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Mis à jour : il y a 6 heures 34 min

Conférence de presse le 13 mars : concessions hydrauliques

mar, 06/03/2018 - 00:00

 

Mardi 13 mars 2018 vers 12h

Devant le Parlement Européen de Strasbourg

 

Vous n’êtes pas sans savoir que le Gouvernement Français a engagé récemment des démarches sur le renouvellement des concessions hydrauliques pour répondre à la mise en demeure de la Commission européenne.

L’intersyndicale composée de la CGT, CFDT, CGC, FO mais aussi des organisations syndicales européennes EPSU et Industri’All contestent les fondements de cette mise en demeure de 2015 et s’alarment de la réponse donnée aujourd’hui par le Gouvernement Français.

L’intersyndicale a décidé d’une journée de mobilisation le 13 mars en organisant un rassemblement des hydrauliciens devant le Parlement Européen à Strasbourg. Notre objectif principal est d’interpeller les Parlementaires Européens au travers d’une rencontre avec les Elus Français et les Organisations Syndicales afin de débattre de l’avenir des concessions hydrauliques.

 

Une conférence de presse sera tenue sur place aux environs de 12h.

 

Interlocuteurs FNME CGT

BACHELARD Yoann 06 64 69 33 77

PANI Dominique 06 65 47 15 21

Rassemblement Strasbourg pour défendre le patrimoine hydroélectrique

mar, 06/03/2018 - 00:00

 

Les syndicats de l’énergie se mobilisent le 13 mars 2018 au parlement Européen à Strasbourg pour défendre le patrimoine hydroélectrique français et ses missions de service public

 

Interlocuteurs FNME CGT :
BACHELARD Yoann 06 64 69 33 77
PANI Dominique 06 65 47 15 21

Coup de froid sur la France, dépendance et effacements électriques au menu !

mar, 27/02/2018 - 00:00

 

Cette fin de mois de février 2018 est accompagnée d’un refroidissement des températures, classique sur cette période de l’année.

La FNME-CGT ne partage pas l’exceptionnalité ambiante de cette vague de froid laissant arguer des mesures exceptionnelles…

Cette période de froid en dessous des minima saisonniers est normale, ce qui est anormal c’est la fragilité du système électrique dans une période normale…

Les prévisions du RTE montrent que l’équilibre entre offre et demande d’électricité ne serait assuré jusqu’à jeudi 1er mars matin que grâce aux importations d’électricité et/ou à l’effacement de clients du réseau.

L’effacement classique représente 1,7 GW de puissance possible quand les besoins imports et effacements cumulés seront bien au-delà des 2 GW, atteignant un pic à 3,5 GW. Cela indique que nous sommes clairement dépendants des pays adjacents pour passer ce refroidissement périodique.

La FNME-CGT affirme que l’indépendance énergétique de la France est en danger.

La fermeture et le sous-investissement dans les outils de production d’électricité, notamment pilotables, sont la cause directe de la situation tendue des réseaux. L’absence de maîtrise publique du développement des énergies renouvelables et leur implantation incohérente dans le mix énergétique en sont une autre cause fondamentale.

Pourtant la pointe ne sera que de 92 GW, loin des 102 GW de la pointe historique (2012)…

Pour la FNME-CGT, il est primordial que l’avenir du service public de l’énergie soit au cœur des débats de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, celui-ci ne peut passer que par une organisation cohérente du mix énergétique alliant production pilotable et développement des énergies renouvelables. Il est aussi impératif d’effectuer un bilan de la dérèglementation du secteur énergétique, d’en tirer les conséquences et de proposer des alternatives.

La FNME-CGT propose un projet pour la gestion du service public de l’électricité et du gaz avec la mise en place d’un pôle public de l’énergie, afin d’assurer l’organisation et la cohérence du système électrique.

Les électriciens et gaziers, tout comme les cheminots, seront aussi dans la mobilisation, la grève et la lutte le 22 mars 2018 pour défendre les services publics de l’énergie et du rail.

Beaucoup de travailleurs de l’énergie sont mobilisés depuis la fin de l’année 2017, que ce soit au niveau de la protection des centrales nucléaires d’EDF, à TechnicAtome concernant les mesures salariales 2018 ou encore dans l’hydraulique avec une journée de mobilisation au Parlement européen à Strasbourg le 13 mars 2018 pour la défense des concessions hydroélectriques menacées de mise en concurrence par Bruxelles.

 

Cette année 2018 sera énergique !

 

Interlocuteurs :

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Thierry ZEHNDER : 06 66 60 63 79

Projet de loi « Confiance » : le recul du service public de l’électricité !

mar, 13/02/2018 - 00:00

 

La même méthode pour le gouvernement : faire voter un amendement qui n’a rien à voir avec le projet de loi examiné par l’Assemblée nationale.

