Agrégateur de flux

RTE doit tirer les leçons des défaillances et revoir son projet industriel 2025

FNME CGT - mar, 18/12/2018 - 00:00

 

RTE doit tirer les leçons des défaillances et revoir son projet industriel 2025

Les 13 et 14 décembre, une panne télécom a rendu totalement inopérant pendant plusieurs heures le Centre National d’Exploitation du Système électrique et 4 centres de conduite régionaux sur les 7 (Lyon, Toulouse, Marseille, Lille).

Aucune télécommande n’était possible, la surveillance du réseau ne reposait que sur les centres encore en service et sur l’Assistance Dispatching déployée en régions par la Maintenance.

Que serait-il advenu si un ou des incidents majeurs avaient eu lieu sur le réseau à ce moment ? Des scénarios type tempête ou défaut d’alimentation d’un réacteur nucléaire sont à envisager même si la probabilité est faible.

En nous projetant dans l’organisation prévue à horizon 2025, le réseau aurait été comme un avion sans pilote : pas de secours mutualisés entre dispatchings capables de reprendre l’exploitation du réseau, pas de reprise possible des manœuvres par la Maintenance.

En effet, dans le cadre du projet d’entreprise et du renouvellement des outils de conduite, la direction prévoit de ne garder que 3 dispatchings sur les 8, avec la centralisation de la manœuvre du réseau 400 kV en un seul lieu, au CNES.

De plus, il n’y aura plus la possibilité de télécommander localement les appareils Haute Tension en cas de défaillance des centres de conduite.

Comment, dans ces conditions, pourra-t-on garantir la sûreté du réseau ?

La sûreté du système électrique ne doit pas être mise en péril pour faire des gains de productivité.

Le projet industriel « RTE 2025 » doit être profondément revu, avec pour unique finalité l’amélioration du service public.

 

Interlocuteurs :

Francis Casanova : 06 71 16 53 67

Jean-Louis Maury : 06 12 71 05 41

13 Décembre 2018 : Énergéticiens et Dockers ensemble pour préserver plus de 5000 emplois !

FNME CGT - mer, 12/12/2018 - 00:00

Dans un contexte social et politique de plus en plus tendu, les questions du service public, de l’industrie et du prix du gaz et de l’électricité font parties des revendications convergentes des Gilets Jaunes et de la CGT.

Depuis plusieurs mois, la FNME CGT porte des préconisations pour un nouveau service public de l’énergie. Un journal 100% public à l’attention de la population a été distribué à plus de 500.000 exemplaires. La FNME CGT défend l’avenir des emplois et des entreprises dans le secteur de l’énergie et s’oppose aux fermetures de sites et d’entreprises.

La FNME CGT conteste les décisions de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) qui va supprimer des entreprises et des emplois. Cette dernière va accroître les inégalités et la précarité énergétique touchant déjà plus de 10 millions de citoyens. De plus, elle augmentera le taux de CO2 dans la consommation d’électricité finale.

Les annonces de fermetures contenues dans la Programmation Pluriannuelle de l’énergie ne donnent pas de perspectives pour les 5000 salariés qui y sont confrontées. A l’inverse, les employeurs de la branche des Industries Electriques et Gazières veulent ouvrir l’accès aux licenciements de masse.

De plus, les fermetures des Centrales Charbon en 2022 ainsi que les 14 tranches nucléaires d’ici 2035, dont 4 à 6 avant 2028, auront des répercussions sur la réponse aux besoins des usagers et des industriels ainsi que sur le tissu économique et social dans les territoires.

La FNME CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT appellent à la mobilisation, à la grève et au rassemblement devant le ministère de la transition écologique et solidaire à partir de 11h ce jeudi 13 décembre 2018. Plus d’un millier de travailleurs du secteur des industries électriques et gazières notamment ceux de la production électrique charbon et des ports et docks seront présents.

Nous exigeons un moratoire sur la fermeture des Centrales Thermiques Charbon et la création d’une filière industrielle d’avenir autour de la captation et de la transformation du CO2.

La FNME CGT exige un service public de l’énergie 100% public pour une réelle ambition industrielle dans le secteur énergétique avec maîtrise publique, cohérence et coordination industrielle.

Compte tenu de l’urgence sociale, la FNME CGT exige que la TVA sur les factures de l’électricité et du gaz passe de 20% à 5,5% comme produit de première nécessité.

Interlocuteurs :
Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08
Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

Un contexte social qui nous entraîne vers des fêtes de fin d’année à la chandelle !

FNME CGT - jeu, 06/12/2018 - 00:00

 

Dans un contexte social de plus en plus tendu, la CGT décide de mettre en avant ses revendications en convergences avec celles des Gilets Jaunes.

La FNME CGT avec les salariés du champ de l’énergie s’inscrivent dans le mouvement social que connaît actuellement notre pays. La FNME CGT conteste les choix de l’Elysée et de Matignon qui n’ont de cesse d’accroître les inégalités et ne permettent plus à une grande partie de la population de vivre dignement.

Les décisions de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie ne répondent en rien aux besoins des citoyens, au contraire elles favorisent l’accroissement de la précarité énergétique. Pour les salariés des Industries Électriques et Gazières, lorsqu’ils sont issus des filières de la production nucléaire et thermique au charbon ou de la filière de l’exploitation gazière, le couperet est tombé c’est la disparition d’un système public industrie.

La FNME CGT appelle à la mobilisation et à la grève les jeudi 13 et vendredi 14 décembre 2018 dans toutes les entreprises du secteur.

 

Travailleurs et retraités seront mobilisés pour exiger :

  • Une revalorisation des salaires et des pensions ;
  • Un service public de l’énergie 100% public, bien commun de proximité garant de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire, qui réponde aux besoins des populations et de leur famille ;
  • Un réel avenir pour les emplois dans le secteur énergétique et stopper toutes fermetures de sites, voire d’entreprises. Ces menaces de licenciements dans un secteur industriel de première nécessité et pour un pays qui compte plus de 3 millions de privés d’emploi sont totalement inacceptables. La FNME CGT ne laissera pas fermer des sites, supprimer des emplois, détruire des familles sans lutter.

 

Pour l’intérêt général, pour redonner du pouvoir d’achat, pour un véritable service public pour les usagers, la FNME CGT revendique :

  • Le maintien des tarifs régulés de vente pour l’électricité et le gaz, gage d’une énergie au meilleur coût partout sur le territoire, en Corse et dans les pays d’Outre-Mer ;
  • Une TVA de 5,5% maximum sur les factures des usagers de l’électricité et du gaz ;
  • La mise en œuvre de ses préconisations pour une véritable politique énergétique assurée par un service public de l’énergie ;
  • L’arrêt des coupures et des réductions de fourniture d’énergie pour impayé ;
  • L’arrêt des fermetures et la réouverture des agences d’accueil de proximité des usagers,

La plupart de ces revendications se retrouvent dans celles dites des « Gilets Jaunes ». La FNME CGT considère qu’il est temps de faire converger les luttes en cours dans et hors des entreprises pour que chaque travailleur et chaque retraité puissent vivre dignement.

