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Dix ans après la privatisation d’ENGIE, la filière gaz naturel est asphyxiée !

jeu, 17/01/2019 - 00:00

 

Les évènements dramatiques rue de Trévise à Paris nous renvoient inéluctablement à la maîtrise des filières industrielles énergétiques. Depuis de nombreuses années, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller le gouvernement, la DGEC et les employeurs du secteur industriel gazier sur les besoins d’investissements et sur les conséquences des réorganisations permanentes.

Jusqu’à l’explosion rue de Trévise point de réponses…

Quelles que soient les circonstances de ce drame, il est du devoir de la FNME CGT d’alerter une nouvelle fois sur les conséquences désastreuses pour le secteur gazier de la financiarisation du groupe ENGIE depuis sa privatisation et de ses conséquences sur la maintenance et l’organisation du travail.

L’année dernière nous annoncions que le niveau historiquement faible des stockages gaz au début de l’hiver allait avoir des conséquences sur l’alimentation en gaz et sur la détérioration des matériels. Un an après nous le mesurons directement…

4 stockages gaz de Storengy sont en exploitation réduite dont un à l’arrêt, vraisemblablement des suites de la situation de 2018 et de la baisse des investissements. Cette situation, dès ce début d’année 2019, interroge fortement sur les capacités des infrastructures gazières à passer l’hiver. Les moyens nécessaires pour la remise en état sont considérables et ne pourront pas être mis en œuvre durant l’hiver 2019.

En parallèle le réseau électrique est plus que tendu, comme l’ont démontré les délestages effectués par RTE du jeudi 10 janvier 2019 et ceci dans un hiver où les centrales thermiques au gaz tournent à plein régime…

Contrairement à ce que pourraient dire les employeurs du secteur, il ne s’agit pas d’une situation exceptionnelle, mais des conséquences directes de la privatisation et de la dérèglementation du secteur de l’énergie.

La filière gaz est constituée en France par des segments industriels cloisonnés (autrefois contenus dans une seule entreprise GDF) : Elengy (Points de livraison du gaz naturel par bateaux), Storengy (Stockage gaz souterrain), GRT Gaz (Transport Gaz par Gazoduc), GRDF (Gaz Réseau Distribution France) et ENGIE (Contrats d’approvisionnement de gaz naturel).

La stratégie du groupe ENGIE est de ponctionner à tous les échelons des dividendes ou d’autres stratagèmes financiers pour faire remonter un maximum d’argent à la maison mère. Les cas de Storengy ou de GRDF sont éloquents. Pour Storengy les dividendes sont trois fois supérieurs aux investissements et pour GRDF quasi équivalents. Si l’on rajoute les emprunts à taux toxiques internes au Groupe alors les remontées annuelles deviennent indécentes !

Pour la FNME CGT, il est grand temps qu’un véritable débat sur le bilan de vingt années de la dérèglementation du gaz et de l’électricité en France soit mené.

Les conséquences de la privatisation se font de plus en plus sentir, elles peuvent peser sur des vies humaines, l’économie et accroissent inexorablement les inégalités face à l’accès à l’énergie. Ce ne sont pas les dernières manipulations des chiffres sur la précarité énergétique qui vont résoudre la réponse aux besoins de la population.

Dans ce contexte, la FNME CGT revendique le retour à un véritable service public de l’énergie, permettant la maîtrise publique sur les investissements et l’organisation du travail, ainsi que l’arrêt de la financiarisation d’un secteur stratégique pour l’économie et la vie de la population.

Il est aussi urgent de baisser la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%, l’énergie étant une ressource de première nécessité !

La FNME CGT invitera les médias le 31 janvier 2019 à une conférence de presse spécifique sur les conséquences de la privatisation du gaz en France. Les modalités vous parviendront rapidement.

 

Interlocuteurs :

Frédéric BEN : 06 69 45 39 24

Jean-Pierre SARAILLON : 06 65 29 77 62

Filière Nucléaire : Préservons enfin notre patrimoine industriel

mer, 16/01/2019 - 00:00

Communiqué de presse commun des Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie du 15 janvier 2019
 
 
Le Président de la République a rendu public fin 2018, par voie de presse, ses orientations pour l’énergie et le climat envisagées dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).


Pour les Fédérations CGT Mines Energie et Métallurgie celles-ci doivent répondre de façon réaliste, à la fois aux enjeux environnementaux et à la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi à l’urgence sociale exprimée par une grande majorité de nos concitoyens et au maintien et développement de notre industrie nationale. Malheureusement force est de constater que les annonces faites par M. Macron ne répondent en rien sur le fond à ces problématiques.


Sur le développement de l’éolien, l’Etat a laissé Areva abandonner l’activité de Jeumont, mener une politique de rachats de sociétés sans réelle stratégie industrielle, puis vendre ses activités dans l’éolien en mer au tandem germano-espagnol Siemens-Gamesa. Il n’a pas empêché la restructuration de Francéole, seul fabricant français de mâts acier d’éolienne, qui a perdu 50% de ses effectifs et construit aujourd’hui des… ponts ! On a vu mieux comme stratégie de développement industriel et d’indépendance nationale.

Surtout si on y ajoute la cession du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric en 2015 et la situation particulièrement inquiétante pour l’avenir de cette activité qui en résulte.


Même absence sur la question du photovoltaïque. Il s’agit d’importer en masse des panneaux fabriqués et provenant de Chine, loin de faire baisser l’empreinte carbone de produits déjà très polluants à leur construction et à leur recyclage, on continue d’amplifier le solde négatif de la balance commerciale française.


Concernant la fermeture programmée des centrales charbon, stigmatisées alors qu’elles n’émettent que 0 ,8% de particules fines et assurent la stabilité du réseau électrique, la CGT exige un moratoire sur le charbon pour que l’ensemble des éléments soit porté à la connaissance de nos concitoyens.


Dans ces conditions, annoncer la fermeture de 6 réacteurs nucléaires à court terme (moins de 10 ans), avec la perspective de 8 supplémentaires d’ici 2035, relève du dogmatisme. L’impact sera mauvais pour le climat, mais notable par la dégradation de la fourniture d’électricité, et aura une incidence négative pour le pouvoir d’achat des usagers.


La CGT, qui s’est félicitée dernièrement de l’avis positif de l’Autorité de Sûreté Nucléaire sur la prolongation de la durée de vie des réacteurs au-delà des 40 ans, considère donc que les annonces envisagées ne reposent sur aucun fondement technique et ne sont nullement justifiées par des critères économiques, sociaux ou environnementaux.


D’autre part, nous relevons aussi dans la feuille de route PPE que « la France doit conserver une capacité industrielle de construction de nouveaux réacteurs nucléaires pour des enjeux de souveraineté ».


Comment la concrétiser sans lancer rapidement un projet de construction d’une centrale neuve ? Une grande partie des difficultés rencontrées actuellement pour la construction des EPR provient du moratoire qu’a vécu notre pays en matière nucléaire et des compétences et savoir-faire perdus qu’il a fallu réacquérir.


Dans ce contexte, la CGT est sidérée que le marché de renouvellement des 12 générateurs de vapeur des centrales nucléaires EDF ait été confié à un fournisseur japonais (Mitsubishi), générant à compter de 2022 une rupture du plan de charge des usines FRAMATOME (Groupe EDF) du Creusot, Saint Marcel et Châlon Service.


Les 220 000 emplois industriels directs générés par la 3ème filière industrielle française, auxquels s’ajoutent 3 fois plus d’emplois induits, doivent faire l’objet de toutes les attentions pour préserver nos capacités à répondre à l’enjeu du renouvellement du parc de production.