Déjà en septembre 2017, le projet de loi Hydrocarbures ouvrait la voie aux réseaux intérieurs de distribution d’électricité des bâtiments, voulus par les promoteurs immobiliers. Avec le projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance », le gouvernement réitère le vote d’un amendement déposé en catimini par des députés LREM et MODEM, et adopté en 1ère lecture par l’Assemblée nationale : il s’agit de mettre en concurrence les gestionnaires de réseaux de transport et de distribution sur les raccordements, notamment les 300.000 raccordements annuels effectués pour les particuliers ! Producteurs et consommateurs pourront réaliser eux-mêmes leur raccordement, et ce, sans l’accord préalable des gestionnaires de réseaux, qui seront obligés de les intégrer au réseau public, si cet amendement n’est pas modifié dans les prochaines étapes du processus législatif !

 

Quelles sont les réelles motivations et implications de ces dispositions, auxquelles la FNME-CGT est opposée ?

  • elles suggèrent que le service public n’est pas efficace en matière de raccordement, et que la concurrence serait en mesure d’apporter plus de satisfaction aux consommateurs. Derrière cette attaque sans fondement se cache, encore une fois, la satisfaction des promoteurs immobiliers ;
  • elles favorisent l’intérêt individuel au lieu de l’intérêt collectif ; l’usager se focalisera seulement sur sa seule installation, ce qui fait fi d’une vision globale des réseaux et de l’optimisation collective ;
  • elles menacent la sécurité des réseaux et des agents y intervenant. Or la qualité des travaux est un facteur essentiel à la fiabilité et à la qualité de l’énergie acheminée, dont les gestionnaires de réseaux sont responsables ;
  • elles vont à l’encontre de l’égalité de traitement. Le raccordement des particuliers est aujourd’hui forfaitaire, calculé sur une moyenne entre les utilisateurs situés loin ou près du réseau, avec ou sans difficulté technique de réalisation ; cette péréquation disparaîtra et la concurrence ne jouera qu’au bénéfice des clients les plus faciles à raccorder, au mépris de la solidarité garantie par le service public.

Le gouvernement continue d’organiser la casse du service public de l’électricité. La FNME-CGT combattra par tous les moyens la remise en cause des missions de service public, dans l’intérêt des usagers, et va alerter les sénateurs en ce sens. La FNME-CGT revendique que l’ensemble des branchements soient confiés aux salariés des IEG, et demande à ENEDIS de ré-internaliser cette activité.

 

 

Interlocuteur : Bruno BOSQUILLON - 06 69 67 99 71

Pour le secteur distribution FNME-CGT, Stéphane TISON : 06 76 88 42 50

LINKY : La Cour des comptes découvre ce que la CGT disait il y a déjà 10 ans

jeu, 08/02/2018 - 00:00

 

LINKY coûte cher et n’apporte pas les avantages escomptés, en particulier pour les usagers. Comme c’est bizarre ! La Cour des comptes fait ce constat et la presse le reprend en cœur.

Nous rappellerons quand même à chacun, car le passé semble vite oublier la position de la CGT :

Dès l’origine du projet, la CGT a dénoncé son coût exagéré et mis en avant la possibilité de mettre en place d’autres systèmes communicants au niveau des postes sources de distribution pour 10 fois moins cher.

Cette option était largement suffisante pour répondre à la nécessité d’un pilotage beaucoup plus fin du réseau de distribution d’électricité et pour améliorer sa gestion.

Le besoin, qui était lié à la multiplication de l’insertion des moyens de production alternatifs directement sur le réseau géré par le Distributeur ainsi que les objectifs de la transition Énergétique, n’impliquait pas d’installer un compteur communicant dans chaque foyer.

Les apports pour l’usager, qui pourrait par ce biais mieux contrôler ses consommations et donc faire des économies, paraissent bien illusoires.

La réalité, c’est que le compteur LINKY est l’outil idéal au service des fournisseurs pour développer le marché en permettant la multiplication des offres commerciales.

In fine, c’est donc le service public qui supporte pour leur compte le coût du projet.

Mais force est de constater qu’à l’époque, personne n’a tenu compte des remarques de la CGT et encore moins évalué sérieusement les solutions alternatives.

Aucun acteur n’a également apprécié les conséquences sociales de ce nouveau compteur : suppressions d’emplois à ENEDIS et conditions sociales des sous-traitants chargés de la pose des compteurs souvent inacceptables.

