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Pour une justice au service de la population

mer, 07/11/2018 - 16:28
Mobilisation le 15 novembre

Le 14 novembre 2018, l'Assemblée Nationale commencera l'examen du projet de loi justice.

En effet, derrière un discours de modernisation se cache une autre réalité, les usager-e-s auront encore plus de difficultés à faire valoir leurs droits :

Suppression du tribunal d'instance pourtant juridiction de proximité ;
Dématérialisation à outrance réduisant les contacts humains sans prise en compte de la fracture numérique (jugement sans audience pour les petits litiges) ;
Mise à mal de la gratuité de la justice : avocat obligatoire pour les recours concernant les élections professionnelles et en matière de sécurité sociale, paiement d'un timbre pour les usagers qui entament certaines procédures, ….
D'avantage de répression et d'enfermement sur la question pénale y compris pour les mineurs ;
Privatisations de certaines missions ;
Généralisation des régimes dérogatoires en procédure pénale (généralisation des écoutes téléphoniques,…)

Ce projet de loi affaiblit donc les droits et garanties fondamentales de la population.

La CGT porte un autre projet de société et une autre conception de la justice qui doit être au service des citoyen-ne-s, humaine, de proximité, égalitaire, gratuite et protectrice en particulier des plus précaires, fragilisés, des mineurs et au service de l'intérêt général.
L'emprisonnement doit être l'exception. L'objectif de réinsertion doit être au cœur de la politique pénale. C'est pourquoi la CGT revendique le développement des peines alternatives à l'enfermement.
Le service public de la justice doit être pleinement assumé par l'État, avec les moyens humains, matériels et financiers afin de répondre aux besoins des citoyen-ne-s et usager-e-s, de réduire les inégalités sociales et d'améliorer les conditions de travail des agent-e-s du ministère de la justice.

Un rassemblement à l'appel des organisations CGT, FSU, SM Syndicat de la Magistrature, SAF (Syndicat des Avocats de France) et l'OIP (Observatoire International des Prisons) aura lieu le 15 novembre à 11h00 devant l'assemblée à Paris (place Edouard Henriot) et partout en France le même jour devant les palais de justice.

Montreuil le, 7 novembre 2018

Les dessous de la ruée vers le compte personnel de formation (CPF)

mar, 06/11/2018 - 17:26
Formation

Premières conséquences de la transformation du compte personnel de formation prévue au 1er janvier 2019.

Le gouvernement a porté un coup très dur à l'accès pour les salariés à une formation continue qualifiante en instituant un compte personnel formation en euros ; résultat des centaines de milliers de travailleurs, parmi les plus informés, se précipitent pour solder leur droit avant le passage de la réforme.

Cette ruée confirme, grandeur nature, les analyses que la CGT avait fait connaître dès l'annonce de ce tour de passe-passe orchestré par le gouvernement. Il consiste à expliquer que cela améliore les droits des Français en intégrant l'augmentation de 24 à 35 heures CPF acquises annuellement alors qu'il plafonne à 5000€ un compte qui aujourd'hui permet à un salarié de bénéficier d'une prise en charge pouvant aller jusqu'à 7500€.

En effet, la monétisation du compte personnel de formation constitue l'escroquerie la plus flagrante de cette réforme. Au prétexte de « liberté de choisir son avenir professionnel », le gouvernement réduit les droits des travailleurs en monétisant le CPF.

Aussi bien ceux acquis que ceux à venir.

Aujourd'hui, les salariés ayant acquis 150 heures bénéficient d'un financement moyen de 5250€ à 6000€, le taux de prise en charge moyen étant de 35 à 40€ de l'heure.

Au premier janvier 2019, ces mêmes 150 heures devraient être valorisées à hauteur de 14,28€, soit un montant global de 2142€ soit une perte nette pour chaque bénéficiaire ayant 150 heures sur son compte oscillant entre 3858€ et 3108€.

Au-delà de la perte de droit, la monétisation du CPF permet aussi de ne plus lier l'accès à la formation à la durée du travail et ainsi de favoriser et développer la formation en dehors du temps de travail... Encore une « avancée sociale » qui nous ramène au début du 20e siècle...

La CGT porte des propositions d'avenir pour augmenter l'accès au droit à la formation essentiel aux évolutions professionnelles et indispensables pour répondre aux enjeux économiques et sociaux.

Elles passent par la réaffirmation du rôle d'organismes de formation que le gouvernement cherche à abattre tel que l'Afpa en lutte contre un plan social qui prévoit la suppression de près de 25% de ses effectifs et la fermeture de 38 centres de proximité.

