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Une décision paradoxale du tribunal administratif qui réaffirme l'exercice du droit syndical mais préserve l'institution !

jeu, 05/07/2018 - 12:08

Communiqué unitaire de la CGT, l'UFSE-CGT, la CGT insertion probation, l'UD CGT des Hautes Pyrénées, la CGT Pénitentiaire, l'UNS CGT PJJ, le Syndicat national CGT des chancelleries et services judiciaires, l'UGICT-CGT, le SNPES PJJ FSU, le Syndicat de la magistrature, la Ligue des Droits de l'Homme

Communiqué unitaire : liberté d'expression syndicale au ministère de la Justice

Mylène Palisse, élue CGT insertion probation, avait été sanctionnée disciplinairement par le ministère de la Justice d'une exclusion de 7 jours avec sursis pour son expression dans un article intitulé « Cochez la case djihadiste » dans le journal l'Humanité le 13 avril 2016.
Face à cette atteinte intolérable à la liberté d'expression et aux libertés syndicales mais aussi face à l'omerta dans l'administration pénitentiaire, nos organisations ont exprimé leur solidarité et leur attachement à ces droits fondamentaux.
Une mobilisation des personnels, d'organisations et associations ainsi que de personnalités du monde syndical, associatif, politique et culturel et la défense déterminée de son avocat et de la CGT, auront largement contribué à une moindre sanction qui pour autant restait inacceptable (cf sur le site :
http://www.cgtspip.org/liberte-expression-soutien-mylene-palisse-nous-exigeons-larret-immediat-des-poursuites-disciplinaires/ )
Malgré nos multiples sollicitations unitaires, le ministère de la justice n'aura cependant jamais abrogé cette sanction.
La bataille s'est poursuivie sur le plan juridique : le recours contre cette décision a fait l'objet d'une décision paradoxale du tribunal administratif de Pau le 29 juin dernier.
En maintenant la sanction, sur la base du seul grief, fallacieux, d'atteinte à la discrétion professionnelle, le tribunal administratif vient au secours d'une administration dont il condamne pourtant sévèrement les arguments.
Le tribunal administratif confirme sans nuance que l'administration ne pouvait pas prétendre que Mylène Palisse s'exprimait à titre personnel et non syndical, dès lors qu'elle a connaissance de son mandat, peu important qu'il soit mentionné ou non dans l'article. Surtout, il rappelle que l'exercice du droit syndical dans l'administration pénitentiaire comprend non seulement, le droit de s'exprimer et de défendre « les intérêts professionnels », mais aussi, un droit d'expression pouvant prendre la forme « d'avis, réactions et propos critiques ». En l'espèce, le tribunal souligne le caractère exact des faits invoqués dans l'article et exclut tout manquement au devoir de réserve en rappelant que les propos tenus dans l'article « relèvent en réalité de la liberté d'expression syndicale ».
Cette affirmation essentielle doit mettre un terme aux postures d'intimidation visant à réprimer la parole des professionnels. Il ne saurait être question pour l'administration d'invoquer la confirmation de la sanction, fondée sur un motif clairement secondaire seulement destiné à sauver la décision, pour empêcher la critique de ses orientations et pratiques.
Cette victoire en demi-teinte a été rendue possible par la mobilisation collective soutenue par l'ensemble des interventions volontaires de nos organisations à la procédure. En reconnaissant notre intérêt à agir, le tribunal administratif confirme bien que les politiques publiques au sein de l'administration pénitentiaire concernent l'ensemble des personnels de la justice et relèvent d'un débat d'intérêt général.
L'enjeu des libertés fondamentales est au cœur de cette affaire. Nos organisations ne lâcheront rien pour leur défense et réaffirment leur solidarité pleine et entière à Mylène Palisse, injustement sanctionnée.

Paris, le 5 juillet 2018

Les 5 défis auxquels il faut répondre pour reconquérir la sécurité sociale

jeu, 05/07/2018 - 10:12

La CGT est engagée dans une campagne ambitieuse pour la reconquête de la Sécurité sociale depuis un an. Dans cette nouvelle fiche, la CGT se fixe 5 défis pour reconquérir la sécurité sociale.

La CGT est engagée dans une campagne ambitieuse pour la reconquête de la Sécurité sociale depuis un an. Dans cette nouvelle fiche, la CGT se fixe 5 défis pour reconquérir la sécurité sociale.

