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Mis à jour : il y a 17 min 4 sec

Energie, la Cour des comptes tente d’opposer les salariés et les usagers !

jeu, 07/02/2019 - 00:00

 

En ce début d’année 2019, la situation sociale est toujours très tendue et aucune proposition n’a été apportée pour répondre aux revendications autour du pouvoir d’achat et du coût de la transition énergétique. Pire, le gouvernement annonce une transformation du régime des retraites et la CRE propose une augmentation des tarifs de l’électricité de 6%.

Étrangement dans la même période, la Cour des comptes publie un rapport stigmatisant la rémunération des salariés d’EDF SA, leurs garanties collectives et leur régime de retraite.

La FNME CGT s’interroge sur la démarche d’une institution qui apparaît comme le bras armé des réformistes néolibéraux.

Ce rapport servirait-il à mettre en opposition les usagers et les salariés pour masquer le manque de propositions du gouvernement ?

Cette institution se permet des comparaisons entre la rémunération moyenne à EDF SA et celle médiane dans d’autres entreprises de l’énergie… Autant comparer les choux et les carottes…

Elle met aussi en évidence la question des « avantages » en nature, qui sont en réalité des éléments à part entière du contrat de travail.

Ces « avantages » font l’objet d’une nouvelle stigmatisation en faisant cette fois-ci des erreurs grossières.

C’est notamment le cas concernant le montant acquitté par les salariés sur leur facture d’électricité qui n’est pas de 4% mais de 10% et soumis à TVA.

La FNME CGT n’est pas dupe de la démarche dans une période où les méfaits de la libéralisation de l’énergie se font sentir chaque jour pour les salariés et les usagers.

La Cour des comptes tente de criminaliser les garanties collectives des travailleurs de l’énergie pour en faire les seuls responsables de l’augmentation de la facture d’énergie.

Par contre, les donneurs de leçons de la Cour des comptes oublient de critiquer les 24,5 milliards d’euros de dividendes versés par EDF aux actionnaires sur la dernière décennie.

La rémunération des salariés d’EDF SA ne pèse que pour 4% de la facture des usagers, les économies ne sont certainement pas à effectuer sur ce domaine mais plus sur les dividendes qui s’élèvent en moyenne à 2 milliards par an !

Ils oublient aussi de faire le bilan de la dérèglementation du secteur énergétique pour avoir un véritable regard sur l’impact du coût de la désintégration du système.

Pour la FNME CGT, c’est cette casse des monopoles publics qui fait s’envoler les prix.

C’est pour cela que la FNME CGT propose le passage de la TVA de 20% à 5,5%, considérant l’énergie comme produit de première nécessité, qui aurait lui un impact plus que significatif sur le pouvoir d’achat des Français.

Communiqué de presse commun des Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie du 28 janvier 2019

lun, 28/01/2019 - 00:00

Contrat de Filière Nucléaire : L’exigence industrielle en défaut de garanties sociales

 

Au lendemain de la publication du projet de décret sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, pesant sur le présent et l’avenir de la filière d’excellence française du nucléaire civil, la signature du contrat de filière a réuni l’ensemble des acteurs politiques, industriels et syndicaux du secteur au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.

Par la production d’une électricité sûre, disponible et à coûts maîtrisés, le recours aux moyens pilotables nucléaires reste indispensable compte tenu des contraintes majeures liées au "changement climatique", de la potentialité réelle des ENR, du maintien et du développement de notre industrie nationale.

A tous les niveaux, la CGT, ses militants, avec l’appui des salariés se sont investis pour dépasser les constats et établir les bases d’un diagnostic préalable permettant d’ouvrir des perspectives pour l’avenir de la filière nucléaire et du pays.

La CGT mesure la charge symbolique d’un engagement réciproque entre les ministres de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Economie et des Finances et les représentants industriels.

Si le panel des études proposé dans le contrat de filière a le mérite d’être assez pertinent et couvre en grande partie les problématiques posées, certains thèmes primordiaux pour nous manquent de relief, voire sont inexistants.