Là encore, silence général, et la CGT s’est retrouvée bien seule pour essayer de limiter au maximum les conséquences sociales de décisions qui apparaissent maintenant bien inconséquentes…

Alors à quoi ou à qui servent aujourd’hui ces « révélations » ? Maintenant qu’ENEDIS est au milieu du gué, chacun comprendra qu’il semble délicat de suspendre un projet d’une telle ampleur (au moins 5 milliards) ou d’en modifier les conditions d’exécution. Qui paierait la note ?

En tout cas, ENEDIS ne saurait être tenue pour seule responsable et encore moins subir les conséquences de décisions politiques prises alors dans l’enthousiasme général dans l’entreprise, à l’exception de la CGT, comme à l’externe.

Enfin, il ne faudrait pas que cet épisode serve une nouvelle fois à dénigrer un modèle de service public qui a fait ses preuves et qui reste sur certains territoires le seul encore présent.

La CGT espère que cette prise de conscience des illusions d’une marche forcée vers la marchandisation du secteur qu’illustre cette affaire, ramènera les pouvoirs publics à une écoute plus attentive des représentants des salariés et (surtout) les incitera à revenir à une logique de service public au service des intérêts de tous les usagers.

Dans ce contexte, il nous semble opportun de réaffirmer le rôle central du Distributeur ENEDIS en tant qu’acteur neutre dans l’organisation actuelle du marché, et sa place d’opérateur national de service public.

Enfin, les enjeux de la transition énergétique, réels, doivent cesser de servir de cache-nez pour des objectifs bien moins altruistes des promoteurs du marché dans le domaine énergétique…

Pour cela, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités en fixant plus précisément sur le long terme les objectifs du Distributeur et de s’assurer de l’affectation des moyens octroyés par le tarif de Distribution, c'est-à-dire de l’argent des usagers.

 

Interlocuteur :

Bruno BOSQUILLON : 06 69 67 99 71

En grève, les électriciens et gaziers ne craignent pas froid !

jeu, 08/02/2018 - 00:00

 

A l’appel de la FNME-CGT, les agents sont dans l’action aujourd’hui pour faire entendre leurs revendications vis-à-vis des employeurs qui tiennent ce jour, une réunion au sein de la branche professionnelle des Industries Electriques et Gazières.

Cette initiative est la suite des actions de reprise en main de l’outil de travail menées d’octobre à décembre 2017. Elle vient en réaction à la proposition des employeurs fin 2017 qui ne compense que partiellement l’augmentation de la CSG et entraîne une perte de pouvoir d’achat de 1% pour les électriciens et gaziers. La mobilisation porte également sur l’exigence de réouverture des négociations salariales dans la branche des Industries Électriques et Gazières.

Les agents agissent par :

  • la baisse de production dans les centrales thermiques et nucléaires,
  • le passage en heures creuses en direction des usagers,
  • des filtrages à l’entrée des sites,
  • des occupations de sites avec des interpellations des directions.

Semaine noire pour l’avenir industriel et l’emploi dans notre pays. Les employeurs en accord avec le gouvernement confirment la fermeture de centrales thermiques et nucléaires, à commencer par Fessenheim puis d’autres après 2019. Ils annoncent la privatisation de l’hydraulique (en réponse à la mise en demeure par Bruxelles) et un plan social à ENEDIS, avec 2 000 suppressions d’emplois (comme à Carrefour).

Mais, comme ils ne sont pas à une contradiction près, les unités que le gouvernement veut fermer, servent en ce moment à la production d’énergie pour équilibrer le réseau et éviter les délestages entraînant des coupures massives des usagers !

Les faits nous donnent raison… l’action va se poursuivre et devra s’amplifier !

 

Interlocuteurs :

Sébastien MENESPLIER : 06 58 00 50 15

Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

L’Etat décide de brader les barrages hydro-électriques aux appétits du privé !

mer, 07/02/2018 - 00:00

 

Depuis plusieurs années, la Commission européenne par la voix de la direction générale de la concurrence, tentait de tordre le bras à l’Etat français pour mettre en concurrence les concessions hydrauliques. La lutte des travailleurs de l’hydro-électricité a permis de bloquer ce processus de privatisation des barrages tout en maintenant le dialogue quant à l’avenir de ce secteur industriel primordial pour l’avenir énergétique.

Une rencontre intersyndicale avec Matignon a eu lieu ce jour. La FNME-CGT a découvert que l’Etat français, en bon soldat du libéralisme, avançait des propositions à la Commission européenne sans qu’elles n’aient été soumises à discussion en dehors des murs des ministères, notamment avec les premiers concernés : les représentants des salariés et des entreprises !