Au-delà des règles libérales d’attribution des marchés, pour la CGT, il est tout aussi indispensable de repenser les modes de coopération entre les entreprises de la filière.


Les procédures contractuelles sans écoute et prise en compte de considérations techniques, sociales et environnementales ont démontrées leurs limites. La CGT les a ainsi dénoncées sur le chantier de Fla 3.


Les fédérations CGT FNME et FTM, avec l’appui des salariés du secteur, et des populations, entendent ainsi porter ces propositions pour structurer durablement la filière nucléaire française mais aussi pour reconquérir des capacités industrielles répondant aux besoins.


Cette ambition va se traduire, dès le 21 février prochain, par le lancement sur la durée d’une campagne nationale de sensibilisation, de défense et de développement de nos industries.

Pour la CGT, la construction de la future loi sur la PPE devra les intégrer en répondant ainsi aux besoins et aspirations de nos concitoyens, en garantissant la sécurité d’approvisionnement énergétique de la France et en préservant les générations futures des effets du réchauffement climatique.
 
Contacts :
FNME : Virginie NEUMAYER - 06 22 46 28 94
FTM : Laurent ROUSSEL - 06 03 03 57 74

Un premier pas mais …. Mais le compte n’y est pas !

jeu, 20/12/2018 - 00:00

Après une évolution générale du Salaire National de Base (SNB) de 0,3 %, 7 fois inférieure à celle de l’inflation (2,2 % selon les dernières publications de l’INSEE), la Direction a proposé un taux de 1,5 % de la masse salariale pour les mesures de reconnaissance individuelles (Avancements + GF), en entrée et fin de négociation ! Cela correspond à 23 500 NR, une énième provocation !


Une intersyndicale s’est donc constituée avec comme revendication un taux minimum de 2 % de la masse salariale soit 30 000 NR.


6 500 NR, c’est l’écart entre la proposition initiale de la Direction d’ENEDIS et la revendication de toutes les Organisations Syndicales, 8 M€ en année pleine soit 1 % du résultat net. Autant dire que la santé financière d’ENEDIS ne serait pas mise en péril !


Les mesures individuelles sont attendues par tous les salariés, puisque la hausse du SNB ne compense plus l’inflation.


Aujourd’hui, les mesures individuelles ne sont plus des outils de reconnaissance professionnelle.


Pour rappel, les bénéfices nets prévisionnels d’ENEDIS inscrits dans le plan moyen terme (PMT 2019-2021) sont de 905 M€ en 2019, 1,082 Milliards € en 2020 et 1,279 Milliards € en 2021 et l’année 2018 se présente excellente au vu des résultats semestriels de l’entreprise.


L’intersyndicale a porté ces arguments directement auprès de Philippe MONLOUBOU, ce mercredi 19 décembre 2018.


La Direction a été contrainte de réviser à la hausse sa proposition initiale et de l’augmenter à 26 100 NR (soit 1,8%).


Cela démontre que l’action de l’intersyndicale influe sur les choix des Dirigeants.
•    Parce que les salariés demandent la juste reconnaissance de leur investissement dans des restructurations et transformations que peu d’entreprises rencontrent.
•    Parce que l’encadrement attend les moyens pour appliquer une politique salariale digne et mobilisatrice.
•    Parce qu'ENEDIS a choisi de faire, à terme, des économies de 130 M€/an sur les charges de personnel par rapport à ce que la CRE autorise via le TURPE 5, ce qui pose de sérieuses questions en terme de déontologie !
•    Parce que l’entreprise dégage de très confortables bénéfices au risque de braquer la CRE lors du prochain TURPE 6.


L’intersyndicale considère que ce premier pas est insuffisant !


L’écart de 4 000 NR entre la proposition Direction et notre proposition coûte 2 à 3 M€, à comparer aux 800 M€ de bénéfices attendus en 2018.

Partager la richesse créée par les salariés avec les salariés est indispensable.


La Direction a clôturé la négociation et met à signature un accord mesures salariales.
L’intersyndicale revendique toujours les 4 000 NR manquants.
Nous vous donnons rendez-vous en janvier pour les suites à y donner.

RTE doit tirer les leçons des défaillances et revoir son projet industriel 2025

mar, 18/12/2018 - 00:00

 

RTE doit tirer les leçons des défaillances et revoir son projet industriel 2025

Les 13 et 14 décembre, une panne télécom a rendu totalement inopérant pendant plusieurs heures le Centre National d’Exploitation du Système électrique et 4 centres de conduite régionaux sur les 7 (Lyon, Toulouse, Marseille, Lille).

Aucune télécommande n’était possible, la surveillance du réseau ne reposait que sur les centres encore en service et sur l’Assistance Dispatching déployée en régions par la Maintenance.

Que serait-il advenu si un ou des incidents majeurs avaient eu lieu sur le réseau à ce moment ? Des scénarios type tempête ou défaut d’alimentation d’un réacteur nucléaire sont à envisager même si la probabilité est faible.

En nous projetant dans l’organisation prévue à horizon 2025, le réseau aurait été comme un avion sans pilote : pas de secours mutualisés entre dispatchings capables de reprendre l’exploitation du réseau, pas de reprise possible des manœuvres par la Maintenance.

En effet, dans le cadre du projet d’entreprise et du renouvellement des outils de conduite, la direction prévoit de ne garder que 3 dispatchings sur les 8, avec la centralisation de la manœuvre du réseau 400 kV en un seul lieu, au CNES.

De plus, il n’y aura plus la possibilité de télécommander localement les appareils Haute Tension en cas de défaillance des centres de conduite.

Comment, dans ces conditions, pourra-t-on garantir la sûreté du réseau ?

La sûreté du système électrique ne doit pas être mise en péril pour faire des gains de productivité.

Le projet industriel « RTE 2025 » doit être profondément revu, avec pour unique finalité l’amélioration du service public.

 

Interlocuteurs :

Francis Casanova : 06 71 16 53 67

Jean-Louis Maury : 06 12 71 05 41

13 Décembre 2018 : Énergéticiens et Dockers ensemble pour préserver plus de 5000 emplois !

mer, 12/12/2018 - 00:00

Dans un contexte social et politique de plus en plus tendu, les questions du service public, de l’industrie et du prix du gaz et de l’électricité font parties des revendications convergentes des Gilets Jaunes et de la CGT.

Depuis plusieurs mois, la FNME CGT porte des préconisations pour un nouveau service public de l’énergie. Un journal 100% public à l’attention de la population a été distribué à plus de 500.000 exemplaires. La FNME CGT défend l’avenir des emplois et des entreprises dans le secteur de l’énergie et s’oppose aux fermetures de sites et d’entreprises.

La FNME CGT conteste les décisions de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) qui va supprimer des entreprises et des emplois. Cette dernière va accroître les inégalités et la précarité énergétique touchant déjà plus de 10 millions de citoyens. De plus, elle augmentera le taux de CO2 dans la consommation d’électricité finale.

Les annonces de fermetures contenues dans la Programmation Pluriannuelle de l’énergie ne donnent pas de perspectives pour les 5000 salariés qui y sont confrontées. A l’inverse, les employeurs de la branche des Industries Electriques et Gazières veulent ouvrir l’accès aux licenciements de masse.

De plus, les fermetures des Centrales Charbon en 2022 ainsi que les 14 tranches nucléaires d’ici 2035, dont 4 à 6 avant 2028, auront des répercussions sur la réponse aux besoins des usagers et des industriels ainsi que sur le tissu économique et social dans les territoires.

La FNME CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT appellent à la mobilisation, à la grève et au rassemblement devant le ministère de la transition écologique et solidaire à partir de 11h ce jeudi 13 décembre 2018. Plus d’un millier de travailleurs du secteur des industries électriques et gazières notamment ceux de la production électrique charbon et des ports et docks seront présents.

