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Mis à jour : il y a 54 min 27 sec

Défense des barrages Hydro-électriques

mer, 14/11/2018 - 00:00
La lutte contre l’ouverture à la concurrence des barrages ne doit pas occulter le besoin de service public

 

Depuis plusieurs années, la FNME CGT mène une lutte acharnée contre l’ouverture à la concurrence des barrages hydro-électriques et les dangers que cela représenterait tant pour les salariés que pour la nation. La forte mobilisation et l’engagement dans la lutte des hydrauliciens et leurs représentants syndicaux ont fait capoter, jusqu’à présent, toute velléité de libéralisation totale du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à la Commission européenne en passant par l’Elysée.
 
Depuis le début de cette bataille sociétale, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller l’ensemble des représentants élus du peuple, du conseiller municipal aux élus parlementaires Français et Européens.
 
De nombreuses initiatives rassemblant citoyens, organisations syndicales et partis politiques ont eu lieu, comme sur le barrage du Sautet en Isère. Il est un fait indéniable, ces initiatives et ces prises de positions ne résultent que de la prolongation de la lutte syndicale dans une concrétisation d’actions politiques.
 
Pour protester contre la privatisation des barrages hydro-électriques, un parti politique appelle à deux journées de mobilisations. Si l’intention semble louable, elle ne rentre pas dans le cadre de la continuité revendicative des travailleurs de l’énergie ; les salariés et leurs représentants syndicaux n’ayant pas été associés à la construction de ces initiatives. Cette démarche politique ne touche qu’une partie des opérateurs de production hydro-électrique, elle ne prend pas en compte la situation réelle qui mélange déjà opérateurs publics et privés.
Il ne peut y avoir de lutte contre la grande braderie des barrages sans que celle ci ne soit associée à un nouveau service public de l’énergie, comme le propose la FNME CGT. Les hydrauliciennes et hydrauliciens  l’ont bien compris et le porte quotidiennement de cette manière.
 
La FNME CGT appelle de ses vœux à un grand débat autour de sa proposition d’un nouveau service public de l’énergie et à la constitution d’un mouvement de rassemblement des forces politiques(1) pour porter ce projet et se faire le relais politique des revendications des travailleurs de l’énergie.
 
Pour la FNME CGT, sur l’ouverture à la concurrence des barrages comme pour le service public de l’énergie en général, il ne suffit plus d’écouter et de prendre des engagements politiques, il faut maintenant assumer et agir.
 
Alors que la campagne politique des européennes se lance, il est grand temps que la question de la maîtrise publique de l’énergie ne soit pas un outil de campagne mais bien un sujet à mettre en œuvre au cœur des programmes politiques. Ceci en relais des aspirations des travailleurs et des besoins de la population.
Dans ce cadre, la FNME CGT estime nécessaire que son projet de nouveau service public de l’énergie, intégrant le projet pour les concessions hydrauliques, soit au cœur d’un projet rassemblant le plus grand nombre de partis politiques.
 
Interlocuteurs :
Laurent HEREDIA: 06 50 39 59 85
Claude ETCHELAMENDI : 06 77 19 11 96
 
(1) Hormis les partis d’extrême droite

Casse industrielle : CGG sacrifie l’acquisition et des centaines d’emplois

mer, 07/11/2018 - 00:00

 

8 mois seulement après sa restructuration financière, CGG annonce son intention d’abandonner ses activités d’acquisition afin de se recentrer sur les activités « réputées les plus profitables ». L’acquisition marine sera cédée à terme. L’acquisition terrestre sera purement fermée, entraînant des centaines de suppressions d’emplois en France et dans le monde.

200 emplois seraient encore supprimés sur le site de Massy qui regroupe une grande partie des activités opérationnelles, R&D de l’acquisition et les supports. Le site de Massy, siège du Groupe, est menacé à terme. On peut craindre des répercussions sur la filiale Sercel, leader mondial des équipements d’acquisition de données géophysiques, implantée à Nantes et Saint-Gaudens.

La BPI avait validé ce plan de restructuration financière, en 2017, en contrepartie d’engagements des nouveaux actionnaires à ne pas céder les actifs, à maintenir les centres de décisions en France et à ne pas engager de nouveaux licenciements avant 2020.

