vers une nouvelle année de gel du point d'indice », s'est désolé Baptiste Talbot. À cela il faut ajouter la suppression du CHSCT (comité hygiène sécurité et conditions de travail) qui devrait fusionner avec le CT. Murielle Stivala a insisté sur la fonction publique de proximité que défend la CGT, qui va à l'encontre des projets gouvernementaux. Car, l'a martelé Christophe Delecourt, « nous allons vers une réduction du périmètre de l'action publique », via des privatisations à venir, mais aussi des transferts de mission, et l'abandon de pans entiers du service public. Face à ce désastre annoncé, les trois fonctions publiques ont préparé un programme commun en 13 propositions, un véritable ballon d'oxygène pour nos concitoyens et leurs services publics. Nous vous présentons sans plus attendre les trois premiers chantiers de la CGT pour la fonction publique.

1/ Quels services publics dans les territoires ?

2/ Les emplois nécessaires pour la fonction publique

3/ Pour la résorption de l'emploi précaire

Retrouvez ici notre dossier sur les élections dans la fonction publique.

Systra se retire du projet de tramway à Jérusalem

ven, 22/06/2018 - 14:16

Guillaume Pépy président de la SNCF, a annoncé le retrait de la filiale Systra des lignes « rouge » et « pourpre » du tramway de Jérusalem.

Palestine

Première victoire pour le collectif de campagne « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé ». Interpellé pour la deuxième fois lors du comité d'entreprise européen SNCF (CEESNCF), Guillaume Pépy, président de l'entreprise, a annoncé le retrait de sa filiale Systra des lignes « rouge » et « pourpre » du tramway de Jérusalem.

Cette victoire fait suite à la publication d'un rapport corédigé par les huit organisations du collectif — dont la CGT — mettant en lumière la participation des entreprise françaises (Egis Rail, Alstom et anciennement Systra) à ce projet, qui visait à relier Jérusalem-Ouest aux colonie israélienne de la Jérusalem-Est palestinienne, en totale violation du droit international.

Le CEESNCF indique qu'il « reste vigilant concernant les agissements du groupe SNCF dans le monde et s'engagera dans toutes les actions pour faire respecter la dignité et le droit ».

La CGT avait déjà participé à la rédaction d'un rapport dénonçant la participation des banque françaises dans le processus de colonisation israélienne, qui avait eu, lui aussi, un impact médiatique retentissant.

Mobilisation victorieuse pour les salariés de l'ADAPEÏ 63

ven, 22/06/2018 - 11:06

Alors que les salariés de l'ADAPEÏ 63 (Association départementale d'amis et de parents de personnes handicapées mentales du Puy de Dôme) étaient en grève depuis le samedi 9 juin pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail, et notamment la mobilité imposée par l'employeur, ces derniers ont obtenu satisfaction à leurs revendications lors de négociations qui se sont tenues les lundi 11 et mardi 12 juin.

Santé

Depuis le samedi 9 juin, les salariés de l'ADAPEÏ 63 étaient en grève pour contester la dégradation de leurs conditions de travail, et notamment la mobilité imposée par l'employeur. Lors des négociations qui se sont tenues les lundi 11 et mardi 12 juin, ces derniers ont obtenu la satisfaction de leurs revendications avec notamment :
l'arrêt de la mobilité imposée ;
la garantie de remplacement des personnels (en cas d'absence) par la création d'un fond spécifique ;
le remboursement des jours de grève pour les salariés dans l'action.

La fédération de la Santé et de l'Action sociale salue cette victoire qui montre, une fois de plus, que des avancées sont possibles dès lors que le rapport de force est présent et que les différentes organisations syndicales collaborent.

Altran Technologies, l'employeur condamné pour travail dissimulé

ven, 22/06/2018 - 11:01

Chez Altran Technologies la convention collective prévoit un temps de travail de 35h avec plus ou moins 10% à condition que les salariés soient payés au minimum au plafond de la Sécurité sociale. Une disposition que la direction a cessé d'appliquer à partir de 2009, ce qui a entraîné une lutte de longue haleine.