Comme «  l’attractivité » auprès des jeunes générations qui reste indissociable de la valorisation des parcours professionnels des salariés en poste actuellement.

Au-delà de la lisibilité vers l’externe, la « perte d’expérience » a fait l’objet « d’un point d’extrême vigilance » par le Président sortant de l’ASN dans son bilan.

Pour la CGT, l’énergie nucléaire nécessite une maîtrise technologique de haut niveau avec des compétences construites sur le long terme. Elle implique d’avoir des mécanismes de sûreté et de contrôle pertinents, avec des situations de travail pour tous les acteurs du secteur leur permettant d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions et d’exprimer librement leurs opinions en toutes circonstances.

Les succès dans la construction et l’exploitation du parc nucléaire actuel ont été possibles car réalisés par des collectifs de travail bénéficiant de garanties statutaires de haut niveau, et pénétrés des valeurs de service public.

D’autre part, il n’a pas échappé à la CGT qu’il est indiqué dans la feuille de route PPE que « la France doit conserver une capacité industrielle de construction de nouveaux réacteurs nucléaires pour des enjeux de souveraineté ».

Comment la concrétiser sans lancer rapidement un projet de construction d’une centrale neuve ? Une grande partie des difficultés rencontrées actuellement pour la construction des EPR provient du moratoire qu’a vécu notre pays en matière nucléaire et des compétences et savoir-faire perdus qu’il faut aujourd’hui réacquérir.

Les 220 000 emplois industriels directs générés par la 3ème filière industrielle française auxquels s’ajoutent 3 fois plus d’emplois induits, doivent faire l’objet de toutes les attentions pour préserver nos capacités à répondre à l’enjeu du renouvèlement du parc de production.

Au-delà des règles libérales d’attribution des marchés, pour la CGT, il est tout aussi indispensable de repenser les modes de coopération entre les entreprises de la filière, en particulier entre donneurs d’ordre et exécutants à tous niveaux.

Les procédures contractuelles sans écoute et sans prise en compte de considérations techniques, sociales et environnementales ont démontré leurs limites. La CGT a dénoncé cette situation sur le chantier de Fla 3.

Enfin, pour être fertile, la R&D a besoin d'être alimentée en permanence par une recherche amont à large spectre et intégrée comme axe stratégique à part entière.

Ce contrat ne porte pas de détermination réelle pour engager sans tarder la filière dans la voie d'un développement durable (Réacteur Neutron Rapide, séparation-transmutation pour les déchets haute activité). Pourtant, cette voie renforcerait l’indépendance du pays quant à la production d’énergie bas carbone par utilisation des stocks considérables d’uranium actuellement présents sur le sol national et participerait à son acceptabilité sociale.

La CGT regrette aussi le peu d’engagement de l’Etat quant à l’accroissement des financements pérennes du CEA qui est un organisme parmi les plus compétents du monde dans le domaine de la R&D nucléaire.

Dès le 5 février pour sortir enfin de l’urgence sociale, la CGT sera à l’initiative de mobilisations avec arrêts de travail. Elle entend ainsi porter ses propositions pour structurer durablement la filière nucléaire française mais aussi pour reconquérir des capacités industrielles répondant aux besoins.

Pour la CGT, la construction de la future loi sur la PPE devra les intégrer en répondant ainsi aux aspirations de nos concitoyens à accéder à une énergie à un coût maîtrisé tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement énergétique de la France.

 

Contacts :

FNME : Virginie NEUMAYER - 06 22 46 28 94

FTM : Laurent ROUSSEL - 06 03 03 57 74

Dix ans après la privatisation d’ENGIE, la filière gaz naturel est asphyxiée !

jeu, 17/01/2019 - 00:00

 

Les évènements dramatiques rue de Trévise à Paris nous renvoient inéluctablement à la maîtrise des filières industrielles énergétiques. Depuis de nombreuses années, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller le gouvernement, la DGEC et les employeurs du secteur industriel gazier sur les besoins d’investissements et sur les conséquences des réorganisations permanentes.