Rappelons que les actionnaires historiques publics, l’IFP Energies Nouvelles (IFPen) et la Banque Publique d’Investissement (BPI), ont vu leur part disparaître dans cette opération.

Après cette gabegie d’argent public, le gouvernement va-t-il demander des comptes à la nouvelle direction sur ce carnage industriel en préparation ?

C’est une stratégie financière mise en œuvre pour garantir aux fonds spéculatifs, qui ont participé à la restructuration, les profits attendus.

Le SNGG-CGT et la FNME-CGT interpellent à nouveau le gouvernement sur la préservation de notre indépendance technologique dans l’exploration du sous-sol, à terre ou en mer. Ce qui passe par la pérennisation de la filière des géosciences et des activités industrielles de pointe en France.

Le syndicat SNGG-CGT appelle d’ores et déjà les salariés à se mobiliser pour obtenir la préservation de l’outil industriel, des compétences et savoir-faire et le maintien des activités et des emplois en France.

 

Contacts Presse :

SNGG-CGT : Irène HUARD - 06 30 43 09 42

FNME-CGT : Julien LAMBERT - 06 79 78 60 08

Loi PACTE : Le gouvernement fait exploser les tarifs

mar, 06/11/2018 - 00:00

 

Le 5 octobre dernier, le projet de loi Pacte, examiné en première lecture, indique dans son article 71 ter « mettre en conformité le régime des tarifs réglementés de vente du gaz naturel et de l’électricité avec le droit de l’Union européenne » : C’est donc la fin des tarifs réglementés pour l’intégralité des consommateurs du gaz et pour une partie des consommateurs professionnels d’électricité !

Le gouvernement pourrait légiférer par ordonnances en matière de tarifs du gaz au 1er juillet 2023, pour commencer, puis ensuite pour certains consommateurs professionnels de l'électricité !

Cela fait suite à une décision du Conseil d’État, qui avait jugé les Tarifs Réglementés de Vente (TRV), l’an dernier, contraires au droit européen, avec l’aval du gouvernement.

Celui-ci aura six mois à compter de la promulgation de la loi pour prendre les ordonnances.

La CGT rappelle que dans un marché concurrentiel, le tarif réglementé protège les usagers en agissant comme un prix plafond impossible à dépasser pour les offres de marché proposées par les fournisseurs alternatifs.

Sans cet élément de comparaison les prix s’envoleront et la précarité énergétique augmentera. C’est la réalité dans tous les pays européens ayant supprimés les TRV.

Les fournisseurs, pour garantir l’appétit de leurs actionnaires, auront cassé le système vertueux permettant la péréquation tarifaire.

Quant à la proposition d’assurer la fourniture d’électricité et de gaz naturel pour les usagers domestiques, il aurait été plus judicieux de reconnaître tout simplement le droit à l’énergie comme un droit fondamental et d’en interdire les coupures pour les ménages les plus vulnérables tout simplement. Il faut aller plus loin que la trêve hivernale.

Les prix, très élevés, pour le client final intègrent le transport, le stockage, la commercialisation et la molécule. La dérèglementation européenne de l’énergie implique que celle-ci puisse circuler dans tous les sens au gré des profits des fournisseurs et des actionnaires. C’est pourquoi, des investissements inutiles et des non utilisations d’installations ont fait monter la facture à près de 8 Milliards d’€.

Ces investissements qui ne rapportent qu’aux fournisseurs sont payés, au final, par l’usager.

Cette loi fourre-tout est à nouveau l’occasion d’une offensive pour une libéralisation encore plus grande du secteur de l’énergie. En effet, outre les TRV, elle va supprimer le seuil de détention du capital du groupe ENGIE devant être détenu par l’État mais aussi ne limite plus aux acteurs publics la détention du capital de sa filiale de transport de gaz GRTgaz. ENGIE deviendrait « OPEABLE » et pourtant c’est (d’après nos dirigeants de l’époque !) contre les OPA que Gaz De France a été privatisée.

