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Mis à jour : il y a 6 heures 34 min

Action unitaire devant l'assemblée nationale pour dénoncer la proposition de loi Secret des Affaires

jeu, 17/05/2018 - 14:16

Mardi 15 mai 2018 avait lieu une action unitaire spectaculaire devant l'assemblée nationale, où une centaine de militants et de personnalités ont déployé une banderole géante pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires sur la proposition de loi Secret des Affaires.

Paris

Alors que la proposition de loi instituant le secret des affaires sera soumise le 24 mai à la Commission Mixte Paritaire, une centaine de militants et de personnalités étaient rassemblés devant l'assemblée nationale où ils ont déployé une banderole géante pour interpeller Macron et les Parlementaires.

En l'espèce, cette proposition de loi est dénoncée par 53 organisations (syndicats et associations), ainsi que 23 sociétés de journalistes, qui exigent que le champ d'application du secret des affaires soit restreint aux seuls acteurs économiques concurrentiels, afin que le secret ne devienne pas la règle et les libertés des exceptions.

Outre la pétition signée par plus de 550 000 personnes, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) vient également d'appeler à la restriction du champ d'application de la loi aux seuls acteurs économiques concurrentiels.

La CGT condamne le nouveau massacre à Gaza

mar, 15/05/2018 - 16:22
Gaza

La CGT condamne avec force le massacre de la population Palestinienne à la frontière de Gaza, perpétré par l'armée de l'État israélien.

C'est un crime contre l'humanité, c'est insoutenable.

70 ans après la Nakba, processus délibéré et planifié d'expulsion des Palestiniens de leurs villes et villages, de leurs terres en somme, qui s'est poursuivi tout au long de l'année 1948, rien n'est réglé pour le peuple palestinien. L'État d'Israël continue à nier ses droits et poursuit méthodiquement sa politique de dépossession, de colonisation et d'occupation, ainsi que le maintien de la bande de Gaza sous un blocus illégal et inhumain, en violation de toutes les résolutions adoptées par les Nations Unies.

La CGT exige à nouveau la levée immédiate du blocus de Gaza et demande au gouvernement français d'adopter une position ferme contre ces crimes et d'agir énergiquement dans ce sens.

Elle soutient la résistance palestinienne et s'associe à l'exigence d'une protection internationale du peuple palestinien et de sanctions contre l'État d'Israël.

Elle dénonce la provocation de l'administration Trump de transfert de l'ambassade américaine vers Jérusalem, et invite au respect du droit international et du statut de Jérusalem.

Elle appelle toutes les organisations de la CGT à intensifier les efforts de solidarité avec les travailleurs et syndicats palestiniens dans leur lutte pour la défense de leurs droits, pour une paix juste et durable dans la région.

La CGT appelle à participer aux rassemblements de solidarité et de protestation dans toute la France.

Montreuil, le 15 mai 2018

Condamnée pour avoir dénoncé du harcèlement sexuel !

lun, 14/05/2018 - 11:28
Santé

Ce 4 mai 2018, la médecin du travail Karine Djemil a été condamnée par l'Ordre des médecins à six mois d'interdiction d'exercice dont trois fermes, pour avoir émis des certificats médicaux dénonçant des faits de harcèlement. La chambre disciplinaire de l'ordre des médecins a considéré pour sa part que le docteur Karine Djemil avait délivré un rapport tendancieux puisqu'elle n'aurait pas « constaté des faits précis permettant d'en déduire l'existence de harcèlement sexuel avec suffisamment de vraisemblance ». Pourtant, rappelle l'UGICT-CGT dans un communiqué, la chambre disciplinaire de l'ordre des médecins a refusé d'entendre une victime présente à l'audience et n'a vérifié aucun fait. Les deux employeurs en cause n'ont d'ailleurs pas saisi le procureur de la République pour dénonciation calomnieuse de peur d'une enquête objective et contradictoire. Malgré cela l'ordre des médecins accuse le Dr Djemil d'avoir violé le secret médical, alors que celle-ci a déployé une « alerte médicale collective réglementaire » proportionnée à la gravité des faits et à l'inertie des employeurs.
Ainsi, aucun médecin ne pourrait plus sur la base de son examen clinique, prendre en charge une victime de harcèlement sexuel ou moral dans une entreprise, sous peine d'interdiction d'exercice ! Le code de déontologie médicale prescrit pourtant dans son article 95 que le médecin « doit toujours agir en priorité dans l'intérêt de la santé publique et dans l'intérêt des personnes et de leur sécurité au sein des entreprises ou des collectivités où il exerce ». Pour l'UGICT-CGT, l'ordre des médecins est indifférent au surgissement dans le monde entier des luttes contre le harcèlement sexuel notamment au travail. Et pour cause : le conseil national de l'ordre des médecins compte toujours moins de 10% de femmes.