1- Défendre l'unité et l'universalité de la Sécurité sociale

2 - S'engager dans une démarche de prévention, d'éducation sanitaire et de promotion du travail

3- Remboursement intégral des soins

4- Réformer le financement

5- Accorder un nouveau rôle aux complémentaires.

Télécharger la fiche ci-après.

Le gouvernement sort de l'ombre !

jeu, 05/07/2018 - 08:56

Une modification de grande portée qui risque de changer la nature même de la Sécurité sociale

Attaque frontale contre la Sécurité Sociale

C'est en pleine nuit et en catimini qu'un amendement d'un député LREM a été adopté pour remplacer le terme « Sécurité sociale » par « Protection Sociale » dans plusieurs articles de la Constitution.

Loin d'être un amendement de forme, cette modification portera gravement atteinte à la nature même de la Sécurité Sociale. Cela prépare à la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage et s'inscrit dans le projet de réforme des retraites envisagé pour 2019 par le Président de la République et son gouvernement.

La Sécurité Sociale impose la notion de redistribution. Pas la protection sociale !

Il n'existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de « Sécurité Sociale qui inclut une notion de redistribution (entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades etc.). Remplacer « Sécurité Sociale » par protection sociale est une remise en cause du sens de la Sécurité Sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

De plus, l'objectif à peine voilé de ce changement est de soumettre l'assurance-chômage et les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, comme les régimes spéciaux, aux futures lois de financement de la protection sociale. Cet amendement rétrograde, vise à permettre au gouvernement d'engager son projet de remise en cause de notre système de retraite solidaire par répartition !

La Sécurité Sociale repose sur des droits financés par des cotisations, c'est-à-dire par le travail et non pas, par ce que vise le gouvernement : l'impôt, c'est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité Sociale.

On passe d'une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l'impôt !

La Sécurité Sociale n'est pas soumise à la concurrence, la protection sociale si !

La CGT agit pour la reconquête de la Sécurité Sociale, c'est là un choix de société qui appel à l'intervention et à la mobilisation de tous !

Montreuil, le 5 juillet 2018

Augmenter les salaires, pensions et minima sociaux : c'est possible et urgent !

mer, 04/07/2018 - 17:47

La CGT présente ses revendications pour améliorer le pouvoir d'achat des français.

Pouvoir d'achat

La question du pouvoir d'achat est une des premières préoccupations des salariés, des privés d'emploi et des retraités. Il s'agit de l'aspiration légitime à pouvoir vivre dignement et ce quelle que soit sa situation sociale ou professionnelle. Il s'agit aussi de permettre une relance de l'économie, dont tous conviennent qu'elle ne pourra véritablement se faire que grâce à la consommation des ménages.

Rémunérer de manière juste le travail, ce n'est pas « un coût ». C'est, au contraire, un investissement dans l'avenir, la reconnaissance de nos qualifications, de nos savoir-faire : de notre travail créateur de richesse !
Assurer un haut niveau de prestation sociale, ce n'est pas « dépenser un pognon de dingue ! » C'est, au contraire, assurer un haut niveau de protection sociale permettant de vivre dignement et d'envisager son avenir avec confiance.

Garantir un haut niveau de pension, ce n'est pas « financer des improductifs ». C'est, au contraire, une question de justice sociale : pouvoir vivre avec une rémunération permettant de maintenir son niveau de vie par un dispositif solidaire et pérenne de redistribution.

Financer un haut niveau de minima sociaux, ce n'est pas « développer de l'assistanat ». C'est, au contraire, assurer des dispositifs de solidarité permettant d'améliorer les situations de celles et ceux dont c'est le seul moyen de subsistance et qui vivent actuellement des situations catastrophiques.

Les prix augmentent, pas les salaires

En 2018 :
  • électricité +17 % ;
  • fioul domestique +36 % ;
  • gaz +7,6 % au 1er juillet ;
  • essence +10 % ;
  • produits frais alimentaire +5,9 %…

Le patronat, comme le gouvernement, cherche à limiter — voire à empêcher — toute hausse de rémunération, que ce soit par l'augmentation des salaires, des minima sociaux ou des pensions. Ils prônent et mettent en place des dispositifs de gel des augmentations et, lorsqu'une augmentation de la rémunération des salariés à lieu, c'est quasi systématiquement par le biais de primes, donc d'éléments de la rémunération non pérennes et ne participant pas au financement de notre système de protection sociale.