Nous exigeons un moratoire sur la fermeture des Centrales Thermiques Charbon et la création d’une filière industrielle d’avenir autour de la captation et de la transformation du CO2.

La FNME CGT exige un service public de l’énergie 100% public pour une réelle ambition industrielle dans le secteur énergétique avec maîtrise publique, cohérence et coordination industrielle.

Compte tenu de l’urgence sociale, la FNME CGT exige que la TVA sur les factures de l’électricité et du gaz passe de 20% à 5,5% comme produit de première nécessité.

Interlocuteurs :
Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08
Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

Un contexte social qui nous entraîne vers des fêtes de fin d’année à la chandelle !

jeu, 06/12/2018 - 00:00

 

Dans un contexte social de plus en plus tendu, la CGT décide de mettre en avant ses revendications en convergences avec celles des Gilets Jaunes.

La FNME CGT avec les salariés du champ de l’énergie s’inscrivent dans le mouvement social que connaît actuellement notre pays. La FNME CGT conteste les choix de l’Elysée et de Matignon qui n’ont de cesse d’accroître les inégalités et ne permettent plus à une grande partie de la population de vivre dignement.

Les décisions de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie ne répondent en rien aux besoins des citoyens, au contraire elles favorisent l’accroissement de la précarité énergétique. Pour les salariés des Industries Électriques et Gazières, lorsqu’ils sont issus des filières de la production nucléaire et thermique au charbon ou de la filière de l’exploitation gazière, le couperet est tombé c’est la disparition d’un système public industrie.

La FNME CGT appelle à la mobilisation et à la grève les jeudi 13 et vendredi 14 décembre 2018 dans toutes les entreprises du secteur.

 

Travailleurs et retraités seront mobilisés pour exiger :

  • Une revalorisation des salaires et des pensions ;
  • Un service public de l’énergie 100% public, bien commun de proximité garant de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire, qui réponde aux besoins des populations et de leur famille ;
  • Un réel avenir pour les emplois dans le secteur énergétique et stopper toutes fermetures de sites, voire d’entreprises. Ces menaces de licenciements dans un secteur industriel de première nécessité et pour un pays qui compte plus de 3 millions de privés d’emploi sont totalement inacceptables. La FNME CGT ne laissera pas fermer des sites, supprimer des emplois, détruire des familles sans lutter.

 

Pour l’intérêt général, pour redonner du pouvoir d’achat, pour un véritable service public pour les usagers, la FNME CGT revendique :

  • Le maintien des tarifs régulés de vente pour l’électricité et le gaz, gage d’une énergie au meilleur coût partout sur le territoire, en Corse et dans les pays d’Outre-Mer ;
  • Une TVA de 5,5% maximum sur les factures des usagers de l’électricité et du gaz ;
  • La mise en œuvre de ses préconisations pour une véritable politique énergétique assurée par un service public de l’énergie ;
  • L’arrêt des coupures et des réductions de fourniture d’énergie pour impayé ;
  • L’arrêt des fermetures et la réouverture des agences d’accueil de proximité des usagers,

La plupart de ces revendications se retrouvent dans celles dites des « Gilets Jaunes ». La FNME CGT considère qu’il est temps de faire converger les luttes en cours dans et hors des entreprises pour que chaque travailleur et chaque retraité puissent vivre dignement.

Après le logement, l’énergie est le deuxième poste budgétaire des ménages, il est grand temps d’arrêter cette frénésie libérale qui n’entraîne que hausse des coûts, des prix et déstructuration totale du secteur. L’accès à l’énergie est devenu d’une complexité inacceptable, cela va à l’inverse du droit à l’énergie pour toutes et tous. La PPE ne prévoit rien pour éradiquer les 13 millions de précaires énergie en France, pire elle prévoit de faire payer la transition écologique aux usagers.

C’est pourquoi les 13 et 14 décembre 2018, les travailleurs et retraités réunis en assemblées générales décideront des modalités de grèves, de mobilisations et d’actions.

Le 13 décembre 2018, un rassemblement national sous les fenêtres du ministère de la Transition Ecologie et Solidaire, réunissant les fédérations CGT des Ports et Docks et la FNME, exprimera fortement la demande de moratoire sur les fermetures des centrales thermiques au charbon.

Le 14 décembre 2018, les syndicats de la FNME CGT seront mobilisés pour peser sur l’économie en intervenant sur l’outil de travail, dans la mobilisation et dans la grève.

 

Interlocuteurs :

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

Le Ministère doit répondre

mer, 05/12/2018 - 00:00

 

Dans la continuité du 3 décembre 2018, les Fédérations Nationales CGT des Ports et Docks et Mines-Energie, avec leurs Syndicats des Centrales Thermiques, des Grands Ports Maritimes et les Ouvriers Dockers ont décidé d’actions diverses et variées au niveau local.

Elles appellent à un temps fort le jeudi 13 décembre 2018 au niveau national pour exiger le moratoire sur la fermeture des centrales charbon et un avenir pour les emplois liés.

En effet, un rassemblement aura lieu ce jour-là devant le Ministère, qui rappelons-le, depuis l’arrivée de Monsieur DE RUGY, n’a toujours pas répondu au courrier que les deux Fédérations lui ont envoyé le 5 septembre 2018.

Dans un contexte social explosif, une manipulation médiatique et politique qui n’a pour conséquences que l’embrasement et la violence, nous appelons l’ensemble des participants à cette initiative à la plus grande responsabilité.

Avec ce rassemblement qui va certainement compter des centaines de salariés des secteurs de l’énergie et des ports, avec nos couleurs rouges, nous devrons rester vigilants à toutes tentatives de provocation qui auraient pour objectif de faire déraper une action que nous souhaitons réussie.

Les Fédérations Nationales CGT des Ports et Docks et Mines-Energie ne tolèreront pas que le Ministère continue son mutisme, alors que la question du "moratoire" sur cette fameuse transition énergétique a depuis des mois été proposée par nos organisations concernant l’annonce des fermetures de ces sites à charbon.

Nous avons alerté à plusieurs reprises les différents Ministères concernés que nous serions déterminés pour obtenir des réponses satisfaisantes à nos revendications.

La colère monte depuis des mois, car les inquiétudes des salariés travaillant sur ces sites industriels, comme tous ceux dont l’emploi est lié, sont légitimes.

Ce rassemblement ne sera pas une finalité. Dès le 18 décembre 2018, les deux fédérations et leurs syndicats se rencontreront de nouveau pour décider des suites et du niveau d’élévation du rapport de force et d’actions à mettre en œuvre.

Nous réclamons une, voire des rencontres avec le Ministère avec un réel contenu et non pas une fin de non-recevoir ou encore des promesses de compenser les pertes d’emplois qui ne seront pas tenues.

La seule solution est un véritable moratoire permettant de mettre l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux autour de la table pour envisager des solutions complémentaires et/ou alternatives permettant de pérenniser, voire même développer l’activité sur les sites concernés et donc les emplois directs et indirects.

Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour la réussite de cette initiative.

Tous dans l'action le 14 décembre !

mer, 05/12/2018 - 00:00

Les Fédérations CGT Agro-Alimentaire et Forestière, des Cheminots, Commerce et Services, des Industries chimiques, des Mines-Énergie, des Ports et Docks, des Transports se sont réunies pour analyser la situation sociale.

 

De manière visible, l’actualité est marquée par la mobilisation des Gilets Jaunes, dont les Fédérations CGT respectent l’indépendance, tout en souhaitant que des discussions et des échanges puissent se tenir partout pour que chacun contribue dans son domaine d’action à développer le rapport de force sur les revendications sociales et économiques.