Jusqu’à l’explosion rue de Trévise point de réponses…

Quelles que soient les circonstances de ce drame, il est du devoir de la FNME CGT d’alerter une nouvelle fois sur les conséquences désastreuses pour le secteur gazier de la financiarisation du groupe ENGIE depuis sa privatisation et de ses conséquences sur la maintenance et l’organisation du travail.

L’année dernière nous annoncions que le niveau historiquement faible des stockages gaz au début de l’hiver allait avoir des conséquences sur l’alimentation en gaz et sur la détérioration des matériels. Un an après nous le mesurons directement…

4 stockages gaz de Storengy sont en exploitation réduite dont un à l’arrêt, vraisemblablement des suites de la situation de 2018 et de la baisse des investissements. Cette situation, dès ce début d’année 2019, interroge fortement sur les capacités des infrastructures gazières à passer l’hiver. Les moyens nécessaires pour la remise en état sont considérables et ne pourront pas être mis en œuvre durant l’hiver 2019.

En parallèle le réseau électrique est plus que tendu, comme l’ont démontré les délestages effectués par RTE du jeudi 10 janvier 2019 et ceci dans un hiver où les centrales thermiques au gaz tournent à plein régime…

Contrairement à ce que pourraient dire les employeurs du secteur, il ne s’agit pas d’une situation exceptionnelle, mais des conséquences directes de la privatisation et de la dérèglementation du secteur de l’énergie.

La filière gaz est constituée en France par des segments industriels cloisonnés (autrefois contenus dans une seule entreprise GDF) : Elengy (Points de livraison du gaz naturel par bateaux), Storengy (Stockage gaz souterrain), GRT Gaz (Transport Gaz par Gazoduc), GRDF (Gaz Réseau Distribution France) et ENGIE (Contrats d’approvisionnement de gaz naturel).

La stratégie du groupe ENGIE est de ponctionner à tous les échelons des dividendes ou d’autres stratagèmes financiers pour faire remonter un maximum d’argent à la maison mère. Les cas de Storengy ou de GRDF sont éloquents. Pour Storengy les dividendes sont trois fois supérieurs aux investissements et pour GRDF quasi équivalents. Si l’on rajoute les emprunts à taux toxiques internes au Groupe alors les remontées annuelles deviennent indécentes !

Pour la FNME CGT, il est grand temps qu’un véritable débat sur le bilan de vingt années de la dérèglementation du gaz et de l’électricité en France soit mené.

Les conséquences de la privatisation se font de plus en plus sentir, elles peuvent peser sur des vies humaines, l’économie et accroissent inexorablement les inégalités face à l’accès à l’énergie. Ce ne sont pas les dernières manipulations des chiffres sur la précarité énergétique qui vont résoudre la réponse aux besoins de la population.

Dans ce contexte, la FNME CGT revendique le retour à un véritable service public de l’énergie, permettant la maîtrise publique sur les investissements et l’organisation du travail, ainsi que l’arrêt de la financiarisation d’un secteur stratégique pour l’économie et la vie de la population.

Il est aussi urgent de baisser la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%, l’énergie étant une ressource de première nécessité !

La FNME CGT invitera les médias le 31 janvier 2019 à une conférence de presse spécifique sur les conséquences de la privatisation du gaz en France. Les modalités vous parviendront rapidement.

 

Interlocuteurs :

Frédéric BEN : 06 69 45 39 24

Jean-Pierre SARAILLON : 06 65 29 77 62

Filière Nucléaire : Préservons enfin notre patrimoine industriel

mer, 16/01/2019 - 00:00

Communiqué de presse commun des Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie du 15 janvier 2019
 
 
Le Président de la République a rendu public fin 2018, par voie de presse, ses orientations pour l’énergie et le climat envisagées dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).


Pour les Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie celles-ci doivent répondre de façon réaliste, à la fois aux enjeux environnementaux et à la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi à l’urgence sociale exprimée par une grande majorité de nos concitoyens et au maintien et développement de notre industrie nationale. Malheureusement force est de constater que les annonces faites par M. Macron ne répondent en rien sur le fond à ces problématiques.