Après le logement, l’énergie est le deuxième poste budgétaire des ménages, il est grand temps d’arrêter cette frénésie libérale qui n’entraîne que hausse des coûts, des prix et déstructuration totale du secteur. L’accès à l’énergie est devenu d’une complexité inacceptable, cela va à l’inverse du droit à l’énergie pour toutes et tous. La PPE ne prévoit rien pour éradiquer les 13 millions de précaires énergie en France, pire elle prévoit de faire payer la transition écologique aux usagers.

C’est pourquoi les 13 et 14 décembre 2018, les travailleurs et retraités réunis en assemblées générales décideront des modalités de grèves, de mobilisations et d’actions.

Le 13 décembre 2018, un rassemblement national sous les fenêtres du ministère de la Transition Ecologie et Solidaire, réunissant les fédérations CGT des Ports et Docks et la FNME, exprimera fortement la demande de moratoire sur les fermetures des centrales thermiques au charbon.

Le 14 décembre 2018, les syndicats de la FNME CGT seront mobilisés pour peser sur l’économie en intervenant sur l’outil de travail, dans la mobilisation et dans la grève.

 

Interlocuteurs :

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Loïc DELPECH : 06 84 31 95 80

Le Ministère doit répondre

FNME CGT - mer, 05/12/2018 - 00:00

 

Dans la continuité du 3 décembre 2018, les Fédérations Nationales CGT des Ports et Docks et Mines-Energie, avec leurs Syndicats des Centrales Thermiques, des Grands Ports Maritimes et les Ouvriers Dockers ont décidé d’actions diverses et variées au niveau local.

Elles appellent à un temps fort le jeudi 13 décembre 2018 au niveau national pour exiger le moratoire sur la fermeture des centrales charbon et un avenir pour les emplois liés.

En effet, un rassemblement aura lieu ce jour-là devant le Ministère, qui rappelons-le, depuis l’arrivée de Monsieur DE RUGY, n’a toujours pas répondu au courrier que les deux Fédérations lui ont envoyé le 5 septembre 2018.

Dans un contexte social explosif, une manipulation médiatique et politique qui n’a pour conséquences que l’embrasement et la violence, nous appelons l’ensemble des participants à cette initiative à la plus grande responsabilité.

Avec ce rassemblement qui va certainement compter des centaines de salariés des secteurs de l’énergie et des ports, avec nos couleurs rouges, nous devrons rester vigilants à toutes tentatives de provocation qui auraient pour objectif de faire déraper une action que nous souhaitons réussie.

Les Fédérations Nationales CGT des Ports et Docks et Mines-Energie ne tolèreront pas que le Ministère continue son mutisme, alors que la question du "moratoire" sur cette fameuse transition énergétique a depuis des mois été proposée par nos organisations concernant l’annonce des fermetures de ces sites à charbon.

Nous avons alerté à plusieurs reprises les différents Ministères concernés que nous serions déterminés pour obtenir des réponses satisfaisantes à nos revendications.

La colère monte depuis des mois, car les inquiétudes des salariés travaillant sur ces sites industriels, comme tous ceux dont l’emploi est lié, sont légitimes.

Ce rassemblement ne sera pas une finalité. Dès le 18 décembre 2018, les deux fédérations et leurs syndicats se rencontreront de nouveau pour décider des suites et du niveau d’élévation du rapport de force et d’actions à mettre en œuvre.

Nous réclamons une, voire des rencontres avec le Ministère avec un réel contenu et non pas une fin de non-recevoir ou encore des promesses de compenser les pertes d’emplois qui ne seront pas tenues.

La seule solution est un véritable moratoire permettant de mettre l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux autour de la table pour envisager des solutions complémentaires et/ou alternatives permettant de pérenniser, voire même développer l’activité sur les sites concernés et donc les emplois directs et indirects.

Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour la réussite de cette initiative.

Tous dans l'action le 14 décembre !

FNME CGT - mer, 05/12/2018 - 00:00

Les Fédérations CGT Agro-Alimentaire et Forestière, des Cheminots, Commerce et Services, des Industries chimiques, des Mines-Énergie, des Ports et Docks, des Transports se sont réunies pour analyser la situation sociale.

 

De manière visible, l’actualité est marquée par la mobilisation des Gilets Jaunes, dont les Fédérations CGT respectent l’indépendance, tout en souhaitant que des discussions et des échanges puissent se tenir partout pour que chacun contribue dans son domaine d’action à développer le rapport de force sur les revendications sociales et économiques.

Les Fédérations constatent également que, même si elles sont moins visibles médiatiquement, les grèves locales dans les entreprises témoignent elles aussi d’un ras-le-bol grandissant des salariés contre la politique injuste menée par le Gouvernement et l’austérité imposée par le patronat dans les entreprises.

Les questions des salaires, des conditions de travail, de la précarité, de l’avenir des secteurs publics ou de l’industrie, du développement des services publics et de l’activité économique en territoire pour répondre aux besoins des populations et « vivre et travailler au pays », sont bien souvent au cœur de ces grèves locales qui tendent à se multiplier.

Les Fédérations affirment leur engagement à répondre à l’appel confédéral en organisant une journée de grève massive le 14 décembre dans les entreprises de leurs champs.

Elles appellent les salariés à participer massivement à toutes les initiatives et appels à la grève impulsés par la CGT dans tous les territoires pour élever le rapport de force.

Alors que le patronat et le Gouvernement traitent depuis plusieurs mois toutes les revendications par le mépris, jouent le pourrissement des conflits par des concertations sans contenu ni réponse, tentent de diviser et abusent de la répression, nous avons tous la responsabilité d’arrêter cette spirale infernale.

Les salariés doivent exprimer leur colère sur leur situation sociale et faire monter l’exigence de hausse des salaires, de création d’emplois de qualité, de sauvegarde de la protection sociale et de réponse aux revendications spécifiques portées dans chaque entreprise.

 

Les Fédérations appellent leurs syndicats locaux à s’impliquer dans la journée de grève interprofessionnelle du 14 décembre, à se coordonner en territoire pour rendre les revendications visibles dans des manifestations ou autres actions.

 

Les Fédérations seront attentives au niveau de la mobilisation du 14 décembre dont dépendra la suite du processus.

 

 

La CGT exige un moratoire sur le charbon

FNME CGT - mar, 04/12/2018 - 00:00

 

 

Depuis l'annonce par le Chef de l'Etat de sa volonté de fermer les centrales fonctionnant au charbon en France au plus tard en 2021, les travailleurs concernés se mobilisent régulièrement pour leur avenir.

La CGT exige un moratoire sur le charbon afin de se laisser le temps de trouver des solutions d'avenir pour une exploitation responsable du charbon et la mise en place de moyens de production complémentaires permettant de répondre aux besoins des usagers et de l'industrie. Cette condition est indispensable car aucun projet ne peut voir le jour dans les délais annoncés par le gouvernement.

De plus, l’état doit prendre ses responsabilités et organiser une rencontre tripartite (représentants de l’état, entreprise et organisation syndicale) qui aura pour objectif de définir toutes les conditions nécessaires pour le maintien ou l’augmentation des capacités de production à Gardanne ainsi que la sauvegarde ou le développement de l’emploi.