Les Fédérations constatent également que, même si elles sont moins visibles médiatiquement, les grèves locales dans les entreprises témoignent elles aussi d’un ras-le-bol grandissant des salariés contre la politique injuste menée par le Gouvernement et l’austérité imposée par le patronat dans les entreprises.

Les questions des salaires, des conditions de travail, de la précarité, de l’avenir des secteurs publics ou de l’industrie, du développement des services publics et de l’activité économique en territoire pour répondre aux besoins des populations et « vivre et travailler au pays », sont bien souvent au cœur de ces grèves locales qui tendent à se multiplier.

Les Fédérations affirment leur engagement à répondre à l’appel confédéral en organisant une journée de grève massive le 14 décembre dans les entreprises de leurs champs.

Elles appellent les salariés à participer massivement à toutes les initiatives et appels à la grève impulsés par la CGT dans tous les territoires pour élever le rapport de force.

Alors que le patronat et le Gouvernement traitent depuis plusieurs mois toutes les revendications par le mépris, jouent le pourrissement des conflits par des concertations sans contenu ni réponse, tentent de diviser et abusent de la répression, nous avons tous la responsabilité d’arrêter cette spirale infernale.

Les salariés doivent exprimer leur colère sur leur situation sociale et faire monter l’exigence de hausse des salaires, de création d’emplois de qualité, de sauvegarde de la protection sociale et de réponse aux revendications spécifiques portées dans chaque entreprise.

 

Les Fédérations appellent leurs syndicats locaux à s’impliquer dans la journée de grève interprofessionnelle du 14 décembre, à se coordonner en territoire pour rendre les revendications visibles dans des manifestations ou autres actions.

 

Les Fédérations seront attentives au niveau de la mobilisation du 14 décembre dont dépendra la suite du processus.

 

 

La CGT exige un moratoire sur le charbon

mar, 04/12/2018 - 00:00

 

 

Depuis l'annonce par le Chef de l'Etat de sa volonté de fermer les centrales fonctionnant au charbon en France au plus tard en 2021, les travailleurs concernés se mobilisent régulièrement pour leur avenir.

La CGT exige un moratoire sur le charbon afin de se laisser le temps de trouver des solutions d'avenir pour une exploitation responsable du charbon et la mise en place de moyens de production complémentaires permettant de répondre aux besoins des usagers et de l'industrie. Cette condition est indispensable car aucun projet ne peut voir le jour dans les délais annoncés par le gouvernement.

De plus, l’état doit prendre ses responsabilités et organiser une rencontre tripartite (représentants de l’état, entreprise et organisation syndicale) qui aura pour objectif de définir toutes les conditions nécessaires pour le maintien ou l’augmentation des capacités de production à Gardanne ainsi que la sauvegarde ou le développement de l’emploi.

L'avenir du droit d'accès à l'électricité pour tous dépend des moyens qui seront mis en place pour ce faire.

L'activité de la Centrale de Gardanne génère 1000 emplois dans le département des Bouches du Rhône (Centrale de Gardanne et sa sous-traitance, dockers, maintenance en darse 1, transports, services publics…). Le gouvernement ne peut pas prétendre essayer de créer des emplois et en supprimer des milliers sous de faux prétextes.

Ce lundi 3 décembre 2018, à l'appel des syndicats CGT de la Centrale de Gardanne, des Dockers de Fos et de Marseille, du Port de Marseille (GPMM), les travailleurs se sont rassemblés, en milieu de journée devant la préfecture de Marseille.

Il s'agissait de soutenir une délégation CGT qui venaient demander des comptes au Préfet, représentant de l'Etat, sur l'avenir de l'activité charbon. Et cela, dans le cadre de la démarche convergente des travailleurs des fédérations CGT des Ports et Docks et Mines/Energie qui ont décidé d'un plan d’action avec un calendrier de lutte. Loin d’être résignés, les travailleurs avec la CGT sont déterminés à mettre en œuvre une riposte à la hauteur de l’attaque qui est portée contre nos outils de travail et nos emplois.

La réunion a tourné court car le Secrétaire Général de la Préfecture, n'avait rien à dire à part confirmer la volonté de l'Etat de fermer la Centrale de Gardanne.

  • Rien sur la réponse aux besoins énergétiques d'une région déjà en déficit chronique d'approvisionnement.
  • Rien sur l'avenir des 1.000 travailleurs concernés.
  • Rien sur les possibilités de projets industriels avec et en complément du charbon.
  • RIEN !

La délégation de la CGT a tenu à réaffirmer la nécessité d'un moratoire sur la fermeture des centrales à charbon et l'impérieuse nécessité de défendre les emplois.

Apprenant que la police, sous les ordres du Préfet, répondait par les coups et les gaz aux revendications des lycéens qui protestaient contre Parcours Sup et la réforme du Baccalauréat, la délégation CGT a décidé d'interrompre la réunion.

Pour la délégation CGT, il était hors de question de rester indifférente au traitement indigne infligé à des adolescents : "Nous ne laisserons pas gazer et matraquer notre jeunesse".

Par la suite, la police a matraqué et tiré au flash ball, aussi, sur les travailleurs présents. Le seul argument de l'Etat face aux revendications et à la misère du peuple, est la matraque et le "lacrymo". Les actualités récentes le montrent. Cependant cette politique ne fait que renforcer la détermination des travailleurs à porter leurs revendications pour qu'elles aboutissent.

Révoltés par cette violence injustifiée sur la jeunesse, les travailleurs de la Centrale de Gardanne, qui comptent trois blessés dans leurs rangs, avec leur syndicat CGT, ont décidé de bloquer le site de production pendant 24h.

La CGT réaffirme que toutes les méthodes de répression utilisées par le gouvernement pour étouffer les mouvements de contestations seront combattues avec force et détermination.

La CGT apporte tout son soutien et sa solidarité à la jeunesse, aux retraités, aux privés d'emplois et aux travailleurs qui luttent et créera les conditions d'une convergence de nos forces organisées pour gagner sur le changement de société.

 

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

 

Contacts presse :

Nicolas CASONI 06.26.64.63.46

Nadir HADJALI 06.30.86.20.95

Communiqué interfédéral: Maintien des tarifs réglementés au niveau européen

mer, 28/11/2018 - 00:00

 

Les syndicats français de l’énergie et les organisations de consommateurs rappellent leur attachement résolu aux tarifs réglementés de vente et demandent au Gouvernement comme aux députés européens de les défendre à Bruxelles !

Les négociations sur le 4ème Paquet Energie européen sont dans la dernière ligne droite, dans le cadre du trilogue européen Parlement / Conseil / Commission, et les débats en cours pourraient menacer les Tarifs Réglementés de Vente auxquels les consommateurs français sont pourtant attachés.

Nos organisations syndicales et de défense des consommateurs réitèrent leur alerte auprès du Gouvernement et des députés européens :

  • Parce que l'énergie est un bien de première nécessité, et parce que ce sont les Etats-Membres qui assument en dernier ressort la responsabilité de la sécurité énergétique de leurs citoyens, il faut laisser la liberté aux Etats-Membres de définir les outils qui permettent d’atteindre les objectifs de service public dans l’intérêt de leurs citoyens.
  • Parce que les Tarifs Réglementés de Vente français sont construits dans la transparence avec le régulateur et dans le respect des règles de concurrence. En effet, par un arrêt du 18 mai 2018, le Conseil d’Etat a confirmé la légalité des tarifs réglementés de vente d’électricité applicables aux particuliers. Ainsi, il est maintenant temps que les décideurs européens fassent de la lutte contre le réchauffement climatique et contre la précarité énergétique leurs priorités, au lieu de s’entêter à construire une Europe de l’énergie réduite à un modèle de marché concurrentiel et de court-terme et à s’attaquer pour des raisons idéologiques au service public.