Montreuil le 6 novembre 2018

Comprendre les enjeux et les conséquences

mar, 06/11/2018 - 10:39

Quels sont les enjeux de la réforme de la voie professionnelle ?

Réforme de la voie professionnelle

Ce podcast présente tous les aspects de cette réforme et donne la parole à toutes et tous ceux, députée, enseignantes et enseignants, militantes et militants de la CGT Educ'action, qui sont au cœur de cette réforme.

Vous pouvez l'écouter et le télécharger ici

Un véritable projet de démantèlement !

mer, 31/10/2018 - 17:34

Le Premier ministre a dévoilé lundi 29 octobre sa méthode pour supprimer 120 000 agents d'ici à 2022. Tout y passe : salaire au mérite, généralisation des contractuels, réductions d'effectifs, suppressions de missions, disparitions des instances représentatives des personnels... Entretien avec Jean-Marc Canon, pour la CGT fonction publique.

Fonction publique

La fonction publique est déjà l'objet de nombreuses attaques : gel du point d'indice renouvelé en 2019, apparition d'un jour de carence inique, mauvaise compensation de la CSG, promesse de 120 000 suppression de poste… et les choses ne vont pas en s'améliorant.

Suite au 2e comité interministériel de la transformation publique le 29 octobre, une réunion présidée par Olivier Dussopt, secrétaire d'État en charge de la fonction publique, s'est tenue ce mardi 30 octobre. Malheureusement, cette dernière n'a fait que confirmer l'attaque d'une ampleur inédite menée contre le statut général, les agents et les missions publiques.

Les comités techniques et comités d'hygiènes, de sécurité et des conditions de travail seront fusionnées, et les prérogatives des commissions administratives paritaires seront revue, affaiblissant grandement les représentants des personnels dans leur défense des personnels.

Le cas des non titulaires a également été abordé. Actuellement près de 900 000, soit 20 % des effectifs de la fonction publique, les salariés sont majoritairement en contrats courts, parfois renouvelés jusqu'à six ans. Le gouvernement prévoit malheureusement le contraire du plan de titularisation demandé par les organisations syndicales : il prévoit d'accroître le taux de non titulaires dans la fonction publique. La précarité engendrée compromettra fortement la neutralité et l'impartialité attendue des services de la fonction publique.

Concernant la rémunération, le gouvernement prévoit la suppression de la valeur du point, unificateur du salaire dans la fonction publique, pour proposer une individualisation à la performance et au mérite. Les critères retenus, originaires du secteur marchand, sont la porte ouverte au clientélisme.

Enfin, le gouvernement prépare des outils pour accompagner les dizaines de milliers de suppressions d'emplois (120 000 pour être exact) prévues. Loin de la mobilité choisie demandée par les agents au à laquelle la CGT est favorable, il s'agit ici une mobilité imposée, sur laquelle les salariés n'auront aucune prise.

Les organisations syndicales se réuniront pour discuter de la marche à suivre contre ces mesures inacceptables. Des mobilisations importantes (y compris par la grève) sont déjà à prévoir, et la CGT mettra tout en œuvre pour mettre en avant ses propositions alternatives basées sur le progrès social.

L'acier : un avenir pour l'industrie

mer, 31/10/2018 - 17:12
ASCOVAL

Lors d'une nouvelle réunion, ce mercredi 31 octobre à Bercy, le cabinet Roland BERGER, mandaté par le gouvernement pour étudier la crédibilité de l'offre de reprise d'Altifort sur l'aciérie d'Ascoval, a rendu ses conclusions.
Le projet de reprise d'Altifort a été jugé crédible et viable. Des engagements commerciaux, pour l'aciérie, ont été trouvés en dehors de Vallourec.
Ces conclusions qui avaient déjà été produites par le cabinet d'expertise mandaté par les salariés viennent conforter nos arguments maintes fois réitérés ces derniers mois : l'aciérie de Saint-Saulve répond à des besoins d'acier de haute technicité en hausse, elle est en très bon état et les compétences des salariés ne sont plus à démontrer.
Le ministre de l'Économie a cependant demandé à Altifort de consolider encore son assise financière, en vue du jugement du 7 novembre prochain, au tribunal de Strasbourg.
Soyons clairs : aux cotés de l'apport privé du groupe Altifort, il faut donner toutes les chances à ce projet en actionnant également fortement les outils publics de financement. N'oublions pas que ces fonds sont avant tout des investissements de l'État dans une filière stratégique pour toute l'industrie française.
De nombreuses voix s'élèvent actuellement dans le pays pour que cette aciérie vive et faire stopper l'hémorragie constatée dans les capacités de production et le savoir-faire pour la fabrication et la transformation d'acier en France.
Ce dossier Ascoval permet d'ailleurs de mettre en lumière :
• la place centrale de l'acier dans des domaines aussi variés que l'énergie, les transports, le bâtiment, la construction, en clair toutes les industries nécessaires à une transition environnementale viable ;
• la dérive dans les stratégies des multinationales et fonds de pension qui ont affaibli la filière ces dernières années, sur fond d'opérations de délocalisation des productions et de course à la rentabilité pour les actionnaires.
À noter que l'attitude provocatrice de Philippe Crouzet (président du directoire de Vallourec), ces derniers jours, pose la question urgente d'un contrôle public de cette filière !
La CGT salue la forte mobilisation des salariés de l'aciérie, mobilisation qui permet de placer publiquement les enjeux et de donner toutes les chances à la pérennité de l'activité et des emplois.
Pour la CGT, toutes les conditions sont réunies pour que la production d'acier perdure à Saint-Saulve, tout comme elle doit être préservée et relancée dans tout le pays. Ce sera également notre message le 23 novembre, en Moselle, pour réclamer la relance de production d'acier en Grand Est.
La CGT appelle les salariés de l'aciérie de Saint-Saulve à rester mobilisés et, de manière plus large, tous les sidérurgistes des Hauts-de-France et du pays, pour l'avenir d'une filière qui a toute sa place dans une industrie moderne, répondant aux besoins et aux enjeux environnementaux.