L'avenir du droit d'accès à l'électricité pour tous dépend des moyens qui seront mis en place pour ce faire.

L'activité de la Centrale de Gardanne génère 1000 emplois dans le département des Bouches du Rhône (Centrale de Gardanne et sa sous-traitance, dockers, maintenance en darse 1, transports, services publics…). Le gouvernement ne peut pas prétendre essayer de créer des emplois et en supprimer des milliers sous de faux prétextes.

Ce lundi 3 décembre 2018, à l'appel des syndicats CGT de la Centrale de Gardanne, des Dockers de Fos et de Marseille, du Port de Marseille (GPMM), les travailleurs se sont rassemblés, en milieu de journée devant la préfecture de Marseille.

Il s'agissait de soutenir une délégation CGT qui venaient demander des comptes au Préfet, représentant de l'Etat, sur l'avenir de l'activité charbon. Et cela, dans le cadre de la démarche convergente des travailleurs des fédérations CGT des Ports et Docks et Mines/Energie qui ont décidé d'un plan d’action avec un calendrier de lutte. Loin d’être résignés, les travailleurs avec la CGT sont déterminés à mettre en œuvre une riposte à la hauteur de l’attaque qui est portée contre nos outils de travail et nos emplois.

La réunion a tourné court car le Secrétaire Général de la Préfecture, n'avait rien à dire à part confirmer la volonté de l'Etat de fermer la Centrale de Gardanne.

  • Rien sur la réponse aux besoins énergétiques d'une région déjà en déficit chronique d'approvisionnement.
  • Rien sur l'avenir des 1.000 travailleurs concernés.
  • Rien sur les possibilités de projets industriels avec et en complément du charbon.
  • RIEN !

La délégation de la CGT a tenu à réaffirmer la nécessité d'un moratoire sur la fermeture des centrales à charbon et l'impérieuse nécessité de défendre les emplois.

Apprenant que la police, sous les ordres du Préfet, répondait par les coups et les gaz aux revendications des lycéens qui protestaient contre Parcours Sup et la réforme du Baccalauréat, la délégation CGT a décidé d'interrompre la réunion.

Pour la délégation CGT, il était hors de question de rester indifférente au traitement indigne infligé à des adolescents : "Nous ne laisserons pas gazer et matraquer notre jeunesse".

Par la suite, la police a matraqué et tiré au flash ball, aussi, sur les travailleurs présents. Le seul argument de l'Etat face aux revendications et à la misère du peuple, est la matraque et le "lacrymo". Les actualités récentes le montrent. Cependant cette politique ne fait que renforcer la détermination des travailleurs à porter leurs revendications pour qu'elles aboutissent.

Révoltés par cette violence injustifiée sur la jeunesse, les travailleurs de la Centrale de Gardanne, qui comptent trois blessés dans leurs rangs, avec leur syndicat CGT, ont décidé de bloquer le site de production pendant 24h.

La CGT réaffirme que toutes les méthodes de répression utilisées par le gouvernement pour étouffer les mouvements de contestations seront combattues avec force et détermination.

La CGT apporte tout son soutien et sa solidarité à la jeunesse, aux retraités, aux privés d'emplois et aux travailleurs qui luttent et créera les conditions d'une convergence de nos forces organisées pour gagner sur le changement de société.

 

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

 

Contacts presse :

Nicolas CASONI 06.26.64.63.46

Nadir HADJALI 06.30.86.20.95

Communiqué interfédéral: Maintien des tarifs réglementés au niveau européen

FNME CGT - mer, 28/11/2018 - 00:00

 

Les syndicats français de l’énergie et les organisations de consommateurs rappellent leur attachement résolu aux tarifs réglementés de vente et demandent au Gouvernement comme aux députés européens de les défendre à Bruxelles !

Les négociations sur le 4ème Paquet Energie européen sont dans la dernière ligne droite, dans le cadre du trilogue européen Parlement / Conseil / Commission, et les débats en cours pourraient menacer les Tarifs Réglementés de Vente auxquels les consommateurs français sont pourtant attachés.

Nos organisations syndicales et de défense des consommateurs réitèrent leur alerte auprès du Gouvernement et des députés européens :

  • Parce que l'énergie est un bien de première nécessité, et parce que ce sont les Etats-Membres qui assument en dernier ressort la responsabilité de la sécurité énergétique de leurs citoyens, il faut laisser la liberté aux Etats-Membres de définir les outils qui permettent d’atteindre les objectifs de service public dans l’intérêt de leurs citoyens.
  • Parce que les Tarifs Réglementés de Vente français sont construits dans la transparence avec le régulateur et dans le respect des règles de concurrence. En effet, par un arrêt du 18 mai 2018, le Conseil d’Etat a confirmé la légalité des tarifs réglementés de vente d’électricité applicables aux particuliers. Ainsi, il est maintenant temps que les décideurs européens fassent de la lutte contre le réchauffement climatique et contre la précarité énergétique leurs priorités, au lieu de s’entêter à construire une Europe de l’énergie réduite à un modèle de marché concurrentiel et de court-terme et à s’attaquer pour des raisons idéologiques au service public.

 

Pour nos organisations, il serait tout à fait contre-productif de limiter l’usage des Tarifs Réglementés de Vente aux seuls ménages en situation de précarité :

  • En France, les consommateurs vulnérables bénéficient de dispositifs qui ne prennent plus la forme d’un tarif de vente spécifique mais, depuis le 1er janvier 2018, d’un chèque énergie afin de traiter le problème plus largement. Il serait en outre particulièrement malvenu que les institutions européennes viennent imposer leur définition unique des consommateurs vulnérables en faisant fi des particularités nationales, et perturber les politiques publiques mises en place et qui ont besoin de se consolider.
  • De plus, loin d’être un simple tarif social, le Tarif Réglementé de Vente est la base de l’égalité de traitement à laquelle les citoyens sont profondément attachés depuis des décennies dans le domaine de l’énergie : ils ont accès à l’énergie à un prix unique, en tout point du territoire, en zone rurale comme dans les zones urbaines plus denses. Et le Tarif Réglementé de Vente protège les consommateurs des dérives de prix : il sert de référence explicite, et de plafond implicite, à la majorité des offres disponibles sur le marché résidentiel. Une attaque contre le modèle français de service public de l’énergie à 6 mois des élections européennes serait un signal très négatif adressé aux citoyens au moment où l’adhésion citoyenne au projet européen est en danger !

Parce que nous sommes convaincus qu’une libéralisation accrue du secteur de l’énergie ne permettra pas de répondre aux besoins énergétiques des citoyens, notamment des plus vulnérables, nous demandons instamment que les Tarifs Réglementés de Vente soient laissés à l’appréciation de chaque Etat Membre, dans le respect du principe de subsidiarité inscrit dans les traités européens.

PPE, la France sur la voie de la dépendance énergétique

FNME CGT - mar, 27/11/2018 - 00:00

 

Ce mardi 27 novembre 2018, le président de la République vient d’annoncer le contenu général du futur décret sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie.

