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Mis à jour : il y a 2 heures 23 min

Agnès Buzyn présente des mesures pour les personnes âgées insuffisantes !

jeu, 31/05/2018 - 17:08
Santé

La ministre des solidarités et de la santé a présenté son plan de mesures pour mieux prendre en charge la dépendance. Elles ne répondent pas aux attentes et aux revendications des salarié·e·s · pour l'amélioration de la prise en charge des personnes âgées.
Ces annonces étaient pourtant très attendues par les salarié.e.s, les personnes âgées et leurs familles.
Pour éviter l'engorgement des urgences, elle préconise la présence d'infirmièr.e.s mutualisé.e.s d'astreinte de nuit sur plusieurs établissements alors que nous réclamons une présence d'infirmièr.e.s 24H/24H dans tous les établissements.
Par ailleurs, rien n'est prévu pour assurer une présence de médecins permettant d'assurer un suivi quotidien des résident.e.s. Le montant des dotations supplémentaires est très insuffisant et ne correspond en rien aux besoins validés par l'intersyndicale et l'association des directeurs d'établissement.
Notre revendication est simple, il s'agit d'obtenir un encadrement correspondant à 1 soignant.e par résident.e. Ce chiffrage ne correspond qu'à un simple rattrapage de ce qui existe dans d'autres pays européens. Le retard pris par la France nécessite aujourd'hui un plan de création de 200 000 emplois dans les établissements.
Enfin, aucune mesure n'a été annoncée en faveur du secteur de l'aide et de l'accompagnement à domicile. Cette situation est inadmissible tant pour nos aînés que les professionnel.le.s.
À la suite des deux journées d'action du 31 janvier et du 15 mars 2018 qui ont mobilisé très massivement les personnels des EHPAD et services de soins, d'aide et d'accompagnement à domicile, avec un soutien massif de la population, nous ne pouvons que constater que la Ministre et le gouvernement ne répondent pas à une véritable urgence sanitaire. C'est la preuve d'un véritable mépris envers les personnes âgées, leurs familles et les salarié.e.s qui les prennent en charge au quotidien.
Les fédérations CGT Santé/Action sociale, Services publics et Organismes Sociaux appellent les personnels à se mobiliser de nouveau pour obtenir les moyens pour une prise en charge digne et sécurisée des personnes âgées.

Les cheminots repoussent l'ouverture à la concurrence et la suppression des guichets

jeu, 31/05/2018 - 14:04
Bourgogne-Franche-Comté

La convention TER Bourgogne-Franche-Comté vient d'être adoptée par le Conseil Régional. Elle exige une productivité importante et confirme la politique de la Région et de la SNCF en matière de suppression des contrôleurs dans les trains.

Pour autant, les multiples actions menées localement sur le terrain depuis décembre 2016 ont fait bouger les lignes et les cheminots ont obtenu que la la suppression des guichets dans les gares soit validée par les mairies concernées, ainsi que le retrait de l'article 19 de la convention qui prévoyait l'ouverture à la concurrence de la ligne Dijon/Besançon ou Dijon/Belfort et le transfert possible des agents, du matériel roulant et des centres de maintenance.

Dans un communiqué, les cheminots CGT de Dijon se félicitent de cette victoire et appellent à continuer la mobilisation nationale pour les séquences de grève des 2 et 3 juin, puis des 7 et 8 juin.

L'évolution de rémunération doit se poursuivre pendant les congés maternité

jeu, 31/05/2018 - 11:54
Juridique


Selon la Fédération santé action sociale, la Cour de cassation vient de rappeler l'obligation pour un employeur du secteur privé de respecter les garanties d'évolution de la rémunération des salariées pendant leur congé de maternité. Ce principe, rappelle la Fédération santé dans un communiqué, est prévu par l'article 15 de la directive 2006/54/CE du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2006, relative à la mise en œuvre du principe d'égalité des chances, et de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d'emploi et de travail.
"L'article L. 1225-26 du Code du travail prévoit clairement qu'en l'absence d'accord collectif de branche ou d'entreprise déterminant des garanties d'évolution de la rémunération des salariées pendant le congé de maternité, la rémunération de la salariée doit être majorée, à la suite de ce congé, des augmentations générales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durée de ce congé par les salariées relevant de la même catégorie professionnelle ou, à défaut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l'entreprise", écrit la Fédération.
Par ailleurs, il n'est pas possible de remplacer le rattrapage salarial par une prime exceptionnelle.
Pour en savoir plus, n'oubliez pas de consulter le site de la CGT sur l'égalité professionnelle.

De réelles avancées sociales en Europe attendront !

jeu, 31/05/2018 - 10:13
Révision directive détachement

Le Parlement européen a adopté hier la révision de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés.