Montreuil, le 31 octobre 2018

L'augmentation du SMIC est urgente et indispensable

mer, 31/10/2018 - 15:10
SMIC

La CGT était auditionnée aujourd'hui, 31 octobre 2018, par un groupe d'experts chargé de faire des préconisations concernant l'augmentation du Smic au 1er janvier 2019.
La CGT a donc profité de cette audition pour proposer que le Smic soit immédiatement porté à 1 800 euros par mois et que les salaires du privé comme du public soient augmentés de manière significative.
Ces demandes de la CGT s'appuient sur la nécessité de lutter contre l'extrême pauvreté dans laquelle se trouvent des millions de personnes dans le pays (1/3 des populations pauvres sont des salariés), sur l'indispensable répartition des richesses créées par le travail, sur le besoin de redonner immédiatement du pouvoir d'achat aux travailleurs pour faire face aux dépenses contraintes (carburants, denrées alimentaires, l'énergie, etc.) en très forte augmentation ces derniers mois.
Pour répondre aux demandes du patronat, le groupe d'experts avait demandé l'an passé au gouvernement de ne pas augmenter le Smic au-delà de l'inflation, ce qu'il avait scrupuleusement suivi, en revalorisant son montant de 1,24%, soit 18 euros brut de plus par mois. Il avait même demandé à modifier la formule de revalorisation du Smic, considérant que son augmentation était encore trop importante. Décidemment, ces gens ne vivent pas dans le même monde que la majorité de la population.
Cette année encore, les membres du groupe d'experts ont tenu des propos allant dans le sens d'une revalorisation très minimale du Smic. La situation sociale des salariés au Smic leur est complètement étrangère. Par contre que les PDG des grandes entreprises perçoivent des rémunérations de 5 millions d'euros par an (+15% par an) n'est pas un problème pour eux.
La CGT craint qu'à nouveau ce groupe demande au gouvernement de ne pas augmenter le Smic au-delà de l'inflation. Pour la CGT, au contraire, il faut augmenter le Smic et l'ensemble des salaires pour revaloriser le travail, sortir les travailleurs de la pauvreté, reconnaître les qualifications, atteindre enfin l'égalité professionnelle pour sortir le pays de l'austérité dans lequel il s'enfonce chaque jour.
Seule la mobilisation des travailleurs permettra de rompre avec les inégalités sociales. Pour cela, la CGT appelle les salariés à se saisir des négociations salariales dans les entreprises, administrations et les branches pour exiger des augmentations de salaires.