Les ambitions sur les questions d’économies d’énergie ou d’accompagnement dans le développement des EnR sont louables dès lors qu’elles atteignent leur maturité économique et technique. En réalité la PPE s’inscrit sans grande surprise dans l’abandon du service public de l’énergie, sa privatisation accélérée et l’accroissement de la dépendance énergétique de la France.

Les enjeux climatiques sont réels. Pourtant l’État effectue des choix d’évolution du mix énergétique sans que ceux-ci n’aient d’impacts sur la réduction des gaz à effet de serre. La production thermique charbon représente moins de 1% des émissions de GES, alors que les services de cette production sont centraux dans l’équilibre du réseau électrique et sur la qualité de l’électricité fournie. L’arrêt des centrales charbon est donc irresponsable et a un impact marginal sur le climat.

Le maintien de la baisse du taux d’électricité produite par les centrales nucléaires à 50% en 2035, avec une douzaine de fermetures de réacteurs d’ici là (hors Fessenheim), ne répond qu’à des objectifs politiciens sans réelles assises techniques. Cette mesure aura aussi des conséquences sur la qualité de l’électricité et sur notre future dépendance énergétique.

Les décisions du président de la République vont entraîner un accroissement de la dépendance énergétique de la France, alors que le déficit commercial est déjà quasi intégralement généré par notre dépendance énergétique dans les hydrocarbures. Les projets de développement à grande échelle des EnR au niveau européen se concentrent dans des régions hors de la France (Mer du Nord, pays scandinaves, Afrique du nord…). Le choix d’accroissement des interconnexions va accentuer ce phénomène.

Les annonces de fermeture de la production d’électricité charbon et nucléaire auront des conséquences énormes sur l’emploi (Du travailleur des Ports et Docks à celui des centrales électriques au charbon, 10.000 emplois sont concernés ; plusieurs dizaines de milliers dans le nucléaire). Face à cela il est annoncé des myriades d’emplois dans les énergies renouvelables, dommage ces emplois sont peu nombreux (moins de 4000 selon l’ADEME dans l’exploitation et la maintenance des éoliennes pour 15GW installés en France…) ou précaires compte tenu de la multiplicité des entreprises et des contrats de travail.

D’ores et déjà, la FNME CGT et la Fédération CGT des Ports et Docks appellent à des journées de grève et de mobilisations, le 3 décembre, en allant interpeller les parlementaires locaux et devant les fenêtres du Ministère de l’énergie, le 13 décembre 2018.

Les nouvelles mesures en faveur de l’efficacité énergétique n’aboutiront pas à la mise en œuvre des ambitions tant l’État ne se donne pas les moyens de ses ambitions pour plusieurs raisons. Tout d’abord un plan de financement en perpétuel régression, témoin la baisse du Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) passant sous le milliard d’euros en 2019 ou la refus de l’État de mettre en place un nouveau service public de l’énergie ayant comme principales missions la planification, le financement et la mise en œuvre de la transition énergétique.

Faire le choix du service public, c’est mécaniquement supprimer le marché de l’énergie et amputer les acteurs privés de mannes financières extraordinaires sur le dos de la population via la CSPE notamment, cette fameuse taxe qui représente plus de 20% de la facture des usagers sur l’électricité et le gaz.

D’ailleurs, il aurait été bienvenu, compte tenu de la grogne sur le pouvoir d’achat ou du niveau de la précarité énergétique en France, d’annoncer le passage d’une TVA de 20% à 5,5% sur l’électricité et le gaz comme ressource de première nécessité !

A cela rajouter une augmentation du SMIC pour atteindre 1800 euros brut, ce qui permettrait à la très grande majorité de la population d’investir dans la rénovation thermique de leur habitat ou dans l’électromobilité.

M. Macron n’a eu de cesse de mettre en avant la question de l’accompagnement social de la transition énergétique mais sans poser de mesures concrètes. Rien sur l’organisation des filières industrielles de l’énergie, rien sur les garanties sociales des travailleurs de l’énergie, rien sur la lutte contre la précarité énergétique.

Au-delà de la stratégie d’affichage et de vœux pour l’avenir énergétique exprimés par le président de la République, la FNME CGT exprime ses priorités : Mettre en place le nouveau service public de l’énergie afin d’organiser la transition énergétique pour qu’elle ne soit pas construite sur la mise en concurrence des énergies ou des travailleurs.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

Laurent HEREDIA : 06 50 39 59 85

Monsieur le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, êtes-vous prêt à assumer des coupures électriques ?

FNME CGT - lun, 26/11/2018 - 00:00

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) doit être réaliste, pragmatique, en phase avec les enjeux environnementaux et soutenable tant économiquement, industriellement que socialement. Or, certaines décisions pourraient conduire la France à connaître ce qu’elle n’a pas vu depuis longtemps : des coupures faute d’électricité suffisante. Est-ce là le nouveau monde ?

A en juger par les affirmations du Gouvernement, la fermeture de quatre centrales thermiques au charbon et de la centrale nucléaire de Fessenheim en France ne poserait aucun problème de sécurité d’approvisionnement, en particulier pour la pointe de consommation des usagers et des industriels en hiver. Cela nous rappelle une douce musique rassurante entonnée par le passé mais qui masque en vérité les conditions peu réalistes qui sont apportées à cette affirmation péremptoire. De son côté, le Président du Directoire de RTE a en effet exprimé sa vigilance sur l’hiver prochain et notamment sur les mois de janvier-février et sur le fait que RTE ne garantissait pas en toute circonstance la sécurité de l’approvisionnement.

Or, pour y parvenir, il faut :

  • que l’EPR de Flamanville soit couplé au réseau pour pallier la fermeture de la centrale de Fessenheim,
  • une progression soutenue des énergies renouvelables (mais que faire quand il n’y a ni vent ni soleil suffisant et si le développement du stockage n’est pas suffisant ?),
  • une prolongation du parc nucléaire existant (or, le Ministre semble vouloir fermer certains réacteurs sans décider formellement la construction de nouveaux et cette position fait fi des décisions de l’Autorité de Sûreté Nucléaire),
  • une assurance de la solidarité électrique entre pays européens, alors que la Belgique a des doutes sur la disponibilité de ses centrales nucléaires et que l’Espagne annonce, elle aussi, la fermeture de ses centrales thermiques charbon,
  • une stabilité de la demande (alors que le développement du numérique et le rôle central de l’électricité pour décarboner l’économie qui induit de nouveaux usages électriques, dont le transport, conduiront assurément à une augmentation de cette demande).

Loin de tout projet politique et bien que le projet de décret sur la PPE ne soit pas connu à ce jour, l’objectif des organisations syndicales du secteur de l’énergie est de tenir un discours de vérité aux Français et de les sensibiliser au risque de coupures durant un hiver très froid en érigeant le service public et la sécurité d’alimentation électrique en priorités.

