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Mis à jour : il y a 2 heures 38 min

Lutter contre le réchauffement climatique implique une rupture avec le système capitaliste

jeu, 11/10/2018 - 18:05
NOUVELLE ALERTE DU GIEC

Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC) a publié son nouveau rapport sur les conséquences irréversibles pour l'humanité et la biodiversité du réchauffement climatique s'il n'était pas contenu en deçà de 1,5°C.
Pour tenir cet objectif, les trajectoires d'émissions devront baisser de 45% en 2030 et atteindre la neutralité carbone autour de 2050.
Les scénarios envisagés ne sont pas simples. Les quatre examinés font varier les hypothèses de demande énergétique, d'efficacité énergétique, d'utilisation de techniques comme le captage et stockage de Co2...
Ce qui conduirait à de fortes transformations par secteurs :
• concernant l'énergie, tous les scénarios impliquent une forte baisse du charbon (de -73 à -97% d'ici 2050 dans la part de production d'énergie primaire), de pétrole (de -32 à -87%). Pour le gaz, seul un scénario prévoit une hausse, les autres tablant sur une forte baisse (de -48 à -74%). Le nucléaire dans la production d'énergie primaire passe de +98 à 468%.
• concernant l'électricité, la part des énergies renouvelables varie de 63 à 81% en fonction des scénarios.
• Industrie : les émissions de CO2 devraient être réduites de 75 à 90% en 2050.
• Villes et Infrastructures : un changement des pratiques dans l'aménagement des territoires ; pour les bâtiments, la part d'électricité dans la demande devrait diminuer de 55 à 75% en 2050 ; pour les transports, la part de l'énergie finale basses émissions devrait passer de 5% en 2020 à 35 à 65% en 2050.
• Utilisation des Terres : convertir des terres dédiées au pâturage et aux cultures vivrières vers des cultures énergétiques ainsi qu'augmenter la surface des forêts de 10 millions de km2 d'ici à 2050.

Or, le 9 octobre, le Conseil Environnement de l'UE des 28 États a échoué à relever l'ambition climat de l'Europe (réduire de 45% et non plus de 40% les émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030).
Il s'agit d'un mauvais signal lancé par les décideurs politiques pour celles et ceux qui attendent des actions concrètes pour contenir le réchauffement climatique. Par contre, cet échec du Conseil Environnement répond pleinement aux attentes de Pierre Gattaz, nouvellement à la tête de Business Europe (le Medef européen), qui s'est opposé à relever l'ambition climat de l'Europe, argumentant que la compétitivité des entreprises allait être pénalisée (cette fameuse compétitivité des entreprises qui ne sert qu'à engranger des dividendes !). Et là est finalement le problème !
Comment envisager une modification profonde de notre société qui réduirait son empreinte carbone, ses émissions de gaz à effet de serre, protégerait la biodiversité, lorsqu'il n'est jamais évoqué de rompre avec le type de développement qui a généré ces conséquences ?
Tant que le profit primera sur la réponse aux besoins, que les intérêts privés primeront sur l'intérêt commun des populations, le libre-échange et la concurrence sur la coopération internationale, tant que les décideurs politiques seront à la solde du grand capital, ne nous racontons pas d'histoires verdissantes !
Le rapport du GIEC conforte les analyses de la CGT sur la nécessité de prendre sans délai les mesures qui permettront de rendre la planète vivable pour tous.
Concernant notre pays, cela signifie mettre en place un autre mode de développement avec une réindustrialisation pour rapprocher la production des besoins, favoriser une économie plus circulaire avec une véritable valorisation de la matière.
Une meilleure efficacité énergétique, cela concerne l'isolation des bâtiments en tenant les objectifs et la qualité mais, aussi, la question des transports, alors qu'aujourd'hui les émissions de GES de la France sont reparties à la hausse. Cela conforte la bataille des cheminots autour du fret ferroviaire, du développement des lignes ferroviaires et des transports collectifs du quotidien.
Sur la production d'énergie, le rapport du GIEC confirme, dans tous ses scénarios, la nécessité d'utiliser l'énergie nucléaire avec les énergies renouvelables pour passer le cap. La France qui possède des compétences en la matière a donc une responsabilité particulière. D'ailleurs, les énergéticiens mènent bataille pour donner un avenir à une filière nucléaire de haut niveau.
Dans tous ces domaines, la recherche et les investissements sont la pierre angulaire de bien des problèmes, alors que notre pays est à la traîne en la matière.
Plus que jamais, les enjeux climatiques impliquent des décisions énergiques et démocratiques de notre pays et donc encore plus de maîtrise publique et d'appropriation sociale. La transition juste et solidaire doit se traduire en actes, pas en paroles !
C'est le chemin inverse que trace le gouvernement, comme dernièrement dans la loi Pacte.