Histoires de luttes

Une sanction exemplaire contre le harcèlement sexuel à l'ENS Lyon

jeu, 21/06/2018 - 09:40

Dans un communiqué, la CGT Ferc Sup se félicite d'une toute récente décision de la section disciplinaire de l'université Lyon 2 qui a reconnu le harcèlement sexuel et l'emprise exercés par un directeur de thèse sur une doctorante.

Éducation et recherche

La sanction est tombée il y a peu. La section disciplinaire de l'université Lumière Lyon 2 a rendu son jugement quant à une situation d'abus de pouvoir exercé par un directeur de thèse sur une doctorante dans un laboratoire de recherche hébergé par l'ENS Lyon.

Devant la gravité des faits (propos et gestes déplacés), le directeur de thèse s'est vu interdire toute fonction d'enseignement et de recherche pendant douze mois, le tout avec privation de salaire. Compte-tenu des nombreux dysfonctionnements des procédures disciplinaires dans le milieu, il s'agit d'une sanction exemplaire.

Dans son communiqué en date du 20 juin 2018, l'union nationale CGT Ferc Sup « salue le courage de la victime, le soutien inconditionnel des doctorants qui l'entouraient, mais aussi l'accompagnement et les conseils tout au long de la procédure du syndicat CGT Ferc Sup de l'ENS Lyon, dont les mandatés CHSCT avaient parallèlement déposé un droit d'alerte qui était resté lettre morte, contrairement à l'obligation d'enquête qui pesait sur la direction de l'ENS Lyon ».

Elle indique qu'elle « se mobilise pour que cessent ces violences sexuelles dans les établissements d'enseignement supérieur et de recherche et qu'enfin [les] chefs d'établissement prennent les mesures qui s'imposent dans l'organisation du travail ».

Les fédérations mobilisées à l'unisson le 28 juin

mer, 20/06/2018 - 13:00

A l'occasion d'une journée de mobilisation interprofessionnelle le 28 juin 2018, de nombreuses catégories socio-professionnelles seront dans la rue pour dénoncer les politiques menées par le gouvernement.

Interprofessionnel

Avec d'autres syndicats étudiants, les jeunes CGT seront présents pour cette journée. Contre la politique idéologique menée par le gouvernement dans l'éducation, à travers l'instauration de la sélection à l'université qui laisse bon nombre de lycéens sur le côté. Contre la fin du caractère nationale du Baccalauréat, qui était pourtant un vecteur d'égalité, ces derniers feront entendre leurs voix, face au projet du gouvernement le plus libéral de l'Ecole : celui de la concurrence généralisée. (Lire le communiqué ici)

Les salariés des organismes sociaux aussi seront présents contre la politique sociale régressive que poursuit le gouvernement. Toutes les lois que passe le gouvernement sont les pièces d'un seul et unique puzzle : celui de la fin de la protection sociale solidaire et universelle. Ne pouvant rester sans réagir, ils seront dans la rue, car « il n'y a pas de victoires sans la lutte ! ». (Lire le communiqué ici)

Contre la casse sociale, les salariés de la fédération nationale des syndicats de transports CGT seront également là dans la lutte. En solidarité avec les revendications légitimes des travailleurs et de la jeunesse, pour la défense des valeurs essentielles, comme notre modèle social, pas à pas détricoté par le gouvernement. Pour leur branche, ils dénonceront une casse sociale sans précèdent qui a lieu dans les transports routiers après le vote du parlement européen sur le « paquet routier », les salariés des transports exprimeront leur colère, refusant toutes ces pratiques de dumping social !
(Lire le communiqué ici)

Pour le progrès social et pour gagner un statut pour tous les métallos, les salariés de la métallurgie feront également entendre leurs voix ce 28 juin 2018. La FTM-CGT participera à cette journée interprofessionnelle de mobilisation qui est de nature à rassembler et à faire converger les luttes. Face aux enjeux liés à la négociation nationale et aux revendications des salariés (pouvoir d'achat, défense du secteur public comme privé, maintien des statuts, etc), la FTM-CGT appelle l'ensemble des salariés de la métallurgie à cesser le travail dans leurs entreprises le 28 juin. (Lire le communiqué ici)