Montreuil, le 31 octobre 2018

Olivier Dussopt le confirme : le pouvoir en place veut en finir avec le statut

mer, 31/10/2018 - 12:00
FONCTION PUBLIQUE

Une réunion présidée par le Secrétaire d'Etat en charge de la Fonction publique a eu lieu mardi 30 octobre 2018. Toutes les organisations syndicales représentatives étaient présentes.
Une réunion qui faisait suite au Comité Interministériel de la Transformation Publique qui s'était déroulé la veille.
Olivier Dussopt a confirmé l'attaque d'une ampleur inédite que le président de la République et son gouvernement comptent mener contre le Statut Général, les agents et les missions publiques :
• recrutement massif des contractuels et des précaires qui constituent pourtant déjà 20% de l'emploi dans la Fonction publique ;
• renforcement des dispositions pour accompagner le plan consistant à supprimer, une fois de plus, des dizaines de milliers d'emplois ;
• abandon de pans entiers des missions publiques ;
• fort accroissement des rémunérations aléatoires pour récompenser la pseudo- performance d'une minorité d'agents.
Toutes ces dispositions, cumulées avec le gel persistant de la valeur du point, la mauvaise compensation de la hausse de la CSG, le rétablissement du jour de carence, la fusion des comités techniques (CT) et des comités d'hygiène, de sécurité et conditions de travail (CHSCT) ainsi que la remise en cause des principales prérogatives des commissions administratives paritaires (CAP) préparent des régressions sans précédent pour les agents des 3 versants de la Fonction publique, comme que pour les usagers.
Toutes ces annonces confirment également, en dépit du désaccord de la plupart – pour ne pas dire de la totalité – des organisations syndicales que le pouvoir en place a déjà décidé par avance l'essentiel de ces contre-réformes.
C'est décidément une bien curieuse conception de la démocratie !
En tout état de cause, la CGT continuera, à partir de ses nombreuses propositions, à défendre une Fonction publique porteuse de progrès social pour tous les citoyens, à revendiquer de meilleurs salaires, déroulements de carrière et conditions de travail pour les agents.
Elle défendra et se mobilisera pour promouvoir un Statut Général renforcé et rénové, seule garantie de bénéficier d'agents publics neutres et impartiaux dans l'exercice de leurs missions.
Elle prendra toutes ses responsabilités dans la période qui s'ouvre afin que ces pistes alternatives se concrétisent.

Montreuil, le 31 octobre 2018

Un démantèlement programmé et un scandale sociétal

mar, 30/10/2018 - 17:59
BUDGET 2019 POUR LES PRATIQUES SPORTIVES

Alors que la France vient de se voir attribuer l'organisation des Jeux olympiques pour 2024, l'État met tout en œuvre pour que ce soit un échec pour l'ensemble de la société.
La création d'une future agence nationale du sport en lieu et place du CNDS (Centre National pour le Développement du Sport) est un marqueur important qui entérine la destruction du système français reposant sur des pratiques sportives accessibles à toutes et tous, sur l'ensemble du territoire.
Cela risque de se répercuter par des baisses drastiques de moyens attribués aux associations sportives, par une réduction de la part territoriale, amputant les dotations destinées aux investissements et infrastructures.
Même s'il est prévu une augmentation de la taxe Buffet, la part de la Française des Jeux, du fait de sa privatisation, diminue de 25 millions d'euros et celle des paris sportifs de 10 millions d'euros. Le monde sportif, toutes associations et fédérations sportives confondues, ne peut supporter ce rabotage de ses ressources alors que 22% des installations sportives ont plus de 50 ans d'âge et mériteraient d'être réhabilitées. C'est une limitation du rayonnement voire une disparition programmée des petites associations.
La suppression des 1600 emplois de cadres techniques accélère ce processus.
Il en va de même de la réforme des comités d'entreprise qui entérine la suppression de l'obligation faite aux employeurs de passer par le CE/CSE pour l'organisation des pratiques, ce qui peut amener à présager la disparition du sport en entreprise.
En l'état actuel, le projet de remplacement du ministère des Sports par une « agence » polycéphale alourdira un peu plus la charge des financements des collectivités territoriales déjà touchées par la baisse des dotations. Compte tenu que 85% des associations sportives reçoivent un financement public, ces coupes franches auront fatalement un impact sur l'aménagement du territoire et le budget des ménages.
D'où notre opposition à ce projet qui accentuera les inégalités tant territoriales que sociales.
La CGT revendique un budget pour le sport à hauteur de 1% du budget national et de faire du sport une grande cause nationale. Elle préconise d'engager une véritable politique publique de l'emploi dans le sport, d'ouvrir la gouvernance à l'ensemble des acteurs impliqués, notamment les syndicats de salariés et, enfin, d'encourager les dispositifs permettant le bénévolat de se développer.