 

La FNME-CGT revendique :

  • Le maintien des tarifs réglementés de vente de gaz et électricité, protection des consommateurs contre les dérives de prix et élément constitutif des obligations de service public.
  • Le passage d’une TVA sur l’électricité et le gaz de 20 à 5,5% comme besoin de première nécessité.
  • L’arrêt de la libéralisation du secteur afin de stopper le « Monopoly » qui sera destructeur de l’égalité de traitement.
  • Un bilan de la libéralisation et ses conséquences. Le marché ne permettra pas de répondre aux besoins dans le respect de l’environnement.
  • La création d’une commission tripartite consommateurs-élus-organisations syndicales pour le contrôle des tarifs.

 

Il est encore possible au gouvernement de ne pas mettre en œuvre la fin des TRV en ne faisant pas paraître d’ordonnances. Cette partie de la loi devenant caduque d’ici 6 mois.

La FNME-CGT propose que le secteur énergétique soit géré dans l’intérêt général par la construction d’un pôle public de l’énergie. Plus que jamais c’est indispensable notamment pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

Valérie GONCALVES : 06 64 67 77 15

Reconnaître un véritable droit à l’énergie et mettre fin à la précarité énergétique, c’est possible !

lun, 29/10/2018 - 00:00

 

A nouveau, le 1er novembre, s’appliquera l’interdiction des coupures d’électricité, de gaz, de chaleur pour les ménages.

La CGT et Indecosa-CGT représentant les usagers, réaffirment qu’il y a nécessité de maintenir (comme l’eau) l’énergie, bien au-delà de la trêve hivernale. Oui, l’énergie est un produit de première nécessité et personne ne doit en être privé pour cause de pauvreté, quelle que soit la période de l’année.

La loi de transition énergétique avait fixé un objectif de –15% de la précarité énergétique d’ici 2020 et une rénovation de 500 000 logements/an à partir de 2017 (dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes). Approche bientôt l’année 2019 et cet objectif est loin d’être atteint.

Entre ceux qui ne peuvent pas payer leur facture, ceux qui se privent d’énergie, on comptabilise plus de 12 millions de personnes en précarité énergétique, c’est un chiffre qui ne faiblit pas tant les dépenses incompressibles d’énergie dans le budget des ménages occupent une part de plus en plus importante. La facture énergétique moyenne d'un ménage est de 3200 € (logement : 1800 €+transport : 1400€).

Même revalorisé à hauteur de 200 € (au lieu de 150 €), le chèque énergie reste insuffisant pour le règlement des factures. De plus, il exclut un certain nombre de ménages. Par exemple, ceux qui n’ont pas réalisé leur déclaration fiscale, ce qui est très souvent le cas pour les plus précaires (critère unique pour l’obtention du chèque) ou les personnes qui basculent nouvellement dans la précarité énergétique (le revenu fiscal pris en compte est celui de l’année N-2), ou ceux encore qui se chauffent au gaz d’une façon collective ainsi que les étudiants.

Pour la FNME-CGT et l'association de défense des consommateurs, INDECOSA-CGT le droit à l’énergie est un droit fondamental. Nous exigeons :

  • l’augmentation significative du montant des aides pour paiement des factures d’énergie et l’amélioration du dispositif du chèque énergie
  • de rendre obligatoire la participation des fournisseurs alternatifs au financement du FSL.
  • une énergie reconnue comme produit de première nécessité, bénéficiant d’une TVA à 5.5 % sur les kWh électricité et gaz, et non pas à 20 % comme un produit de luxe
  • l’exonération de la CSPE pour les précaires énergétiques.
  • le maintien des tarifs régulés (fixés par l’Etat) pour l’électricité et le gaz pour les usagers.
  • une interdiction des expulsions et des coupures tout au long de l’année pour les familles en situation de précarité.
  • un plan gouvernemental à la hauteur des enjeux concernant la réhabilitation des logements privés et publics, collectifs et individuels.
  • une transparence absolue sur les demandes des fournisseurs quant aux interruptions, réductions de puissance et résiliations pour non paiement.

 

Interlocutrices dossier

FNME-CGT : Valérie GONÇALVÈS (06 64 67 77 15)

INDECOSA CGT : Martine SELLIER (06 83 30 47 98)

Liquidation d'Engie : l'État organise l'éclatement pour mieux vendre

mer, 24/10/2018 - 00:00

 

Après avoir privatisé Gaz De France, le Gouvernement se prépare à vendre sa participation dans Engie.