Pourtant, de l'argent existe pour cela, mais il est fléché vers d'autres, notamment la rémunération des actionnaires ! Depuis 2009, d'après l'ONG Oxfam, pour 100 € de bénéfices, les entreprises de CAC 40 ont versé 67,40 € de dividendes aux actionnaires, 27,30 € sont réinvestis dans les entreprises et seulement 5,30 € dans les salaires…

Parallèlement, les dirigeants de ces entreprises voient leurs rémunérations et primes augmenter : en 2017, les dirigeants du CAC 40 ont perçu 2,3 millions d'euros de salaire moyen, soit 70 fois le revenu moyen d'un salarié (source : agence Bloomberg) !

Si la part des salaires dans le PIB européen avait été la même que celle du début des années 1990, les travailleurs de l'Union européenne auraient en moyenne gagné 1 764 € de plus en 2017 !

DES CADEAUX QUI COÛTENT CHER !

Contrairement à ce que prétendent le président des riches et son gouvernement, les cadeaux aux plus aisés ne font ni l'emploi ni l'investissement. Ils enrichissent encore plus les mêmes et augmentent les inégalités sociales. Le « ruissellement », c'est du baratin !

La suppression des cadeaux fiscaux et des exonérations inutiles permettra de dégager des dizaines de milliards d'euros pour accroître les moyens dans les services publics (y compris pour renforcer la lutte contre l'évasion fiscale estimée entre 36 et 50 milliards d'euros), répondre aux besoins sociaux et renforcer le potentiel productif du pays.

Certains tentent de faire passer les privés d'emploi et les retraités pour des « assistés »… mais qui sont les vrais « assistés » ? Les entreprises bénéficient de grandes largesses de la part de l'État, sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie en termes de développement de l'emploi… Il existe plus de 4 500 dispositifs d'aides aux entreprises, et nombre d'entre elles n'hésitent pas à licencier à tour de bras ! Les niches fiscales pour les entreprises s'élèvent à près de 200 milliards d'euros en 2013 : c'est 5 fois plus que l'impôt sur les sociétés !

Pas de fatalité à cette situation. La réalité est que des augmentations de salaires sont régulièrement gagnées dans les entreprises ou administrations, mais seulement lorsque les salariés les revendiquent, se mobilisent et imposent au patronat et directions leurs exigences salariales ! Cela demande à s'organiser et à se syndiquer.

LA CGT REVENDIQUE :

  • l'ouverture immédiate des négociations salariales dans les branches et les entreprises ;
  • une réelle égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • pas de salaire en dessous de 13 € brut de l'heure, un Smic à 1 800 € brut pour un salarié sans diplôme, sans qualification reconnue et sans expérience ;
  • une durée du travail hebdomadaire de 32 heures ;
  • 10 % d'augmentation générale des salaires pour prendre en compte l'inflation, des gains de productivité et un meilleur partage des richesses créées par le travail ;
  • le doublement sur toute la carrière professionnelle des grilles de rémunérations, garantissant un réel déroulement de carrière ;
  • une véritable reconnaissance des diplômes et de l'expérience professionnelle ;
  • la progression d'un niveau de qualification au minimum sur toute la carrière professionnelle.
Télécharger le tract en pdf

Grève de la faim à l'hôpital de Belle-Île-en-Mer pour dénoncer le passage au privé de la blanchisserie

mer, 04/07/2018 - 16:27
Santé

La CGT avait dénoncé, début juin, la précipitation avec laquelle la direction de l'hôpital Yves Lanco avait décidé de la fermeture de la blanchisserie de l'établissement, jusque là sous convention avec un groupement d'intérêt public, pour offrir ce marché à un prestataire privé.

Malgré des propos rassurants de leur direction, début juin, lorsque la CGT s'était étonnée du procédé, le couperet est tombé : cinq salariés perdent leur emploi et le service de blanchisserie sera bien externalisé.

Devant l'impossibilité de trouver un terrain d'entente avec la direction, la grève commencée le 18 juin a pris une nouvelle tournure : Christelle Dumont, secrétaire du syndicat CGT de l'établissement, a débuté une grève de la faim le 30 juin.

Une action de soutien aux salariés de la blanchisserie et à leur élue CGT est prévue le jeudi 5 juillet à 11 heures sur le Port de Palais et le maire de la ville a annoncé que le dossier serait débattu lors du conseil municipal du 12 juillet.