Sur le développement de l’éolien, l’Etat a laissé Areva abandonner l’activité de Jeumont, mener une politique de rachats de sociétés sans réelle stratégie industrielle, puis vendre ses activités dans l’éolien en mer au tandem germano-espagnol Siemens-Gamesa. Il n’a pas empêché la restructuration de Francéole, seul fabricant français de mâts acier d’éolienne, qui a perdu 50% de ses effectifs et construit aujourd’hui des… ponts ! On a vu mieux comme stratégie de développement industriel et d’indépendance nationale.

Surtout si on y ajoute la cession du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric en 2015 et la situation particulièrement inquiétante pour l’avenir de cette activité qui en résulte.


Même absence sur la question du photovoltaïque. Il s’agit d’importer en masse des panneaux fabriqués et provenant de Chine, loin de faire baisser l’empreinte carbone de produits déjà très polluants à leur construction et à leur recyclage, on continue d’amplifier le solde négatif de la balance commerciale française.


Concernant la fermeture programmée des centrales charbon, stigmatisées alors qu’elles n’émettent que 0 ,8% de particules fines et assurent la stabilité du réseau électrique, la CGT exige un moratoire sur le charbon pour que l’ensemble des éléments soit porté à la connaissance de nos concitoyens.


Dans ces conditions, annoncer la fermeture de 6 réacteurs nucléaires à court terme (moins de 10 ans), avec la perspective de 8 supplémentaires d’ici 2035, relève du dogmatisme. L’impact sera mauvais pour le climat, mais notable par la dégradation de la fourniture d’électricité, et aura une incidence négative pour le pouvoir d’achat des usagers.


La CGT, qui s’est félicitée dernièrement de l’avis positif de l’Autorité de Sûreté Nucléaire sur la prolongation de la durée de vie des réacteurs au-delà des 40 ans, considère donc que les annonces envisagées ne reposent sur aucun fondement technique et ne sont nullement justifiées par des critères économiques, sociaux ou environnementaux.


D’autre part, nous relevons aussi dans la feuille de route PPE que « la France doit conserver une capacité industrielle de construction de nouveaux réacteurs nucléaires pour des enjeux de souveraineté ».


Comment la concrétiser sans lancer rapidement un projet de construction d’une centrale neuve ? Une grande partie des difficultés rencontrées actuellement pour la construction des EPR provient du moratoire qu’a vécu notre pays en matière nucléaire et des compétences et savoir-faire perdus qu’il a fallu réacquérir.


Dans ce contexte, la CGT est sidérée que le marché de renouvellement des 12 générateurs de vapeur des centrales nucléaires EDF ait été confié à un fournisseur japonais (Mitsubishi), générant à compter de 2022 une rupture du plan de charge des usines FRAMATOME (Groupe EDF) du Creusot, Saint Marcel et Châlon Service.


Les 220 000 emplois industriels directs générés par la 3ème filière industrielle française, auxquels s’ajoutent 3 fois plus d’emplois induits, doivent faire l’objet de toutes les attentions pour préserver nos capacités à répondre à l’enjeu du renouvellement du parc de production.


Au-delà des règles libérales d’attribution des marchés, pour la CGT, il est tout aussi indispensable de repenser les modes de coopération entre les entreprises de la filière.


Les procédures contractuelles sans écoute et prise en compte de considérations techniques, sociales et environnementales ont démontrées leurs limites. La CGT les a ainsi dénoncées sur le chantier de Fla 3.


Les fédérations CGT FNME et FTM, avec l’appui des salariés du secteur, et des populations, entendent ainsi porter ces propositions pour structurer durablement la filière nucléaire française mais aussi pour reconquérir des capacités industrielles répondant aux besoins.


Cette ambition va se traduire, dès le 21 février prochain, par le lancement sur la durée d’une campagne nationale de sensibilisation, de défense et de développement de nos industries.

Pour la CGT, la construction de la future loi sur la PPE devra les intégrer en répondant ainsi aux besoins et aspirations de nos concitoyens, en garantissant la sécurité d’approvisionnement énergétique de la France et en préservant les générations futures des effets du réchauffement climatique.
 