Ces propositions accélèrent la privatisation des barrages, dans un modèle incohérent et limitant fortement les possibilités des opérateurs en place de pouvoir continuer d’exploiter leurs ouvrages hydrauliques. Cette proposition va à l’encontre des discussions menées jusqu’à présent, il s’agit là une nouvelle fois de la méthode royaliste de M. Macron totalement antidémocratique.

Comment peut-on décider de brader la production d’électricité hydraulique quand, dans le même temps, tout le monde s’accorde à dire que ces moyens de production pilotable seront essentiels pour assurer l’équilibre entre production et consommation d’électricité, afin d’éviter des coupures généralisées ?

Comment peut-on décider de démultiplier le nombre de propriétaire des concessions hydrauliques, désorganisant ainsi le système hydro-électrique et ouvrant la boîte de Pandore aux entreprises énergétiques étrangères n’ayant que faire des besoins énergétiques de la Nation française ?

A l’échelle européenne, seule la France décide de perdre le contrôle de sa production hydro-électrique, l’ensemble des autres Etats membres ayant plus tendance à être protecteurs.

La FNME-CGT propose que l’ensemble des usages de l’eau soit constitutionnalisé et redevienne un service public.

La FNME-CGT et ses syndicats ne laisseront pas l’Etat français aller à l’encontre des besoins de la Nation. Les salariés de l’hydro-électricité sont fortement mobilisés pour défendre le service public de la production d’électricité hydraulique.

Dès les prochains jours, la FNME-CGT organisera la riposte à ce mauvais coup gouvernemental. Il est grand temps, en parallèle du débat sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, de s’emparer de l’avenir énergétique de la Nation et notamment de son secteur hydro-électrique.

 

Interlocuteurs dossier :

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Dominique PANI : 06 65 47 15 21

Yoann BACHELARD : 06 64 69 33 77

L’argent des usagers pour le service public national de la distribution de l’électricité

mer, 07/02/2018 - 00:00

 

ENEDIS met en place un plan social de grande ampleur et supprimera, a minima, 2 000 emplois d’ici 2020. Les premiers salariés impactés seront ceux de l’exploitation. Dans la foulée, un chantier sans précédent de réduction des implantations territoriales est mis en œuvre dès cette année.

Sous injonction du Groupe EDF, ENEDIS opère depuis fin 2016 une rupture avec la politique de redressement industriel initiée depuis 2010.

Les économies de tous ordres sont à l’ordre du jour pour maintenir un niveau de rentabilité élevé et servir un niveau de dividende de 83 % du résultat net de l’entreprise à sa maison mère.

Aux suppressions d’emplois et à la réduction des implantations territoriales s’ajoutent :

  • la poursuite de réorganisations touchant tous les secteurs d’activité de l’entreprise,
  • l’annonce d’une remise en cause de la plupart des accords sociaux structurants les services d’exploitation (conditions d’exercice de l’astreinte et temps de travail),
  • une modération salariale, qui est la norme dans la branche professionnelle des IEG.

Cette situation conduit ces derniers mois à une forte tension et une réelle dégradation des relations sociales. Le conflit social majeur de 2009, mené en réponse à une situation qui présentait beaucoup de similitudes, est dans toutes les têtes…

Or, le tarif « TURPE 5 » négocié avec le régulateur (la CRE) a validé la plupart des trajectoires présentées par ENEDIS et donné les moyens en conséquence.

Manifestement, ENEDIS a décidé de ne pas respecter ces trajectoires, toutes révisées très fortement à la baisse, uniquement pour compenser le manque à gagner issu d’un taux de rémunération des capitaux investis retenu par le régulateur inférieur à sa demande.

C’est ce que démontre l’expertise menée par le CCE d’ENEDIS sur les derniers plans à moyen terme de l’entreprise qu’il a pu étudier.

 

La CGT dénonce cette logique financière de court terme qui revient à détourner de ses objectifs l’argent payé par les usagers au travers de leur facture d’électricité.

Face à cette dérive, il est nécessaire que l’État prenne ses responsabilités pour contrôler l’utilisation des moyens octroyés au distributeur d’électricité et garantir sa réelle autonomie de gestion.

Il y a urgence si on considère l’intérêt de conforter un service public national de la distribution d’électricité essentiel aux solidarités et aux équilibres territoriaux, et qui a fait la preuve, ces dernières années, de sa capacité à répondre aux besoins du pays au meilleur rapport qualité prix.

Chacun peut mesurer la nécessité de ne pas fragiliser une organisation dont la robustesse et la pertinence s’illustrent lors de chaque événement climatique et qui se pose aujourd’hui comme un outil majeur dans la mise en œuvre de la transition énergétique.

 

Interlocuteur dossier :

Bruno BOSQUILLON : 06 69 67 99 71

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