Lutte gagnante des territoriaux de Grenoble

mar, 03/07/2018 - 17:12

Mobilisés, les agents territoriaux de la municipalité de Grenoble ont obtenu la satisfaction de leurs revendications, notamment sur les rémunérations des plus bas salaires.

Isère

Alors que sur le principe, la CGT est opposée au RISFEEP, qui lie le régime indemnitaire au poste occupé, plutôt qu'au grade, la CGT seule a obtenu, grâce à la mobilisation, la satisfaction de ses revendications avec :
La rétroactivité pour 2018
La majoration encadrement n'est plus conditionnée aux jours de présence (en cas de maladie)
L'augmentation de l'enveloppe prévue pour la prime des dimanches et jours fériés
Le maintien de l'IFSE à titre individuel pour tous les agents en poste, dans tous les cas de figure
L'assurance qu'il n'y aura pas de part variable avec cette municipalité

La CGT continuera de se battre pour obliger la Municipalité à augmenter le budget du personnel afin de considérer les conditions de vie difficiles des plus bas salaires en exigeant l'augmentation du niveau 1 : « 18 euros, c'est inacceptable ! »

Inclusion bancaire : avec le gouverneur de la Banque de France, c'est l'hôpital qui se fout de la charité

mar, 03/07/2018 - 17:11

Alors que dans son dernier rapport annuel, l'Observatoire de l'inclusion bancaire, chapeauté par la Banque de France, appelle banques et associations à redoubler d'efforts en faveur de l'inclusion bancaire, l'INDECOSA CGT attend que le gouverneur de la Banque de France soit aussi exigeant avec les banques.

Services

En l'espèce, l'offre spécifique, permettant à des personnes en situation de fragilité financière de bénéficier de services bancaires de base pour trois euros maximum par mois, reste « insuffisamment déployée », où seulement 351 000 personnes en bénéficient alors que l'observatoire estime à 3 600 000 le nombre de personnes en situation de fragilité financière.

Ce qui est génant, c'est la conférence de presse où François Villeroy-de-Galhau, ancien haut dirigeant de la BNP et actuel gouverneur de la Banque de France, n'a pas hésité à déclarer : « Il y a aussi un effort de promotion et d'information sur l'offre spécifique (à fournir) par les associations », éludant par la même occasion l'obligation légale des banques (article L312-1 du code monétaire et financier) de proposer une offre de service bancaire adaptée aux personnes en situation de fragilité financière.

Ainsi, plutôt que d'engager la Banque de France et l'Autorité de contrôle de prudentiel et de résolution (ACPR) à procéder aux contrôles nécessaires auprès des banques, le gouverneur préfère déclarer publiquement que les associations de consommateurs et de lutte contre l'exclusion n'en font pas assez.

Victoire pour les salariés de la polyclinique de Poitiers

mar, 03/07/2018 - 17:09
Santé

En grève depuis le 21 juin, les salariés de la polyclinique de Poitiers, appartenant au groupe Elsan, viennent de voir leurs revendications aboutir. Après plusieurs refus de la direction d'entrer en négociation, des tentatives pour opposer les salariés entre eux, un protocole a finalement été signé le 29 juin par la CGT.

Ainsi, à compter du 1er juillet, la valeur du point passe de 7 à 7,15 pour l'ensemble des salariés, la dotation financière de matériel est augmentée de 100 000 € et des discussions devront s'engager prochainement sur l'organisation et les conditions de travail dans l'établissement.

La fédération CGT santé et action sociale, l'UD CGT de la Vienne et l'USD 86 apporteront leur soutien financier aux salariés grévistes.

Associations, syndicats et sociétés de journalistes s'associent à la saisine du conseil constitutionnel

mar, 03/07/2018 - 09:50
SECRET DES AFFAIRES

38 organisations (associations et syndicats) et 10 sociétés de journalistes déposent une contribution au conseil constitutionnel (sous forme d'une « porte étroite ») pour s'associer aux recours déposés par les parlementaires contre la loi sur le secret des affaires. En effet, cette loi, en faisant du secret la règle et des libertés des exceptions inverses nos principes républicains. Elle fragilise un certain nombre de principes constitutionnels, et notamment la liberté de la presse et d'expression ainsi que le droit à la participation et à la mobilité des travailleurs.
Pour concilier protection des savoirs et savoir-faire avec nos libertés, la coalition propose depuis plusieurs mois une disposition simple : restreindre le secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels, afin d'exclure clairement les risques de poursuites les journalistes, lanceurs d'alertes, syndicalistes ou associations. Cette proposition n'a malheureusement pas été entendue. Ainsi, avec une définition large et floue du secret d'affaires, la loi ouvre la porte à des abus sous forme de procédures baillons des entreprises, qui pourront empêcher la divulgation d'informations d'intérêt général.
La coalition compte sur le conseil constitutionnel pour faire respecter les équilibres fondamentaux et garantir le respect des libertés, pilier de notre démocratie.