« Les travailleurs vaincront sur leurs lieux de travail ». Sous ce mot d'ordre de mai 68, toujours d'actualité, les salariés de la fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) ont répondu à l'appel. Face aux remise en cause des acquis sociaux et syndicaux, la dégradation considérable des conditions de travail, l'aggravation de la précarité, la mise en cause des conventions collectives, ainsi que les bas salaires, ces derniers seront là pour mener jusqu'à la victoire leurs revendications en cette journée interprofessionnelle de mobilisation, preuve de la détermination et de l'élargissement de la contestation. (Lire le communiqué ici)

Depuis plusieurs semaines, les travailleurs du service public du gaz et de l'électricité, avec les syndicats de la FNME CGT, sont dans la lutte. Avec plus de 150 sites de travail impactés par ce mouvement dans les entreprises GRDF, ENEDIS et SERVAL, les salariés revendiquent une hausse de leur pouvoir d'achat et un réel service public de l'énergie de proximité, avec des effectifs conformes à leurs missions statutaires. Le 28 juin 2018, la FNME CGT appelle l'ensemble des travailleurs à participer pleinement à la journée d'action interprofessionnelle de grève, en portant les revendications pour un service public de l'énergie et minier dans l'intérêt des usagers, en participant aux manifestations et toutes autres formes d'actions qui conviendront aux travailleurs en lutte. (Lire le communiqué ici)

Pour la fédération CGT des services publics, la journée nationale du 28 juin appelée par la CGT, par FO, l'UNEF, l'UNL et la FIDL, se présente pour notre champ fédéral dans un contexte marqué par une nette accélération des attaques gouvernementales contre le statut et les services publics. Les syndicats de la fédération sont invités à se rapprocher de leur UD et union régionale, qui détermineront dans l'unité la forme que prendra cette journée. Par ailleurs, en ce qui nous concerne, et pour permettre aux syndicats de prendre toutes les initiatives qu'ils jugeront utiles, un préavis de grève est déposé sur le plan national. Lire le communiqué ici

Ensemble vers la victoire !

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Les fédérations mobilisés à l'unisson le 28 juin

mar, 19/06/2018 - 14:47

A l'occasion d'une journée de mobilisation interprofessionnelle le 28 juin 2018, de nombreuses catégories socio-professionnelles seront dans la rue pour dénoncer les politiques menées par le gouvernement.

Interprofessionnel

Avec d'autres syndicats étudiants, les jeunes CGT seront présents pour cette journée. Contre la politique idéologique menée par le gouvernement dans l'éducation, à travers l'instauration de la sélection à l'université qui laisse bon nombre de lycéens sur le côté. Contre la fin du caractère nationale du Baccalauréat, qui était pourtant un vecteur d'égalité, ces derniers feront entendre leurs voix, face au projet du gouvernement le plus libéral de l'Ecole : celui de la concurrence généralisée. (Lire le communiqué ici)

Les salariés des organismes sociaux aussi seront présents contre la politique sociale régressive que poursuit le gouvernement. Toutes les lois que passe le gouvernement sont les pièces d'un seul et unique puzzle : celui de la fin de la protection sociale solidaire et universelle. Ne pouvant rester sans réagir, ils seront dans la rue, car « il n'y a pas de victoires sans la lutte ! ». (Lire le communiqué ici)

Contre la casse sociale, les salariés de la fédération nationale des syndicats de transports CGT seront également là dans la lutte. En solidarité avec les revendications légitimes des travailleurs et de la jeunesse, pour la défense des valeurs essentielles, comme notre modèle social, pas à pas détricoté par le gouvernement. Pour leur branche, ils dénonceront une casse sociale sans précèdent qui a lieu dans les transports routiers après le vote du parlement européen sur le « paquet routier », les salariés des transports exprimeront leur colère, refusant toutes ces pratiques de dumping social !
(Lire le communiqué ici)

Pour le progrès social et pour gagner un statut pour tous les métallos, les salariés de la métallurgie feront également entendre leurs voix ce 28 juin 2018. La FTM-CGT participera à cette journée interprofessionnelle de mobilisation qui est de nature à rassembler et à faire converger les luttes. Face aux enjeux liés à la négociation nationale et aux revendications des salariés (pouvoir d'achat, défense du secteur public comme privé, maintien des statuts, etc), la FTM-CGT appelle l'ensemble des salariés de la métallurgie à cesser le travail dans leurs entreprises le 28 juin. (Lire le communiqué ici)