Contacts :
FNME : Virginie NEUMAYER - 06 22 46 28 94
FTM : Laurent ROUSSEL - 06 03 03 57 74

Un premier pas mais …. Mais le compte n’y est pas !

jeu, 20/12/2018 - 00:00

Après une évolution générale du Salaire National de Base (SNB) de 0,3 %, 7 fois inférieure à celle de l’inflation (2,2 % selon les dernières publications de l’INSEE), la Direction a proposé un taux de 1,5 % de la masse salariale pour les mesures de reconnaissance individuelles (Avancements + GF), en entrée et fin de négociation ! Cela correspond à 23 500 NR, une énième provocation !


Une intersyndicale s’est donc constituée avec comme revendication un taux minimum de 2 % de la masse salariale soit 30 000 NR.


6 500 NR, c’est l’écart entre la proposition initiale de la Direction d’ENEDIS et la revendication de toutes les Organisations Syndicales, 8 M€ en année pleine soit 1 % du résultat net. Autant dire que la santé financière d’ENEDIS ne serait pas mise en péril !


Les mesures individuelles sont attendues par tous les salariés, puisque la hausse du SNB ne compense plus l’inflation.


Aujourd’hui, les mesures individuelles ne sont plus des outils de reconnaissance professionnelle.


Pour rappel, les bénéfices nets prévisionnels d’ENEDIS inscrits dans le plan moyen terme (PMT 2019-2021) sont de 905 M€ en 2019, 1,082 Milliards € en 2020 et 1,279 Milliards € en 2021 et l’année 2018 se présente excellente au vu des résultats semestriels de l’entreprise.


L’intersyndicale a porté ces arguments directement auprès de Philippe MONLOUBOU, ce mercredi 19 décembre 2018.


La Direction a été contrainte de réviser à la hausse sa proposition initiale et de l’augmenter à 26 100 NR (soit 1,8%).


Cela démontre que l’action de l’intersyndicale influe sur les choix des Dirigeants.
•    Parce que les salariés demandent la juste reconnaissance de leur investissement dans des restructurations et transformations que peu d’entreprises rencontrent.
•    Parce que l’encadrement attend les moyens pour appliquer une politique salariale digne et mobilisatrice.
•    Parce qu'ENEDIS a choisi de faire, à terme, des économies de 130 M€/an sur les charges de personnel par rapport à ce que la CRE autorise via le TURPE 5, ce qui pose de sérieuses questions en terme de déontologie !
•    Parce que l’entreprise dégage de très confortables bénéfices au risque de braquer la CRE lors du prochain TURPE 6.


L’intersyndicale considère que ce premier pas est insuffisant !


L’écart de 4 000 NR entre la proposition Direction et notre proposition coûte 2 à 3 M€, à comparer aux 800 M€ de bénéfices attendus en 2018.

Partager la richesse créée par les salariés avec les salariés est indispensable.


La Direction a clôturé la négociation et met à signature un accord mesures salariales.
L’intersyndicale revendique toujours les 4 000 NR manquants.
Nous vous donnons rendez-vous en janvier pour les suites à y donner.

RTE doit tirer les leçons des défaillances et revoir son projet industriel 2025

mar, 18/12/2018 - 00:00

 

RTE doit tirer les leçons des défaillances et revoir son projet industriel 2025

Les 13 et 14 décembre, une panne télécom a rendu totalement inopérant pendant plusieurs heures le Centre National d’Exploitation du Système électrique et 4 centres de conduite régionaux sur les 7 (Lyon, Toulouse, Marseille, Lille).

Aucune télécommande n’était possible, la surveillance du réseau ne reposait que sur les centres encore en service et sur l’Assistance Dispatching déployée en régions par la Maintenance.

Que serait-il advenu si un ou des incidents majeurs avaient eu lieu sur le réseau à ce moment ? Des scénarios type tempête ou défaut d’alimentation d’un réacteur nucléaire sont à envisager même si la probabilité est faible.

En nous projetant dans l’organisation prévue à horizon 2025, le réseau aurait été comme un avion sans pilote : pas de secours mutualisés entre dispatchings capables de reprendre l’exploitation du réseau, pas de reprise possible des manœuvres par la Maintenance.