Prendre les mesures qui s'imposent

  • L'UGICT-CGT et son collectif de médecins du travail demandent aux ministres de la santé et du travail de prendre les mesures qui s'imposent pour permettre aux médecins du travail d'exercer leurs missions :
  • La mise en œuvre d'une commission d'enquête parlementaire et une de l'IGAS concernant les pratiques de l'ordre des médecins après une plainte d'employeurs, particulièrement après des faits de harcèlement sexuel et moral ;
  • L'interdiction de la recevabilité des plaintes d'employeurs devant l'ordre des médecins et leur transmission automatique au procureur de la république ;
  • Pour les médecins exerçant des missions de service public, notamment hospitaliers, qui ne peuvent statutairement être poursuivis par les employeurs privés, l'interdiction pour l'ordre des médecins de se substituer à une plainte d'employeurs, et son obligation d'auditionner les victimes ;
  • La suppression des chambres disciplinaires de l'ordre des médecins qui constituent une juridiction d'exception.

Un communiqué, intitulé « Carton rouge de l'indignité et de la honte pour le conseil de l'Ordre des médecins » a par ailleurs été publié le 14 mai par la Fédération CGT de l'éducation, de la recherche et de la culture. La Fédération dénonce un « jugement d'une rare indignité » et apporte tout son soutien « aux professionnels qui exercent dans des conditions de plus en plus difficiles » et « résistent quotidiennement à des pressions, des intimidations, et font l'objet de menaces et de sanctions via le Conseil de l'Ordre. »

Condamnée… pour avoir dénoncé du harcèlement sexuel !

ven, 11/05/2018 - 15:44
Santé

Ce 4 mai 2018, la médecin du travail Karine Djemil a été condamnée par l'Ordre des médecins à six mois d'interdiction d'exercice dont trois fermes, pour avoir émis des certificats médicaux dénonçant des faits de harcèlement. La chambre disciplinaire de l'ordre des médecins a considéré pour sa part que le docteur Karine Djemil avait délivré un rapport tendancieux puisqu'elle n'aurait pas « constaté des faits précis permettant d'en déduire l'existence de harcèlement sexuel avec suffisamment de vraisemblance ». Pourtant, rappelle l'UGICT-CGT dans un communiqué, la chambre disciplinaire de l'ordre des médecins a refusé d'entendre une victime présente à l'audience et n'a vérifié aucun fait. Les deux employeurs en cause n'ont d'ailleurs pas saisi le procureur de la République pour dénonciation calomnieuse de peur d'une enquête objective et contradictoire. Malgré cela l'ordre des médecins accuse le Dr Djemil d'avoir violé le secret médical, alors que celle-ci a déployé une « alerte médicale collective réglementaire » proportionnée à la gravité des faits et à l'inertie des employeurs.
Ainsi, aucun médecin ne pourrait plus sur la base de son examen clinique, prendre en charge une victime de harcèlement sexuel ou moral dans une entreprise, sous peine d'interdiction d'exercice ! Le code de déontologie médicale prescrit pourtant dans son article 95 que le médecin « doit toujours agir en priorité dans l'intérêt de la santé publique et dans l'intérêt des personnes et de leur sécurité au sein des entreprises ou des collectivités où il exerce ». Pour l'UGICT-CGT, l'ordre des médecins est indifférent au surgissement dans le monde entier des luttes contre le harcèlement sexuel notamment au travail. Et pour cause : le conseil national de l'ordre des médecins compte toujours moins de 10% de femmes.

Prendre les mesures qui s'imposent

L'UGICT-CGT et son collectif de médecins du travail demandent aux ministres de la santé et du travail de prendre les mesures qui s'imposent pour permettre aux médecins du travail d'exercer leurs missions :

La mise en œuvre d'une commission d'enquête parlementaire et une de l'IGAS concernant les pratiques de l'ordre des médecins après une plainte d'employeurs, particulièrement après des faits de harcèlement sexuel et moral ;

L'interdiction de la recevabilité des plaintes d'employeurs devant l'ordre des médecins et leur transmission automatique au procureur de la république ;

Pour les médecins exerçant des missions de service public, notamment hospitaliers, qui ne peuvent statutairement être poursuivis par les employeurs privés, l'interdiction pour l'ordre des médecins de se substituer à une plainte d'employeurs, et son obligation d'auditionner les victimes ;

La suppression des chambres disciplinaires de l'ordre des médecins qui constituent une juridiction d'exception.