« Les travailleurs vaincront sur leurs lieux de travail ». Sous ce mot d'ordre de mai 68, toujours d'actualité, les salariés de la fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) ont répondu à l'appel. Face aux remise en cause des acquis sociaux et syndicaux, la dégradation considérable des conditions de travail, l'aggravation de la précarité, la mise en cause des conventions collectives, ainsi que les bas salaires, ces derniers seront là pour mener jusqu'à la victoire leurs revendications en cette journée interprofessionnelle de mobilisation, preuve de la détermination et de l'élargissement de la contestation. (Lire le communiqué ici)

Depuis plusieurs semaines, les travailleurs du service public du gaz et de l'électricité, avec les syndicats de la FNME CGT, sont dans la lutte. Avec plus de 150 sites de travail impactés par ce mouvement dans les entreprises GRDF, ENEDIS et SERVAL, les salariés revendiquent une hausse de leur pouvoir d'achat et un réel service public de l'énergie de proximité, avec des effectifs conformes à leurs missions statutaires. Le 28 juin 2018, la FNME CGT appelle l'ensemble des travailleurs à participer pleinement à la journée d'action interprofessionnelle de grève, en portant les revendications pour un service public de l'énergie et minier dans l'intérêt des usagers, en participant aux manifestations et toutes autres formes d'actions qui conviendront aux travailleurs en lutte. (Lire le communiqué ici)

Ensemble vers la victoire !

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Les chefs d'États européens unis pour vider la directive vie privée vie familiale de son contenu

mar, 19/06/2018 - 11:10
DIRECTIVE EUROPÉENNE

Jeudi 21 juin, le projet de directive vie privée vie familiale sera examiné à Bruxelles lors du sommet des ministres du travail européens. À l'issue de cette réunion, sera validé ou non le projet de directive. S'il est validé, le projet sera ensuite négocié, entre le Parlement Européen, la Commission Européenne et le Conseil (rassemblant les chefs d'États européens).
Le projet de directive vie privée vie familiale a été rédigé par la Commission européenne suite à la mobilisation de la Confédération Européenne des Syndicats. Il prévoyait une harmonisation par le haut des droits familiaux au service de l'égalité Femmes/Hommes et, notamment :

un congé paternité de 10 jours rémunéré au niveau de l'arrêt maladie ;
un congé aidant-e-s familiaux de 5 jours par an rémunéré au niveau de l'arrêt maladie (droit inexistant en France) ;
un congé parental de 4 mois minimum pour chaque parent, non transférable et rémunéré au niveau de l'arrêt maladie (il est aujourd'hui indemnisé de manière forfaitaire à hauteur de 390 euros/mois en France) ;
le droit pour les salarié-e-s parents à des aménagements d'emploi du temps ;
une protection contre le licenciement et les discriminations des salarié-e-s durant leurs congés familiaux.

Ce projet est en train d'être détricoté par les chefs d'États européens, à l'opposé de leurs déclarations publiques. Côté pile, ils appellent à une Europe plus sociale et à l'effectivité de l'égalité F/H. Côté face, ils font obstacle à toute directive qui se traduirait par une avancée sociale dans leur pays.

La France a donné le ton, en refusant que le projet de directive ne prévoit une harmonisation du niveau d'indemnisation des congés familiaux, considérant que cela serait « insoutenable pour les finances publiques ». L'Allemagne s'est ensuite battue contre le congé paternité qui n'existe pas chez elle et contre le caractère non transférable du congé parental, suivie sur cette question par l'Autriche, la Grande-Bretagne et les pays de l'Est. L'Allemagne a également dénoncé les protections contre le licenciement. Enfin, les pays nordiques ont exigé le retrait des congés pour les aidants familiaux. Tout ceci, bien sûr, dans les discrets conclaves bruxellois, bien loin des travailleuses et travailleurs européens qui soutiennent ces avancées.
La Confédération Européenne des Syndicats et ses 89 affiliés interpellent les chefs d'États européens. Pas question qu'encore une fois, après la directive sur le congé maternité torpillée en 2015, une directive porteuse de progrès pour les salarié-e-s passe à la trappe.
Grâce à l'interpellation par les syndicats français d'Emmanuel Macron, la France soutient désormais le projet de directive, tout en ayant discrètement exigé la suppression des obligations de rémunération des congés.