Montreuil, le 30 octobre 2018

Le gouvernement se paie sur le dos des activités sociales et culturelles

mar, 30/10/2018 - 17:35
ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES DES CE

En plus de 70 ans, le paysage social, le tissu économique, les pratiques culturelles sportives et de loisirs des salariés ont profondément évolué, grâce à l'activité des CE qui a permis de pérenniser les conquêtes sociales et malgré les attaques patronales.
Or, dans le cadre de l'examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2019, l'Assemblée Nationale a adopté un amendement et un sous-amendement visant à modifier les modalités d'attribution des activités sociales et culturelles (ASC).
L'amendement n°252 instaure un plafonnement d'exonération de 331 euros par an et par salarié (662 euros en cas d'enfant à charge) qui s'appliquerait à toutes les prestations servies aux salariés pour l'exercice d'une activité sportive, culturelle ou l'aide aux vacances.
Le sous-amendement n°1589 déposé en séance par le Gouvernement concerne plus particulièrement le Chèque Vacances. Son contenu permettrait la fiscalisation sur le volume des chèques vacances qui pourrait réduire la possibilité des CE d'en faire usage, remettant en cause le modèle ANCV (agence nationale des chèques vacances).
Selon ses estimations, le Gouvernement pourrait récupérer environ 1,7 milliard d'euros, grâce au plafonnement d'exonération, aux nouveaux dispositifs de fiscalisation et les contraintes nouvelles liées à la mise en place des CSE.
Si cet amendement reste en l'état, ce serait une attaque sans précédent contre le droit aux vacances, l'accès à la culture et au sport pour toutes et tous. Ce que nous ne pouvons que dénoncer.
Sous couvert de se préoccuper de la qualité des prestations sociales délivrées par les CE, les attaques visent à faire payer aux salariés le redressement du budget de l'État et de la Sécurité Sociale.
Dans le même temps, des dispositifs sont déployés pour permettre aux employeurs de s'exonérer de cotisations sociales sans que leur efficacité soit démontrée sur le terrain de l'emploi et du progrès social.
La CGT va dès à présent passer à l'offensive et interpeller les députés en territoire pour exiger le retrait de ces dispositions.

Montreuil, le 30 octobre 2018

Entre exaspération et instrumentalisation

lun, 29/10/2018 - 18:11
17 NOVEMBRE

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux comme les grands médias se font l'écho d'un appel à « bloquer » le pays pour condamner la hausse du prix des carburants.
Si la colère peut s'entendre car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable, il est nécessaire de regarder de près les contours de cette initiative.
Il faut examiner, aussi, avec attention les enjeux réels liés au pouvoir d'achat des Français, en lien avec les dispositifs et autres prélèvements assurant notre modèle social et la solidarité nationale.
L'appel lancé un samedi, sans réelle ambition de bloquer l'économie, s'appuie sur une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs et les solutions préconisées pour sortir de cet engrenage sur le long terme demeurent floues, voire dangereuses pour le monde du travail.
Plusieurs partis d'extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d'une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique, alors que chaque dispositif joue un rôle différent et déterminant dans le cadre de notre modèle social et républicain.
Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l'exaspération !
Effectivement, depuis un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l'essence, dépassant dans les deux cas 1,50 euro le litre ; des taxes qui, à l'image de la TVA, sont les impôts les plus injustes, frappant, sans discernement, nos concitoyens comme les travailleurs de ce pays. Le patronat des sociétés de transport, pourtant exonéré de certaines taxes, joue un rôle sournois, espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers.
Il est évident que le gouvernement veut trouver une manne financière importante après plusieurs mois de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, faisant suite à de nombreux allégements et autres aides au patronat qui ne donnent, par ailleurs, aucun résultat économique. Le gouvernement cherche donc plus à boucler son budget qu'à répondre à l'urgence de transition énergétique face aux enjeux environnementaux.
Le gouvernement met en difficulté des millions de Français qui, pendant des années, ont été encouragés à investir dans des véhicules diesel. Il semble plus guidé par la volonté de ponctionner que de préparer la transition écologique, il va empocher d'ailleurs plus de 23 milliards d'euros de taxes sur les énergies fossiles, alors qu'il va consacrer seulement 3 milliards d'investissement aux énergies renouvelables.
Nous le savons, les salariés, les retraités, les privés d'emploi aux revenus les plus faibles sont les premières victimes aujourd'hui des stratégies géopolitiques des pays riches, des spéculations sur les produits pétroliers. Et, il nous faut apporter des réponses précises – avec des financements adéquats – aux questions énergétiques et de transport mettant à contribution les entreprises, en créant un pôle public de l'énergie, notamment pour piloter les ressources et les matières premières en vue de répondre aux besoins humains et au respect de l'environnement.
Dans le même temps, il faut impérativement ouvrir partout des négociations salariales, gagner l'augmentation des pensions, des minimas sociaux, en se mobilisant massivement dans les entreprises et établissements et relever le smic à 1800 euros.
Des ambitions peut-être moins tapageuses mais plus à même de répondre durablement aux besoins des travailleurs !