Les syndicats SNCF organisent une consultation sur le projet de réforme

ven, 11/05/2018 - 11:53

« Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? »

Voici la question qui sera posée à l'ensemble des cheminots, qui sont appelés à voter du lundi 14 mai 2018 au lundi 21 mai 2018.

Transport

Face au président de la SNCF, Guillaume Pépy, qui prétend que 80 % des cheminots soutiennent la réforme, les organisations syndicales CGT, Unsa, Sud et CFDT ont décidé le 9 mai, dans l'unité, de s'adresser aux principaux interessés, les cheminots en activité, de tous les collèges.

L'intersyndicale, qui porte une série de propositions alternatives et argumentées au projet du gouvernement, qu'il s'agisse de la « dette », du statut juridique de la SNCF ou encore du fret...

Les organisations syndicales souhaitent que cette initiative donne la parole à tous les cheminots, les roulants mais également sur les chantiers, dans les gares et les bureaux, et rende visible leur attachement au service public ferroviaire.

La consultation, baptisée « vot'action », débutera pendant la neuvième « séquence de grève », le lundi 14 mai à 10h pour s'achever lundi 21 mai à 10h.

Plus d'un million de contractuels : non à la précarité à vie !

mer, 09/05/2018 - 18:02
Fonction publique

Dans un communiqué paru le 7 mai, la fédération CGT-Fonction publique dénonce le recours grandissant aux embauches contractuelles par les employeurs publics.

Ils seraient ainsi aujourd'hui 1 300 000 contractuels de la Fonction publique à subir une précarité inacceptable et à ne pas pouvoir obtenir leur titularisation. Et les conclusions de la première réunion du Comité interministeriel de la transformation publique (CITP) on confirmé que les choix des pouvoirs publics allaient dans ce sens, ce qui a court terme transformera le statut de fonctionnaire en exception.

La Fédération CGT-Fonction publique demande un plan de titularisation massif qui ne soit pas un simple effet d'annonce et des mesures suffisamment contraignantes pour que les employeurs publics ne contournent pas leurs obligations.

Les organisations syndicales de la Fonction publique s'adresseront dans ce sens au Gouvernement lors de la réunion du 15 mai inscrite à l'agenda social.

La CGT appelle ses agents, à cette occasion, à se rassembler devant les locaux de Bercy à midi pour réclamer « l'emploi statutaire à la hauteur des besoins de la Fonction publique » et confirme sa présence dans la mobilisation unitaire du 22 mai.

Attention, rien n'est joué !

mer, 09/05/2018 - 17:32
ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

Le gouvernement vient d'annoncer les mesures qu'il prendrait en faveur de l'égalité professionnelle, reprenant certaines propositions des organisations syndicales mais restant néanmoins très en deçà des enjeux. L'affirmation d'une obligation de résultat en matière d'égalité professionnelle - c'est-à-dire l'obligation de supprimer les écarts de salaire entre les femmes et les hommes dans un délai de trois ans - reste floue. Le gouvernement doit clarifier.
Tout d'abord, le gouvernement s'en tient à l'écart strict de 9%, alors que l'écart réel de salaire est de 26%. De plus, le logiciel permettant de mesurer cet écart est renvoyé à une mission pilotée par la DRH de Schneider, alors que les organisations syndicales ont proposé un outil simple et transparent avec des critères précis. La CGT réaffirme sa vigilance : pas question que l'option retenue soit, comme le propose le patronat, un outil propre à chaque entreprise avec des critères subjectifs pouvant être définis par chaque employeur et neutralisant les principaux facteurs d'écarts de salaire.
S'agissant des violences sexistes et sexuelles, aucun moyen supplémentaire n'est décidé. Seules mesures annoncées : le renforcement des obligations de formation mais sans financement et la création de référent.e.s mais sans prérogatives ni moyens.
A contrario, les ordonnances Macron ont contribué à diminuer les outils de lutte contre les violences sexuelles et sexistes avec, par exemple, la suppression des CHSCT et des délégué.e.s du personnel. De plus, la fermeture de l'accueil téléphonique de l'AVFT (Association de lutte contre les Violences faites aux Femmes au Travail) est aussi un recul.
Enfin, à moyens constants, la « grande cause nationale » risque de se limiter à un slogan. Le gouvernement annonce la multiplication par quatre des contrôles de l'inspection du travail sans prévoir les recrutements nécessaires. Il s'oppose aussi, pour des raisons budgétaires, à ce que le projet de directive européenne « vie privée, vie professionnelle » permette de mieux rémunérer et donc de mieux partager le congé parental.
La CGT exige la prise en compte des propositions unitaires des organisations syndicales, de façon à mettre les actes en cohérence avec les paroles et à adopter, enfin, un vrai plan en faveur de l'égalité professionnelle.