Nous refusons les doubles discours de la France. Comment soutenir, en face des citoyen-ne-s, une Europe sociale et l'égalité Femmes/Hommes et, à Bruxelles, faire reculer les rares textes sociaux ?
Nous appelons le gouvernement français à soutenir un projet de directive de haut niveau pour créer de nouveaux droits pour les parents en France et en Europe.

Montreuil, le 19 juin 2018

La justice annule l'expulsion des syndicats de la Bourse du travail

lun, 18/06/2018 - 16:59
Villejuif


Le 31 mai dernier, le Tribunal administratif de Melun a annulé son ordonnance du 9 août 2017, qui exigeait l'expulsion des syndicats de la Bourse du travail demandée par le maire de Villejuif.

C"est une affaire qui dure depuis plusieurs années maintenant : en 2015, la mairie, souhaitant réaliser une opération immobilière, avait tenté d'en déloger les syndicats.

Enfin, grâce aux mobilisations successives et à la ténacité des syndicalistes et au soutien des habitants de Villejuif, la justice a tranché pour que la Bourse du travail reste le lieu de défense, de conseil et de syndicalisation qui accueille des milliers de salariés tous les ans, puisque qu'elle rayonne sur les trois communes de Fresnes, l'Hay-les-Roses et Villejuif, soit un bassin de 60 000 emplois.

Le SNJ-CGT conforté comme deuxième syndicat de la profession !

lun, 18/06/2018 - 15:31

Jeudi 14 juin 2018, le deuxième tour des élections à la commission de la carte de presse s'est achevée, voyant le SNJ-CGT conforté comme deuxième syndicat de la profession avec 18,59% des voix, devant la CFDT.

Election carte de presse

Malgré une campagne d'information active de la part de la commission de la carte et des organisations syndicales, le taux de participation demeure faible avec 37,5%. Le SNJ-CGT remercie les 2340 consœurs et confrères qui ont voté pour ses candidates et candidats, lui permettant de conserver ses deux élus à la commission à la carte de presse.

Alors que le gouvernement multiplie les lois liberticides, à l'instar de l'adoption de la loi sur le secret des affaires, le SNJ-CGT continuera de défendre les droits de journalistes, notamment les plus précaires d'entre eux et de continuer de lutter pour défendre le pluralisme et la liberté de l'information.

Jeudi 14 juin, les retraités étaient dans la rue : « La CSG, ça nous casse les pattes »

lun, 18/06/2018 - 11:58

Jeudi 14 juin 2018, à l'appel de neufs organisations syndicales ou associations, une nouvelle journée nationale de manifestations décentralisées dans tous les départements, au plus près des retraités, avait lieu. Ils étaient 10 000 à Paris, 700 à Clermont-Ferrand, 700 à Avignon, 500 à Nancy et rassemblés dans beaucoup d'autres villes pour interpeller le gouvernement qui affirmait cyniquement au même moment que « les aides sociales coûtent un pognon de dingue ».

Mobilisation

Place de l'Opéra à Paris, les retraités étaient dans la rue pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la politique menée par le gouvernement. Marre d'être pris pour des vaches à lait dans l'unique but d'équilibrer les budgets, quand dans le même temps les cadeaux aux riches sont pléthores... Ces derniers ont battu le pavé jusqu'à la place de la République, dans une ambiance de résistance et d'alternative.

Les 16 millions de retraités, qui représentent un quart de la population du pays, exigent une loi rectificative de la CSG, car son augmentation de 25% de la part du gouvernement depuis le 1er janvier 2018, combinée au gel des pensions, est un véritable coup de poignard dans leur pouvoir d'achat.

Sous le bruit des mégaphones, les retraités entonnent le slogan : « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société-là, on n'en veut pas ! », comme pour rappeler comment le gouvernement tente d'opposer les catégories de la population, en les dépeignant comme privilégiés aux yeux des autres : jeunes, retraités, cheminots, enseignants, fonctionnaires, les salariés de l'énergie : tous payent un lourd tribu dans les politiques menées par le gouvernement.