Montreuil, le 11 octobre 2018

L'heure est à la mobilisation !

mer, 10/10/2018 - 22:19
Retraites

L'heure est à la mobilisation !

mer, 10/10/2018 - 22:09

Catherine Perret, dirigeante Cgt, revient sur la réunion multilatérale qui se déroulait ce mercredi 10 octobre, lors de laquelle Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, a présenté le bilan de la première phase de concertation sur la réforme systémique des retraites.

Retraites

Lire aussi le communiqué de la CGT « Quand c'est flou… c'est qu'il y a un loup ! »

Quand c'est flou… c'est qu'il y a un loup !

mer, 10/10/2018 - 16:58
MULTILATÉRALE HAUT-COMMISSARIAT AUX RETRAITES DU 10 OCTOBRE 2018

Le haut-commissaire aux retraites a réuni les organisations syndicales de salariés et d'employeurs le 10 octobre pour un bilan de la 1ère phase de concertation sur la réforme systémique des retraites.
Face aux risques que comporte une réforme aussi radicale, en particulier, pour les salariés les plus fragiles (carrières hachées, CDD, temps incomplet de nombreuses femmes salariées, etc.), le gouvernement allonge les délais et recule la présentation du projet de loi à juin 2019, après les échéances électorales.
Il a présenté un cadre qui reste très flou destiné avant tout à rassurer. La majorité des citoyens n'est, en effet, pas dupe des risques de baisse des pensions pour toutes et tous.
Les mécanismes de redistribution et de solidarité sont tous remis en cause, ce qui vise en premier lieu les salariés du secteur privé. Il y a tout lieu de craindre que les nouveaux mécanismes de solidarité que le haut-commissariat envisage de reconstruire soient plus restreints, plus ciblés, plus individualisés, avec des économies réalisées sur le dos des plus fragilisés.
Cette perspective de régime unique conduirait à la disparition des régimes des fonctionnaires et des régimes spéciaux et, en conséquence, à la remise en cause des statuts d'agents publics et de fonctionnaires. De même, les retraites complémentaires disparaîtraient.
Aucune perspective de gouvernance démocratique du système de retraite n'a été évoquée par le haut-commissariat.
En affichant le maintien du niveau de cotisation (28 %) et de l'âge d'ouverture du droit à retraite (62 ans), le gouvernement veut faire croire que le nouveau système maintiendra le niveau de pension et l'âge de départ, avec un supplément de transparence.
Il n'en est rien.
Si par exemple on applique les règles de la retraite complémentaire actuelle en points (Arrco-Agirc) à la totalité du salaire, une pension de 1600 euros passerait à 1000 euros. Le gouvernement doit sortir du flou.
Le système en point ne permet d'évaluer la pension qu'à la veille de la retraite. Il prend en compte la totalité de la carrière et pas les meilleures années (privé) ou la fin de carrière (public). La solidarité ne consistera qu'en points supplémentaires dont rien ne garantit qu'ils seront au niveau du salaire antérieur (maladie chômage, maternité, etc.).
Pour la CGT, les priorités sont : quel montant de pension et à quel âge ? Points sur lesquels le projet ne dit rien et n'apporte aucune garantie.
La CGT réaffirme son opposition à ce projet et portera des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous.