Selon de récentes informations (article de Reuters du 15 octobre 2018), l’Etat œuvrerait pour un démantèlement d’Engie, avec séparation des parties Energie et Services. Cette semaine, le Président de la République réunit les patrons de l’énergie pour les « mobiliser », signe que, contrairement à certains démentis, le sommet de l’Etat est très actif sur ce secteur.

 

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La scission d’EDF : la mauvaise idée

mar, 23/10/2018 - 00:00

 

Après les bruits de couloir émanant de l’Elysée et des cabinets ministériels et les travaux commandités à plusieurs banques d’affaires, divers articles de presse indiquent que des scénarios de scission d’EDF s’élaborent à partir d’analyses et d'objectifs contestables et orientés vers l’affaiblissement du Service Public.

La FNME CGT considère que l’ensemble de ces scénarios ont été construits sans tenir compte de l’outil industriel et de ses salariés, à qui l’on fait encore porter les errements de la libéralisation des marchés de l’électricité, par des décisions contraires à l’intérêt général (fermeture de centrales utiles à la sécurité d’approvisionnement) et une politique sociale très dégradée (gel des salaires, 5 000 suppressions d’emplois).

La FNME CGT entend éclairer les enjeux, porter ses propositions et provoquer le nécessaire débat.

Les problématiques de valorisation boursière sont la raison fondamentale avancée pour justifier les projets de démantèlement : profil de risque d’EDF dépendant fortement de questions comme le démantèlement des centrales, endettement jugé excessif dès lors qu’il dépasse la valeur arbitraire de 2,5 fois l’excédent brut d’exploitation, opportunités de hausse de la valorisation boursière du titre d’EDF S.A. et par suite plus-values potentielles pour l’Etat. Les besoins d’investissement considérables d’EDF seraient l’argument pour justifier les scénarios évoqués.

Or, la signature d’EDF sur le marché obligataire reste bonne, et l’augmentation de capital de 2017 a été presque deux fois sursouscrite (1,9 Md€ pour 1 Md€ proposé). Par ailleurs 83,5% du capital d’EDF appartient à l’Etat, ce qui est une garantie pour les investisseurs.

Cependant, garantir à la fois des dividendes élevés et dans le même temps une valorisation boursière du titre est peu compatible avec les besoins d’investissements très lourds et à très long terme d’une entreprise comme EDF.

Répondre aux enjeux de financement à long terme incite à rechercher des modes de financement alternatifs, comme le porte la CGT à travers sa proposition de pôle financier public, articulé autour de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Banque Publique d’investissements, institutions qui devraient être mises à contribution pour financer les investissements d’EDF comme le fait la KfW allemande.

Si l’on considère qu’EDF a besoin de visibilité et d’une régulation sur ses investissements, la question de la scission n’est pas la solution, bien au contraire. Découper EDF et réguler le marché de l’électricité ne vont pas de pair. Cela pourrait créer de grandes difficultés. A titre d’exemple, la Direction Commerce d’EDF bénéficie, pour ses clients, d’une priorité d’accès à la production du groupe, sans passer par le marché de gros. Qu’en serait-il demain, avec une entreprise où le commercialisateur et le producteur seraient distincts ? Cette scission pourrait aussi créer de nouvelles désoptimisations, dans les fonctions supports, dans l’ingénierie, dans la gestion intégrée du parc et augmenter de facto les coûts.

 

LA CGT formule 5 propositions pour EDF et le secteur de l’énergie

1.     Revenir à un véritable Service Public de l’Energie.

2.     Faire coopérer plutôt que de rechercher l’éclatement des entreprises majeures du secteur qui en assurent la stabilité.

3.     Rendre cohérente la Programmation Pluriannuelle de l’Energie(PPE),  la recherche des moyens les plus efficaces pour réduire nos émissions de CO2 et les modes de financement des différentes filières de production et de stockage.

4.     Mettre sur pied des canaux spécifiques de financement de l’ensemble de la chaîne énergétique. Refaire de la tarification de l’énergie un instrument de réponse aux besoins et de développement de la filière.