En effet, dans le cadre du projet d’entreprise et du renouvellement des outils de conduite, la direction prévoit de ne garder que 3 dispatchings sur les 8, avec la centralisation de la manœuvre du réseau 400 kV en un seul lieu, au CNES.

De plus, il n’y aura plus la possibilité de télécommander localement les appareils Haute Tension en cas de défaillance des centres de conduite.

Comment, dans ces conditions, pourra-t-on garantir la sûreté du réseau ?

La sûreté du système électrique ne doit pas être mise en péril pour faire des gains de productivité.

Le projet industriel « RTE 2025 » doit être profondément revu, avec pour unique finalité l’amélioration du service public.

 

Interlocuteurs :

Francis Casanova : 06 71 16 53 67

Jean-Louis Maury : 06 12 71 05 41

13 Décembre 2018 : Énergéticiens et Dockers ensemble pour préserver plus de 5000 emplois !

mer, 12/12/2018 - 00:00

Dans un contexte social et politique de plus en plus tendu, les questions du service public, de l’industrie et du prix du gaz et de l’électricité font parties des revendications convergentes des Gilets Jaunes et de la CGT.

Depuis plusieurs mois, la FNME CGT porte des préconisations pour un nouveau service public de l’énergie. Un journal 100% public à l’attention de la population a été distribué à plus de 500.000 exemplaires. La FNME CGT défend l’avenir des emplois et des entreprises dans le secteur de l’énergie et s’oppose aux fermetures de sites et d’entreprises.

La FNME CGT conteste les décisions de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) qui va supprimer des entreprises et des emplois. Cette dernière va accroître les inégalités et la précarité énergétique touchant déjà plus de 10 millions de citoyens. De plus, elle augmentera le taux de CO2 dans la consommation d’électricité finale.

Les annonces de fermetures contenues dans la Programmation Pluriannuelle de l’énergie ne donnent pas de perspectives pour les 5000 salariés qui y sont confrontées. A l’inverse, les employeurs de la branche des Industries Electriques et Gazières veulent ouvrir l’accès aux licenciements de masse.

De plus, les fermetures des Centrales Charbon en 2022 ainsi que les 14 tranches nucléaires d’ici 2035, dont 4 à 6 avant 2028, auront des répercussions sur la réponse aux besoins des usagers et des industriels ainsi que sur le tissu économique et social dans les territoires.

La FNME CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT appellent à la mobilisation, à la grève et au rassemblement devant le ministère de la transition écologique et solidaire à partir de 11h ce jeudi 13 décembre 2018. Plus d’un millier de travailleurs du secteur des industries électriques et gazières notamment ceux de la production électrique charbon et des ports et docks seront présents.

Nous exigeons un moratoire sur la fermeture des Centrales Thermiques Charbon et la création d’une filière industrielle d’avenir autour de la captation et de la transformation du CO2.

La FNME CGT exige un service public de l’énergie 100% public pour une réelle ambition industrielle dans le secteur énergétique avec maîtrise publique, cohérence et coordination industrielle.

Compte tenu de l’urgence sociale, la FNME CGT exige que la TVA sur les factures de l’électricité et du gaz passe de 20% à 5,5% comme produit de première nécessité.

Interlocuteurs :
Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08
Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

Un contexte social qui nous entraîne vers des fêtes de fin d’année à la chandelle !

jeu, 06/12/2018 - 00:00

 

Dans un contexte social de plus en plus tendu, la CGT décide de mettre en avant ses revendications en convergences avec celles des Gilets Jaunes.

La FNME CGT avec les salariés du champ de l’énergie s’inscrivent dans le mouvement social que connaît actuellement notre pays. La FNME CGT conteste les choix de l’Elysée et de Matignon qui n’ont de cesse d’accroître les inégalités et ne permettent plus à une grande partie de la population de vivre dignement.