Montreuil, le 9 mai 2018

Propositions des organisations syndicales sur l'égalité professionnelle
Propositions des organisations syndicales sur les violences sexistes et sexuelles

La relève avec Julien Rodriguez

ven, 04/05/2018 - 16:20
S'engager

Julien Rodrigues : : agent territorial et responsable CGT

ven, 04/05/2018 - 16:16

Julien Rodrigues, 31 ans, agent territorial, secrétaire général CGT des territoriaux du bassin de Thau et de Frontignan, a adhéré à la CGT en 2012. A la suite d'un parcours d'étudiant militant, il a rapidement pris des responsabilités au sein de la CGT.

Engagement syndical

Céline Verzeletti sur France 5

ven, 04/05/2018 - 15:53
Médias SommaireDimanche 6 mai à 20h20

Céline Verzeletti sur France 5 "C politique"

Emission présentée par Karim Rissouli

Des cadeaux aux riches, ça suffit

ven, 04/05/2018 - 15:47
Suppression de "l'exit tax"

Comme si tous les cadeaux accordés aux riches et surtout aux financiers depuis de nombreuses années et notamment depuis l'élection d'Emmanuel Macron n'étaient pas suffisants pour confirmer la bienveillance du pouvoir en place à leur endroit, le président de la République leur offre un nouveau cadeau : la suppression de « l'exit tax ».

Instaurée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, cette taxe vise à empêcher les propriétaires des entreprises qui profitent largement de nombreuses exonérations fiscales et sociales, de quitter la France. Une telle mesure est appliquée dans de nombreux pays, parmi lesquels les Etats-Unis d'Amérique, terre du libéralisme économique.

Le fait que la décision d'Emmanuel Macron fasse la couverture du magazine des milieux d'affaires américains Forbes n'est pas anodin. Par cette opération, le président de la République veut surtout confirmer son attachement aux dogmes libéraux et financiers.

Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, l'exit tax a rapporté quelque 800 millions d'euros dans les caisses de l'État en 2016. Ces millions s'ajoutent aux 3 milliards d'euros de la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), sans parler d'autres milliards dont profitent les riches et surtout les plus riches sous forme d'exonérations et d'abattements divers et variés.

Au nom de la réduction de la dette mais, en fait, pour affaiblir notre modèle social et nos services publics, le gouvernement réduit les dépenses utiles. En même temps, il multiplie les cadeaux aux riches. Il est temps de mettre fin à cette situation scandaleuse.

Contrairement à ce que prétendent le président de la République et son gouvernement, ces cadeaux ne font ni l'emploi ni l'investissement. Ils enrichissent encore plus une minorité et augmentent les inégalités sociales.

Il faut utiliser les fonds publics qui émanent des impôts payés par les contribuables, pour répondre aux besoins dans les hôpitaux, à l'école, dans les universités, etc.

Précisons que la TVA, cet impôt injuste acquitté au même taux par tous les consommateurs quel que soit leur revenu, rapporte deux fois plus que l'impôt sur le revenu. C'est dire que ces cadeaux accordés sont davantage financés par les 153 milliards de recettes de la TVA que par les 73 milliards de l'impôt sur le revenu ou les 25 milliards de l'impôt sur les sociétés.

La CGT affirme une nouvelle fois qu'il faut mettre à plat toutes les aides et exonérations sociales et fiscales et qu'il faut procéder à une réorientation des politiques publiques en évaluant notamment les besoins criants en matière de services publics.