Pour nos organisations syndicales qui partagent la priorité du défi climatique, l’urgence n’est pas au dogmatisme sur la fermeture des centrales charbon dès 2022, mais au pragmatisme : à partir de quand le système électrique français pourra-t-il se passer de cette assurance sans risquer de mettre les Français dans le noir ? Face à cet enjeu, il est nécessaire que le Gouvernement ouvre le dialogue avec les organisations syndicales pour aborder les besoins énergétiques du futur et faire le bilan des conséquences de la dérèglementation du secteur énergétique. A défaut de garantie sur l’exemplarité sociale et la sécurité électrique, il n’y a aucune raison de précipiter leur fermeture.

Chers concitoyens, êtes-vous prêts à vous passer de votre réfrigérateur, de votre chauffage, de la possibilité de recharger votre smartphone ou votre ordinateur pour répondre à un oukase politique de fermeture de moyens de production sans avoir vérifié au préalable que nous pouvions réellement nous en passer ? Et que dire de l’absence de volonté de l’État de créer les conditions de redynamisation économique des territoires concernés par ces fermetures ? L’État est-il prêt à assumer les conséquences de ces décisions ? Voilà à quoi doit aussi répondre la PPE.

Défense des barrages Hydro-électriques

FNME CGT - mer, 14/11/2018 - 00:00
La lutte contre l’ouverture à la concurrence des barrages ne doit pas occulter le besoin de service public

 

Depuis plusieurs années, la FNME CGT mène une lutte acharnée contre l’ouverture à la concurrence des barrages hydro-électriques et les dangers que cela représenterait tant pour les salariés que pour la nation. La forte mobilisation et l’engagement dans la lutte des hydrauliciens et leurs représentants syndicaux ont fait capoter, jusqu’à présent, toute velléité de libéralisation totale du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à la Commission européenne en passant par l’Elysée.
 
Depuis le début de cette bataille sociétale, la FNME CGT n’a eu de cesse d’interpeller l’ensemble des représentants élus du peuple, du conseiller municipal aux élus parlementaires Français et Européens.
 
De nombreuses initiatives rassemblant citoyens, organisations syndicales et partis politiques ont eu lieu, comme sur le barrage du Sautet en Isère. Il est un fait indéniable, ces initiatives et ces prises de positions ne résultent que de la prolongation de la lutte syndicale dans une concrétisation d’actions politiques.
 
Pour protester contre la privatisation des barrages hydro-électriques, un parti politique appelle à deux journées de mobilisations. Si l’intention semble louable, elle ne rentre pas dans le cadre de la continuité revendicative des travailleurs de l’énergie ; les salariés et leurs représentants syndicaux n’ayant pas été associés à la construction de ces initiatives. Cette démarche politique ne touche qu’une partie des opérateurs de production hydro-électrique, elle ne prend pas en compte la situation réelle qui mélange déjà opérateurs publics et privés.
Il ne peut y avoir de lutte contre la grande braderie des barrages sans que celle ci ne soit associée à un nouveau service public de l’énergie, comme le propose la FNME CGT. Les hydrauliciennes et hydrauliciens  l’ont bien compris et le porte quotidiennement de cette manière.
 
La FNME CGT appelle de ses vœux à un grand débat autour de sa proposition d’un nouveau service public de l’énergie et à la constitution d’un mouvement de rassemblement des forces politiques(1) pour porter ce projet et se faire le relais politique des revendications des travailleurs de l’énergie.
 
Pour la FNME CGT, sur l’ouverture à la concurrence des barrages comme pour le service public de l’énergie en général, il ne suffit plus d’écouter et de prendre des engagements politiques, il faut maintenant assumer et agir.
 
Alors que la campagne politique des européennes se lance, il est grand temps que la question de la maîtrise publique de l’énergie ne soit pas un outil de campagne mais bien un sujet à mettre en œuvre au cœur des programmes politiques. Ceci en relais des aspirations des travailleurs et des besoins de la population.
Dans ce cadre, la FNME CGT estime nécessaire que son projet de nouveau service public de l’énergie, intégrant le projet pour les concessions hydrauliques, soit au cœur d’un projet rassemblant le plus grand nombre de partis politiques.
 
Interlocuteurs :
Laurent HEREDIA: 06 50 39 59 85
Claude ETCHELAMENDI : 06 77 19 11 96
 
(1) Hormis les partis d’extrême droite

Pour une justice au service de la population

La CGT - mer, 07/11/2018 - 16:28
Mobilisation le 15 novembre

Le 14 novembre 2018, l'Assemblée Nationale commencera l'examen du projet de loi justice.

En effet, derrière un discours de modernisation se cache une autre réalité, les usager-e-s auront encore plus de difficultés à faire valoir leurs droits :

Suppression du tribunal d'instance pourtant juridiction de proximité ;
Dématérialisation à outrance réduisant les contacts humains sans prise en compte de la fracture numérique (jugement sans audience pour les petits litiges) ;
Mise à mal de la gratuité de la justice : avocat obligatoire pour les recours concernant les élections professionnelles et en matière de sécurité sociale, paiement d'un timbre pour les usagers qui entament certaines procédures, ….
D'avantage de répression et d'enfermement sur la question pénale y compris pour les mineurs ;
Privatisations de certaines missions ;
Généralisation des régimes dérogatoires en procédure pénale (généralisation des écoutes téléphoniques,…)

Ce projet de loi affaiblit donc les droits et garanties fondamentales de la population.

La CGT porte un autre projet de société et une autre conception de la justice qui doit être au service des citoyen-ne-s, humaine, de proximité, égalitaire, gratuite et protectrice en particulier des plus précaires, fragilisés, des mineurs et au service de l'intérêt général.
L'emprisonnement doit être l'exception. L'objectif de réinsertion doit être au cœur de la politique pénale. C'est pourquoi la CGT revendique le développement des peines alternatives à l'enfermement.
Le service public de la justice doit être pleinement assumé par l'État, avec les moyens humains, matériels et financiers afin de répondre aux besoins des citoyen-ne-s et usager-e-s, de réduire les inégalités sociales et d'améliorer les conditions de travail des agent-e-s du ministère de la justice.

Un rassemblement à l'appel des organisations CGT, FSU, SM Syndicat de la Magistrature, SAF (Syndicat des Avocats de France) et l'OIP (Observatoire International des Prisons) aura lieu le 15 novembre à 11h00 devant l'assemblée à Paris (place Edouard Henriot) et partout en France le même jour devant les palais de justice.

Montreuil le, 7 novembre 2018

Casse industrielle : CGG sacrifie l’acquisition et des centaines d’emplois

FNME CGT - mer, 07/11/2018 - 00:00

 

8 mois seulement après sa restructuration financière, CGG annonce son intention d’abandonner ses activités d’acquisition afin de se recentrer sur les activités « réputées les plus profitables ». L’acquisition marine sera cédée à terme. L’acquisition terrestre sera purement fermée, entraînant des centaines de suppressions d’emplois en France et dans le monde.

200 emplois seraient encore supprimés sur le site de Massy qui regroupe une grande partie des activités opérationnelles, R&D de l’acquisition et les supports. Le site de Massy, siège du Groupe, est menacé à terme. On peut craindre des répercussions sur la filiale Sercel, leader mondial des équipements d’acquisition de données géophysiques, implantée à Nantes et Saint-Gaudens.