Montreuil, le 10 octobre 2018

C'est la politique qu'il faut changer !

mer, 10/10/2018 - 09:41
LA MOBILISATION DEMEURE

Ce 9 octobre a été une belle preuve que les salariés, jeunes, demandeurs d'emplois et retraités ne veulent pas de cette politique creusant les inégalités, prenant aux pauvres pour donner aux riches.
Près de 300 000 manifestants ont battu le pavé. Au-delà de ce chiffre, de nombreuses actions ont été recensées sur le territoire sous formes diverses : grèves et débrayages, pique-niques revendicatifs, distributions de tracts, tenues d'assemblée générale, blocage de zones d'activité, etc.
Ces mobilisations ont permis d'inscrire dans un mouvement national, l'expression de revendications locales ou spécifiques de certaines professions.
Toutes et tous se sont retrouvés pour exiger l'augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux ; l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et l'arrêt de la casse des services publics.
Au cœur des préoccupations également : la sécurité sociale, la santé, la retraite, l'éducation et la formation… Sur tous ces sujets, d'autres choix sont possibles et la CGT est porteuse de propositions pour conquérir de nouveaux droits.
La dynamique unitaire qui s'est construite doit se renforcer et la CGT y contribuera.
L'objectif de cette journée est de démontrer que la contestation sociale est toujours présente et que des alternatives sociales sont possibles. Le gouvernement et le Medef doivent entendre et répondre à ces attentes qui s'expriment dans tous les secteurs pour le progrès social.
C'est la défense et le développement de notre modèle social qui sont en jeu. La solidarité doit en être le socle et non l'épaisseur du portefeuille.

Montreuil, le 9 octobre 2018

Tous dans la rue le 9 octobre !

mar, 09/10/2018 - 12:39
Mouvement social

Le 6 décembre, je vote CGT !

mar, 09/10/2018 - 12:34
Elections Fonction publique

Le 6 décembre, je vote CGT !

mar, 09/10/2018 - 12:18

Les agents de la fonction publique, titulaires et contractuels, éliront en fin d'année leurs représentants dans les instances paritaires. Z le YouTuber a déjà fait son choix ! Bien sûr, il votera CGT le 6 décembre 2018.

Elections Fonction Publique

Le « pouvoir d'achat » se redresse ; mais pour qui ?

ven, 05/10/2018 - 10:47
CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

L'Insee a présenté à la presse, ce 4 octobre, un point de conjoncture qui actualise son diagnostic et ses prévisions pour le second semestre 2018.
L'institut révise à la baisse la prévision de croissance pour l'ensemble de l'année : 1,6%, inférieur aux objectifs gouvernementaux et nettement en retrait du résultat de 2017 (2,3%).
La France est à la traîne en Europe et, plus encore, dans le monde. L'économie française ne créerait que 129 000 emplois cette année (342 000 en 2017). Conséquence : le chômage ne diminue plus (- 0,1% par trimestre) et devrait atteindre un taux de 8,9% en fin d'année selon la définition officielle.
Cette situation et ces perspectives médiocres ne s'expliquent pas par le contexte économique international : celui-ci est certes incertain mais reste plutôt porteur. Ce contexte favorable pourrait permettre au commerce extérieur de la France de s'améliorer… il n'en est rien.
Alors qu'est-ce qui ne va pas ? C'est la structure de la consommation des ménages – par exemple, l'investissement dans la pierre – qui tire la croissance vers le bas alors même que le pouvoir d'achat moyen est censé se redresser en fin d'année.
Le problème est que cette amélioration annoncée bénéficie exclusivement aux ménages les plus aisés, les premiers de cordée, ceux qui profitent le plus des mesures fiscales. Ces avantages se retrouvent dans l'épargne et la financiarisation et non dans la consommation.
En revanche, les salariés et surtout les retraités voient les prix et les taxes augmenter alors que leurs revenus stagnent ou baissent. Il en résulte une quasi-stagnation de la consommation courante qui avait soutenu l'activité économique nationale au cours des années précédentes.
Les incertitudes s'accumulent pour les mois et années à venir, en France, en Europe et dans le monde de la « planète finance ».
Une chose est sûre : ce n'est pas en pressurant les salariés, les retraités et les chômeurs que l'on retrouvera les chemins d'une croissance dynamique et créatrice d'emplois de qualité !
C'est d'une tout autre politique économique et sociale dont nous avons besoin, l'urgence est d'augmenter les salaires, les pensions, les minimas sociaux et d'indemniser l'ensemble des chômeurs y compris primo-demandeurs.
L'urgence est de donner aux services publics les moyens de bien fonctionner et non de les ponctionner. C'est pour ces raisons que la CGT appelle à la mobilisation le 9 octobre prochain, pour gagner le progrès social !