La suppression des cadeaux aux plus aisés et des exonérations inutiles, voire perverses, permettra de dégager des dizaines de milliards d'euros pour accroître les moyens dans les services publics y compris pour renforcer le contrôle fiscal, répondre aux besoins sociaux et renforcer le potentiel productif du pays.

Les assises des services publics du 12 juin sont une occasion de débattre de ces enjeux.

Ce sont ces enjeux aussi que portent toutes les luttes en cours, chez les cheminots, dans la Fonction Publique et la Santé, à EDF, etc., que la CGT appelle à soutenir et à renforcer.

Montreuil, le 4 mai 2018

La CGT s'oppose à l'expulsion de Moussa

ven, 04/05/2018 - 15:44

Moussa est un artiste guinéen. Sans papiers et homosexuel, il est menacé dans son pays d'origine, où son compagnon a été brûlé vif devant ses yeux. Alors que son expulsion est imminente, la CGT appelle à l'empêcher.

Droits de l'Homme
Photo Aides

À 28 ans, Moussa est un artiste acrobate guinéen. Menacé dans son pays d'origine car homosexuel, son compagnon a été brûlé vif devant ses yeux.

Placé en garde à vue jeudi pour avoir refusé son embarquement en vue de son expulsion, Moussa reste menacé. La CGT appelle le gouvernement à empêcher son expulsion, car ce dernier est en danger dans son pays.

Quand les enseignants, étudiants et lycéens convergent vers les cheminots

ven, 04/05/2018 - 15:19

Jeudi 3 mai était une journée de mobilisation dans différents secteurs. Partant de Montparnasse, enseignants, lycéens et étudiants ont battu le pavé jusqu'à École Militaire, où ils ont convergé avec le cortège des cheminots, eux aussi toujours mobilisés.

Mobilisation du 3 Mai

Jeudi 3 mai, à Montparnasse, enseignants, lycéens et étudiants étaient mobilisés dans la rue pour protester contre la réforme du lycée et la loi ORE, qui organise sans le dire une sélection au lycée et à l'université. Ils étaient là pour défendre une école émancipatrice, pour des moyens au service des personnels et des élèves, mais aussi contre la casse annoncée des statuts.

En l'espèce, la CGT Educ'action dénonce le projet Blanquer et sa réforme du lycée, qui accentue le tri sélectif au lycée via une orientation précoce, ainsi qu'une concurrence renforcée entre les élèves. Ce projet, dangereux pour les lycéens, l'est tout autant pour les postes et les conditions de travail des personnels. La baisse globale des « heures prof » et l'optimisation des groupes vont amener à des suppressions de postes massives, tandis que des disciplines seront en danger et en concurrence.

La Ferc CGT était aussi mobilisée, au côté des lycéens, contre la loi ORE qui met en place la sélection à l'université. La réponse aux difficultés liées à l'orientation post bac doit être trouvée dans les moyens alloués à l'orientation, dans le recrutement de personnels universitaires en nombre suffisant pour satisfaire les besoins et non à travers l'instauration d'une sélection à l'université qui écarte les bacheliers technologiques ainsi que les bacs pro.

A École militaire, le cortège des enseignants, lycéens et étudiants rejoint celui des cheminots : la convergence des luttes est là. Au premier jour de la 7e séquence, la mobilisation des cheminots ne faiblit pas. Devant la Tour Eiffel, le discours du secrétaire général CGT des cheminots, Laurent Brun, souligne les 8 points revendicatifs, acceptés par l'ensemble des organisations syndicales représentatives et qui seront portés lors de la rencontre avec le Premier Ministre, le 7 mai prochain.

La dette et le financement du service public ferroviaire, la relance du Fret SNCF, le statut juridique de l'entreprise, l'amélioration de la production, la ré-internalisation des charges, le rejet de la concurrence, la pérennisation du statut et des droits des cheminots, ainsi que les garanties collectives (CCN) sont les points sur lesquels la CGT cheminot entend peser de tout son poids le 7 mai prochain.

Outre la mobilisation à Paris, des initiatives de cheminots avaient lieu ce jeudi 3 mai dans toute la France comme le montre la carte ci-dessous :

Non à la privatisation d'aéroports de Paris !

ven, 04/05/2018 - 15:05

Plus de 98% des salariés des aéroports de Paris s'opposent à la privatisation d'ADP. Malgré cela, en 2018, le ministre de l'économie et des finances, M. Bruno Le Maire, considère qu'il faut privatiser. Pourtant, entre 2006 et 2016, Aéroports de Paris SA a versé en tout 2 milliards d'euros de dividendes aux actionnaires. Cela représente 65 % du bénéfice net de l'entreprise. À lui seul l'Etat, avec près de 1,1 Milliard d'Euros, a engrangé des recettes non négligeables.