Montreuil, le 2 juillet 2018

Voir en ligne : Conseil Constit - projet d'observations

La CGT dénonce un compromis indigne !

lun, 02/07/2018 - 11:16
POLITIQUE MIGRATOIRE

Les conclusions du sommet européen du 28 et 29 juin sur « les questions migratoires » accouchent d'un compromis politiquement explosif ou les gouvernements d'extrême-droite sortent vainqueurs.
C'est bel et bien le renforcement de l'Europe forteresse qui est réaffirmé : augmentation des moyens à Frontex et soutien aux gardes côtes libyens.
La mise en place de « centres contrôlés », euphémisme technocratique pour désigner des camps installés dans les ports de débarquement pour effectuer le tri entre bons et mauvais migrants dépendra des pays d'entrée. Dès vendredi le ministre de l'intérieur italien a annoncé la fermeture des ports italiens, prélude à de nouveaux et terribles périples comme celui de l'Aquarius.
Quant aux migrants éligibles à l'asile, ils pourraient être répartis dans d'autre pays européens à condition que ces derniers soient volontaires.
L'accord prévoit aussi des « plates formes de débarquement ». Derrière ce langage, qui pourrait être issu de la logistique, se cachent des camps hors UE, financés par l'Europe et qui sont contraire au droit international.
Ainsi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a estimé vendredi que les centres pour migrants devaient être en Europe et a exprimé son inquiétude "insurmontable" quant à d'éventuelles "plateformes" en Libye du fait de l'insécurité et des mauvais traitements qui y règnent.
Maroc, Tunisie et Albanie, envisagés par l'Union européenne pour installer ces camps ont d'ores et déjà refusé.
Ce compromis dont se félicite Macron est un message d'inhumanité dont la seule devise serait « unis pour fermer ».
Ce « compromis » ne règle rien tant sur les causes de la migration que sur l'accueil au sein de l'UE, puisque les accords de Dublin sont renvoyés à une date ultérieure.
Face à ce compromis honteux, la CGT défendra les valeurs d'accueil et de solidarité avec l'ensemble des forces qui luttent en France et en Europe.

Montreuil, le 2 juillet 2018

Malgré l'unité des organisations syndicales, le patronat bloque une vraie augmentation

ven, 29/06/2018 - 14:15
REVALORISATION DES ALLOCATIONS CHÔMAGE

Le conseil d'administration de l'Unedic du 29 juin 2018 a abordé, comme chaque année, la revalorisation des allocations chômage.
La CGT a rappelé que seuls 42,8% des demandeurs d'emploi sont indemnisés. Cela nécessite de revoir complètement les règles d'indemnisation et d'instaurer enfin une sécurité sociale professionnelle, pour assurer un revenu de remplacement pour toutes et tous.
Notre délégation a également rappelé que la très grande majorité des demandeurs d'emploi indemnisés le sont à un niveau d'indemnisation faible. Ainsi, 37,6% des chômeurs, soit 3 millions de personnes, se situent en dessous du seuil de pauvreté.
De plus, nous continuons de dénoncer l'augmentation de la précarité, encore démontrée par les chiffres du chômage de mai, fruit de la politique de flexibilisation de l'emploi voulue par les différents gouvernements et le patronat.
Dans un contexte de remise en cause des droits des salariés privés d'emploi par la loi cyniquement appelée « liberté de choisir son avenir professionnel » et d'annonces de remise en cause des minima sociaux par le gouvernement, la CGT a demandé d'augmenter toutes les allocations de 4 euros par jour, ce qui correspond à un (petit) repas moyen.
Après une interruption de séance et une nouvelle demande unitaire minimale des organisations syndicales d'une augmentation à 1%, le patronat, parti de 0,3%, est resté bloqué à 0,7%. Cela ne correspond qu'à un trimestre d'augmentation des prix !
Les organisations syndicales se sont abstenues pour ne pas risquer de rester à 0% de revalorisation.
La CGT salue les demandeurs d'emploi et travailleurs précaires qui se sont mobilisés et dénonce l'attitude du patronat, emmené par le Medef, qui continue de baisser en euros constants les allocations, comme il empêche l'augmentation nécessaire des salaires !