 

Pour nos organisations, il serait tout à fait contre-productif de limiter l’usage des Tarifs Réglementés de Vente aux seuls ménages en situation de précarité :

  • En France, les consommateurs vulnérables bénéficient de dispositifs qui ne prennent plus la forme d’un tarif de vente spécifique mais, depuis le 1er janvier 2018, d’un chèque énergie afin de traiter le problème plus largement. Il serait en outre particulièrement malvenu que les institutions européennes viennent imposer leur définition unique des consommateurs vulnérables en faisant fi des particularités nationales, et perturber les politiques publiques mises en place et qui ont besoin de se consolider.
  • De plus, loin d’être un simple tarif social, le Tarif Réglementé de Vente est la base de l’égalité de traitement à laquelle les citoyens sont profondément attachés depuis des décennies dans le domaine de l’énergie : ils ont accès à l’énergie à un prix unique, en tout point du territoire, en zone rurale comme dans les zones urbaines plus denses. Et le Tarif Réglementé de Vente protège les consommateurs des dérives de prix : il sert de référence explicite, et de plafond implicite, à la majorité des offres disponibles sur le marché résidentiel. Une attaque contre le modèle français de service public de l’énergie à 6 mois des élections européennes serait un signal très négatif adressé aux citoyens au moment où l’adhésion citoyenne au projet européen est en danger !

Parce que nous sommes convaincus qu’une libéralisation accrue du secteur de l’énergie ne permettra pas de répondre aux besoins énergétiques des citoyens, notamment des plus vulnérables, nous demandons instamment que les Tarifs Réglementés de Vente soient laissés à l’appréciation de chaque Etat Membre, dans le respect du principe de subsidiarité inscrit dans les traités européens.

PPE, la France sur la voie de la dépendance énergétique

mar, 27/11/2018 - 00:00

 

Ce mardi 27 novembre 2018, le président de la République vient d’annoncer le contenu général du futur décret sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie.

Les ambitions sur les questions d’économies d’énergie ou d’accompagnement dans le développement des EnR sont louables dès lors qu’elles atteignent leur maturité économique et technique. En réalité la PPE s’inscrit sans grande surprise dans l’abandon du service public de l’énergie, sa privatisation accélérée et l’accroissement de la dépendance énergétique de la France.

Les enjeux climatiques sont réels. Pourtant l’État effectue des choix d’évolution du mix énergétique sans que ceux-ci n’aient d’impacts sur la réduction des gaz à effet de serre. La production thermique charbon représente moins de 1% des émissions de GES, alors que les services de cette production sont centraux dans l’équilibre du réseau électrique et sur la qualité de l’électricité fournie. L’arrêt des centrales charbon est donc irresponsable et a un impact marginal sur le climat.

Le maintien de la baisse du taux d’électricité produite par les centrales nucléaires à 50% en 2035, avec une douzaine de fermetures de réacteurs d’ici là (hors Fessenheim), ne répond qu’à des objectifs politiciens sans réelles assises techniques. Cette mesure aura aussi des conséquences sur la qualité de l’électricité et sur notre future dépendance énergétique.

Les décisions du président de la République vont entraîner un accroissement de la dépendance énergétique de la France, alors que le déficit commercial est déjà quasi intégralement généré par notre dépendance énergétique dans les hydrocarbures. Les projets de développement à grande échelle des EnR au niveau européen se concentrent dans des régions hors de la France (Mer du Nord, pays scandinaves, Afrique du nord…). Le choix d’accroissement des interconnexions va accentuer ce phénomène.

Les annonces de fermeture de la production d’électricité charbon et nucléaire auront des conséquences énormes sur l’emploi (Du travailleur des Ports et Docks à celui des centrales électriques au charbon, 10.000 emplois sont concernés ; plusieurs dizaines de milliers dans le nucléaire). Face à cela il est annoncé des myriades d’emplois dans les énergies renouvelables, dommage ces emplois sont peu nombreux (moins de 4000 selon l’ADEME dans l’exploitation et la maintenance des éoliennes pour 15GW installés en France…) ou précaires compte tenu de la multiplicité des entreprises et des contrats de travail.

D’ores et déjà, la FNME CGT et la Fédération CGT des Ports et Docks appellent à des journées de grève et de mobilisations, le 3 décembre, en allant interpeller les parlementaires locaux et devant les fenêtres du Ministère de l’énergie, le 13 décembre 2018.

Les nouvelles mesures en faveur de l’efficacité énergétique n’aboutiront pas à la mise en œuvre des ambitions tant l’État ne se donne pas les moyens de ses ambitions pour plusieurs raisons. Tout d’abord un plan de financement en perpétuel régression, témoin la baisse du Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) passant sous le milliard d’euros en 2019 ou la refus de l’État de mettre en place un nouveau service public de l’énergie ayant comme principales missions la planification, le financement et la mise en œuvre de la transition énergétique.

Faire le choix du service public, c’est mécaniquement supprimer le marché de l’énergie et amputer les acteurs privés de mannes financières extraordinaires sur le dos de la population via la CSPE notamment, cette fameuse taxe qui représente plus de 20% de la facture des usagers sur l’électricité et le gaz.

D’ailleurs, il aurait été bienvenu, compte tenu de la grogne sur le pouvoir d’achat ou du niveau de la précarité énergétique en France, d’annoncer le passage d’une TVA de 20% à 5,5% sur l’électricité et le gaz comme ressource de première nécessité !

A cela rajouter une augmentation du SMIC pour atteindre 1800 euros brut, ce qui permettrait à la très grande majorité de la population d’investir dans la rénovation thermique de leur habitat ou dans l’électromobilité.

M. Macron n’a eu de cesse de mettre en avant la question de l’accompagnement social de la transition énergétique mais sans poser de mesures concrètes. Rien sur l’organisation des filières industrielles de l’énergie, rien sur les garanties sociales des travailleurs de l’énergie, rien sur la lutte contre la précarité énergétique.

Au-delà de la stratégie d’affichage et de vœux pour l’avenir énergétique exprimés par le président de la République, la FNME CGT exprime ses priorités : Mettre en place le nouveau service public de l’énergie afin d’organiser la transition énergétique pour qu’elle ne soit pas construite sur la mise en concurrence des énergies ou des travailleurs.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Monsieur le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, êtes-vous prêt à assumer des coupures électriques ?

lun, 26/11/2018 - 00:00

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) doit être réaliste, pragmatique, en phase avec les enjeux environnementaux et soutenable tant économiquement, industriellement que socialement. Or, certaines décisions pourraient conduire la France à connaître ce qu’elle n’a pas vu depuis longtemps : des coupures faute d’électricité suffisante. Est-ce là le nouveau monde ?

A en juger par les affirmations du Gouvernement, la fermeture de quatre centrales thermiques au charbon et de la centrale nucléaire de Fessenheim en France ne poserait aucun problème de sécurité d’approvisionnement, en particulier pour la pointe de consommation des usagers et des industriels en hiver. Cela nous rappelle une douce musique rassurante entonnée par le passé mais qui masque en vérité les conditions peu réalistes qui sont apportées à cette affirmation péremptoire. De son côté, le Président du Directoire de RTE a en effet exprimé sa vigilance sur l’hiver prochain et notamment sur les mois de janvier-février et sur le fait que RTE ne garantissait pas en toute circonstance la sécurité de l’approvisionnement.