Pétition

Soutenez les grévistes !

jeu, 03/05/2018 - 17:52
Solidarité - Luttes 2018

Nombreux sont celles et ceux qui expriment leurs soutiens et leurs encouragements aux salariés en luttes et qui souhaitent participer, avec leurs moyens, à la solidarité financière mise en place par la CGT.

Pour soutenir les grévistes, vous pouvez remplir ce formulaire :

* = champ obligatoire

Arrêté et placé en garde à vue pour avoir... pris des photos !

jeu, 03/05/2018 - 17:04
Répression

Mardi 1er mai 2018, Michel, adhérent du Syndicat général du Livre et de la Communication écrite CGT, a été arrêté puis placé en garde à vue pour avoir... pris des photos de la manifestation ! Relâché hier en fin de soirée, il aura passé plus de vingt-quatre heures en cellule.

Sa libération doit beaucoup à la solidarité de la profession qui, pour l'exiger, a observé hier soir une heure d'arrêt de travail dans les imprimeries et la distribution, à Paris et en région.

La CGT qui assure tout son soutien à Michel dénonce cette arrestation et cette détention arbitraires dont nous ne sommes pas dupes qu'elles s'inscrivent dans un contexte plus large de criminalisation de la contestation sociale.

Face à une colère qui monte et des mobilisations syndicales qui s'installent dans la durée, le gouvernement en est réduit à réprimer à tout-va.

Face à la répression, la solidarité est notre arme.

Montreuil, le 3 mai 2018

Le Conseil d'État oblige le gouvernement à réécrire son projet de loi

mer, 02/05/2018 - 17:04
Assurance chômage

Le Conseil d'État a censuré plusieurs articles majeurs du volet assurance chômage du projet de loi soi-disant consacré à la « liberté de choisir son avenir professionnel ».
Il rappelle que la cotisation est la base du financement de la protection sociale et demande au gouvernement de s'interroger sur son remplacement par l'impôt.
De la même façon, il censure le fait de placer les droits pour les travailleurs indépendants dans une annexe du régime d'assurance chômage, sans prévoir d'équivalent de la cotisation patronale.
Au contraire de la volonté du patronat et du gouvernement, la CGT a revendiqué la nécessité d'une cotisation acquittée par les donneurs d'ordre tels que les plateformes pour les chauffeurs VTC ou livreurs à vélo.

Par ailleurs, le Conseil d'État a bien analysé la nouvelle définition volontairement floue de « l'offre raisonnable d'emploi » : le gouvernement prétendait qu'elle serait le fruit d'une négociation entre Pôle emploi et le demandeur. En fait de choisir librement son avenir, il s'agirait plutôt de devoir accepter les seuls emplois disponibles dans son « bassin d'emploi », y compris en CDD alors qu'on cherche un emploi stable. Au nom de l'égalité entre les personnes, cette disposition est jugée illégale.

Au passage, le Conseil d'État s'interroge sur le nombre de démissionnaires concernés par la possibilité d'ouverture de droits.

Bref, le Conseil d'État critique le changement de système de protection sociale, le flou du gouvernement sur le financement des mesures et remet en cause une partie du système qui obligerait les demandeurs d'emploi à accepter des emplois dégradés.

La CGT constate que le droit est rappelé sur ces points et continue de dénoncer un projet de loi qui vise à renforcer le chantage à l'emploi et la course à la précarité. Elle appelle les parlementaires à ne pas se faire les complices de cette chasse aux chômeurs et de la destruction de la protection sociale.

Montreuil, le 2 mai 2018

La belle victoire des salariés de la Carsat Normandie

mer, 02/05/2018 - 16:37

Alors qu'ils étaient en grève depuis le 3 avril afin de dénoncer « le manque de personnel, la politique du chiffre au détriment des assurés, la perte du sens de leur métier et surtout l'externalisation du traitement des appels téléphoniques », les téléconseillers de la Carsat Normandie ont obtenu la satisfaction de leurs revendications, avec notamment des embauches en CDI.