Montreuil, le 29 juin 2018

28 juin, la première manifestation de la rentrée

ven, 29/06/2018 - 09:25

Face à l'austérité persistante et ses conséquences, cheminots, services publics, santé, énergie, etc, de nombreux secteurs sont aujourd'hui en lutte et aussi dans la rue à l'appel des organisations CGT, FO, Unef, UNL et FIDL.

Mobilisation interprofessionnelle

En perspective de la rentrée

jeu, 28/06/2018 - 18:00
28 JUIN

Avec plus de 130 initiatives, sous formes diverses, recensées pour l'ensemble des départements – manifestations régionales, grèves et débrayages, pique-niques revendicatifs, distributions de tracts, tenues d'assemblée générale, péages gratuits, etc. – le 28 juin a permis à de nombreux salariés, jeunes, retraités, d'exprimer leur mécontentement face à une vieille politique d'austérité.
L'objectif de cette journée est de démontrer que la contestation sociale est toujours présente et que des alternatives sociales sont possibles.
Les luttes continuent à l'Energie, chez les Cheminots, pour les Hospitaliers, etc. et dans de nombreuses entreprises ou services.
Si cet été, chacune et chacun a droit à des congés mérités, conquis par les luttes, la CGT et ses militants ne seront pas pour autant en vacances.
Ils occuperont le terrain, à travers leur présence dans les festivals, sur les routes du tour de France, sur les lieux de villégiature ou encore au contact des saisonniers, du monde du travail et dans les initiatives qui seront décidées en territoire.
Dans la suite du 28 juin, il s'agit de préparer une rentrée offensive pour gagner l'augmentation des salaires et des pensions, la réduction du temps de travail, pour relancer nos industries et services publics, pour une protection sociale et des retraites dignes de notre siècle.

Montreuil, le 28 juin 2018

Indistinctement les salariés en sont les premières victimes

jeu, 28/06/2018 - 17:08
GUERRE COMMERCIALE

Sortie de l'accord sur le nucléaire iranien, taxes sur l'acier et l'aluminium, la politique de Trump oblige à s'interroger sur les conséquences de ces décisions et sur la capacité de la France et de l'Europe à développer une politique industrielle. Les seuls perdants d'une guerre économique seraient les travailleurs de tous les pays.
Il est nécessaire d'agir pour impulser la construction d'une réponse, en France et en Europe, qui parte de la satisfaction des besoins des populations et de la prise en compte des défis environnementaux. C'est le seul chemin pour bâtir la paix ici et ailleurs.
La mise en compétition des pays, la mise en concurrence des travailleurs font que la politique industrielle européenne est inexistante. C'est encore plus vrai pour la France dont l'obsession à offrir aux actionnaires des dividendes toujours plus élevés a conduit à des sous-investissements massifs dans l'appareil productif, la recherche, la formation, les qualifications, les salaires. Cela rend notre système productif encore plus sensible aux politiques des autres pays en la matière avec des répercussions directes sur l'emploi.
L'arme de justice extraterritoriale américaine a déjà servi à liquider certains de nos fleurons industriels. Le scandale d'Alstom et de la vente de la branche énergie à Général Electric revient sur le devant de l'actualité avec le piétinement par Général Electric de son engagement à créer 1000 emplois en France.
Nous sommes dans un affrontement qui dépasse les enjeux commerciaux à court terme.
Pour résister, il est nécessaire d'avoir une véritable politique industrielle pour notre pays et que la France joue son rôle pour impulser la construction d'une politique industrielle européenne qui fait cruellement défaut.
Pour la CGT, le moment est venu d'une mise à plat des questions fondamentales :

clarification de la logique des échanges. Multilatéralisme maîtrisé. Ni libre-échange, ni fermeture des frontières ;
remise en ordre du système monétaire international et fin du privilège du dollar. Mobilisation de la création monétaire en euro au service d'un nouveau développement ;
élaboration d'une politique industrielle européenne et nationale ouverte aux coopérations mutuellement avantageuses ;
prise en compte des intérêts sociaux et climatiques dans les échanges. Mesures en faveur des pays les moins développés ;
fin du privilège juridique d'extraterritorialité de la législation américaine.