La BPI avait validé ce plan de restructuration financière, en 2017, en contrepartie d’engagements des nouveaux actionnaires à ne pas céder les actifs, à maintenir les centres de décisions en France et à ne pas engager de nouveaux licenciements avant 2020.

Rappelons que les actionnaires historiques publics, l’IFP Energies Nouvelles (IFPen) et la Banque Publique d’Investissement (BPI), ont vu leur part disparaître dans cette opération.

Après cette gabegie d’argent public, le gouvernement va-t-il demander des comptes à la nouvelle direction sur ce carnage industriel en préparation ?

C’est une stratégie financière mise en œuvre pour garantir aux fonds spéculatifs, qui ont participé à la restructuration, les profits attendus.

Le SNGG-CGT et la FNME-CGT interpellent à nouveau le gouvernement sur la préservation de notre indépendance technologique dans l’exploration du sous-sol, à terre ou en mer. Ce qui passe par la pérennisation de la filière des géosciences et des activités industrielles de pointe en France.

Le syndicat SNGG-CGT appelle d’ores et déjà les salariés à se mobiliser pour obtenir la préservation de l’outil industriel, des compétences et savoir-faire et le maintien des activités et des emplois en France.

 

Contacts Presse :

SNGG-CGT : Irène HUARD - 06 30 43 09 42

FNME-CGT : Julien LAMBERT - 06 79 78 60 08

Les dessous de la ruée vers le compte personnel de formation (CPF)

La CGT - mar, 06/11/2018 - 17:26
Formation

Premières conséquences de la transformation du compte personnel de formation prévue au 1er janvier 2019.

Le gouvernement a porté un coup très dur à l'accès pour les salariés à une formation continue qualifiante en instituant un compte personnel formation en euros ; résultat des centaines de milliers de travailleurs, parmi les plus informés, se précipitent pour solder leur droit avant le passage de la réforme.

Cette ruée confirme, grandeur nature, les analyses que la CGT avait fait connaître dès l'annonce de ce tour de passe-passe orchestré par le gouvernement. Il consiste à expliquer que cela améliore les droits des Français en intégrant l'augmentation de 24 à 35 heures CPF acquises annuellement alors qu'il plafonne à 5000€ un compte qui aujourd'hui permet à un salarié de bénéficier d'une prise en charge pouvant aller jusqu'à 7500€.

En effet, la monétisation du compte personnel de formation constitue l'escroquerie la plus flagrante de cette réforme. Au prétexte de « liberté de choisir son avenir professionnel », le gouvernement réduit les droits des travailleurs en monétisant le CPF.

Aussi bien ceux acquis que ceux à venir.

Aujourd'hui, les salariés ayant acquis 150 heures bénéficient d'un financement moyen de 5250€ à 6000€, le taux de prise en charge moyen étant de 35 à 40€ de l'heure.

Au premier janvier 2019, ces mêmes 150 heures devraient être valorisées à hauteur de 14,28€, soit un montant global de 2142€ soit une perte nette pour chaque bénéficiaire ayant 150 heures sur son compte oscillant entre 3858€ et 3108€.

Au-delà de la perte de droit, la monétisation du CPF permet aussi de ne plus lier l'accès à la formation à la durée du travail et ainsi de favoriser et développer la formation en dehors du temps de travail... Encore une « avancée sociale » qui nous ramène au début du 20e siècle...

La CGT porte des propositions d'avenir pour augmenter l'accès au droit à la formation essentiel aux évolutions professionnelles et indispensables pour répondre aux enjeux économiques et sociaux.

Elles passent par la réaffirmation du rôle d'organismes de formation que le gouvernement cherche à abattre tel que l'Afpa en lutte contre un plan social qui prévoit la suppression de près de 25% de ses effectifs et la fermeture de 38 centres de proximité.

Montreuil le 6 novembre 2018

Comprendre les enjeux et les conséquences

La CGT - mar, 06/11/2018 - 10:39

Quels sont les enjeux de la réforme de la voie professionnelle ?

Réforme de la voie professionnelle

Ce podcast présente tous les aspects de cette réforme et donne la parole à toutes et tous ceux, députée, enseignantes et enseignants, militantes et militants de la CGT Educ'action, qui sont au cœur de cette réforme.

Vous pouvez l'écouter et le télécharger ici

Loi PACTE : Le gouvernement fait exploser les tarifs

FNME CGT - mar, 06/11/2018 - 00:00

 

Le 5 octobre dernier, le projet de loi Pacte, examiné en première lecture, indique dans son article 71 ter « mettre en conformité le régime des tarifs réglementés de vente du gaz naturel et de l’électricité avec le droit de l’Union européenne » : C’est donc la fin des tarifs réglementés pour l’intégralité des consommateurs du gaz et pour une partie des consommateurs professionnels d’électricité !

Le gouvernement pourrait légiférer par ordonnances en matière de tarifs du gaz au 1er juillet 2023, pour commencer, puis ensuite pour certains consommateurs professionnels de l'électricité !

Cela fait suite à une décision du Conseil d’État, qui avait jugé les Tarifs Réglementés de Vente (TRV), l’an dernier, contraires au droit européen, avec l’aval du gouvernement.

Celui-ci aura six mois à compter de la promulgation de la loi pour prendre les ordonnances.

La CGT rappelle que dans un marché concurrentiel, le tarif réglementé protège les usagers en agissant comme un prix plafond impossible à dépasser pour les offres de marché proposées par les fournisseurs alternatifs.

Sans cet élément de comparaison les prix s’envoleront et la précarité énergétique augmentera. C’est la réalité dans tous les pays européens ayant supprimés les TRV.

Les fournisseurs, pour garantir l’appétit de leurs actionnaires, auront cassé le système vertueux permettant la péréquation tarifaire.

Quant à la proposition d’assurer la fourniture d’électricité et de gaz naturel pour les usagers domestiques, il aurait été plus judicieux de reconnaître tout simplement le droit à l’énergie comme un droit fondamental et d’en interdire les coupures pour les ménages les plus vulnérables tout simplement. Il faut aller plus loin que la trêve hivernale.

Les prix, très élevés, pour le client final intègrent le transport, le stockage, la commercialisation et la molécule. La dérèglementation européenne de l’énergie implique que celle-ci puisse circuler dans tous les sens au gré des profits des fournisseurs et des actionnaires. C’est pourquoi, des investissements inutiles et des non utilisations d’installations ont fait monter la facture à près de 8 Milliards d’€.

Ces investissements qui ne rapportent qu’aux fournisseurs sont payés, au final, par l’usager.

Cette loi fourre-tout est à nouveau l’occasion d’une offensive pour une libéralisation encore plus grande du secteur de l’énergie. En effet, outre les TRV, elle va supprimer le seuil de détention du capital du groupe ENGIE devant être détenu par l’État mais aussi ne limite plus aux acteurs publics la détention du capital de sa filiale de transport de gaz GRTgaz. ENGIE deviendrait « OPEABLE » et pourtant c’est (d’après nos dirigeants de l’époque !) contre les OPA que Gaz De France a été privatisée.

