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Mis à jour : il y a 6 heures 34 min

Les organisations syndicales représentatives des professions paramédicales claquent la porte du dernier HCPP

lun, 05/02/2018 - 16:49

Lors de la séance du Haut Conseil des professions paramédicales (HCPP) du 29 janvier dernier, l'ensemble des organisations syndicales représentatives des salarié·e·s du privé et/ou dans la fonction publique, CFDT, CGT, FO, SUD, Unsa ont décidé unanimement de quitter la séance suite à la présentation et discussion du projet de décret relatif aux missions, à la composition et au fonctionnement des Conseils nationaux professionnels (CNP) de santé. Ce projet de décret est une remise en cause majeure de la représentativité à l'échelon national, principe qui fonde le dialogue social dans notre pays.

Santé

Ce décret confiera aux CNP les missions d'expertise et de représentation concernant entre autres les contenus professionnels, les modalités d'exercice, l'ingénierie des formations initiales ou encore la définition des priorités du développement professionnel continu (DPC) pour chaque spécialité paramédicale ou médicale. Chaque profession de santé, quel que soit son mode d'exercice, devra s'organiser dans ce cadre.

S'il est prévu que les CNP soient composés d'associations de syndicats professionnels et autres sociétés savantes, l'ensemble des organisations syndicales note l'absence de toute mesure de leur représentativité nationale réelle. Les organisations syndicales constatent également leur exclusion de fait de tous ces travaux dans lesquels elles représentaient les professionnel·le·s salarié·e·s. Cette exclusion a été confirmée durant les débats, le champ syndical étant selon la direction générale de l'offre de soins (DGOS) limité à la défense catégorielle et statutaire…

Ce décret exonère le rôle de représentation d'un métier de toute obligation de représentativité, ouvrant ainsi la porte à toutes les dérives, d'autant plus qu'aucun financement indépendant n'est prévu pour le fonctionnement des CNP.

Ce projet de décret n'a pas fait l'objet d'une véritable concertation, entre le premier rejet par le HCPP et la nouvelle présentation du 29 janvier, dans la mesure où les documents ont été proposés à discussion et amendement par le HCPP seulement deux jours avant leur parution officielle.

Un pas de plus a été franchi vers le démantèlement des règles professionnelles et l'éviction des organisations syndicales de toute forme de participation.

Les organisations syndicales représentatives des salarié·e·s du secteur privé et/ou de la fonction publique n'entendent pas se laisser confisquer le dialogue social sans réagir et exigent que le rôle de représentants des professionnel·le·s salarié·e·s, dévolu aux organisations syndicales au HCPP ainsi qu'à tous les niveaux du dialogue social, soit pleinement respecté.

Photo © Corinne Rozotte / Divergence

Vers une sortie de conflit pour les "invisibles" d'Holiday Inn Clichy

lun, 05/02/2018 - 16:49
Commerce


Peut-être une issue, enfin, au conflit qui oppose les salariés du sous-traitant de la propreté Héméra à l'hôtel Holiday Inn de Clichy (92), depuis le 19 octobre 2017.

Ce 2 février, des avancées importantes ont été discutées, après que les organisations syndicales CGT et CNT-SO ont refusé toute négociation tant que la direction de l'hôtel restait sur sa demande de départ de la représentante de la section syndicale CNT-SO, porte-paroles des grévistes.

La direction de l'hôtel ayant retiré ce point, les négociations ont pu commencer. Plusieurs revendications ont été satisfaites, parmi lesquelles la fin du paiement à la chambre, l'augmentation du temps de travail pour les temps partiel (30 heures par semaine, 130 heures par mois minimum), la mise en place d'une prime de panier de 7,14 € par jour, deux jours de repos consécutifs, la suppression des mutations arbitraires et l‘annulation des deux mutations, à l'origine du conflit.

Une clause de revoyure concernant la mise en place d'un 13e mois et une internalisation de tous les services a été actée pour l'été 2019 en fonction de la stabilité de la fréquentation de l'hôtel et de son niveau d'occupation.

Une réunion entre l'hôtel et son sous-traitant est prévue pour le lundi 5 février et la négociation sur la revalorisation des qualifications et le règlement des contentieux judiciaires en cours se tiendra dès mardi.

La CGT-Hôtels de prestige et économiques et la CNT-SO se félicitent, dans un communiqué de presse, de ces avancées et « espèrent conclure un accord satisfaisant permettant une reprise sereine du travail. »

Philippe Martinez manifeste au Carrefour de Montreuil contre les licenciements

lun, 05/02/2018 - 16:36
Commerce

Un plan d'une brutalité sans précédent : le 24 janvier dernier, Alexandre Bompard, nouveau PDG de Carrefour, annonçait des mesures drastiques :
suppression de 2400 emplois dans les sièges du groupe ;
cession de 273 magasins soit 1400 postes menacés ;
réduction des surfaces des hypermarchés.
cession de 500 millions d'euros d'actifs non stratégiques.
réduction des coûts de 2 milliards d'euros.

La CGT rappelle que Carrefour bénéficie chaque année de plus de 400 millions d'euros d'aides de l'Etat (CICE et exonération de cotisations salariales) et en appelle à la responsabilité du gouvernement.

Ce matin, dans le carrefour de la porte de Montreuil, des CGTistes ont organisé une manifestation pour protester contre ce plan social inhumain. Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ce plan « est une restructuration pour les actionnaires ». Les manifestants venaient des quatre coins de la France, mais aussi de Belgique ; les manifestants belges ont salué l'action de leurs camarades français.