Or, pour y parvenir, il faut :

  • que l’EPR de Flamanville soit couplé au réseau pour pallier la fermeture de la centrale de Fessenheim,
  • une progression soutenue des énergies renouvelables (mais que faire quand il n’y a ni vent ni soleil suffisant et si le développement du stockage n’est pas suffisant ?),
  • une prolongation du parc nucléaire existant (or, le Ministre semble vouloir fermer certains réacteurs sans décider formellement la construction de nouveaux et cette position fait fi des décisions de l’Autorité de Sûreté Nucléaire),
  • une assurance de la solidarité électrique entre pays européens, alors que la Belgique a des doutes sur la disponibilité de ses centrales nucléaires et que l’Espagne annonce, elle aussi, la fermeture de ses centrales thermiques charbon,
  • une stabilité de la demande (alors que le développement du numérique et le rôle central de l’électricité pour décarboner l’économie qui induit de nouveaux usages électriques, dont le transport, conduiront assurément à une augmentation de cette demande).

Loin de tout projet politique et bien que le projet de décret sur la PPE ne soit pas connu à ce jour, l’objectif des organisations syndicales du secteur de l’énergie est de tenir un discours de vérité aux Français et de les sensibiliser au risque de coupures durant un hiver très froid en érigeant le service public et la sécurité d’alimentation électrique en priorités.

Pour nos organisations syndicales qui partagent la priorité du défi climatique, l’urgence n’est pas au dogmatisme sur la fermeture des centrales charbon dès 2022, mais au pragmatisme : à partir de quand le système électrique français pourra-t-il se passer de cette assurance sans risquer de mettre les Français dans le noir ? Face à cet enjeu, il est nécessaire que le Gouvernement ouvre le dialogue avec les organisations syndicales pour aborder les besoins énergétiques du futur et faire le bilan des conséquences de la dérèglementation du secteur énergétique. A défaut de garantie sur l’exemplarité sociale et la sécurité électrique, il n’y a aucune raison de précipiter leur fermeture.

Chers concitoyens, êtes-vous prêts à vous passer de votre réfrigérateur, de votre chauffage, de la possibilité de recharger votre smartphone ou votre ordinateur pour répondre à un oukase politique de fermeture de moyens de production sans avoir vérifié au préalable que nous pouvions réellement nous en passer ? Et que dire de l’absence de volonté de l’État de créer les conditions de redynamisation économique des territoires concernés par ces fermetures ? L’État est-il prêt à assumer les conséquences de ces décisions ? Voilà à quoi doit aussi répondre la PPE.

Défense des barrages Hydro-électriques

mer, 14/11/2018 - 00:00
La lutte contre l’ouverture à la concurrence des barrages ne doit pas occulter le besoin de service public

 

Depuis plusieurs années, la FNME CGT mène une lutte acharnée contre l’ouverture à la concurrence des barrages hydro-électriques et les dangers que cela représenterait tant pour les salariés que pour la nation. La forte mobilisation et l’engagement dans la lutte des hydrauliciens et leurs représentants syndicaux ont fait capoter, jusqu’à présent, toute velléité de libéralisation totale du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à la Commission européenne en passant par l’Elysée.
 
Depuis le début de cette bataille sociétale, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller l’ensemble des représentants élus du peuple, du conseiller municipal aux élus parlementaires Français et Européens.
 
De nombreuses initiatives rassemblant citoyens, organisations syndicales et partis politiques ont eu lieu, comme sur le barrage du Sautet en Isère. Il est un fait indéniable, ces initiatives et ces prises de positions ne résultent que de la prolongation de la lutte syndicale dans une concrétisation d’actions politiques.
 
Pour protester contre la privatisation des barrages hydro-électriques, un parti politique appelle à deux journées de mobilisations. Si l’intention semble louable, elle ne rentre pas dans le cadre de la continuité revendicative des travailleurs de l’énergie ; les salariés et leurs représentants syndicaux n’ayant pas été associés à la construction de ces initiatives. Cette démarche politique ne touche qu’une partie des opérateurs de production hydro-électrique, elle ne prend pas en compte la situation réelle qui mélange déjà opérateurs publics et privés.
Il ne peut y avoir de lutte contre la grande braderie des barrages sans que celle ci ne soit associée à un nouveau service public de l’énergie, comme le propose la FNME CGT. Les hydrauliciennes et hydrauliciens  l’ont bien compris et le porte quotidiennement de cette manière.
 
La FNME CGT appelle de ses vœux à un grand débat autour de sa proposition d’un nouveau service public de l’énergie et à la constitution d’un mouvement de rassemblement des forces politiques(1) pour porter ce projet et se faire le relais politique des revendications des travailleurs de l’énergie.
 
Pour la FNME CGT, sur l’ouverture à la concurrence des barrages comme pour le service public de l’énergie en général, il ne suffit plus d’écouter et de prendre des engagements politiques, il faut maintenant assumer et agir.
 
Alors que la campagne politique des européennes se lance, il est grand temps que la question de la maîtrise publique de l’énergie ne soit pas un outil de campagne mais bien un sujet à mettre en œuvre au cœur des programmes politiques. Ceci en relais des aspirations des travailleurs et des besoins de la population.
Dans ce cadre, la FNME CGT estime nécessaire que son projet de nouveau service public de l’énergie, intégrant le projet pour les concessions hydrauliques, soit au cœur d’un projet rassemblant le plus grand nombre de partis politiques.
 
Interlocuteurs :
Laurent HEREDIA: 06 50 39 59 85
Claude ETCHELAMENDI : 06 77 19 11 96
 
(1) Hormis les partis d’extrême droite

Casse industrielle : CGG sacrifie l’acquisition et des centaines d’emplois

mer, 07/11/2018 - 00:00

 

8 mois seulement après sa restructuration financière, CGG annonce son intention d’abandonner ses activités d’acquisition afin de se recentrer sur les activités « réputées les plus profitables ». L’acquisition marine sera cédée à terme. L’acquisition terrestre sera purement fermée, entraînant des centaines de suppressions d’emplois en France et dans le monde.

200 emplois seraient encore supprimés sur le site de Massy qui regroupe une grande partie des activités opérationnelles, R&D de l’acquisition et les supports. Le site de Massy, siège du Groupe, est menacé à terme. On peut craindre des répercussions sur la filiale Sercel, leader mondial des équipements d’acquisition de données géophysiques, implantée à Nantes et Saint-Gaudens.

La BPI avait validé ce plan de restructuration financière, en 2017, en contrepartie d’engagements des nouveaux actionnaires à ne pas céder les actifs, à maintenir les centres de décisions en France et à ne pas engager de nouveaux licenciements avant 2020.

Rappelons que les actionnaires historiques publics, l’IFP Energies Nouvelles (IFPen) et la Banque Publique d’Investissement (BPI), ont vu leur part disparaître dans cette opération.

Après cette gabegie d’argent public, le gouvernement va-t-il demander des comptes à la nouvelle direction sur ce carnage industriel en préparation ?

C’est une stratégie financière mise en œuvre pour garantir aux fonds spéculatifs, qui ont participé à la restructuration, les profits attendus.

Le SNGG-CGT et la FNME-CGT interpellent à nouveau le gouvernement sur la préservation de notre indépendance technologique dans l’exploration du sous-sol, à terre ou en mer. Ce qui passe par la pérennisation de la filière des géosciences et des activités industrielles de pointe en France.

Le syndicat SNGG-CGT appelle d’ores et déjà les salariés à se mobiliser pour obtenir la préservation de l’outil industriel, des compétences et savoir-faire et le maintien des activités et des emplois en France.