Les décisions de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie ne répondent en rien aux besoins des citoyens, au contraire elles favorisent l’accroissement de la précarité énergétique. Pour les salariés des Industries Électriques et Gazières, lorsqu’ils sont issus des filières de la production nucléaire et thermique au charbon ou de la filière de l’exploitation gazière, le couperet est tombé c’est la disparition d’un système public industrie.

La FNME CGT appelle à la mobilisation et à la grève les jeudi 13 et vendredi 14 décembre 2018 dans toutes les entreprises du secteur.

 

Travailleurs et retraités seront mobilisés pour exiger :

  • Une revalorisation des salaires et des pensions ;
  • Un service public de l’énergie 100% public, bien commun de proximité garant de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire, qui réponde aux besoins des populations et de leur famille ;
  • Un réel avenir pour les emplois dans le secteur énergétique et stopper toutes fermetures de sites, voire d’entreprises. Ces menaces de licenciements dans un secteur industriel de première nécessité et pour un pays qui compte plus de 3 millions de privés d’emploi sont totalement inacceptables. La FNME CGT ne laissera pas fermer des sites, supprimer des emplois, détruire des familles sans lutter.

 

Pour l’intérêt général, pour redonner du pouvoir d’achat, pour un véritable service public pour les usagers, la FNME CGT revendique :

  • Le maintien des tarifs régulés de vente pour l’électricité et le gaz, gage d’une énergie au meilleur coût partout sur le territoire, en Corse et dans les pays d’Outre-Mer ;
  • Une TVA de 5,5% maximum sur les factures des usagers de l’électricité et du gaz ;
  • La mise en œuvre de ses préconisations pour une véritable politique énergétique assurée par un service public de l’énergie ;
  • L’arrêt des coupures et des réductions de fourniture d’énergie pour impayé ;
  • L’arrêt des fermetures et la réouverture des agences d’accueil de proximité des usagers,

La plupart de ces revendications se retrouvent dans celles dites des « Gilets Jaunes ». La FNME CGT considère qu’il est temps de faire converger les luttes en cours dans et hors des entreprises pour que chaque travailleur et chaque retraité puissent vivre dignement.

Après le logement, l’énergie est le deuxième poste budgétaire des ménages, il est grand temps d’arrêter cette frénésie libérale qui n’entraîne que hausse des coûts, des prix et déstructuration totale du secteur. L’accès à l’énergie est devenu d’une complexité inacceptable, cela va à l’inverse du droit à l’énergie pour toutes et tous. La PPE ne prévoit rien pour éradiquer les 13 millions de précaires énergie en France, pire elle prévoit de faire payer la transition écologique aux usagers.

C’est pourquoi les 13 et 14 décembre 2018, les travailleurs et retraités réunis en assemblées générales décideront des modalités de grèves, de mobilisations et d’actions.

Le 13 décembre 2018, un rassemblement national sous les fenêtres du ministère de la Transition Ecologie et Solidaire, réunissant les fédérations CGT des Ports et Docks et la FNME, exprimera fortement la demande de moratoire sur les fermetures des centrales thermiques au charbon.

Le 14 décembre 2018, les syndicats de la FNME CGT seront mobilisés pour peser sur l’économie en intervenant sur l’outil de travail, dans la mobilisation et dans la grève.

 

Interlocuteurs :

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

Le Ministère doit répondre

mer, 05/12/2018 - 00:00

 

Dans la continuité du 3 décembre 2018, les Fédérations Nationales CGT des Ports et Docks et Mines-Energie, avec leurs Syndicats des Centrales Thermiques, des Grands Ports Maritimes et les Ouvriers Dockers ont décidé d’actions diverses et variées au niveau local.

Elles appellent à un temps fort le jeudi 13 décembre 2018 au niveau national pour exiger le moratoire sur la fermeture des centrales charbon et un avenir pour les emplois liés.

En effet, un rassemblement aura lieu ce jour-là devant le Ministère, qui rappelons-le, depuis l’arrivée de Monsieur DE RUGY, n’a toujours pas répondu au courrier que les deux Fédérations lui ont envoyé le 5 septembre 2018.

Dans un contexte social explosif, une manipulation médiatique et politique qui n’a pour conséquences que l’embrasement et la violence, nous appelons l’ensemble des participants à cette initiative à la plus grande responsabilité.