Loin d'un repli, la mise en place de mécanismes de coopération ainsi que de filtres aux frontières de l'Europe pour « avantager » les produits correspondants à des normes sociales, environnementales, fiscales dignes de ce siècle et la vérité des prix pour favoriser les produits issus d'une économie réellement circulaire avec des circuits courts constitueraient une ébauche de réponse.
Au final, il s'agit d'impulser une autre construction européenne, sociale, solidaire et démocratique avec l'intervention des citoyens, des travailleurs, pour peser dans le sens de l'intérêt des peuples.

Montreuil, le 28 juin 2018

Chez SFR, des pratiques dignes de l'Ancien Régime

jeu, 28/06/2018 - 14:38

Dans un récent communiqué cinq syndicats dénoncent les pratiques abusives de la direction de l'entreprise SFR, où l'arbitraire règne en maître.

Télécommunications

Macron regrettait l'absence de la « figure du roi » dans la politique française. Travailler à SFR distribution lui permettrait de savourer cet arrière-goût d'Ancien Régime.

Cinq organisations syndicales (Fapt-CGT CFE-CGC, CFDT, CFTC, et Unsa) décrivent le comportement despotique des proches d'actionnaires sur les salariés dans un communiqué.

Ainsi, le 15 mai 2018, un vendeur de Montesson (78) s'est vu sommer par la sœur d'un actionnaire de lui photocopier son avis d'imposition. Il s'exécute… jusqu'à ce qu'elle lui ordonne de photocopier ceux de ses amis ! Ayant mieux à faire (son travail, par exemple…), il lui exprime courtoisement son refus (sans ironie : les clients et vendeurs présents lors de l'incident ont en effet attesté sur l'honneur que le vendeur s'était montré courtois et correct). On ne refuse pas à un ordre de la noblesse. Convoqué en entretien préalable à licenciement peu de temps après, la sentence a été exécutée : le salarié est licencié pour manque de respect à une collaboratrice.

Un mois plus tard, le 7 juin 2018, c'est un responsable point de vente du Forum des Halles qui est victime des desiderata de ces seigneuries. Convoqué par la directrice des ressources humaines en entretien préalable à licenciement, il s'est vu reprocher le fait de ne pas être « systématiquement en dress-code sur la surface de vente ». D'après le communiqué, cet entretien était également orchestré par une proche de la famille de l'actionnaire travaillant sur le point de vente. Malgré 17 attestations sur l'honneur de ses vendeurs, qui affirment qu'il est un responsable bienveillant, le couperet s'est également abattu sur sa carrière…

Que notre président de la « République » se rassure : l'arbitraire royal et l'esprit de cour ont encore de beaux jours devant eux, mis en pratique qu'ils sont par cette réincarnation de la noblesse qu'est le grand actionnariat.

Face à ces injustices, les cinq organisations rédactrices du communiqué exigent la réintégration immédiate de ces collaborateurs, censés recevoir la protection de leur direction face à des situations aussi explicitement abusives.

Appel des comités CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires

mer, 27/06/2018 - 17:05

Quand l'Unedic a été fondée en 1958, son but était d'assurer à tous les privés d'emploi un revenu de remplacement proche du salaire perdu. Le principe est au départ le même que celui de la Sécurité Sociale ; celui de la solidarité entre les travailleurs. Une partie de tous les salaires ⎯ les cotisations sociales ⎯ est mutualisée pour remplir les caisses et subvenir aux besoins des travailleurs et de leur famille.

Les patrons n'en ont jamais voulu et ont toujours combattu notre modèle de protection sociale, le jugeant trop onéreux ou archaïque.

La propagande patronale fait apparaître les cotisations sociales comme des « charges » gênant le développement économique ⎯ en réalité leur profit ⎯ alors qu'il s'agit d'une autre forme de salaire – indirect, socialisé – à partir des richesses crées par les travailleurs dans l'entreprise.

Les efforts sont toujours faits par les mêmes : quand le chômage baisse, le patronat obtient une baisse des cotisations et quand le chômage repart à la hausse, il exige une baisse de l'indemnisation !

Il est grand temps de briser cette spirale infernale, et d'obtenir enfin un revenu de remplacement à 80 % du salaire antérieur, avec un minimum de 80 % du SMIC, revendiqué par la CGT à 1800 € brut !