Montreuil, le 29 octobre 2018

LE BRÉSIL S'ABANDONNE AU FASCISME

lun, 29/10/2018 - 17:15
COMMUNIQUÉ de PRESSE du BUREAU CONFÉDÉRAL DE LA CGT

Bolsonaro devient président, des temps difficiles s'annoncent pour les travailleurs.

Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro a été élu dimanche président du Brésil, avec 55,3% des voix.
Près de 150 millions de Brésilien-ne-s étaient appelés aux urnes à l'issue d'une campagne qui s'est déroulée dans un environnement des plus délétères, méconnu depuis la fin de la dictature des militaires.
Un tel résultat de scrutin, dans le pays le plus important de ce continent et dont les relations commerciales, culturelles et diplomatiques au plan international sont de premier ordre, aura des conséquences importantes en terme géopolitique, tant au niveau continental qu'international.
Ce scrutin au Brésil fait grossir la liste des pays où droite radicale et extrême droite profitent d'une forme de rejet des institutions et des politiques traditionnels, cela se multiplie dans le monde : États-Unis, Brésil, Italie, France, Hongrie, Suède, Allemagne, Autriche…
Dans un pays taraudé par des phénomènes de violences dramatiques, des difficultés économiques catastrophiques, une corruption récurrente et une crise de confiance dans la classe politique, le candidat d'extrême droite est parvenu, avec des discours conjuguant populisme, démagogie et xénophobie, à apparaître comme l'homme providentiel dont le Brésil aurait besoin.
Défenseur de la « famille traditionnelle » et d'une société patriarcale, il a reçu le soutien crucial des puissantes églises évangéliques, tout comme son projet de politique économique ultra-libéral a reçu le soutien des forces patronales et du monde de la finance.
Le bond des marchés financiers lors de ce scrutin démontre, s'il en est besoin, que le monde des affaires se satisfait d'un tel Président. Il promet de privatiser à grande échelle, de réduire les dépenses publiques, de transformer le système de retraite, d'assouplir le « marché » du travail… rien de bon pour le monde du travail !
L'état de corruption qui mine le pays et le manque de perspectives économiques anéanties par les politiques récentes ont joué aussi un rôle majeur dans ce résultat.
Les Brésilien-ne-s ont donc été sensibles au discours démagogique, de moralisation de la vie politique et ultra sécuritaire de Bolsonaro.
Le niveau de la corruption politique et les récentes condamnations d'anciens présidents, relevant souvent de conspirations, font que l'on peut parler aussi de désintégration de l'État.
Son agenda est clairement libéral, ses positions radicales, ses prises de positions en faveur de la libéralisation des armes semblent avoir trouvé un écho dans une société conservatrice et profondément inégalitaire. L'ordre fort a séduit également un public modeste épuisé par la précarité et la violence récurrente qu'il subit.
Néanmoins, les classes urbaines aisées demeurent le socle de son électorat, sous influence des évangélistes, des forces de l'argent, qui plébiscitent un projet économique ultralibéral.
Certains affirment que : « Cette élection est un cirque au milieu du carnaval tragique qui se joue en Amérique latine avec le retour en force des gouvernements réactionnaires. » Une politique dont rêvait la droite brésilienne pour briser les acquis sociaux, avec en complément et non des moindres, une attaque en règle contre la démocratie.
Bolsonaro est un grand adepte de discours haineux à l'égard des militants de gauche, des syndicalistes, des noirs, des homosexuels, des femmes… Autant de repères idéologiques du fascisme qui font craindre des moments difficiles pour tous les progressistes de ce pays.
La CGT exprime toute sa solidarité aux travailleurs-euses, aux syndicalistes et aux forces de progrès du Brésil et à tous ceux, porteurs d'une société fraternelle, plus juste et émancipatrice. Ils vont devoir résister et combattre dans ce contexte politique et social particulièrement inquiétant.

Montreuil, le 29 octobre 2018

Fin de grève victorieuse au Méridien de Nouméa

ven, 26/10/2018 - 16:35

Après plus d'un mois de protestations menées devant le complexe hôtelier « Le Méridien », l'un des hôtels les plus luxueux de Nouvelle-Calédonie, la section STKE se félicite du dénouement de ce conflit, et notamment les membres de la fédération THT/USTKE qui ont accompagné la section syndicale dans les négociations.