Retraite

Depuis le 3 avril 2018, les téléconseillers de la Carsat Normandie sont en grève afin de dénoncer « le manque de personnel, la politique du chiffre au détriment des assurés, la perte du sens de leur métier et surtout l'externalisation du traitement des appels téléphoniques ».

Au terme d'un mois de conflit et après maintes rencontres avec leur Direction qui a longtemps été sourde à leurs demandes, les téléconseillers ont obtenu la satisfaction de leurs revendications, avec un protocole qui comprend notamment des embauches en CDI.

Depuis le début, la FNPOS-CGT et ses syndicats ont soutenu ce mouvement et tiennent à féliciter les téléconseillers et les salariés de la Carsat Normandie, ainsi que le CGT.

Les syndicats de journalistes indignés par l'assassinat de 9 confrères afghans

mer, 02/05/2018 - 15:40

Le lundi 30 avril, un attentat suicide ôtait la vie de 9 journalistes à Kaboul. Le SNJ, SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes expriment leur solidarité aux familles et à leur syndicat, l'association afghane des journalistes indépendants. Par ailleurs, les syndicats français appellent à un rassemblement le 3 mai de 12h à 14h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

International

Alors que l'on fête la journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai, 9 journalistes ont été assassinés lundi 30 avril dans un attentat suicide à Kaboul. Les syndicats français de journalistes, avec la fédération internationale des journalistes, rendent hommage à leurs confrères et consœurs victimes de cet attentat.

Depuis le début de l'année, 31 journalistes ont péri dans le monde, juste parce qu'ils étaient journalistes. Le SNJ, SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes expriment leur solidarité aux familles des confrères et à leur syndicat, l'Association afghane des journalistes indépendants.

Par ailleurs, les syndicats français appellent à un rassemblement le 3 mai de 12h à 14h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

Pour financer les Services publics, l'État doit assumer sa responsabilité

mer, 02/05/2018 - 15:27
Le recours aux marchés ne profite qu'aux financiers

La CGT, sa Fédération des Cheminots et sa Fédération des Finances l'ont souligné à maintes reprises : le gouvernement, la direction de la SNCF et les « experts » mettent en avant la dette pour intimider les citoyens et leur vendre la privatisation et la remise en cause du statut des cheminots.

La dette de la SNCF n'est pourtant autre chose que le produit du dogme libéral qui domine les choix des gouvernements successifs depuis de nombreuses décennies.

Le Service public ferroviaire, tout comme les autres services publics, correspond à un choix de société. Dans l'intérêt des citoyens, son financement doit obéir à une seule logique : la réponse aux besoins présents et futurs dans un esprit de solidarité et d'accès de toutes et tous aux services de qualité sur tout le territoire. Cette logique nécessite des financements publics, soit par l'État, soit à travers un Pôle financier public.

Le recours aux marchés financiers et la transformation de la SNCF en société anonyme (premier pas vers la privatisation) que préconisent les libéraux ne profitent qu'aux détenteurs de capitaux et aux marchés financiers. Contrairement à ce qu'ils prétendent, ces politiques augmentent les coûts. Les intérêts de la dette déjà contractée coûtent chaque année 1,7 milliard d'euros ; c'est autant d'argent qui aurait pu être mobilisé autrement pour mieux répondre aux attentes et besoins. Plus scandaleux encore, en plus des intérêts, les financiers empochent des sommes exorbitantes sous forme de commission d'intermédiation.

Selon une étude du cabinet de conseil Degest, « sur 100 euros d'emprunt sur les marchés financiers, seuls 41 euros servent à financer le réseau ferré, les 59 euros disparaissant dans l'intermédiation financière. »

Pour mettre fin à cette situation scandaleuse et résoudre le problème de la dette, la CGT propose :
de créer une Caisse d'Amortissement de la Dette Ferroviaire de l'État afin de libérer le système ferroviaire du carcan des marchés financiers ;
de nationaliser les autoroutes et d'utiliser les profits pour alimenter cette caisse ;
d'instaurer une Eco Taxe poids lourd dont les recettes permettraient également d'apurer la dette.

L'explication, la sensibilisation et la mobilisation autour de nos propositions, tant sur la dette que sur les autres dimensions de la « réforme », ont neutralisé la tactique du gouvernement et de la direction de l'entreprise qui voulaient focaliser le débat sur le statut des cheminots.

La CGT et ses organisations continuent de mobilier autour de ces propositions pour créer les rapports de force pour mettre en échec le projet du gouvernement.

Montreuil, le 2 mai 2018

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