Mobilisons-nous devant nos agences Pole Emploi toute la semaine du 25 au 29 juin, le jour où le Conseil d'administration de l'UNEDIC se réunit pour débattre de l'augmentation ou non des indemnités chômage !

C'est une étape de plus dans notre lutte pour le droit à l'indemnisation, alors que le Parlement discute en ce moment même de la mort de l'assurance chômage. Avec la suppression des cotisations sociales, c'est un vol de la part socialisée de notre salaire qui est organisé, pour remplacer l'assurance chômage par un minimum social même pas équivalent au RSA !

Nous appelons les travailleurs privés d'emploi et précaires à entrer dans la lutte avec l'ensemble des travailleurs contre la mort de l'assurance-chômage, pour une 5ème branche chômage de la Sécu, gérée et financée par les travailleurs eux-mêmes !

JOURNÉE de MOBILISATION le 29 JUIN !
RASSEMBLEMENT 4 rue Traversière 75012 Paris à 8H30
⎯ Conseil d'Administration de l'UNÉDIC - ASSURANCE CHÔMAGE ⎯

"Comme à l'usine"

mer, 27/06/2018 - 16:20
Service Public

Service Public

mer, 27/06/2018 - 16:17

« Comme à l'usine »

mer, 27/06/2018 - 16:16

Le service public : comment se porte-il ? Quelle vision en ont ceux qui le « font » ? Dans le film de 16 minutes « Comme à l'usine », des cheminots, postiers, agents de ramassage des déchets, des professionnels de santé posent, depuis leur lieu de travail, leurs regards sur leurs activités et sur les logiques adoptées par leurs employeurs.

Service Public

Précarité, toujours précarité

mer, 27/06/2018 - 15:47
CHIFFRES DU CHÔMAGE PUBLIÉS LE 27 JUIN

Le nombre de privés d'emploi en catégorie A est en baisse légère de 0.9% sur un mois, soit 3 294 700 inscrits sur les listes de Pôle Emploi. On note une augmentation du côté des précaires. La catégorie C (chômeurs en activité réduite à plus de 78 heures par mois) passe à 1 482 700 personnes, soit +1.9 % en un mois, ce que ne compense pas la baisse de la catégorie B (en activité réduite de moins de 78 heures par mois) qui compte 751 900 chômeurs, soit -3.4% en un mois.
Nous comptons donc 2 234 600 chômeurs qui travaillent à temps partiel et perçoivent une indemnisation, soit + 0.1 % en un mois, + 1.6 % en trois mois ou + 7.5 % en un an. En ce qui concerne l'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits, c'est 6 187 000 personnes qui comptent sur l'aide de Pôle Emploi pour retrouver un travail qui leur permette de vivre dans la dignité.
Le chômage global ne baisse donc quasiment pas, du fait de la précarité.
La précarité se mesure très bien dans les catégories B et C qui augmentent inexorablement depuis le 1er trimestre de 2009 où nous pouvions décompter 1 034 300 demandeurs d'emploi inscrits.
Une étude sur les contrats très courts vient de confirmer que, sur 16 ans, le nombre d'entrées en CDD a été multiplié par 2.5, avec une durée d'emploi qui diminue de 112 à 46 jours. La part des CDD d'une seule journée est établie à 30% en 2017. C'est une précarité toujours plus forte qui s'intensifie, avec la flexibilité instaurée par les ordonnances.
Depuis plusieurs années, la CGT dénonce cette montée du nombre de personnes en situation de travail précaire et fait des propositions de réduction du temps de travail avec maintien des revenus. Il n'est pas possible de rester dans cette optique de dégradation des conditions de vie, sans travailler à la diminution du nombre de contrats courts et à la relance de l'emploi stable : en premier lieu, par la mise en place d'une sur-cotisation significative au bénéfice de l'assurance chômage à laquelle les contrats courts coûtent 8 milliards d'euros annuellement. Il faut noter, par ailleurs, qu'un bonus pour ceux qui utilisent l'intérim, plutôt que l'embauche, ne serait pas le bienvenu.
La CGT insistera toujours, que ce soit avec le rassemblement de chômeurs devant le Conseil d'Administration de l'UNEDIC du 29 juin ou dans d'autres instances, pour faire entendre les revendications des travailleurs privés d'emploi ou pas, dans le sens d'une justice sociale au bénéfice de toutes et tous, notamment les plus fragilisés.

Montreuil, le 27 juin 2018

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