D'ailleurs, le rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) souligne que l'application des règles issues des réformes régressives successives conduirait à une dégradation considérable de la situation des retraités.

Voici la manifestation en images :

Par ailleurs, une pétition exigeant qu'une loi de finance rectificative soit prise en annulant la hausse de la CSG pour tous, mettant fin au gel des pensions et décidant de la revalorisation de toutes les pensions, est proposée à la signature ici.

L'intersyndicale des 9 se réunira mardi 19 juin pour faire le bilan de cette journée d'action, se donnant les moyens par la même occasion de prolonger l'action dans des formes appropriés.

L'industrie de Défense doit être « faiseuse de paix ». Ne cédons pas « Naval Group » au marché mondial des armes !

lun, 18/06/2018 - 11:48
INDUSTRIE DE DÉFENSE

L'avenir de l'industrie navale militaire française est aujourd'hui profondément remis en question pour des intérêts purement capitalistiques et négligeant toute dimension stratégique et d'indépendance de la France dans ce secteur d'activités industrielles si particulier qu'est l'armement.

Missionnés par les gouvernements français et Italien, les directions des entreprises « Naval Group », côté français, et « Fincantieri », côté italien, travaillent à leur « rapprochement ». L'objectif clairement annoncé est de former un géant mondial dans le seul objectif de gagner de nouveaux marchés !

La CGT dénonce cette opération de rapprochement/fusion qui, non seulement, va générer des suppressions d'emploi par centaines via des économies d'échelle mais, aussi, transférer certaines activités potentiellement stratégiques au partenaire italien. C'est là une mise en danger en termes de savoir-faire et de maitrise technologique. C'est aussi une question politique quant à l'indépendance de la France dans ce secteur d'activité hautement stratégique.
« Naval Group » est une entreprise industrielle de référence et de pointe dans plusieurs domaines d'activité : navires, sous-marins, maintien en conditions opérationnelles des forces, énergies marines renouvelables, nucléaire civil, construction de bases navales, etc. Elle répond, aujourd'hui encore, à l'ensemble des besoins de la Marine Nationale Française.
« Naval Group » doit rester sous le contrôle de l'État garant de l'indépendance et de la souveraineté de la nation.
Quel choix fera cette société italo-française de droit privé lorsqu'il s'agira de choisir entre un besoin de l'État français et un autre d'un client capable de payer le même matériel plus cher ? Cette même capacité à décider doit aussi permettre de maîtriser ce qui est vendu et à qui.

Les armes ne sont pas des marchandises comme les autres !

La CGT propose :
l'ouverture d'un débat parlementaire sur ce projet de rapprochement/fusion. Au regard des enjeux qu'elle recouvre, cette question ne peut être laissée aux seules directions d'entreprises (!) ;
la création d'un « Pôle Public National de Défense », seule structure capable de garantir la maîtrise publique des industries d'armement ;
d'instaurer la démocratie par l'intervention citoyenne sur les questions de défense ;
de développer l'intervention des salariés sur la gestion des établissements, industries et groupes concourant aux missions de la Défense nationale.

La CGT œuvre et milite pour la Paix. L'indépendance de la France en est une des conditions.

Montreuil, le 18 juin 2018

Electriciens et gaziers mobilisés pour un service public de l'énergie

ven, 15/06/2018 - 13:11
Energie

« Osez dire non à ceux qui veulent exploser le service public de l'électricité et du gaz ! »

Les électriciens et gaziers du Secteur Distribution sont en lutte sur l'ensemble du territoire et occupent à ce jour 150 sites de distribution et 4 centrales de production :
Agrandir la carte


« L'énergie est devenue plus que jamais essentielle à tous les aspects de notre vie : santé, mobilité, éducation, communication, niveau de vie sont directement liés à l'accès à une énergie sûre et abordable. Pour cette raison, les élus des CCE considèrent que les énergies électriques et gazières ne sont pas des marchandises comme les autres. Ces énergies font partie du bien commun de toutes et tous. Les missions principales des opérateurs sont des missions de service public.
Elles ne peuvent être assurées que par un service public, dont les critères principaux ne sont pas les profits ou la compétitivité. »

La CGT Mines-Energie, prenant acte du silence opposé aux revendications de ses agents, appelle les salariés à une journée forte d'actions le 21 juin.