Océanie

En fin d'après-midi du 26 octobre, la direction et la section syndicale ont acté les deux principales revendications, à savoir l'emploi local et le rééquilibrage au niveau des emplois :

 l'assistant maître d'hôtel (disposant d'un master de maître d'hôtel - Bac + 5) obtient le poste de maître d'hôtel tournant sur les trois restaurants de cet établissement.
Les jeunes diplômés kanaks éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un travail en Nouvelle-Calédonie. Il y a toujours de bonnes raisons pour leur refuser l'accès à l'entreprise ou à l'administration (trop diplômés, pas assez d'expérience, trop ceci, pas assez cela…) et il est courant de recruter sur un poste disponible un non-Kanak moins diplômé qu'un Kanak possédant le diplôme adéquat et l'expérience nécessaire. En l'occurrence, c'était le cas à l'hôtel le Méridien. La lutte a permis de faire cesser cette discrimination et d'offrir à un jeune diplômé la possibilité de travailler sur la base de son diplôme et non de son origine ;

 le chef de brigade obtient quant à lui le poste de « contrôleur des chambres ». C'est-à-dire qu'il s'occupe uniquement de la réservation des chambres avant l'arrivée des clients. La encore, un Kanak expérimenté obtient une promotion sur un poste pour lequel on recherchait à l'extérieur, plutôt que le sélectionner alors qu'il avait postulé.

Le personnel gréviste reprendra le travail dès le dimanche 28 octobre.

Montreuil le, 26 octobre 2018.

en France, en Europe et à l'international...

ven, 26/10/2018 - 15:34
Retraite

En France, en Europe et à l'international...

ven, 26/10/2018 - 15:11

En France, en Europe et à l'international, les réformes des retraites, leurs conséquences et le rapport de force : le point de vue de Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d'administration du Bureau International du Travail...

Retraite

Rassemblement de soutien à Julien Pauliac le 5 novembre

ven, 26/10/2018 - 15:03

Alors qu'il est convoqué au tribunal correctionnel, lundi 5 novembre, pour avoir « organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi », lors des mobilisations contre les ordonnances Macron, son syndicat appelle l'ensemble des salariés des Ateliers industriels de l'aéronautique à la mobilisation et à la grève pour le soutenir.

Répression syndicale

Ouvrier de l'État aux Ateliers industriels de l'aéronautique (AIA), Julien est convoqué au tribunal correctionnel pour avoir, en tant que secrétaire général de l'UD CGT 63, « organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixée par la loi », au péage de Gerzat le 8 juillet 2017, en pleine lutte contre les ordonnances Macron.

Son syndicat appelle l'ensemble des salariés à la mobilisation et à la grève pour le soutenir : le lundi 5 novembre 2018, à 9 heures devant l'AIA, 161 avenue du Brézet, à Clermont-Ferrand, puis place de l'Étoile, de midi à 14 heures, heure à laquelle débutera l'audience.

Au sein de l'arsenal mis en place pour « casser du militant », la répression syndicale est un des moyens patronaux et politiques privilégiés pour freiner le développement du syndicalisme et créer la peur de s'engager, de résister et de lutter. La proposition de loi rédigée par le groupe Les Républicains, qui vise à durcir le régime juridique des manifestations en instaurant des mesures préventives et répressives attentatoires à la liberté de manifester, en est une illustration.

À la CGT, nous ne lâcherons jamais rien. Nous ne lâcherons jamais Julien, ni aucun·e militant·e syndical·e, ni les millions de salarié·e·s qui donnent leur confiance à la CGT. La liberté de manifester est une composante essentielle de la démocratie, il faut la protéger !

La ministre du Travail joue la politique de la chaise vide

ven, 26/10/2018 - 13:56
CNNC DU 26 OCTOBRE

Comme cela devient une habitude, la ministre du Travail ne daigne pas présider la séance plénière de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 26 octobre 2018.
Cette CNNC sur le bilan des négociations 2017 aurait dû se tenir en juin dernier et a lieu aujourd'hui dans les locaux de la Direction Générale du Travail. Cette manière de procéder n'est pas sérieuse. Elle est significative de l'intérêt que porte la ministre du Travail vis-à-vis de la négociation collective dans le pays, en tant que droit des salariés exercé par les organisations syndicales.
Le 10 octobre dernier, le patronat avait déjà refusé d'engager des négociations interprofessionnelles que lui réclamaient pourtant, ensemble, les cinq confédérations syndicales.
Dans le bilan des négociations de 2017, un sujet aurait dû attirer l'attention de Madame la Ministre. Le thème des conditions de travail, avec 1 518 accords, connaît une forte augmentation (+82%) alimentée, entre autres, par le droit à la déconnexion.
Cela conforte largement les analyses de la CGT. Le travail est malade, il y a urgence à le transformer afin que les salariés puissent s'y épanouir, y trouver un sens et donner leur avis sur son organisation. Ce serait d'ailleurs la meilleure solution pour faire baisser les arrêts maladies plutôt que d'essayer de culpabiliser les salariés et les médecins.
Citoyen au travail, comme dans la cité, l'entreprise y gagnerait en efficacité.
Sans doute que si les négociations, à tous les niveaux, s'appuyaient sur la réalité du travail vécue par les salariés, le dialogue social serait de bien meilleure qualité.
La CGT tient à réaffirmer que la négociation est un droit des salariés exprimé par les syndicats.
Elle doit permettre de valoriser le travail par des augmentations de salaire, le développement de la formation professionnelle, l'égalité professionnelle femme/homme ; tout cela autour de la recherche d'une meilleure qualité du travail et pas seulement qualité de vie au travail.
La financiarisation de l'économie dans laquelle le gouvernement et le Medef nous enfoncent a fait de la finance le but, au lieu d'être le moyen de produire des biens et des services pour un développement humain durable.
La CGT n'entend pas s'inscrire dans ce schéma mortifère. Elle n'a de cesse de rassembler les salariés avec toutes les organisations syndicales pour valoriser le travail, son sens, son contenu et en changer son organisation.