 

La FNME-CGT revendique :

  • Le maintien des tarifs réglementés de vente de gaz et électricité, protection des consommateurs contre les dérives de prix et élément constitutif des obligations de service public.
  • Le passage d’une TVA sur l’électricité et le gaz de 20 à 5,5% comme besoin de première nécessité.
  • L’arrêt de la libéralisation du secteur afin de stopper le « Monopoly » qui sera destructeur de l’égalité de traitement.
  • Un bilan de la libéralisation et ses conséquences. Le marché ne permettra pas de répondre aux besoins dans le respect de l’environnement.
  • La création d’une commission tripartite consommateurs-élus-organisations syndicales pour le contrôle des tarifs.

 

Il est encore possible au gouvernement de ne pas mettre en œuvre la fin des TRV en ne faisant pas paraître d’ordonnances. Cette partie de la loi devenant caduque d’ici 6 mois.

La FNME-CGT propose que le secteur énergétique soit géré dans l’intérêt général par la construction d’un pôle public de l’énergie. Plus que jamais c’est indispensable notamment pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Interlocuteurs :

Julien LAMBERT : 06 79 78 60 08

Valérie GONCALVES : 06 64 67 77 15

Un véritable projet de démantèlement !

La CGT - mer, 31/10/2018 - 17:34

Le Premier ministre a dévoilé lundi 29 octobre sa méthode pour supprimer 120 000 agents d'ici à 2022. Tout y passe : salaire au mérite, généralisation des contractuels, réductions d'effectifs, suppressions de missions, disparitions des instances représentatives des personnels... Entretien avec Jean-Marc Canon, pour la CGT fonction publique.

Fonction publique

La fonction publique est déjà l'objet de nombreuses attaques : gel du point d'indice renouvelé en 2019, apparition d'un jour de carence inique, mauvaise compensation de la CSG, promesse de 120 000 suppression de poste… et les choses ne vont pas en s'améliorant.

Suite au 2e comité interministériel de la transformation publique le 29 octobre, une réunion présidée par Olivier Dussopt, secrétaire d'État en charge de la fonction publique, s'est tenue ce mardi 30 octobre. Malheureusement, cette dernière n'a fait que confirmer l'attaque d'une ampleur inédite menée contre le statut général, les agents et les missions publiques.

Les comités techniques et comités d'hygiènes, de sécurité et des conditions de travail seront fusionnées, et les prérogatives des commissions administratives paritaires seront revue, affaiblissant grandement les représentants des personnels dans leur défense des personnels.

Le cas des non titulaires a également été abordé. Actuellement près de 900 000, soit 20 % des effectifs de la fonction publique, les salariés sont majoritairement en contrats courts, parfois renouvelés jusqu'à six ans. Le gouvernement prévoit malheureusement le contraire du plan de titularisation demandé par les organisations syndicales : il prévoit d'accroître le taux de non titulaires dans la fonction publique. La précarité engendrée compromettra fortement la neutralité et l'impartialité attendue des services de la fonction publique.

Concernant la rémunération, le gouvernement prévoit la suppression de la valeur du point, unificateur du salaire dans la fonction publique, pour proposer une individualisation à la performance et au mérite. Les critères retenus, originaires du secteur marchand, sont la porte ouverte au clientélisme.

Enfin, le gouvernement prépare des outils pour accompagner les dizaines de milliers de suppressions d'emplois (120 000 pour être exact) prévues. Loin de la mobilité choisie demandée par les agents au à laquelle la CGT est favorable, il s'agit ici une mobilité imposée, sur laquelle les salariés n'auront aucune prise.

Les organisations syndicales se réuniront pour discuter de la marche à suivre contre ces mesures inacceptables. Des mobilisations importantes (y compris par la grève) sont déjà à prévoir, et la CGT mettra tout en œuvre pour mettre en avant ses propositions alternatives basées sur le progrès social.

L'acier : un avenir pour l'industrie

La CGT - mer, 31/10/2018 - 17:12
ASCOVAL

Lors d'une nouvelle réunion, ce mercredi 31 octobre à Bercy, le cabinet Roland BERGER, mandaté par le gouvernement pour étudier la crédibilité de l'offre de reprise d'Altifort sur l'aciérie d'Ascoval, a rendu ses conclusions.
Le projet de reprise d'Altifort a été jugé crédible et viable. Des engagements commerciaux, pour l'aciérie, ont été trouvés en dehors de Vallourec.
Ces conclusions qui avaient déjà été produites par le cabinet d'expertise mandaté par les salariés viennent conforter nos arguments maintes fois réitérés ces derniers mois : l'aciérie de Saint-Saulve répond à des besoins d'acier de haute technicité en hausse, elle est en très bon état et les compétences des salariés ne sont plus à démontrer.
Le ministre de l'Économie a cependant demandé à Altifort de consolider encore son assise financière, en vue du jugement du 7 novembre prochain, au tribunal de Strasbourg.
Soyons clairs : aux cotés de l'apport privé du groupe Altifort, il faut donner toutes les chances à ce projet en actionnant également fortement les outils publics de financement. N'oublions pas que ces fonds sont avant tout des investissements de l'État dans une filière stratégique pour toute l'industrie française.
De nombreuses voix s'élèvent actuellement dans le pays pour que cette aciérie vive et faire stopper l'hémorragie constatée dans les capacités de production et le savoir-faire pour la fabrication et la transformation d'acier en France.
Ce dossier Ascoval permet d'ailleurs de mettre en lumière :
• la place centrale de l'acier dans des domaines aussi variés que l'énergie, les transports, le bâtiment, la construction, en clair toutes les industries nécessaires à une transition environnementale viable ;
• la dérive dans les stratégies des multinationales et fonds de pension qui ont affaibli la filière ces dernières années, sur fond d'opérations de délocalisation des productions et de course à la rentabilité pour les actionnaires.
À noter que l'attitude provocatrice de Philippe Crouzet (président du directoire de Vallourec), ces derniers jours, pose la question urgente d'un contrôle public de cette filière !
La CGT salue la forte mobilisation des salariés de l'aciérie, mobilisation qui permet de placer publiquement les enjeux et de donner toutes les chances à la pérennité de l'activité et des emplois.
Pour la CGT, toutes les conditions sont réunies pour que la production d'acier perdure à Saint-Saulve, tout comme elle doit être préservée et relancée dans tout le pays. Ce sera également notre message le 23 novembre, en Moselle, pour réclamer la relance de production d'acier en Grand Est.
La CGT appelle les salariés de l'aciérie de Saint-Saulve à rester mobilisés et, de manière plus large, tous les sidérurgistes des Hauts-de-France et du pays, pour l'avenir d'une filière qui a toute sa place dans une industrie moderne, répondant aux besoins et aux enjeux environnementaux.