Un site et une pétition, ayant déjà recueilli plus de 35 000 signatures, ont été créés pour informer et défendre le droit fondamental à un service public de l'électricité et du gaz.

Le rapport annuel du COR confirme la dégradation des retraites

jeu, 14/06/2018 - 18:10
RETRAITES

Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) vient d'adopter son rapport annuel qu'il est en charge de publier chaque année depuis la réforme des retraites de 2013.
Celui-ci confirme les constats déjà effectués l'année dernière :
l'application des règles issues des réformes régressives successives conduirait à une dégradation considérable de la situation des retraités ;
le taux de remplacement au moment de la liquidation de la retraite (actuellement de l'ordre de 75% du dernier salaire pour un salarié non-cadre du secteur privé) se dégraderait pour descendre en dessous de 65% dans la plupart des scénarios examinés pour les générations nées après 1970 ;
toutes générations confondues, le ratio « pension moyenne » / « salaire moyen » se dégraderait d'environ 10 points durant les 30 prochaines années.
Actuellement, le niveau de vie moyen des retraités est légèrement supérieur à celui de l'ensemble de la population (105%). Celui-ci serait compris entre 89% et 95% du revenu moyen en 2040 et entre 77% et 89% en 2070.
C'est donc, avant tout autre chose, la dégradation du niveau des pensions qui provoquerait un retour à l'équilibre financier du système de retraite... Et c'est bien là l'enjeu de la réforme envisagée : viser la baisse des pensions et non mettre en place les mesures nécessaires pour régler la question du déficit du système de retraite, qui serait, selon le COR, de 0,2% du PIB en 2022 !
Par ailleurs, le COR prévoit que l'âge moyen de liquidation de la retraite serait d'environ 64 ans en 2040 et que le taux d'activité de la tranche d'âge 65/69 ans serait de 13% pour les femmes et 20% pour les hommes à l'horizon 2070.
Le rapport comporte un certain nombre d'autres éléments intéressants. Il confirme, par exemple, l'importance de l'impact de la hausse de la CSG pour les retraités qui pourrait conduire à une baisse supplémentaire de 3 à 4% du taux de remplacement.
La CGT porte, dans les discussions en cours sur l'avenir des retraites, des objectifs permettant de mettre fin à la dégradation du taux de remplacement, de garantir sur le long terme un taux de remplacement de 75% du salaire des meilleures années, de faire en sorte qu'à l'avenir les pensions augmentent au même rythme que les salaires, etc.

Montreuil, le 14 juin 2018

Privatisation d'ADP : un scandale !

jeu, 14/06/2018 - 18:04
Transport

Le Ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire est venu au siège social d'Aéroports de Paris annoncer au Comité Exécutif, puis en conférence de presse, que la privatisation d'A.D.P. a été décidée dans le cadre de la loi PACTE.
Le Ministre a été interpellé dès son arrivée par les délégués des organisations syndicales qui ont manifesté leur vive opposition au projet de privatisation. Sous la pression des représentants des salariés mécontents, le directeur de cabinet du Ministre et le directeur exécutif d'Aéroports de Paris ont reçu une délégation de délégués syndicaux.
A l'issue de cet entretien, le ministère confirme vouloir modifier le statut juridique d'ADP pour pouvoir céder tout ou partie des actifs de l'Etat. Ainsi, les intérêts de la Nation dans le secteur du transport aérien seraient sacrifiés au profit d'une vision purement comptable et libérale. Après sa présentation au Conseil des Ministres le 18 juin, le dossier sera renvoyé au débat parlementaire à la rentrée de septembre. La CGT a dénoncé l'absence de projet industriel et stratégique dans le plan du gouvernement avec un risque élevé de sous-investissement dans le système aéroportuaire francilien et de destructions des milliers d'emplois qui y sont associés.
Les salariés sont attachés à la maîtrise publique des Aéroports et à ses
missions de Service Public. Nous avons obtenu une rencontre le 20 juin après-midi à Bercy, au cours de laquelle seront abordées les revendications portées par la CGT.

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