Manifestation nationale de République vers Bercy

lun, 05/02/2018 - 16:27
Interpro

Suite aux nombreux coups de poignards portés conjointement par le gouvernement et le Medef au Code du travail, à la Sécurité sociale, à la fonction et aux services publics et plus généralement au monde du travail, la fédération CGT des cheminots, la fédération CGT mines-énergie, Indecosa-CGT, les fédérations de fonctionnaires CGT et l'Urif-CGT ont décidé de placer le jeudi 8 février sous le signe de la convergence des luttes.

Rejointes par la CGT-énergie Paris, la CGT-RATP, la CGT-FATP Île-de-France et l'USR Paris, elles appellent à l'action et à une grande manifestation interprofessionnelle à Paris le jeudi 8 février à 13 heures, de République vers Bercy, pour mettre en lumière les enjeux de services publics.

plus d'informations sur le site de l'UD-CGT Paris

Le projet de LOI « OLYMPIQUE » ne doit pas rimer avec rentabilité !

lun, 05/02/2018 - 14:39
Jeux olympiques

Suite à la désignation de Paris et de l'Ile-de-France comme organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques 2024, une loi dite « Olympique » formalisant les engagements imposés préalablement par le Comité International Olympique a été récemment présentée par le gouvernement et examinée par les député-e-s.

En l'état actuel, ce texte déroge à certaines lois actuellement en vigueur, grâce au concours bienveillant de la représentation nationale ! Après discussion au Sénat le 6 février, la décision finale sera prise en commission mixte paritaire.

Pour la CGT, il est regrettable que l'ensemble des représentants de la société n'ait pas été associé, afin de débattre des aspects sociaux, environnementaux et financiers qu'impliquent la préparation et le déroulement des JO.

Signée l'an dernier par les cinq principales confédérations syndicales françaises de salarié-e-s conjointement avec le comité de candidature, la Charte sociale Paris 2024 constitue une alternative, un autre modèle face à cette loi. Il n'est pas trop tard pour que l'esprit de cette charte soit intégré dans la version finale de la loi « Olympique » :

- dérogation au code de l'environnement ;
- dérogation aux règles de publicité au profit des partenaires de marketing olympique dans un périmètre de 500 m ;
- possibilité de dérogation à l'article 2060 du code civil (clauses compromissoires dans le contrat conclues par des personnes publiques) ;
- dispense de toute formalité au code de l'urbanisme pour les construction des équipements et installations provisoires, particulièrement sur deux sites de Seine-Saint-Denis ;
- dérogation au régime d'occupation des espaces publics ;
- raccourcissement de la période de libération des logements étudiants pour la rentrée scolaire.

Toutes ces dérogations sont autant d'atteintes aux lois et règlements. Pour la CGT, elles constituent un danger potentiel. Même si vouloir accélérer les procédures peut sembler légitime en pareil cas, il n'est pas admissible que cela se fasse à la hussarde. Efficacité ne rime pas forcément avec rapidité. La CGT estime qu'il y a danger à procéder ainsi.

D'autre part, la CGT exprime ses plus vives réserves quant à l'amendement prévoyant une charte du volontariat olympique, alors qu'il aurait été souhaitable de traiter du bénévolat dans le cadre d'une reconnaissance et d'une valorisation au bénéfice des celles et ceux qui s'engagent conformément à l'esprit de la Charte sociale Paris 2024.

Enfin, autre dérive, celle concernant les droits de retransmission des épreuves, dont le groupe américain Discovery a le monopole, pénalisant ainsi les collectivités territoriales, leurs populations d'un accès large et populaire à la retransmission télévisée des JO.

La CGT restera vigilante et exigeante notamment à travers l'application de la Charte Sociale. Son comité de suivi doit être mis en place prochainement. Nous continuerons d'y porter l'intérêt des travailleurs dans chacune des phases conduisant aux JO et à promouvoir l'accès du sport pour tous.

Montreuil, le 5 février 2018

Appel à manifestation à Saint-Étienne pour Martin !!

lun, 05/02/2018 - 11:43
Loi Travail

Le 12 mai 2016, en pleine lutte contre la Loi Travail, une banderole était déposée sur le balcon de la permanence du député Jean-Louis Gagnaire à Saint-Étienne, par quatre camarades. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, demandait à la justice de punir nos camarades. Dont acte. Nina, Jules, et Yvan, d'abord relaxés en première instance, ont été condamnés en appel le 16 janvier 2018 à 6 176 euros d'indemnités et amendes pour effraction, Jules écopant d'une peine supplémentaire de quatre mois de prison avec sursis pour rébellion. Martin, le quatrième camarade, a lui écopé d'une condamnation en première instance à 3 850 euros, huit mois de prison avec sursis et cinq ans d'inscription au casier judiciaire. Motif ? Il aurait blessé seul sept policiers équipés en tenue anti-émeutes en moins d'une minute...
Martin fait appel de sa condamnation et, après que la partie adverse a versé une nouvelle pièce, une vidéo cryptée, totalement illisible, le procès a été reporté aujourd'hui 5 février.

Ces procès sont iniques ! Il s'agit de faire de nos camarades un exemple pour que la peur s'empare des militants de la CGT et de stigmatiser notre organisation syndicale afin de rendre inaudibles les valeurs d'égalité, de justice et les propositions portées par la CGT !

Rassemblement à 13 heures devant la Cour de Lyon ce 5 février !!

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