5.     Refaire de la tarification de l’énergie un instrument de réponse aux besoins et de développement de la filière.

 

Alors que les politiques menées ont fragilisé la sécurité énergétique de l’Europe et de la France, au moment où le GIEC tire la sonnette d’alarme et indique que respecter l’accord de Paris nécessitera plus de nucléaire dans le monde, la France a une responsabilité particulière : mettre en place une véritable politique énergétique qui valorise ses atouts, ses savoir-faire, ses compétences et permette une appropriation sociale d’un secteur hautement stratégique pour l’économie et les usagers de notre pays. L’heure n’est surtout pas à un démantèlement d’EDF, qui signerait un point grave de non retour, par la dislocation finale du modèle qui a fait ses preuves depuis 72 ans. Nul doute qu’une telle annonce, quel qu’en soit l’habillage, mobiliserait fortement les salariés, attachés à leur mission de Service Public. La FNME CGT s’attachera à dévoiler les contenus des projets et à organiser, avec les autres organisations syndicales, la mobilisation.

La FNME CGT revendique une toute autre logique par  la mise en place d’un nouveau service public de l’énergie piloté par un pôle public de l’énergie.

La FNME CGT tiendra une conférence de presse, lundi 29 octobre à 11h00 à la CGT Montreuil, afin de présenter ses propositions pour l’avenir d’EDF et du service public.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

François DOS SANTOS : 07 60 73 60 03

La bonne santé des réacteurs nucléaires français constitue une excellente nouvelle !

lun, 15/10/2018 - 00:00

Du prix de l’électricité à l’emploi industriel en passant par le climat, la bonne santé des réacteurs nucléaires français constitue une excellente nouvelle !

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a rendu publique, le 8 octobre, son analyse sur les dispositions prises par EDF pour prolonger la durée de fonctionnement de ses réacteurs au-delà de 40 ans. L’ASN estime que ses demandes ont été prises en compte, ce qui constitue à ses yeux "des améliorations significatives de la sûreté et contribue à l’atteinte des objectifs".

La FNME CGT tient à saluer le travail réalisé par les milliers de salariés EDF et prestataires qui sont les premiers garants de l’exploitation, de la maintenance et des évolutions techniques des réacteurs nucléaires français et de leur bonne santé.

La FNME CGT se réjouit de la prise de position de l’ASN et considère donc que des décisions ou annonces prochaines de fermeture de réacteurs ne reposeraient sur aucun fondement technique et par ailleurs ne seraient nullement justifiées par les critères économiques, sociaux ou environnementaux.

L’énergie nucléaire nécessite une maîtrise technologique de haut niveau avec des compétences construites sur le long terme. Elle implique d’avoir des mécanismes de sûreté et de contrôle élevés, des environnements de travail pour tous les intervenants leur permettant d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions possibles. Les succès passés dans la construction et l’exploitation du parc nucléaire actuel ont été possibles grâce à l’implication de collectifs de travail bénéficiant de garanties statutaires de haut niveau et porteurs des valeurs de service public.

Les emplois industriels générés par la troisième filière française, qui ont la vertu d’en créer trois fois plus en parallèle dans les services et commerces, doivent faire l’objet de toutes les attentions.

Le parc nucléaire de production d’électricité actuel, outil du Service Public, dont l’acceptabilité sociale s’est construite sur les notions d’indépendance énergétique et de prix compétitif, qui forment plus que jamais ses caractéristiques, est un outil essentiel pour faire face aux enjeux environnementaux grâce à sa production sans carbone.

La FNME CGT considère que la prolongation de durée de vie des réacteurs contribue à l’équilibre permanent et délicat du réseau électrique. Grâce à leur amortissement achevé, ils permettent d’obtenir la production électrique la moins chère d’Europe, participent massivement à la lutte contre le changement climatique et sont facteurs de développement économique et social sur des dizaines de bassins d’emplois.

 

Interlocuteurs :

Philippe Page-Le Merour : 06 47 76 16 81

Virginie Neumayer : 06 22 46 28 94

La FNME CGT salue la décision de justice qui ordonne à EDF de respecter le Comité Central d’Entreprise dans l’affaire ''Hinkley Point''

jeu, 13/09/2018 - 00:00

A l’heure où les employeurs des IEG s’acharnent, comme ailleurs, à profiter des ordonnances « Macron » pour laminer les droits à l’expression collective des salariés, la Cour d’Appel de Paris dans son jugement du 7 septembre 2018 ordonne à EDF de renouveler le processus de consultation « pour avis » du CCE sur le sulfureux dossier Hinkley Point C (construction de deux réacteurs EPR en Angleterre).