Avec ce rassemblement qui va certainement compter des centaines de salariés des secteurs de l’énergie et des ports, avec nos couleurs rouges, nous devrons rester vigilants à toutes tentatives de provocation qui auraient pour objectif de faire déraper une action que nous souhaitons réussie.

Les Fédérations Nationales CGT des Ports et Docks et Mines-Energie ne tolèreront pas que le Ministère continue son mutisme, alors que la question du "moratoire" sur cette fameuse transition énergétique a depuis des mois été proposée par nos organisations concernant l’annonce des fermetures de ces sites à charbon.

Nous avons alerté à plusieurs reprises les différents Ministères concernés que nous serions déterminés pour obtenir des réponses satisfaisantes à nos revendications.

La colère monte depuis des mois, car les inquiétudes des salariés travaillant sur ces sites industriels, comme tous ceux dont l’emploi est lié, sont légitimes.

Ce rassemblement ne sera pas une finalité. Dès le 18 décembre 2018, les deux fédérations et leurs syndicats se rencontreront de nouveau pour décider des suites et du niveau d’élévation du rapport de force et d’actions à mettre en œuvre.

Nous réclamons une, voire des rencontres avec le Ministère avec un réel contenu et non pas une fin de non-recevoir ou encore des promesses de compenser les pertes d’emplois qui ne seront pas tenues.

La seule solution est un véritable moratoire permettant de mettre l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux autour de la table pour envisager des solutions complémentaires et/ou alternatives permettant de pérenniser, voire même développer l’activité sur les sites concernés et donc les emplois directs et indirects.

Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour la réussite de cette initiative.

Tous dans l'action le 14 décembre !

mer, 05/12/2018 - 00:00

Les Fédérations CGT Agro-Alimentaire et Forestière, des Cheminots, Commerce et Services, des Industries chimiques, des Mines-Énergie, des Ports et Docks, des Transports se sont réunies pour analyser la situation sociale.

 

De manière visible, l’actualité est marquée par la mobilisation des Gilets Jaunes, dont les Fédérations CGT respectent l’indépendance, tout en souhaitant que des discussions et des échanges puissent se tenir partout pour que chacun contribue dans son domaine d’action à développer le rapport de force sur les revendications sociales et économiques.

Les Fédérations constatent également que, même si elles sont moins visibles médiatiquement, les grèves locales dans les entreprises témoignent elles aussi d’un ras-le-bol grandissant des salariés contre la politique injuste menée par le Gouvernement et l’austérité imposée par le patronat dans les entreprises.

Les questions des salaires, des conditions de travail, de la précarité, de l’avenir des secteurs publics ou de l’industrie, du développement des services publics et de l’activité économique en territoire pour répondre aux besoins des populations et « vivre et travailler au pays », sont bien souvent au cœur de ces grèves locales qui tendent à se multiplier.

Les Fédérations affirment leur engagement à répondre à l’appel confédéral en organisant une journée de grève massive le 14 décembre dans les entreprises de leurs champs.

Elles appellent les salariés à participer massivement à toutes les initiatives et appels à la grève impulsés par la CGT dans tous les territoires pour élever le rapport de force.

Alors que le patronat et le Gouvernement traitent depuis plusieurs mois toutes les revendications par le mépris, jouent le pourrissement des conflits par des concertations sans contenu ni réponse, tentent de diviser et abusent de la répression, nous avons tous la responsabilité d’arrêter cette spirale infernale.

Les salariés doivent exprimer leur colère sur leur situation sociale et faire monter l’exigence de hausse des salaires, de création d’emplois de qualité, de sauvegarde de la protection sociale et de réponse aux revendications spécifiques portées dans chaque entreprise.

 

Les Fédérations appellent leurs syndicats locaux à s’impliquer dans la journée de grève interprofessionnelle du 14 décembre, à se coordonner en territoire pour rendre les revendications visibles dans des manifestations ou autres actions.

 

Les Fédérations seront attentives au niveau de la mobilisation du 14 décembre dont dépendra la suite du processus.