 

Contacts Presse :

SNGG-CGT : Irène HUARD - 06 30 43 09 42

FNME-CGT : Julien LAMBERT - 06 79 78 60 08

Loi PACTE : Le gouvernement fait exploser les tarifs

mar, 06/11/2018 - 00:00

 

Le 5 octobre dernier, le projet de loi Pacte, examiné en première lecture, indique dans son article 71 ter « mettre en conformité le régime des tarifs réglementés de vente du gaz naturel et de l’électricité avec le droit de l’Union européenne » : C’est donc la fin des tarifs réglementés pour l’intégralité des consommateurs du gaz et pour une partie des consommateurs professionnels d’électricité !

Le gouvernement pourrait légiférer par ordonnances en matière de tarifs du gaz au 1er juillet 2023, pour commencer, puis ensuite pour certains consommateurs professionnels de l'électricité !

Cela fait suite à une décision du Conseil d’État, qui avait jugé les Tarifs Réglementés de Vente (TRV), l’an dernier, contraires au droit européen, avec l’aval du gouvernement.

Celui-ci aura six mois à compter de la promulgation de la loi pour prendre les ordonnances.

La CGT rappelle que dans un marché concurrentiel, le tarif réglementé protège les usagers en agissant comme un prix plafond impossible à dépasser pour les offres de marché proposées par les fournisseurs alternatifs.

Sans cet élément de comparaison les prix s’envoleront et la précarité énergétique augmentera. C’est la réalité dans tous les pays européens ayant supprimés les TRV.

Les fournisseurs, pour garantir l’appétit de leurs actionnaires, auront cassé le système vertueux permettant la péréquation tarifaire.

Quant à la proposition d’assurer la fourniture d’électricité et de gaz naturel pour les usagers domestiques, il aurait été plus judicieux de reconnaître tout simplement le droit à l’énergie comme un droit fondamental et d’en interdire les coupures pour les ménages les plus vulnérables tout simplement. Il faut aller plus loin que la trêve hivernale.

Les prix, très élevés, pour le client final intègrent le transport, le stockage, la commercialisation et la molécule. La dérèglementation européenne de l’énergie implique que celle-ci puisse circuler dans tous les sens au gré des profits des fournisseurs et des actionnaires. C’est pourquoi, des investissements inutiles et des non utilisations d’installations ont fait monter la facture à près de 8 Milliards d’€.

Ces investissements qui ne rapportent qu’aux fournisseurs sont payés, au final, par l’usager.

Cette loi fourre-tout est à nouveau l’occasion d’une offensive pour une libéralisation encore plus grande du secteur de l’énergie. En effet, outre les TRV, elle va supprimer le seuil de détention du capital du groupe ENGIE devant être détenu par l’État mais aussi ne limite plus aux acteurs publics la détention du capital de sa filiale de transport de gaz GRTgaz. ENGIE deviendrait « OPEABLE » et pourtant c’est (d’après nos dirigeants de l’époque !) contre les OPA que Gaz De France a été privatisée.

 

La FNME-CGT revendique :

  • Le maintien des tarifs réglementés de vente de gaz et électricité, protection des consommateurs contre les dérives de prix et élément constitutif des obligations de service public.
  • Le passage d’une TVA sur l’électricité et le gaz de 20 à 5,5% comme besoin de première nécessité.
  • L’arrêt de la libéralisation du secteur afin de stopper le « Monopoly » qui sera destructeur de l’égalité de traitement.
  • Un bilan de la libéralisation et ses conséquences. Le marché ne permettra pas de répondre aux besoins dans le respect de l’environnement.
  • La création d’une commission tripartite consommateurs-élus-organisations syndicales pour le contrôle des tarifs.

 

Il est encore possible au gouvernement de ne pas mettre en œuvre la fin des TRV en ne faisant pas paraître d’ordonnances. Cette partie de la loi devenant caduque d’ici 6 mois.

La FNME-CGT propose que le secteur énergétique soit géré dans l’intérêt général par la construction d’un pôle public de l’énergie. Plus que jamais c’est indispensable notamment pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

Valérie GONCALVES : 06 64 67 77 15

Reconnaître un véritable droit à l’énergie et mettre fin à la précarité énergétique, c’est possible !

lun, 29/10/2018 - 00:00

 

A nouveau, le 1er novembre, s’appliquera l’interdiction des coupures d’électricité, de gaz, de chaleur pour les ménages.

La CGT et Indecosa-CGT représentant les usagers, réaffirment qu’il y a nécessité de maintenir (comme l’eau) l’énergie, bien au-delà de la trêve hivernale. Oui, l’énergie est un produit de première nécessité et personne ne doit en être privé pour cause de pauvreté, quelle que soit la période de l’année.

La loi de transition énergétique avait fixé un objectif de –15% de la précarité énergétique d’ici 2020 et une rénovation de 500 000 logements/an à partir de 2017 (dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes). Approche bientôt l’année 2019 et cet objectif est loin d’être atteint.

Entre ceux qui ne peuvent pas payer leur facture, ceux qui se privent d’énergie, on comptabilise plus de 12 millions de personnes en précarité énergétique, c’est un chiffre qui ne faiblit pas tant les dépenses incompressibles d’énergie dans le budget des ménages occupent une part de plus en plus importante. La facture énergétique moyenne d'un ménage est de 3200 € (logement : 1800 €+transport : 1400€).

Même revalorisé à hauteur de 200 € (au lieu de 150 €), le chèque énergie reste insuffisant pour le règlement des factures. De plus, il exclut un certain nombre de ménages. Par exemple, ceux qui n’ont pas réalisé leur déclaration fiscale, ce qui est très souvent le cas pour les plus précaires (critère unique pour l’obtention du chèque) ou les personnes qui basculent nouvellement dans la précarité énergétique (le revenu fiscal pris en compte est celui de l’année N-2), ou ceux encore qui se chauffent au gaz d’une façon collective ainsi que les étudiants.

Pour la FNME-CGT et l'association de défense des consommateurs, INDECOSA-CGT le droit à l’énergie est un droit fondamental. Nous exigeons :

  • l’augmentation significative du montant des aides pour paiement des factures d’énergie et l’amélioration du dispositif du chèque énergie
  • de rendre obligatoire la participation des fournisseurs alternatifs au financement du FSL.
  • une énergie reconnue comme produit de première nécessité, bénéficiant d’une TVA à 5.5 % sur les kWh électricité et gaz, et non pas à 20 % comme un produit de luxe
  • l’exonération de la CSPE pour les précaires énergétiques.
  • le maintien des tarifs régulés (fixés par l’Etat) pour l’électricité et le gaz pour les usagers.
  • une interdiction des expulsions et des coupures tout au long de l’année pour les familles en situation de précarité.
  • un plan gouvernemental à la hauteur des enjeux concernant la réhabilitation des logements privés et publics, collectifs et individuels.
  • une transparence absolue sur les demandes des fournisseurs quant aux interruptions, réductions de puissance et résiliations pour non paiement.

 

Interlocutrices dossier

FNME-CGT : Valérie GONÇALVÈS (06 64 67 77 15)

INDECOSA CGT : Martine SELLIER (06 83 30 47 98)

Liquidation d'Engie : l'État organise l'éclatement pour mieux vendre

mer, 24/10/2018 - 00:00

 

Après avoir privatisé Gaz De France, le Gouvernement se prépare à vendre sa participation dans Engie.

Selon de récentes informations (article de Reuters du 15 octobre 2018), l’Etat œuvrerait pour un démantèlement d’Engie, avec séparation des parties Energie et Services. Cette semaine, le Président de la République réunit les patrons de l’énergie pour les « mobiliser », signe que, contrairement à certains démentis, le sommet de l’Etat est très actif sur ce secteur.