Montreuil, le 5 octobre 2018

Travail et santé doivent se conjuguer : le travail est malade, il faut le transformer

jeu, 04/10/2018 - 20:52

Toutes les études le montrent, la santé au travail ne cesse de se dégrader et de se diversifier. L'intensification du travail entraîne de plus en plus de maladies professionnelles, de troubles musculosquelettiques et surtout de risques psychosociaux et de burn-out.

Le clip radio

jeu, 04/10/2018 - 15:28
#le6decembrejevotecgt

Ecouter :

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Les retraités ont frappé à la porte de l'Assemblée nationale

jeu, 04/10/2018 - 14:39

Ils sont venus ils sont tous là. Les 250 délégués de retraités venus de la quasi-totalité des départements s'étaient donnés rendez-vous à la Bourse du travail de Paris pour un débat avec les représentants des 9 organisations de retraités, avant de partir pour l'Assemblée nationale et après un arrêt Place de la République.

Voir l'article complet sur le site de l'UCR

Produits dangereux, tous concernés ?

jeu, 04/10/2018 - 10:13

Qui est concerné, quelle est la stratégie patronale, quels sont les enjeux de santé publique, quelle responsabilité des employeurs et quelle stratégie syndicale et leviers d'intervention. Jérôme Vivenza, dirigeant de la CGT nous présente l'initiative confédérale sur le sujet qui a eu lieu le 3 octobre à Montreuil....

La CGT refuse de négocier la régression sociale !

mer, 03/10/2018 - 17:34
ASSURANCE CHÔMAGE

Le président et son gouvernement inscrivent la refonte de l'assurance chômage dans la poursuite de la casse du code du Travail. Plutôt que de se questionner sur les dégâts répétés de l'austérité, ils ont donné l'ordre de chercher de nouvelles économies.
Le projet de loi « liberté de choix de son avenir professionnel » devait terminer son parcours parlementaire en août mais le président et le gouvernement ont annoncé plusieurs amendements pour prévoir une nouvelle négociation assurance chômage à l'automne.
Les plans du gouvernement
La Convention Unedic négociée en 2017 et entrée en vigueur en novembre fait déjà 900 millions d'économies annuelles et doit durer jusqu'en 2020. La CGT a refusé de la signer.
Aujourd'hui, le gouvernement à la fois veut avancer d'un an (à juin 2019) la définition de nouvelles règles pour faire des économies de l'ordre de 4 milliards d'euros et a prévu un encadrement financier préalable, contraire à l'autonomie de la négociation que nous revendiquons.
Quels sont les dangers pour les droits des allocataires à l'assurance chômage ?
La lettre de cadrage du Premier Ministre envoyée le 25 septembre aux partenaires sociaux annonce la nécessité de baisser les droits de 3,9 milliards d'euros sur 3 ans ! En additionnant les 500 ou 600 millions d'euros de droits récemment introduits par la loi pour les démissionnaires et les quelques indépendants, c'est une baisse de 4 milliards d'euros qui pourrait être imposée, soit en moyenne de 4 % à 12 % des allocations !
Sans surprise, le grand patronat est épargné : pas de « bonus-malus » mais un appel vague à la « responsabilisation des entreprises » et pas d'augmentation globale des cotisations patronales. En revanche, les chômeurs indemnisés (42,8 %) sont visés et, tout particulièrement, les travailleurs précaires.
Le gouvernement reparle de dégressivité des allocations – et pas seulement pour les cadres – et aussi de sanctions accrues pour obliger les salariés à accepter des emplois dégradés.
Que propose la CGT ?
Pour la CGT, il est indispensable de renforcer la solidarité – à l'heure où seulement 43% des chômeurs sont indemnisés – et de lutter contre la précarité pour l'éradiquer !
La CGT propose un droit au travail, un revenu de remplacement pour toutes celles et tous ceux qui en sont privés ! Cela passe par l'égalité salariale femmes-hommes, par la prise en compte de la situation des primo-arrivants, notamment les jeunes sortant des études, par des mesures pour les séniors et pour les chômeurs de longue durée.
Nos propositions peuvent être financées par la remise à plat des exemptions et exonérations qui assèchent le financement de la toute la protection sociale (sécurité sociale, retraites complémentaires comme assurance chômage). Nous revendiquons le déplafonnement des cotisations sur les plus hauts salaires (au-delà de 13 000 euros mensuels).
Pour lutter contre la précarité sous toutes ses formes, nous développons nos propositions de sur-cotisations sur les contrats en CDD et sur les CDI à temps partiels imposés.
Devons-nous aller négocier ?
Il n'est évidemment pas question pour la CGT de négocier à la baisse les droits des chômeurs. Nous refusons le principe et le contenu de la lettre de cadrage et nous avons l'intention de négocier sur la base de nos propositions.
Nous proposons donc de commencer la négociation en annonçant que nous refusons de nous inscrire dans la lettre de cadrage du gouvernement et que nous rechercherons l'unité syndicale pour aller dans ce sens.