Montreuil, le 31 octobre 2018

L'augmentation du SMIC est urgente et indispensable

La CGT - mer, 31/10/2018 - 15:10
SMIC

La CGT était auditionnée aujourd'hui, 31 octobre 2018, par un groupe d'experts chargé de faire des préconisations concernant l'augmentation du Smic au 1er janvier 2019.
La CGT a donc profité de cette audition pour proposer que le Smic soit immédiatement porté à 1 800 euros par mois et que les salaires du privé comme du public soient augmentés de manière significative.
Ces demandes de la CGT s'appuient sur la nécessité de lutter contre l'extrême pauvreté dans laquelle se trouvent des millions de personnes dans le pays (1/3 des populations pauvres sont des salariés), sur l'indispensable répartition des richesses créées par le travail, sur le besoin de redonner immédiatement du pouvoir d'achat aux travailleurs pour faire face aux dépenses contraintes (carburants, denrées alimentaires, l'énergie, etc.) en très forte augmentation ces derniers mois.
Pour répondre aux demandes du patronat, le groupe d'experts avait demandé l'an passé au gouvernement de ne pas augmenter le Smic au-delà de l'inflation, ce qu'il avait scrupuleusement suivi, en revalorisant son montant de 1,24%, soit 18 euros brut de plus par mois. Il avait même demandé à modifier la formule de revalorisation du Smic, considérant que son augmentation était encore trop importante. Décidemment, ces gens ne vivent pas dans le même monde que la majorité de la population.
Cette année encore, les membres du groupe d'experts ont tenu des propos allant dans le sens d'une revalorisation très minimale du Smic. La situation sociale des salariés au Smic leur est complètement étrangère. Par contre que les PDG des grandes entreprises perçoivent des rémunérations de 5 millions d'euros par an (+15% par an) n'est pas un problème pour eux.
La CGT craint qu'à nouveau ce groupe demande au gouvernement de ne pas augmenter le Smic au-delà de l'inflation. Pour la CGT, au contraire, il faut augmenter le Smic et l'ensemble des salaires pour revaloriser le travail, sortir les travailleurs de la pauvreté, reconnaître les qualifications, atteindre enfin l'égalité professionnelle pour sortir le pays de l'austérité dans lequel il s'enfonce chaque jour.
Seule la mobilisation des travailleurs permettra de rompre avec les inégalités sociales. Pour cela, la CGT appelle les salariés à se saisir des négociations salariales dans les entreprises, administrations et les branches pour exiger des augmentations de salaires.

Montreuil, le 31 octobre 2018

Olivier Dussopt le confirme : le pouvoir en place veut en finir avec le statut

La CGT - mer, 31/10/2018 - 12:00
FONCTION PUBLIQUE

Une réunion présidée par le Secrétaire d'Etat en charge de la Fonction publique a eu lieu mardi 30 octobre 2018. Toutes les organisations syndicales représentatives étaient présentes.
Une réunion qui faisait suite au Comité Interministériel de la Transformation Publique qui s'était déroulé la veille.
Olivier Dussopt a confirmé l'attaque d'une ampleur inédite que le président de la République et son gouvernement comptent mener contre le Statut Général, les agents et les missions publiques :
• recrutement massif des contractuels et des précaires qui constituent pourtant déjà 20% de l'emploi dans la Fonction publique ;
• renforcement des dispositions pour accompagner le plan consistant à supprimer, une fois de plus, des dizaines de milliers d'emplois ;
• abandon de pans entiers des missions publiques ;
• fort accroissement des rémunérations aléatoires pour récompenser la pseudo- performance d'une minorité d'agents.
Toutes ces dispositions, cumulées avec le gel persistant de la valeur du point, la mauvaise compensation de la hausse de la CSG, le rétablissement du jour de carence, la fusion des comités techniques (CT) et des comités d'hygiène, de sécurité et conditions de travail (CHSCT) ainsi que la remise en cause des principales prérogatives des commissions administratives paritaires (CAP) préparent des régressions sans précédent pour les agents des 3 versants de la Fonction publique, comme que pour les usagers.
Toutes ces annonces confirment également, en dépit du désaccord de la plupart – pour ne pas dire de la totalité – des organisations syndicales que le pouvoir en place a déjà décidé par avance l'essentiel de ces contre-réformes.
C'est décidément une bien curieuse conception de la démocratie !
En tout état de cause, la CGT continuera, à partir de ses nombreuses propositions, à défendre une Fonction publique porteuse de progrès social pour tous les citoyens, à revendiquer de meilleurs salaires, déroulements de carrière et conditions de travail pour les agents.
Elle défendra et se mobilisera pour promouvoir un Statut Général renforcé et rénové, seule garantie de bénéficier d'agents publics neutres et impartiaux dans l'exercice de leurs missions.
Elle prendra toutes ses responsabilités dans la période qui s'ouvre afin que ces pistes alternatives se concrétisent.

Montreuil, le 31 octobre 2018

Un démantèlement programmé et un scandale sociétal

La CGT - mar, 30/10/2018 - 17:59
BUDGET 2019 POUR LES PRATIQUES SPORTIVES

Alors que la France vient de se voir attribuer l'organisation des Jeux olympiques pour 2024, l'État met tout en œuvre pour que ce soit un échec pour l'ensemble de la société.
La création d'une future agence nationale du sport en lieu et place du CNDS (Centre National pour le Développement du Sport) est un marqueur important qui entérine la destruction du système français reposant sur des pratiques sportives accessibles à toutes et tous, sur l'ensemble du territoire.
Cela risque de se répercuter par des baisses drastiques de moyens attribués aux associations sportives, par une réduction de la part territoriale, amputant les dotations destinées aux investissements et infrastructures.
Même s'il est prévu une augmentation de la taxe Buffet, la part de la Française des Jeux, du fait de sa privatisation, diminue de 25 millions d'euros et celle des paris sportifs de 10 millions d'euros. Le monde sportif, toutes associations et fédérations sportives confondues, ne peut supporter ce rabotage de ses ressources alors que 22% des installations sportives ont plus de 50 ans d'âge et mériteraient d'être réhabilitées. C'est une limitation du rayonnement voire une disparition programmée des petites associations.
La suppression des 1600 emplois de cadres techniques accélère ce processus.
Il en va de même de la réforme des comités d'entreprise qui entérine la suppression de l'obligation faite aux employeurs de passer par le CE/CSE pour l'organisation des pratiques, ce qui peut amener à présager la disparition du sport en entreprise.
En l'état actuel, le projet de remplacement du ministère des Sports par une « agence » polycéphale alourdira un peu plus la charge des financements des collectivités territoriales déjà touchées par la baisse des dotations. Compte tenu que 85% des associations sportives reçoivent un financement public, ces coupes franches auront fatalement un impact sur l'aménagement du territoire et le budget des ménages.
D'où notre opposition à ce projet qui accentuera les inégalités tant territoriales que sociales.
La CGT revendique un budget pour le sport à hauteur de 1% du budget national et de faire du sport une grande cause nationale. Elle préconise d'engager une véritable politique publique de l'emploi dans le sport, d'ouvrir la gouvernance à l'ensemble des acteurs impliqués, notamment les syndicats de salariés et, enfin, d'encourager les dispositifs permettant le bénévolat de se développer.

Montreuil, le 30 octobre 2018

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