 

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La scission d’EDF : la mauvaise idée

mar, 23/10/2018 - 00:00

 

Après les bruits de couloir émanant de l’Elysée et des cabinets ministériels et les travaux commandités à plusieurs banques d’affaires, divers articles de presse indiquent que des scénarios de scission d’EDF s’élaborent à partir d’analyses et d'objectifs contestables et orientés vers l’affaiblissement du Service Public.

La FNME CGT considère que l’ensemble de ces scénarios ont été construits sans tenir compte de l’outil industriel et de ses salariés, à qui l’on fait encore porter les errements de la libéralisation des marchés de l’électricité, par des décisions contraires à l’intérêt général (fermeture de centrales utiles à la sécurité d’approvisionnement) et une politique sociale très dégradée (gel des salaires, 5 000 suppressions d’emplois).

La FNME CGT entend éclairer les enjeux, porter ses propositions et provoquer le nécessaire débat.

Les problématiques de valorisation boursière sont la raison fondamentale avancée pour justifier les projets de démantèlement : profil de risque d’EDF dépendant fortement de questions comme le démantèlement des centrales, endettement jugé excessif dès lors qu’il dépasse la valeur arbitraire de 2,5 fois l’excédent brut d’exploitation, opportunités de hausse de la valorisation boursière du titre d’EDF S.A. et par suite plus-values potentielles pour l’Etat. Les besoins d’investissement considérables d’EDF seraient l’argument pour justifier les scénarios évoqués.

Or, la signature d’EDF sur le marché obligataire reste bonne, et l’augmentation de capital de 2017 a été presque deux fois sursouscrite (1,9 Md€ pour 1 Md€ proposé). Par ailleurs 83,5% du capital d’EDF appartient à l’Etat, ce qui est une garantie pour les investisseurs.

Cependant, garantir à la fois des dividendes élevés et dans le même temps une valorisation boursière du titre est peu compatible avec les besoins d’investissements très lourds et à très long terme d’une entreprise comme EDF.

Répondre aux enjeux de financement à long terme incite à rechercher des modes de financement alternatifs, comme le porte la CGT à travers sa proposition de pôle financier public, articulé autour de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Banque Publique d’investissements, institutions qui devraient être mises à contribution pour financer les investissements d’EDF comme le fait la KfW allemande.

Si l’on considère qu’EDF a besoin de visibilité et d’une régulation sur ses investissements, la question de la scission n’est pas la solution, bien au contraire. Découper EDF et réguler le marché de l’électricité ne vont pas de pair. Cela pourrait créer de grandes difficultés. A titre d’exemple, la Direction Commerce d’EDF bénéficie, pour ses clients, d’une priorité d’accès à la production du groupe, sans passer par le marché de gros. Qu’en serait-il demain, avec une entreprise où le commercialisateur et le producteur seraient distincts ? Cette scission pourrait aussi créer de nouvelles désoptimisations, dans les fonctions supports, dans l’ingénierie, dans la gestion intégrée du parc et augmenter de facto les coûts.

 

LA CGT formule 5 propositions pour EDF et le secteur de l’énergie

1.     Revenir à un véritable Service Public de l’Energie.

2.     Faire coopérer plutôt que de rechercher l’éclatement des entreprises majeures du secteur qui en assurent la stabilité.

3.     Rendre cohérente la Programmation Pluriannuelle de l’Energie(PPE),  la recherche des moyens les plus efficaces pour réduire nos émissions de CO2 et les modes de financement des différentes filières de production et de stockage.

4.     Mettre sur pied des canaux spécifiques de financement de l’ensemble de la chaîne énergétique. Refaire de la tarification de l’énergie un instrument de réponse aux besoins et de développement de la filière.

5.     Refaire de la tarification de l’énergie un instrument de réponse aux besoins et de développement de la filière.

 

Alors que les politiques menées ont fragilisé la sécurité énergétique de l’Europe et de la France, au moment où le GIEC tire la sonnette d’alarme et indique que respecter l’accord de Paris nécessitera plus de nucléaire dans le monde, la France a une responsabilité particulière : mettre en place une véritable politique énergétique qui valorise ses atouts, ses savoir-faire, ses compétences et permette une appropriation sociale d’un secteur hautement stratégique pour l’économie et les usagers de notre pays. L’heure n’est surtout pas à un démantèlement d’EDF, qui signerait un point grave de non retour, par la dislocation finale du modèle qui a fait ses preuves depuis 72 ans. Nul doute qu’une telle annonce, quel qu’en soit l’habillage, mobiliserait fortement les salariés, attachés à leur mission de Service Public. La FNME CGT s’attachera à dévoiler les contenus des projets et à organiser, avec les autres organisations syndicales, la mobilisation.

La FNME CGT revendique une toute autre logique par  la mise en place d’un nouveau service public de l’énergie piloté par un pôle public de l’énergie.

La FNME CGT tiendra une conférence de presse, lundi 29 octobre à 11h00 à la CGT Montreuil, afin de présenter ses propositions pour l’avenir d’EDF et du service public.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

François DOS SANTOS : 07 60 73 60 03

La bonne santé des réacteurs nucléaires français constitue une excellente nouvelle !

lun, 15/10/2018 - 00:00

Du prix de l’électricité à l’emploi industriel en passant par le climat, la bonne santé des réacteurs nucléaires français constitue une excellente nouvelle !

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a rendu publique, le 8 octobre, son analyse sur les dispositions prises par EDF pour prolonger la durée de fonctionnement de ses réacteurs au-delà de 40 ans. L’ASN estime que ses demandes ont été prises en compte, ce qui constitue à ses yeux "des améliorations significatives de la sûreté et contribue à l’atteinte des objectifs".

La FNME CGT tient à saluer le travail réalisé par les milliers de salariés EDF et prestataires qui sont les premiers garants de l’exploitation, de la maintenance et des évolutions techniques des réacteurs nucléaires français et de leur bonne santé.

La FNME CGT se réjouit de la prise de position de l’ASN et considère donc que des décisions ou annonces prochaines de fermeture de réacteurs ne reposeraient sur aucun fondement technique et par ailleurs ne seraient nullement justifiées par les critères économiques, sociaux ou environnementaux.

L’énergie nucléaire nécessite une maîtrise technologique de haut niveau avec des compétences construites sur le long terme. Elle implique d’avoir des mécanismes de sûreté et de contrôle élevés, des environnements de travail pour tous les intervenants leur permettant d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions possibles. Les succès passés dans la construction et l’exploitation du parc nucléaire actuel ont été possibles grâce à l’implication de collectifs de travail bénéficiant de garanties statutaires de haut niveau et porteurs des valeurs de service public.

Les emplois industriels générés par la troisième filière française, qui ont la vertu d’en créer trois fois plus en parallèle dans les services et commerces, doivent faire l’objet de toutes les attentions.

Le parc nucléaire de production d’électricité actuel, outil du Service Public, dont l’acceptabilité sociale s’est construite sur les notions d’indépendance énergétique et de prix compétitif, qui forment plus que jamais ses caractéristiques, est un outil essentiel pour faire face aux enjeux environnementaux grâce à sa production sans carbone.

La FNME CGT considère que la prolongation de durée de vie des réacteurs contribue à l’équilibre permanent et délicat du réseau électrique. Grâce à leur amortissement achevé, ils permettent d’obtenir la production électrique la moins chère d’Europe, participent massivement à la lutte contre le changement climatique et sont facteurs de développement économique et social sur des dizaines de bassins d’emplois.

 

Interlocuteurs :

Philippe Page-Le Merour : 06 47 76 16 81

Virginie Neumayer : 06 22 46 28 94