Montreuil, le 3 octobre 2018

Stop à l'acharnement de la ville de Paris contre Christian et Jean-Jacques !

mer, 03/10/2018 - 17:27

Face à l'acharnement disciplinaire dont sont victimes Christian Garnier et Jean-Jacques Picot, deux agents de la mairie de Paris récemment mis à la retraite d'office par la secrétaire générale de la ville, la CGT appelle les salariés et agents publics, les Parisiennes et Parisiens, à apporter leur contribution et leur soutien pour que ces derniers restent dans les effectifs de la ville de Paris.

Discrimination syndicale

La secrétaire générale de la ville de Paris vient de rendre une décision de sanction d'une exceptionnelle gravité dans le cadre d'une action syndicale : nos deux camarades, Christian et Jean-Jacques, viennent d'être mis à la retraite d'office à compter du mois de novembre.

Si cette décision était appliquée, le niveau de pension de nos deux camarades serait très fortement impacté, puisque qu'il s'élèverait à 700 euros par mois pour l'un (avec vingt-six ans de carrière) et 1 000 euros par mois pour l'autre (qui compte trente-six ans de carrière). Par cette décision, l'administration parisienne fait non seulement le choix de la répression anti-CGT, mais aussi celui de jeter deux travailleurs dans la précarité à travers une sanction à vie !

Alors que les deux camarades vont formuler un recours gracieux auprès de la mairie de Paris — qui a encore le pouvoir de revenir sur la sanction — la CGT appelle les salariés et agents publics, les Parisiennes et Parisiens, toutes les forces de progrès, les élus et personnalités qui luttent contre l'injustice, à apporter leur contribution à la campagne et à interpeller la mairie. Jean-Jacques et Christian doivent rester dans les effectifs de la ville !

Le 25 mai dernier, Christian Garnier et Jean-Jacques Picot, conducteurs de la propreté à la ville de Paris, ont été arrêtés dans le cadre d'une action syndicale visant le siège du parti « La République en marche ».