Montreuil, le 26 octobre 2018

Objectifs et organisation de la journée

ven, 26/10/2018 - 12:19

130 militant-e-s de la Cgt, de toutes les façades maritimes de la métropole, sont invité-e-s à partager leurs expériences de travail afin d'identifier les convergences à construire autour des enjeux liés aux activités de la mer. Si l'essentiel des activités maritimes se font sur la terre, la mer reste un domaine où il reste encore à découvrir en ne reproduisant pas le modèle terrestre.

Brest 2018

Vecteur de communication, de transport de marchandises ou des populations, d'énergie…, le futur passera nécessairement par d'autres choix politiques.

Au cœur des questions de son 52ème Congrès, la Cgt pose d'emblée le travail, son sens, les conditions de son exercice comme la condition pour les générations futures de prétendre à vivre mieux.

Les activités liées à la mer recèlent encore des possibilités pour que la préservation de la planète et les innovations aillent de pair. C'est en tout cas le pari que veut relever la Cgt, à la condition de le faire dans le cadre d'un développement humain durable.

Cette initiative confédérale, en présence de Philippe Martinez, a pour objectif de faire entendre la voix des salarié-e-s dont les activités sont liées à la mer et au littoral et de porter leurs propositions pour le progrès social et le respect de l'environnement.

L'initiative se veut un moment d'échanges et de constructions de propositions syndicales fortes et alternatives. L'objectif prioritaire est l'expression des syndicats.

Les questions liées à la mer et au littoral sont très vastes et diverses : Alimentation, Industrie, Ports, Transports, Pêche, Emploi, Formation, Numérique, Droits Sociaux, Environnement, Financement, Energie, Biodiversité, Santé, Tourisme, Armement, Minerais, Politiques Publiques, Services publics, Accueil des migrants… Une seule journée d'échanges ne pourra suffire à évoquer précisément toutes ces questions mais elle sera un point d'appui pour toute la CGT dans l'élaboration d'un socle revendicatif commun et cohérent et dans l'organisation d'une stratégie revendicative sur toutes les questions liées à la mer et au littoral.

Déroulé de la journée, de 9h à 16h30 :

Matinée :

  • Accueil de 9h à 9h30
  • Etat des lieux des activités mer et littoral
  • Les enjeux revendicatifs

Après-midi :

  • La bataille revendicative et les perspectives
  • Conclusions

Comprendre les enjeux et les conséquences

ven, 26/10/2018 - 11:34
Réforme de la voie professionnelle

La réforme de la voie professionnelle, que Jean-Michel Blanquer veut mettre en place, inquiète grandement/fortement les enseignants des lycées professionnels.
Comment tout.es ceux et celles impliqué.es vivent ils ce grand bouleversement annoncé ?
Pour nous en parler, Céline Calvez, députée LREM, des collègues des lycées professionnels, en passant par les militant.es de la CGT Éduc'action.

La CGT les a rencontrés et vous propose un podcast, qui vous aidera à comprendre les enjeux et les conséquences de cette réforme.

Retrouvez ce podcast le lundi 5 novembre 2018 sur le site de la CGT.

Affiche Assises Brest 2018

ven, 26/10/2018 - 11:27

Préparons ensemble nos Assises sociales et environnementales de la mer et du littoral

ven, 26/10/2018 - 11:21

Cet événement annuel, organisé par les journaux Ouest France et Le Marin, a rassemblé l'an dernier, au Havre, 1 900 participants de la communauté maritime et, comme chaque année, nombre de personnalités politiques y sont intervenues, notamment le Premier ministre Édouard Philippe. Cette année, on y prévoit la visite du président de la République.

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