Bien que favorable aux projets de développement nucléaire d’EDF, le CCE, à majorité CGT, avait déposé plainte, en juin 2016, suite au refus de la direction de fournir aux élus du personnel des documents dont un rapport fondamental sur les analyses des risques industriels et probablement financiers portés par le projet HPC.

Considérant ne pas être en mesure de rendre un avis le CCE d’EDF s’était vu appliquer les dispositions régressives liées aux délais préfix et la direction avait donc considéré que l’avis était rendu sans vote par simple application du délai de consultation. Elle avait ensuite consulté le Conseil d’Administration, qui doit avoir en main l’avis du CCE, dans une ambiance tout aussi sulfureuse puisque les administrateurs salariés parrainés par les 4 fédérations syndicales d’EDF s’étaient opposés unanimement au projet.

La FNME-CGT salue l’abnégation de ses élus et exige désormais la tenue d’un CCE dans lequel un avis devra être recueilli, après analyse des pièces qu’EDF doit fournir.

La FNME-CGT considère qu’il convient ensuite de convoquer un nouveau Conseil d’Administration afin de respecter toutes les étapes de décision de façon loyale.

La FNME- CGT invite les employeurs à profiter de ce rappel à l’ordre afin de respecter les conditions de représentation des salariés, en commençant par stopper les projets de fusions d’Etablissements liées aux futures IRP (Institutions Représentatives du Personnel). Un patronat qui ne considère les échanges des représentants élus du Personnel et ses positions uniquement comme frein à ses projets industriels ou autres est promis à l’échec.

Enfin, la FNME-CGT salue également l’engagement de tous les agents EDF et salariés d’entreprises associées au projet HPC qui, dans des conditions très difficiles tentent de mettre en œuvre les décisions prises dans la précipitation voici deux ans.

 

Interlocuteurs :

Philippe Page-Le Merour : 06 47 76 16 81

Virginie Neumayer : 06 22 46 28 94

Gare Montparnasse : les agents des services publics œuvrent pour l’intérêt général !

lun, 30/07/2018 - 00:00

 

 

La Fédération Nationale des Mines et de l’Energie CGT apporte tout son soutien aux agents de RTE et d’ENEDIS mobilisés depuis vendredi pour rétablir l’alimentation électrique de la gare Montparnasse ainsi que celle des usagers des 15e et 7e arrondissements de Paris, des communes de Châtillon, Issy-les-Moulineaux, Malakoff et Vanves.


Face à une avarie d’une ampleur inédite à ce jour, les agents de RTE œuvrent de jour comme de nuit, dans des conditions difficiles démontrant leur attachement au Service Public.


Malgré des conditions de travail dégradées par les réformes internes (effectif de maintenance en baisse, suppression d’équipe en région parisienne et augmentation des zones d’intervention), les agents sont venus de plusieurs régions pour rétablir dans des temps records l’alimentation au regard de l’étendue des dégâts liés à l’incendie.


Lors d’un référendum en 2017, les agents de maintenance de RTE avaient refusé de se voir imposer des conditions d’intervention en dessous du code du travail pour intervenir dans de telles situations. Cela ne les empêche pas de répondre toujours présents pour rétablir la continuité de l’alimentation.


Des évènements de cette ampleur rappellent que c’est grâce au dévouement quotidien de milliers de femmes et d’hommes du Service Public que chacun peut bénéficier de l’électricité.


Ces agents sont pourtant sans cesse décriés par un gouvernement qui veut s’attaquer à leur statut, à leur régime de retraite et des directions qui réduisent leurs droits pour distribuer toujours plus de dividendes aux actionnaires.


La FNME-CGT remercie tous les agents des Industries Electriques et Gazières qui, dans ces circonstances exceptionnelles et malgré le contexte difficile, œuvrent sans relâche pour le bien commun et pour un Service Public de l’Energie.

Contacts :
Jean Louis MAURY 06.12.71.05.41
Francis CASANOVA 06.71.16.53.67