Selon que vous serez puissant ou misérable…

mer, 03/10/2018 - 14:56
JUSTICE SOCIALE

À l'occasion des mobilisations sociales contre le projet devenu « Loi Travail », diverses formes d'actions ont été mises en place : pétitions, rassemblements, tractages devant les entreprises ou sur les marchés, arrêts de travail, manifestations, etc.
Ces formes d'actions « traditionnelles » se sont conjuguées avec d'autres, plus symboliques, plus médiatiques aussi afin d'attirer l'attention de l'ensemble du monde du travail sur la régression sociale en marche.
Deux militants de la CGT de la ville de Paris font actuellement l'objet de sanctions dans ce cadre et risque de payer très cher une initiative d'action originale qui s'inscrivait dans le cadre d'une action collective et qui n'a donné lieu à aucune mise en danger de personnes, de biens ou quelques dégradations que ce soit. Leur faute : avoir voulu déverser des ordures devant le siège du mouvement macroniste. Ils ont été stoppés avant. Rien n'a eu lieu.
Suite à la plainte déposée, ils ont été condamnés à 70 heures de travaux d'intérêt général, soit une condamnation mesurée au regard du chef d'accusation (ils risquaient jusqu'à 5 ans d'emprisonnement) car le tribunal a tenu compte du contexte particulier des faits : une action syndicale collective.
Néanmoins, la CGT dénonce cette justice à deux niveaux qui, selon que l'on soit un patron agriculteur ou employé municipal, n'ouvre pas aux mêmes poursuites ni aux mêmes condamnations. Chacun a en mémoire les images de déversement de fumier devant des préfectures, des mairies, des administrations publiques, etc. Là : aucune sanction, aucune peine. Par contre, lorsque c'est le siège du mouvement présidentiel qui est visé (propriété privée) par des salariés de la Fonction publique en lutte, il en est tout autrement !
Que dire aussi des deux poids deux mesures des sanctions disciplinaires ? Lorsqu'un certain personnage agresse des manifestants, il écope de 10 jours de mise à pied – en vérité, la suppression de 10 jours de congés, sans impact sur sa paie, sa carrière, sa retraite, etc. Mais, pour nos deux camarades, c'est la tête sur le billot ! La secrétaire de mairie a prononcé à leur encontre une sanction d'une sévérité extrême : mise en retraite d'office à compter du mois de novembre prochain. Cela a comme conséquences une retraite diminuée à 700 euros pour l'un, après 26 ans de carrière, et à 1000 euros pour l'autre, après 37 ans de carrière et, ce, à moins de 6 mois de son départ.
La décision finale revient maintenant au maire de Paris, Anne Hidalgo.
La CGT, au niveau de sa confédération, l'invite à retenir le caractère spécifique des faits et du contexte dans lesquels ils se sont produits. Nous demandons que les sanctions administratives à l'encontre de nos deux camarades soient levées.
Il n'y a pas de justice sans justice sociale.

Montreuil, le 3 octobre 2018

Évaluer et contrôler les dispositifs : une urgence absolue !

mer, 03/10/2018 - 10:26
CICE : AIDES PUBLIQUES AUX ENTREPRISES

Mis en place en 2013, le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) cessera d'exister en 2019. Il aura alors coûté à la collectivité près de 100 milliards d'euros et, ce, pour un bilan des plus faméliques. Sa suppression pure et simple aurait dû être décidée, pas sa « pérennisation » sous forme de nouvelles exonérations de cotisations sociales ! D'autant que la majorité des entreprises a assimilé le CICE comme une « cagnotte », une aubaine financière.
Le rapport 2018 du Comité de suivi du CICE (instance à laquelle la CGT participe activement) situe aux alentours de 100 000 le nombre d'emplois que le dispositif aurait permis de créer ou de sauvegarder. C'est un résultat en « trompe l'œil » qu'il faut mettre en rapport avec le coût du CICE qui est à ce jour de 59,2 milliards d'euros.
Nouveauté du rapport 2018 : le CICE aurait eu un effet positif sur les salaires dans certaines entreprises… Faut-il se réjouir de ce résultat ? Non car il signifie, en réalité, des hausses salariales financées exclusivement par l'impôt c'est-à-dire par la collectivité, par les salariés eux-mêmes… De plus, il renvoie à un modèle de croissance des entreprises dans lequel celles-ci n'investissent pas.
La CGT se félicite des travaux menés depuis 2013 par le Comité de suivi du CICE et du fonctionnement de cette instance au sein de « France Stratégie ». Elle regrette, néanmoins, que les comités régionaux de suivi du CICE (prévus par la loi) n'aient jamais vu le jour. Ces comités étaient censés recueillir les rapports des Comités d'Entreprise ou des Délégué-e-s du Personnel attestant d'une utilisation conforme ou non conforme ; cela aurait été une source précieuse d'informations dont nous avons été privés.
La CGT revendique la mise en place pérenne de structures de suivi et d'évaluation des aides publiques versées aux entreprises. Des prérogatives nouvelles doivent être reconnues aux organisations syndicales, au niveau national, régional, dans les entreprises. Elles sont des actrices incontournables, des expertes en matière d'évaluation des aides publiques, de leur suivi et de leur contrôle, tant au plan national, régional, local qu'au niveau d'une entreprise ou d'un groupe.