Dans les nouvelles dispositions adoptées, les travailleurs détachés en Europe ne sont plus assujettis seulement au salaire minimum mais maintenant au salaire conventionnel en lien avec leur secteur d'activité et leurs qualifications, ce qui permet une avancée.
Néanmoins, la nouvelle directive ne reconnaît toujours pas la protection des travailleurs comme élément essentiel de la relation de travail et reste dans sa logique de protection du marché unique, vision mercantile et capitaliste de la construction européenne.

Cette nouvelle directive légalise les pratiques de dumping social mettant même à mal le sacro-saint concept de la « concurrence loyale au sein de l'Union ». Ainsi, si l'application en France de la directive de 1996 permettait théoriquement de calculer les indemnités transport, logement et repas des travailleurs détachés en fonction de la législation française, avec la nouvelle directive ces indemnités relèveront désormais de la législation du pays d'origine ce qui, de toute évidence, ne sera pas à l'avantage des travailleurs puisque plusieurs États membres n'ont aucune obligation liées à ces indemnités.

De plus, aucune disposition pour responsabiliser la chaîne de sous-traitance, aucune disposition pour lutter efficacement contre la fraude au détachement, aucune disposition renforçant le contrôle national et transnational des situations de détachement, aucune disposition réelle renforçant la liberté d'organisation et de syndicalisation des travailleurs détachés…. Et comment interpréter l'exclusion de la nouvelle directive du secteur transport ?

La CGT continue à se battre à tous les niveaux pour que la transposition de la directive dans notre droit national limite les impacts négatifs que nous avons relevés. Et pour que soit mis en place des dispositifs et outils luttant contre la fraude au détachement notamment en renforçant la responsabilité des donneurs d'ordre, en limitant la sous-traitance en cascade et en donnant les moyens humains et financiers aux organismes de contrôle.
Elle continue à combattre toutes les dispositions qui permettent la mise en concurrence des travailleurs et des travailleuses en exigeant les conditions d'emplois les plus favorables y compris pour les salarié-e-s du secteur du transport. La CGT œuvrera à tous les niveaux pour la coordination des systèmes de sécurité sociale européens, pour le paiement du différentiel de cotisations à travers la proposition du forfait social afin d'éviter le dumping social. Et pour gagner de nouveaux droits pour les travailleurs et travailleuses détachés en cohérence avec les conventions internationale de l'OIT.

Montreuil, le 31 mai 2018

Confirmation des 4 000 suppressions de postes !

mer, 30/05/2018 - 15:11
Pôle emploi

La Loi de programmation budgétaire des finances publiques 2018-2022 et CAP 2022 n'en finissent pas de faire des victimes...

Lors du CCE extraordinaire de Pôle emploi, le 24 mai, c'est le directeur général adjoint qui s'est chargé d'annoncer aux instances représentatives du personnel que le chiffre, qui circulait depuis début mai, de 4000 suppressions de postes ne pourrait être atteint par les seuls départs en retraite. Tout en réaffirmant que tout ceci restait une hypothèse liée à un recul du chômage... qui n'a pas baissé en avril, pour ne prendre que l'analyse des derniers chiffres !

Les élus et représentants syndicaux ont donc voté à l'unanimité la demande d'un nouveau CCE extraordinaire sur « l'état des lieux des charges et ressources des services et missions de Pôle Emploi et des charges de travail des agents », et qu'il se tienne en présence, cette fois, de leur directeur général lui-même, Jean Bassères.

De belles initiatives citoyennes !

mer, 30/05/2018 - 12:02
Marées populaires

Les mouvements citoyens, associatifs, syndicaux et politiques se félicitent des marées populaires du samedi 26 mai.
Ce sont près de 80 organisations qui, en unissant leurs forces, ont rassemblé des centaines de milliers de manifestantes et manifestants partout sur le territoire. Dans leur diversité, ils et elles ont défilé pour exiger plus d'égalité, de justice sociale, d'écologie et de solidarité et donc une tout autre politique que celle du gouvernement.
Ce déferlement populaire porte l'espoir d'alternatives sociales. Il témoigne de la détermination des citoyens à rompre avec les choix d'Emmanuel Macron, une politique au service du patronat qui vise à imposer toujours plus d'austérité en matière de service public, de protection sociale et de garanties collectives et des reculs sur la santé et la protection de l'environnement, etc.
Fortes de ces initiatives, les organisations appellent à une amplification du mouvement social et s'engagent, chacune dans leurs champs respectifs, à soutenir et à développer toutes les luttes en cours, dans les entreprises, les services, les lieux d'études et aux côtés des précaires, privés d'emploi et retraités.
Nos forces sont engagées pour la défense du service public ferroviaire, pour un enseignement supérieur accessible à toutes et tous, pour les services publics et la défense des droits des salariés du public comme du privé, pour les droits des migrant.e.s, pour l'avenir des générations futures.
Les organisations, partageant le constat d'une réelle urgence sociale, décident de poursuivre le travail engagé afin de faire grandir le mouvement social contre les politiques de casses sociales et environnementales et pour le progrès social. Elles discuteront rapidement des formes précises que ce travail en commun peut prendre.

Montreuil, le 30 mai 2018

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