Montreuil, le 3 octobre 2018

Colloque sur l'IA à Montreuil

mar, 02/10/2018 - 16:29
Intelligence artificielle

Le mardi 6 novembre 2018, le Collectif confédéral « Recherche » organise un évènement intitulé « Où va l'intelligence artificielle ? » (plus d'information dans notre article) sur les impacts, enjeux et perspectives de l'IA, notamment en termes de travail, d'emploi et de maitrise scientifique et publique.

Les inscriptions sont ouvertes en suivant ce lien.

Vous pouvez télécharger le dépliant de présentation :

La CGT organise un colloque le 6 novembre

mar, 02/10/2018 - 16:09

Le mardi 6 novembre 2018, le Collectif confédéral « Recherche » organise un évènement intitulé « Où va l'intelligence artificielle ? » sur les impacts, enjeux et perspectives de l'IA, notamment en termes de travail, d'emploi et de maitrise scientifique et publique.

Intelligence artificielle


Ces dernières années, les progrès de l'IA ont été spectaculaires. Par l'intermédiaire d'un algorithme, et avec la mobilisation exponentielle des données (big data), l'IA va transformer nos existences personnelles et professionnelles dans une mesure que nous ne pouvons imaginer. Cette transformation affecte tous les secteurs de notre vie : la santé, l'alimentation, la communication, l'éducation, la culture, les transports, la sécurité, la défense, la recherche.

L'IA peut être une source formidable de progrès et de bienfaits pour l'Humanité. Développées à grande échelle, les machines et l'IA peuvent réduire le temps de travail pour tout un chacun, permettant une vie plus équilibrée au profit du bien-être familial, du développement culturel et de la vie personnelle. Elles pourront remplacer celles et ceux qui ont des tâches ingrates et répétitives, ou situées dans des environnements hostiles.

Mais cette IA peut aussi ébranler les fondements socioéconomiques et politiques des sociétés humaines. Même si la recherche fondamentale en la matière est dans son ensemble motivée par le bien-être général, le capitalisme peut aussi engendrer le pire. L'actualité des grands du numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft..) nous montre que les risques sont déjà là : raréfaction et parcellisation du travail, mise en cause de l'autonomie des individus autant que de leurs solidarités (leur liberté et leur sécurité), biais démocratique, accroissement des inégalités...

La nature des transformations est telle que nous ne sommes plus dans le prolongement du passé, mais bien dans la préfiguration de l'avenir. C'est un des sauts les plus importants qui se profile. Chacun peut voir et comprendre qu'avec l'IA, l'automatisation et les robots, l'humanité est au seuil d'une nouvelle ère. Cette ère sera-t-elle celle du pire ou du meilleur ? Les salarié·e·s comme les citoyens se doivent d'intervenir.

Pour impulser et accroître cette intervention indispensable du monde du travail, la CGT doit préciser ses réflexions, ses propositions, la vision qu'elle a du bouleversement des forces productives et les différents enjeux qu'il convient d'affronter : quels développement et utilisation de l'IA, quelle place pour l'intelligence humaine, quel contenu du travail, quel nouveau type de formation ?

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